Stoffer8 – Les espions qui venaient de la Terre -4 – Les improvisations de Rosalda

Stoffer8 – Les espions qui venaient de la Terre -4 – Les improvisations de Rosalda

J’ai l’idée de rencontrer le commandant Annabelle Jiker, l’imposante cheffe de la police locale qui est en très bons termes avec moi. Je lui raconte tout ça. Mais j’omets volontairement de lui dire que les deux complices de Bédia sont morts.

– Ils ont reçu une sacrée décharge de rayon paralysant… On les a laissés sur place.
– En voilà une affaire ! Il faudrait le piéger, ce mec…
– Je sais bien mais comment ?
– Rencontre le et débrouille-toi pour le faire hospitaliser chez Gundula Miller.(voir les épisodes 3 et 6)
– Mais pour le rencontrer, il faudrait déjà savoir où il se planque !
– Je vais activer mon réseau d’indics, un écrivain qui n’est pas ici depuis très longtemps ça devrait se localiser assez facilement. Je te tiens au courant.

Activer les réseaux d’indics possède ses avantages mais aussi ses inconvénients. Certains indics sont certes au service de la police mais n’ont aucun scrupule à faire double jeu et à renseigner la puissante mafia locale

Et justement.

Ce jour-là Roger Montesinos, l’imposant bourgmestre de Vargala Station, et parrain de la mafia locale déjeune avec Brent Quinto, l’un de ses plus fidèles lieutenants.

– Je ne sais pas ce qu’elle fout la mère Jiker, elle recherche un écrivain .
– Pas de crime ces temps-ci, donc on s’en fout ! Indiqua Quinto.
– Si on le localise avant elle, on peut toujours se renseigner discrètement ! Répondit le parrain.
– OK, dans ce cas, j’active nos propres réseaux !

Mais les choses ne sont pas si simples, contrairement aux espions permanents dont le rôle est d’écouter ce qui se dit un peu partout, la couverture de Bédia ne devait lui servir qu’en cas de nécessité absolue. Donc les indics peuvent toujours fouiner, Bédia reste cloitré dans sa chambre d’hôtel.

Il lui faut savoir où il en est et pour cela répondre à deux questions : Stoffer est-il revenu en ville ?, et qu’en est-il du sort de ses deux compagnons ?

Alors il y va au culot…

On sonne alors que je suis tranquille chez moi avec Nadget en train de lui caresser les cuisses.

Effaré je découvre le visage de Bédia sur la vidéo de contrôle.

– Vous êtes là ? Me demande-t-il bêtement.
– Ben oui, je suis là !
– On peut se parler d’homme à homme ?
– Pourquoi pas ? Je vous ouvre.

J’ignore comment je vais gérer la situation, mais Nadget et moi nous nous emparons de nos armes (des non létales, mafia oblige)

Mais toujours est-il que cinq minutes après avoir déverrouillée la porte, le type n’était toujours pas là !

– C’est pas possible, il est tombé dans l’escalier ou quoi ?

Puis je me suis rendu à l’évidence, le type n’avait aucunement envie de me rencontrer, il voulait tout simplement savoir si j’étais revenu de son île pourrie

Et pourquoi ?

Bédia ne perd aucune seconde, il va récupérer sa barge au garage annexe du cosmoport et file vers l’île.

Et là il découvre les cadavres de ses deux compagnons à moitié déchiquetés par des espèces de mouettes carnassières locales. Choqué par ce spectacle, il veut s’approcher des corps afin de récupérer ce qu’ils ont dans leurs poches avant de les jeter à la mer, mais l’opération s’avère dangereuse, les mouettes n’acceptant pas que l’on leur vole leur festin. Et quand il s’approche de la navette c’est pour constater qu’elle a été forcée à la scie. Et qu’à l’intérieur l’ordinateur de vol n’est plus là.

Cette fois c’est vraiment la cata !

Il revient à son hôtel, dépité et sans plan.

Dans cet hôtel d’entrée de gamme, tout est automatique à l’exception du service de chambre, les robots ne pouvant tout faire…

Et justement quand Bédia ouvre sa chambre, Malika s’avance dans le couloir. Or Malika est une indic de la mafia et elle reconnait le visage de l’espion. Elle le signale donc à qui de droit.

– C’est quel genre ? Demande Quinto.
– Le genre quelconque. Assez baraqué quand même…

La mafia décide de lui envoyer deux visiteurs musclés.

– Vous restez correct, vous lui dites simplement que vous proposez toutes sortes de services aux nouveaux résidents… bref vous l’embobinez, le but étant de savoir ce qu’il fabrique ici.

On frappe à la porte de Bédia.

– C’est quoi ?
– Brown et Calcas, conseillers techniques.
– Je n’ai besoin de rien, foutez-moi la paix.
– Juste une seconde !
– J’ai dit non !

Brown n’est pas du genre à se laisser intimider, il demande le passe à Malika et ouvre la porte.

– Mais voulez-vous me foutre le camp, c’est quoi ces manières ?
– Je vous en prie écoutez nous cinq minutes. Vous ne le regretterez pas.
– Sortez ou je vais devenir méchant.

Brown et Calcas n’en font rien. Alors les choses vont très vite, Bédia aguerri aux sports de combats se jette sur ses deux visiteurs et les met K.O. en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

Puis laissant les corps inconscients des deux mafieux, il quitte précipitamment cet hôtel et s’en va en chercher un autre.

Ça va mal, ça va mal …

Quinto et Montesinos sont informés de la situation dès que les deux mafieux eurent retrouvé leurs esprits.

– Bon, si ce gars-là veut la guerre, il va l’avoir ! Il a payé sa chambre avec sa carte gold, il paiera la prochaine avec la même carte, donc on va le retrouver…

Sauf que sur ce point précis, Quinto se plante complétement. Bédia possède sur son spacephone une douzaine de cartes virtuelles différentes, on ne pourra donc pas le tracer de cette façon.

Tout est donc à recommencer… et Bédia n’a toujours pas de plan.

Mais la nuit portant conseil, il a à son réveil une esquisse de plan.

Il examine sa feuille de route…

« Voyons voir, affronter ce Stoffer me paraît hasardeux, mais il avait des collaborateurs, le second et le navigateur sont forcément au courant des coordonnées des planètes visitées. »

Son choix se porte donc sur Dyane Makaya, ma seconde de vaisseau…

« Elle ne me connait pas… elle a peut-être ma photo mais en me grimant un peu ça devrait le faire… »

Il se rend donc à l’institut de massage de luxe dont Dyane est maintenant propriétaire et déclare vouloir s’entretenir avec la patronne.

– Je vous écoute, cher monsieur.
– En fait j’écris un livre et je m’intéresse aux personnes qui ont visité des planètes insolites…
– Ah, je vois…
– Donc si vous en étiez d’accord j’aimerais vous demander de me consacrer disons dix séances d’une heure au cours desquelles j’enregistrerais vos meilleurs souvenirs.
– Vous m’en demandez beaucoup !
– Vous serez rétribuée au tarif qui sera le vôtre.
– Je vais réfléchir, je ne dis pas oui, je ne dis pas non, revenez me voir demain, vous aurez une réponse.

Bédia se lève, et dans un geste reflexe, il se gratte au-dessus des lèvres faisant involontairement bouger sa moustache postiche.

« Putain, c’est l’espion dont parlait Stoffer ».

Dyane m’informe immédiatement. Très vite on échafaude un plan assez simple. Dyane fera semblant d’accepter la proposition de Bédia, et la maison dans son immense générosité lui offrira un massage gratuit. La masseuse lui fera alors respirer un produit le rendant à demi-inconscient. Il suffira ensuite de l’évacuer discrètement et de le diriger vers la clinique de Gundula Miller… et ensuite… ben ensuite on avisera.

Et le lendemain, Dyane indiqua à Bédia qu’elle acceptait sa proposition.

– Vous savez me retrouver dans les pages d’un livre, c’est un peu un honneur pour moi… Baratine Dyane
– Je m’efforcerais de me montrer à la hauteur…
– Pour vous remercier, j’ai pensé à vous offrir un massage gratuit…
– C’est gentil, mais j’ai horreur des massages…
– Les nôtres sont de très haute qualité…
– Non, sans façon, ce n’est pas mon truc !
– Alors un câlin sans massage avec la fille de votre choix.
– Non, merci.
– Alors qu’est-ce qui vous ferait plaisir.
– Ecoutez le récit de vos voyages me suffira pleinement

Dyane est décontenancée, et n’est pas vraiment prête à raconter des salades à son interlocuteur pendant une heure. Alors elle fait semblant de recevoir un appel sur son spacephone.

– Oh, je suis désolée, un contretemps auquel je ne peux me dérober. Pouvons-nous remettre cette première séance à demain ?
– Pas de souci… Répondit Bédia dissimulant mal sa contrariété.

Dyane me téléphone

– Monsieur n’aime pas les massages et il n’aime pas les câlins non plus…
– Il est peut-être homo ?
– Vu la façon dont il me reluquait mon décolleté, ça m’étonnerait !
– Bon, pas grave on va faire ça à la barbare, je l’attendrais avec toi demain matin, on lui fera respirer ce qu’il faut et on l’évacuera chez Gundula comme prévu.

Mais le lendemain, nous l’avons attendu en vain.

– Qu’est-ce qu’il fout ? Pas de messages ?
– Ben non ! Et je n’ai pas son numéro ! Se lamente Dyane
– Il a le tien !
– Celui de l’institut est trouvable partout.
– Alors, il a dû se douter de quelque chose.

Effectivement, Bédia n’est pas complétement idiot et l’esprit de l’escalier a fonctionné à fond…

Déjà il avait trouvé bizarre cette insistance qu’avait eu Dyane de lui proposer une prestation avec une fille, le prétexte étant fallacieux. Et puis ce contretemps arrivait comme un cheveu sur la soupe.

Adoptant le principe selon lequel que quand une opération devient hasardeuse, on l’abandonne, il décida de ne pas donner suite. Il s’épargna le souci de réfléchir à ce que pouvait être le piège, pour lui ce n’était pas le plus important.

Mais il lui fallait trouver autre chose… Et pourquoi pas une confrontation directe…

Mon spacephone se met à sonner alors que je faisais ce matin la grasse matinée.

Au diable le casse pied, je regarde sur l’écran ,je ne connais pas ce numéro, sans doute une erreur.

– Allo ?
– Capitaine Stoffer ?
– Ben oui…
Loïc Bédia, j’ai une proposition à vous faire…
– Hein ? Vous êtes où ?
– A mon hôtel. Ecoutez, j’en ai un peu marre de jouer au chat et à la souris, je propose que nous nous rencontrions afin d’essayer de trouver un accord.
– Un accord ? Quel accord ? Je n’ai rien à négocier ! Foutez-moi la paix !
– Ne raccrochez pas ! Moi je pense que vous avez quelque chose à négocier…
– Ah, oui ?
– Oui ! Votre sécurité et votre tranquillité… J’imagine que vous rêvez de me mettre hors circuit, je ne sais trop comment d’ailleurs, mais en admettant que vous réussissiez, d’autres prendront ma place, je vous dis, vous ne serez jamais tranquille.

J’avoue que ce dernier argument m’a interpellé, mais je ne veux pas le lui montrer.

– Rappelez-moi demain vers midi, je vais réfléchir…
– Mais…
– Merde ! Grommelais-je ne raccrochant.

Demain je donnerais mon accord pour une rencontre, mais j’en évaluais les risques. Certes il ne va pas tenter de m’éliminer, d’une part parce que le crime de sang est de facto interdit sur Vargala et d’autre part parce que ce n’est pas de cette façon qu’il obtiendra les renseignements qu’il recherche. Non le risque est ailleurs, le type peut très bien me zombifier (comme j’en avais moi-même l’intention ) pour me soutirer ce qu’il cherche.

Et quand il me rappela…

– Avez-vous réfléchi à ma proposition ? Me demande-t-il d’emblée.
– Je veux bien qu’on se rencontre, mais se sera à mes conditions !
– Et quelles sont-elles ?
– Cet après-midi, 14 heures heure locale au Sauna « Le Mississipi »
– Où vous serez avec vos complices, alors que moi je serais seul. Trouvez autre chose mon vieux !
– Je ne suis pas votre vieux ! Rétorquais-jr
– Détendez-vous nous ne sommes pas ennemis, nous sommes dans deux camps différents parce que le destin nous a placé là…
– Oui, bon, ça va, si vous avez une contre-proposition à me soumettre, je veux bien l’écouter, sinon allez-vous faire foutre !
– Dans les boxes de la salle d’échange du cosmodrome.
– Hum….

Je réfléchi, les boxes en question servent aux échanges discrets, genre entretien d’embauche entre un capitaine et un postulant navigant ou un passager potentiel, ils servent aussi à des rencontres de nature commerciales. Je le vois assez mal se livrer à une entourloupe dans cet endroit assez fréquenté… mais on ne sait jamais…

Bédia devine mes réticences.

– Si ça vous chante, faites-vous accompagner de quelques amis, je m’en fiche du moment qu’ils restent à bonne distance.
– Dans ce cas d’accord !
– Je serais sur place à 14 heures, je vous communiquerai à ce moment-là le numéro du box.

Je préviens Dilos.et Nerren

– Je sortirais seul du box et en premier, si ce n’est pas le cas, c’est que j’aurais été drogué et il faudra faire intervenir la sécurité. Si tout va bien de ce côté-là, il faudra essayer de le filer, mais soyez malins, ce mec-là n’est pas complétement con, il doit avoir un plan de replis.

Deux ou trois minutes avant 14 heures, Bédia m’indique qu’il m’attend au box 8. Je fais suivre l’info à mes amis et me dirige vers cet endroit.

Jovial, Bédia se lève pour me tendre la main. Je la lui refuse.

– Je vous en prie nous ne sommes pas là pour nous faire des politesses. Je suis là pour écouter ce que vous avez à me proposer.
– C’est très simple ! Fournissez-moi les coordonnées des planètes sur lesquelles vous avez découvert des vestiges des précurseurs et je vous promets de vous laisser tranquille.
– Je ne vous dois rien, si votre proposition se résume à cela, je ne vois pas l’intérêt de cette rencontre.
– C’est une négociation. Nous avons des positions de départ divergentes, ce qui est normal, le but de cette rencontre c’est de rapprocher nos positions.

De l’argumentation de marchand de tapis !

– Et donc ?
– Je peux comprendre votre point de vue, vous n’avez aucun intérêt à me fournir des informations sans aucune contrepartie. Donc c’est de cette contrepartie que l’on peut parler. Combien voulez-vous ? Je dispose d’un budget conséquent.
– Je n’ai pas besoin d’argent ! J’ai tout ce qu’il me faut !
– Allons, allons, tout le monde a son petit rêve secret qu’il pense inaccessible. J’ai le pouvoir de le rendre possible.
– Je n’ai pas besoin d’argent, il faut vous le dire combien de fois ?
– Alors qu’est-ce qui vous ferait plaisir si vous ne voulez pas d’argent ?
– Bon ! Cette discussion ne mène nulle part. Vous feriez mieux de laisser tomber ! Rentrez sur Terre et racontez à vos supérieurs que vous n’avez rien trouvé.
– On ne me croira pas. Je sais qu’au retour d’une de vos explorations, vous avez, vous et vos collaborateurs, dépensé sans compter en achat d’établissements…
– Je ne vous dois aucune explication, je vous conseille néanmoins d’arrêter de faire le malin. Cela pourrait se retourner contre vous.

Et je me lève et laisse planté là cet abruti.

Il se passa alors deux choses quasi simultanément.

Dilos et Nerren attendirent que Bédia sorte à son tour du box et le prirent en filature. Ce dernier sortit du hall et gagna le parking annexe destiné à abriter les barges volantes.

Bédia monta dans la sienne et disparu dans le ciel de Vargala laissant Dilos et Nerren désemparés. Ils me préviennent…

– On fait quoi, on attend qu’il revienne ?
– Ça peut être très long, laissez tomber.

Bédia vola jusqu’à la plage en lisière de forêt. Il pensait sincèrement me soudoyer. Il n’a plus de plan mais fait confiance à son sens de l’improvisation. Il trouvera bien quelque chose. En attendant il profite de la délicieuse tiédeur de l’océan.

L’autre évènement a pour nom Rosalda Cervantes. Jolie brune au sourire carnassier, entre quarante et cinquante ans, elle fait partie de la brigade de sécurité du cosmoport. Mais c’est aussi une indic de la Mafia et de la police. Sa position lui permet entr’autre de signaler tout individu recherché qui tenterait de s’échapper de la planète à bord d’un vaisseau.

Et ce jour-là son œil aguerri a reconnu dès son entrée dans le hall, le visage de Bédia. Quelques instants plus tard elle a la surprise de me voir le rejoindre dans le box 8.

– Allo, Quinto, je viens de repérer Bédia au cosmodrome, il discute avec le capitaine Stoffer.
– Allons bon ! Essaie d’en savoir plus…
– Mais concrètement…
– Improvise, ma grande !

Alors ça pour improviser, elle a improvisé.

– Bonjour Capitaine ! M’aborde-t-elle à ma sortie du box, je suis Rosalda Cervantes, sécurité du cosmodrome.
– Enchanté ! Mais que me voulez-vous ?
– Rien de spécial, mais je dois vous signaler que l’individu avec lequel vous discutiez fait l’objet d’une surveillance spéciale. En fait on ne sait pas trop qui c’est, ni ce qu’il fabrique.
– Ah et vous aimeriez que je vous dise des choses ?
– Vous êtes très perspicace !

Tu parles !

Rien ne m’oblige à faire des confidences à cette bonne femme… D’un autre côté elle ne m’est pas indifférente d’autant que, bien malgré moi cette brève rencontre avec Bédia m’a un peu stressé.

– Dommage que vous soyez en service, je vous aurai volontiers invité à boire un verre.
– Je suis libre de mon emploi du temps, alors je veux bien accepter ce verre.

Nous sommes allés à la buvette du lieu. Elle commande une double vodka, made in Terra. Je me contente d’un watchibole avec du citron.

– Alors, vous me racontez des choses ?
– C’est un espion terrien. Lui confiais-je
– On s’en doutait un peu, ce n’était pas trop difficile à deviner. Et vous avez parlé de quoi ?
– Vous m’embarrassez, avec tout le respect que je vous dois, pourquoi vous fournirais-je des informations gratuites ?
– Et pourquoi m’avez-vois invité à boire un verre ?
– Parce que vous êtes une jolie femme et que j’aime bien la compagnie des jolies femmes…
– La jolie femme peut être très gentille, et même très coquine… si toutefois vous me promettez de me raconter plein de choses.

Amusant parce que j’étais pratiquement certain que ça évoluerait de cette façon.

La chair est faible et je ne suis pas du genre à me priver d’une occasion comme celle-ci.

– On va où ?
– J’ai un petit studio de fonction ici, c’est étroit mais suffisant.

Je suis donc la dame, excité comme un jeune collégien

Effectivement le lieu est minuscule, il y a une couchette, une petite table, un tabouret et un placard. C’est juste un endroit pour se reposer.

– Qu’est-ce qui te ferait plaisir ? Que je te montre mes seins peut-être ?
– J’aimerais bien, oui !

Pas contrariante, la dame, qui après s’être débarrassé de son tee-shirt moche, dégrafe son soutif pour m’en mettre plein la vue

– Whaouh !
– Comme tu dis !
– Je peux toucher ?
– Si tu tiens ta promesse, il n’y a pas de problème, j’adore ls caresses.

Alors, c’est plus fort que moi, quand je vois une belle paire de nénés, il faut que plote.

– Oh, mais quelle fougue, capitaine ! Embrasse-les maintenant.

Je ne saurais refuser pareille proposition et me voilà en train de lécher ses gros tétons bruns.

– On se met à poil ! Suggère Rosalda.

Allons-y… et l’instant d’après j’avais ma bite dans sa bouche. Rosalda s’avère une excellente suceuse de bites, même si j’en ai connue des meilleures. Je serais curieux de savoir si elle fait ça souvent et avec qui mais ce serait déplacé de ma part de poser de telles questions.

Elle s’arrête un moment, sans doute soucieuse de ne pas me faire jouir prématurément (j’apprécie), elle se tourne afin de me m’exhiber son fessier d’enfer qu’elle écarte vicieusement pour me dévoiler spn trou de son cul.

– Ça te plait ?
– Il faudrait être difficile !
– Tu veux gouter ?
– Pardon ?
– Mon trou du cul, tu veux y gouter ?
– Ah, oui bien sûr, où avais-je la tête ?

Ma langue lèche le troufignon de la belle qui dégage un fumet assez particulier, mais je ne suis pas bégueule !

– Je te finis à la bouche ou tu aimerais autre chose ?
– Heu… Une petite sodo, c’est possible ?
– Dis donc, t’es bien gourmand, toi !
– Je demandais juste…
– Allez vas-y, c’est mon jour de bonté !

J’enculais donc la dame qui se mit à pousser des petits cris de plaisir (à moins qu’elle ait simulé, allez savoir !) et j’éjaculais dans son fondement.

– Oh là là quelle séance, ça m’a donné soif !
– Je n’ai que de l’eau fraiche !
– Ça ira !

Il fallait bien à présent que j’exécute ma promesse et lui expliquait en quelques mots que cet individu recherchait d’hypothétiques découvertes de sites de précurseurs dont la Terre n’aurait pas été informée.

– Mais tu en as visité beaucoup des planètes avec des vestiges des précurseurs ?
– Un certain nombre, oui !
– Mais tu fais comment, tu as un don ?
– Mais pas du tout, je n’ai aucun mérite. Il y a des équipages qui par hasard découvrent des trucs, et plutôt que d’en informer la Terre qui ne leur offrirait que des clopinettes, ils mettent en vente les coordonnées… Et comme je suis acheteur.
– Ah ? Et tu as informé la Terre après tes visites ?
– Non mais ce genre d’informations ça finit toujours par fuiter, donc la Terre est probablement au courant…
– Et donc ce type, il cherche quoi ?
– Il fantasme ! Du moins ses supérieurs, il se figure que j’ai des trucs à cacher…

Je commençais à trouver cette nana vraiment trop curieuse.et trouvait un prétexte pour la quitter.

– Faut que j’y aile, j’ai un rencard…
– J’espère qu’on se reverra ! Me dit-elle avant de me rouler un patin.
– Avec plaisir !

Ben oui, ça n’engage à rien. Et on s’est échangé nos numéros de spacephone

Rosalda téléphone à Quinto.

– Ce Bédia est un espion terrien, il cherche si quelqu’un possède des informations cachées sur les précurseurs et il s’est pas mal branché sur Stoffer.
– O.K. avec Stoffer il va tomber sur un os. L’important c’est que ce mec n’est probablement pas dangereux. on va arrêter de perdre notre temps avec ça, On laisse tomber la traque de ce type.

Voilà une décision qui arrange bien Rosalda. Elle peut maintenant jouer cavalier seule et n’aura plus à craindre la concurrence de la Mafia.

Elle m’appelle…

– Allo Stoffer.! Je te proposerais bien quelque chose ! J’ai envie de m’amuser ! Me dit-elle en minaudant.
– Dis toujours.
– Je peux me débrouiller pour te débarrasser de ce type discrètement et sans que la Mafia s’en rende compte.
– T’as des pouvoirs magiques ? Tu fais ça comment ?
– Je ne vais pas te le dire, mais je ne fais pas ça gratuitement.
– Admettons ! Et c’est quoi ton prix ?
– Bof, 10 000 Kochnicks, ça le ferait ?
– Pourquoi pas, mais comment je pourrais être sûr ?
– Tu en auras la preuve.

Je suis quand même légèrement méfiant et me demande quelle magouille il peut y avoir derrière cette proposition inattendue, mais faute d’y voir plus clair, je décide de la laisser faire.

Rosalda se rend au poste de police et demande à rencontrer la commandante Jiker.

– Tiens te voilà, toi ? Tu viens encore me demander un truc impossible !
– Ce n’est pas un truc impossible.
– Dis toujours
– Faudrait que tu m’aides à me débarrasser d’un type…
– Non mais tu te rends compte de ce que tu me demandes ? Ce n’est pas vraiment mon boulot.
– Mais tu sais faire et tu l’as déjà fait
– Mais qu’est-ce qui te fais dire ça ?
– Tout fini par se savoir…
– Il s’agissait de circonstances particulières et exceptionnelles ! Qui c’est ce type d’abord ?
– Un espion terrien qui fait chier tout le monde.
– Qu’est-ce que t’as à voir avec un espion terrien.
– Il harcèle l’un de mes amis
– Ça n’a pas l’air d’être le genre pourtant.
– Ce n’est pas celui que tu crois, celui-là tu ne le connais pas il s’appelle Bédia; c’est un agent spécial « sans contact » et mon petit doigt me dit que tu as un peu enquêté sur lui.
– Evidemment puisque j’ai envoyé sa photo à tous mes contacts. En fait la traque a été difficile mais on vient de le localiser… Ceci dit, désolée ma grande je ne vois aucune raison d’accéder à ta demande.
– Même si je suis gentille avec toi ? Très gentille ?
– Tu essaie de me prendre par les sentiments… Ça s’appelle de la corruption de fonctionnaire.
– N’exagérons rien, je te demande simplement de l’envoyer là où il ne nous cassera plus les pieds. On ne l’élimine pas, on ne touche pas à son intégrité physique… On le bloque.
– Dans la clinique de Gundula Miller par exemple ?
– Non il pourrait trouver le moyen de s’échapper…
– Alors, dans la presqu’île ?
– Oui c’est très bien ,çà, la presqu’île

Deux mots d’explication pour ceux qui n’ont pas lui les épisodes précédents.

Avant que la principale organisation mafieuse prenne le contrôle de la ville, les règlements de compte et les exécutions sommaires étaient monnaies courantes. Une vraie plaie pour le business ! La Mafia décréta alors que les crimes de sang seraient illégaux et le contrevenant exilé dans « la presqu’ile des exclus », une zone difficile d’accès où ceux qui y étaient envoyés tentaient tant bien que mal de survivre en s’autogérant.

– Et tu crois qu’il est dangereux ce type ? Reprend Jiker
– Les emmerdeurs sont toujours dangereux.
– Et ton ami qui est harcelé par ce type, tu peux me dire qui c’est ?
– Le capitaine Stoffer !
– Ben pourquoi tu ne me l’as pas dit tout de suite. C’est un copain, ça va m’amuser de lui rendre service.
– Ben voilà !
– Mais si tu veux vraiment être gentille avec moi, commence par te mettre à poil que je m’en mette plein les mirettes avant de te sauter !
– T’es toujours aussi goudou !
– Je ne suis pas goudou, je suis bisex, ascendant salope !
– Comment ça ?
– Parce que la première chatte que j’ai léché c’est celle de ma mère.
– Et c’était bien ?
– Ce qui était bien c’est quand on a inversé le rôles, faut voir comment elle m’a fait jouir, la salope !
– Et les bites ?
– J’ai commencé assez tôt, je suçais et je me faisais baiser…. mais un jour ma mère m’a demandé si ça m’amuserais de participer à un trio avec l’un de ses copains… Le type était très doux, on s’est caressé et ma mère m’a indiqué qu’il aimerait bien m’enculer.
– Un peu salope ta mère !
– Salope mais brave femme…
– Et ton père ?
– Je n’ai pas eu l’honneur de le connaître… Bon tu te mets à poil ou tu attends le printemps ?
– On se met à poil toutes les deux ?
– Ben bien sûr !

Et les deux femmes se retrouvent nues et face à face.

– Putain ces nichons ! S’exclame Jiker ! Tu devrais faire la pute, tu gagnerais de l’or !!
– – Je l’ai déjà fait… disons occasionnellement.-
– Approche ton petit minois que je te roule une pelle.

A suivre

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