Mon insolente pine par Verdon

Mon Insolente Pine par Verdon

Dans la nuit, réveillé
Par le sang qui afflue
En mon sexe tendu
Et qui gonfle mes veines,
Oh ! Que j’ai de la peine
De le sentir vrillé,
Et pointé vers le ciel,
Sans que quiconque n’ait pu
En déguster le miel !

Doucement je câline
Ma vigoureuse pine
Et de là j’imagine
Une main anodine
Qui de ses doigts, taquine
Mon envie bien coquine
Et ses rondes cousines.

Ma main n’est plus ma main,
Mais plutôt une bouche,
Une chatte ou la main
De quelqu’un qui me touche.
Ce peut être une amie
Ou un gars dans mon lit
Dont le gai fondement
Se recherche un amant.
Et pourquoi pas la Bonne
Ou Pierrot la ‘cochonne’
Dont la pine est si molle
Qu’il fait souvent la ‘folle’ !

Je ne tiens plus, je bande.
Mon indécent émoi
Entre mes mains s’accroît.
Ma pine en redemande
Mon poignet qui s’emballe
Me serre et me fait mal
Comme le p’tit trou étroit
De l’ami Geoffroi
Ou le chat de Nadine,
Qui tant aiment ma pine.

Sur le chemin de ronde
De mon très rubicond
Et orgueilleux donjon
Leurs langues vagabondent
Un peu dans tous les sens,
Lutinent avec passion,
Ma belle impertinence,
Et ce bon doigt crochu
Qui troue mon trou du cul
Fait monter en puissance
Mon immense émotion
Et jaillir en saccades
L’impétueux torrent
Qui dévale en cascade
Au milieu de leurs dents.

Et mon rêve prend fin.
Aux oiseaux j’éparpille
Ma semence inutile.
La muse s’est enfuie
Me laissant déconfit
Avec en souvenir
Les doigts trempés d’amour
Mais plus rien d’autre autour
Si ce n’est qu’un grand lit
Vide, pour y dormir.


(06.05.2007)

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