L’estaminet par Elian Lvekman
L’estaminet par Elian Lvekman

C’est sur le chemin
Du pèlerinage de saint Jean de Compostelle
Que Martin eut grand soif
L’estaminet se nommait « la douche dorée »
Drôle de nom pour un estaminet
Il entre et commande une cervoise
Mais son regard est attiré par la table cinq
Ou un groupe de joyeux drilles entoure une table ronde

Et sur la table une gitane danse au son d’une guitare
En relevant très haut sa jupe écarlate
Montrant des jolies cuisses d’albâtre
Elle fait un signe
Les coquins tendent leur verre vers le pubis de la belle
Celle-ci pisse dans le premier verre
Les coquins tendent leur verre, le geste est magistral, Vers le pubis de la belle, c’est fort peu banal. On dirait un concours, qui donc sera le preux ?, À qui la gitane sourira de ses yeux curieux ?
Puis dans le second
Celui dont le verre est rempli, n’en fait qu’une lampée
Se régalant de ce nectar doré
Je m’approche, attrape un verre au passage
Et me livre moi aussi à cette étrange pratique
Ma foi, c’était délicieux
D’autant que pour quelques écus de plus
Je pu la suivre dans sa chambrette
Et la prendre en levrette
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