Stoffer 8 – Les espions qui venaient de la Terre – 2 – L’île mystérieuse suivi de l’ordonnance de l’Amiral

Une semaine plus tard…
Et voilà que la sonnette d’entrée de mon immeuble retentit me faisant sortir de ma sieste.
Je vais regarder sur l’écran de contrôle quel est le bougre d’importun qui ose me déranger ainsi. Cette tronche d’une banalité affligeante m’est complétement inconnue.
– C’est pour quoi ? Demandais-je d’un ton peu amène.
– Loïc Bédia ! Pouvez-vous m’accorder quelques minutes ?
– Vous vendez quoi ?
– Je ne suis pas un démarcheur, mais j’ai une proposition intéressante à vous faire !
– Au revoir monsieur !
– Si je vous dis que ma démarche à un rapport avec les précurseurs…
Précisons que ces « précurseurs » dont il est question, sont une civilisation qui nous a précédé dans la conquête de l’espace (ou du moins dans cette région de notre galaxie). Ces créatures dont on ignore à quoi elles pouvaient bien ressembler, semblent avoir disparues depuis des millénaires mais ont laissé quelques vestiges. Ceux-ci intéressent l’empire terrien toujours à l’affut de nouvelles technologies en tous genres mais surtout militaires.
– Ah ? Je vous ouvre, montez, c’est au deuxième, mais je n’aurais que cinq minutes à vous accorder.
Vargala station n’est pas si peuplée que ça et la plupart des résidents permanents se connaissent plus ou moins de vue. Mais je crois bien n’avoir jamais croisé ce citoyen…
– Je suis, commence Bédia, l’exécuteur testamentaire de mon oncle. Celui-ci était passionné par l’étude des précurseurs. Il a constitué un dossier contenant des révélations inédites, selon ses dires. Ce dossier vous est légué. Il est scellé et vous sera remis en mains propres à la seule condition que vous vous engagiez à en faire bon usage…
– Voilà qui me touche… et soyez rassuré je m’engage à en faire bon usage si toutefois j’accepte. Mais il est où ce dossier ?
– Il vous sera remis au terme d’une cérémonie mémorielle.
– Ah ? Et ça se passe où et quand ?
– A Tasmania 2.
– C’est où ça ? Jamais entendu parler.
– C’est une île située à 4 000 kilomètres d’ici. Elle est peuplée de pêcheurs, nous ne sommes pas très nombreux et vivons en paix et en autarcie, ce qui fait que l’on ne parle pratiquement jamais de nous… Vous acceptez bien sûr ?
– Oui, mais on y va comment sur votre île ?
– Je suis venu en barge volante, elle est garée au cosmodrome.
– Je peux me faire accompagner ?
Et à ce moment-là, j’ai senti que cette question embarrassait mon interlocuteur. Il me répondit néanmoins par l’affirmative.
– Et une fois que j’aurais pris possession de ce dossier, on me raccompagnera ici ?
– Bien sûr, mon pilote sera à votre disposition.
– Je n’ai pas encore dit oui, téléphonez-moi demain matin je vous donnerais une réponse définitive.
– Mais pourquoi ces hésitations, vous n’avez rien à perdre, bien au contraire…
– Je suis encore libre d’hésiter si j’ai envie d’hésiter, alors on va faire comme on a dit et je vais vous demander de me laisser. Je n’ai pas terminé ma sieste.
Non, mais !
Je ne sais pas pourquoi, mais je trouve tout ça un peu bizarre. Je me renseigne à l’aide de mon spacephone, L’île de Tasmania 2 existe bel et bien, à l’ouest de Vargala station et correspond à ce qu’en m’a dit ce Bédia.
J’ai demandé à Nadget de m’accompagner. Cette ravissante blackette qui vit plus ou moins avec moi, occupait les fonctions de technicienne de bord sur le Rosamunda, mon fier vaisseau !
Le lendemain je donnais mon accord téléphonique et Bédia me donna rendez-vous dans le hall du cosmodrome. J’emportais, bien dissimulé dans mes poches, un rayon paralysant et un couteau de trappeur… et avais demandé à Nadget de s’armer elle aussi.
Comment ça, je suis parano ?
La barge dans laquelle Nadget et moi prenons place présente un bel aspect, en fait elle est comme neuve. Je me demande en quoi un tel véhicule pouvait être utile aux pécheurs de Tasmania 2 censés vivre en autarcie. Mais je ne creuse pas l’affaire.
Bédia prend place aux commandes, un copilote est à ses côtés. Moi et Nadget sommes à l’arrière et on a la gentillesse de nous fournir des casques.
Des casques ! Je rêve, si l’engin dégringole à 500 mètres d’altitude, je me demande bien à quoi servirons ces casques…
L’engin s’envole. Nadget se penche vers moi au bout de quelques minutes comme si elle voulait m’embrasser…
– Tu m’as bien dit que l’île était à l’ouest ?
– Oui !
– Alors pourquoi on va vers l’est ?
Effectivement, c’est intrigant !
La barge survole une île, pas bien grande, environ 1 kilomètre de long et plutôt étroite. Je n’aperçois aucune habitation, mais une navette spatiale de taille modeste y est stationnée.
– C’est ça votre village de pêcheurs ? Demandais-je, mais les casques font que personne n’entendit ce que je disais.
La barge descend sur l’île. Je me tiens prêt à toutes éventualités tandis qu’un gros malabar vient nous « accueillir ».
Nadget et moi descendons…Et c’est à ce moment que surviennent des évènements tellement inattendus que je mets un certain temps à réaliser.
Le malabar et le copilote touchés par un rayon laser létal s’écroulent sur le sol, tandis que Bédia resté aux manettes de son appareil redécolle et prend la fuite.
Je m’approche des deux corps inanimés et ne peux que constater qu’ils sont à présent sans vie.
– Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
– Le copilote et le gros costaud était sur le point de te prendre en tenaille, j’ai tiré par reflexe. Me répond Nadget.
– Au laser ?
– Ben oui, tu m’as demandé de m’armer, je me suis armée ! On fait quoi maintenant ?
– Je vais prévenir Nerren ou Dilos de venir nous chercher. (voir qui sont ces personnages aux épisodes précédents)
– En espérant que le réseau satellite couvre toute la planète.
– Je vérifie…
Pas de soucis de ce côté-là… mais n’empêche que je voudrais bien savoir ce que nous voulaient ces types.
– On va attendre un peu, ce Bédia va forcément revenir…
Avec d’infinies précautions je m’approche de la navette spatiale. L’ouverture est bloquée mais il y a un micro externe.
– Y’a quelqu’un là-dedans ?
Pas de réponse mais c’est vrai que ce genre d’engin n’est pas prévu pour transporter trop de monde.
De son côté Bédia est furieux
« La mission était facile et tout semblait marcher à merveille… et il a fallu que cette pétasse intervienne ! Je fais quoi maintenant ? Envoyer un message à la Terre pour leur indiquer que j’ai foiré la mission ? Non, ça va mettre un temps fou et c’est prématuré, il me faut un plan B. »
Mais de plan B, il n’en voit pas et il est conscient que s’il tente de revenir sur l’île, il va devenir une cible.
« C’est qu’ils sont armés, ces cons, et en plus j’ignore ce que sont devenus mes compagnons ? Paralysés et prisonniers ou tués ? »
Il retourne donc au cosmoport et gare sa barge au garage annexe, puis revient à son hôtel en attendant l’inspiration.
Je joins Dilos à l’aide mon spacephone, lui résume la situation et lui indique nos cordonnées.
– Viens avec Nerren, prenez des pistolets laser… et il nous faudrait aussi une scie laser performante pour forcer la coque d’une navette qui est abandonnée là…
– C’est urgent ?
– Un peu quand même !
– Alors on arrive…
En attendant nous avons fait les poches des deux macchabés. Rien de bien intéressant hormis leurs spacephones. Ceux-ci sont verrouillés, mais qu’importe il y a plein de hackers sur Vargala-station, ils nous débloqueront tout ça ! Mais la surprise c’est que nous n’avons trouvé sur eux aucune arme létale !
Ils n’avaient donc pas l’intention de nous tuer ! Du moins pas tout de suite. Bizarre, bizarre !
Une barge ! On se planque dans les reliefs de l’île… Mais ce n’est pas Bédia qui revient, Ce sont Nerren et Dilos.
Je leur fais un nouveau résumé de la situation, plus détaillé cette fois-ci.
– Tu penses qu’il va revenir ? Demande Dilos.
– Tout dépend de ce qu’ils cherchent, si ces types-là avaient juste l’intention de m’éliminer, le gars peut revenir nous mitrailler à l’arme lourde, mais je n’ai pas l’impression que ce soit de ça qu’il s’agisse, ces gars-là doivent chercher des renseignements, dans ce cas ils me veulent vivant et je ne vois pas comment ils pourraient y arriver dans la mesure où nous sommes armés.
Nous avons percé la coque et accédé à l’ordinateur de bord, que l’on le fera débrider lui aussi. On l’embarque.
Flashback
Sur Terre, l’amiral Lars Bolessian, coordonnateur des recherches sur les précurseurs convoque son ordonnance, la pulpeuse eurasienne Haïko
– Bon ce rapport que je vous ai demandé, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?
– Mais Amiral, je vous l’ai envoyé ! Vous ne l’auriez pas reçu ?
– Ah, je regarde… Ah oui, il est là ! Je n’avais pas fait attention. Oh là là, 87 pages, faut que je lise tout ça ?
– Je me suis efforcée d’être exhaustive, mais le rapport est précédé d’un petit résumé synthétique…
– Et il dit quoi ce petit résumé ?
– Qu’il s’agit d’une compilation des rapports et observations de nos différents agents secrets sur Vargala station pour les 10 dernières années terriennes…
– Mais encore ?
– J’allais y venir, plusieurs noms apparaissent, mais celui qui revient le plus souvent est celui d’un capitaine en retraite…
– Un vieux débris ?
– Non justement, il est en retraite parce qu’il a fait fortune, et il aurait fait fortune suite à une découverte en lien avec les précurseurs. Il s’appelle Ajas Stoffer…
– Ok, je lirais le rapport entier, mais on ne va pas perdre de temps, il nous faudrait envoyer là-bas un agent secret efficace…
– Le sénateur Bédia nous a recommandé son fils…
– Ils me font chier tous ces politicards avec leurs recommandations. Vous l’avez rencontré ce type ?
– Oui ! Bonne impression, sortie avec mention de l’école des cadets de la flotte. A son actif deux missions dangereuses auprès des ennemis de l’intérieur. Décoré de l’ordre du mérite impérial…
– Oui bon n’en jetez plus ! Il est où en ce moment ?
– En stand bye.
– Et physiquement, il est comment ?
– C’est un arriviste !
– C’est pas physique ça !
– Bof, un fier à bras !
– Bon on va faire avec ! Je le veux dans mon bureau à 14 heures. Avez-vous eu des rapports sexuels avec lui ?
– Oh ! Amiral !
– Ne jouez pas les pucelles, répondez-moi franchement.
– L’occasion ne s’est jamais présentée, mais je n’aurais pas donné suite, ce n’est pas mon genre.
– Je vais vous demander de coucher avec lui ! Il n’y a rien de tel qu’un partie de baise pour cerner un homme.
– Haïko ?
– Oui amiral ?
– Verrouillez la porte j’ai envie d’une petite gâterie !
– Vous êtes un coquin, Amiral !
– Absolument ! Et vous vous êtes quoi ? Une salope ?
– Si vous le dites ! Mais ça ne me dérange pas d’être votre salope.
– Passez donc sous le bureau et dégagez ma bite de ma braguette.
Haïko s’exécute.
– Oh que vous bandez bien, Amiral !
– C’est pour mieux t’enculer, ma jolie ! Allez suce au lieu de causer !
Aujourd’hui la bite de l’amiral avait comme un arrière-goût d’urine. Il avait dû oublier de la secouer après avoir pissé ! Mais ça ne dérangeais pas la belle ordonnance qui préférait ce goût à celui du shampoing-douche.
– Hum, tu suces trop bien, lèche-moi un peu derrière.
– Ah ? Moi je veux bien, mais il faudrait pour cela que vous changiez de position…
– Oui, bon, relève-toi on va se placer autrement.
L’amiral retire prestement son pantalon et son caleçon, puis s’arcboute contre le bureau laissant ainsi l’accès de son trou du cul aux assiduités de la belle Haïko.
– Allez, lèche ! Espèce de lèche-cul !
Il était assez rare que l’amiral exige cette pratique, mais il faut croire que ce jour-là il était particulièrement excité…
L’endroit ne sentait pas véritablement la rose, mais Haïko s’en fichait.
– Bon ! Stop maintenant, tu sais ce qu’on leur fait aux lèche-cul ?
– On les punit !
– Bonne réponse ! Mais où est passé ma règle plate ?
– Je vous assure que je n’y ai pas touché.
– Sale menteuse ! Tu l’as caché pour échapper à ta punition !
– Mais non, mais non !
– Et tu crois que ça m’empêcher de te punir ?
– Je ne crois pas non ?
Et à défaut de règle plate, l’amiral défait sa ceinture du cuir.
– Ah ! Ah ! tu vas déguster ! Salope.
– Pas trop fort quand même !
– Ta gueule ! Tu sais au moins pourquoi je te punis ?
– Oui ! Parce que je vous ai léché votre cul merdeux…
– Il n’était pas merdeux !
– Si, un peu quand même.
– Et puis quoi d’autres ?
– Je fais ça pour de l’argent, je suis une pute !
– Et t’es fière de toi ?
– Fière, c’est beaucoup dire, mais je n’ai aucune honte.
L’amiral arme son bras et fait retomber le cuir sur le joli joufflu d’Haïko y laissant une impertinente trainée rougeâtre.
– Aïe !
– Tais-toi et supporte !
L’amiral vise l’autre fesse… même résultat, même réflexion. Il alterne les coups, une fois sur la fesse droite, une fois sur la fesse gauche.
– Bon on va s’arrêter là ! Tu verrais ton cul !
– Oh là là, ça chauffe !
– Bien fait pour toi ! Reste en place je vais t’enculer !
L’amiral, excité comme une puce, pénétra la belle d’un seul coup d’un seul et la pilonna énergiquement pendant plusieurs minutes jusqu’à ce qu’il décharge en hurlant comme un loup-garou.
Sa bite ressorti maculé de sperme et de merde.
– Nettoie, chienne !
Ce qu’elle fit avec une certaine gourmandise.
– Et voilà ! Vous penserez à ma petite enveloppe ?
– T’es vraiment une pute !
– Oui, amiral !
– Passons à autre chose, rhabillons-nous ! Cette petite séance m’a fait le plus grand bien, mais maintenant vous allez me préparer une feuille de route pour ce Bédia. Je veux que sa mission soit la plus discrète possible…
– D’ici 14 heures ça va faire juste !
– Sautez votre repas, vous mangerez mieux ce soir !
– Mais j’ai faim et quand j’ai faim je travaille mal.
– Faites-vous montrer un sandwich.
– Vous avez réponse à tout !
– C’est pour ça que je suis votre supérieur hiérarchique.
– Si vous pouviez me donner ma petite enveloppe et je me mets au boulot de suite.
– Ah oui l’enveloppe, vous ne perdez pas le nord, vous !
– Toute peine mérite salaire, Amiral !
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