Martinov 32 – L’avocat ripou – 8 – Calivoussi confondu par Maud-Anne Amaro

Martinov 32 – L’avocat ripou – 8 – Calivoussi confondu par Maud-Anne Amaro

Gérard s’est renseigné, Le docteur Calivoussi rentre chez lui vers 19 heures après avoir terminé ses consultations à son cabinet.

Il se rend donc à son domicile accompagné de Florentine vers 19 h 30.

Le toubib regarde par le judas et crois avoir affaire à des témoins de Jéhovah.

– Foutez-moi la paix ! Je n’ai pas envie de vous ouvrir.
– Capitaine Gérard Petit-Couture ! Répond ce dernier exhibant sa carte de la DGSE (périmée).
– C’est ça et moi je suis la reine d’Angleterre
– Si vous n’ouvrez pas je fais appel aux renforts et je fais sauter votre serrure. Et inutile de baliser, nous voulons uniquement vous entendre comme simple témoin.

Calivoussi finit par ouvrir de guerre lasse. Il est assez bel homme, sourire à la Clark Gable, tempes grisonnantes, tout du vieux play-boy

– Je me suis présenté, le lieutenant Florentine Jansen m’accompagne…
– Vous voulez quoi ?
– On peut s’assoir cinq minutes si ce n’est pas trop vous demander ?
– Je vous en prie.

Mais voici qu’apparaît une ravissante jeune femme blonde et frisée comme un mouton.

– Ah ? Bonjour messieurs dames ! (puis s’adressant au toubib) Tu en as pour longtemps Walter ? parce que c’est pour la bouffe…
– Ça dépend de ces messieurs dames ?
– Un quart d’heure répond Gérard, au flan.

Et la blondinette regagne sa cuisine en tortillant du popotin.

– Bon ! Commence Gérard on va essayer de faire vite. Vous êtes en relation avec Maître Stanislas Lestincourt…
– Je ne suis pas en relation, c’est mon avocat, c’est tout !
– Si vous commencez à mentir, ça va devenir compliqué.
– Mais je ne vous permets pas…
– Pour votre gouverne, Lestincourt est soupçonné d’être un agent d’une organisation étrangère hostile, ce qui explique que nous ayons le dossier en charge.
– Mais, je n’ai rien à voir là-dedans ,

Et Gérard sort de sa sacoche la photocopie de son rapport concernant les deux patients ayant soi-disant attrapé des boutons.

– Et ça c’est quoi ?
– Un signalement !
– Un signalement à l’attention de qui ?
– De personne, c’est un mémoire pour mon usage personnel.
– Alors comment expliquez-vous que je l’ai en main ?
– Mais je n’en sais rien, moi, mais ça sent le coup monté !
– Alors je vais vous dire, ce rapport a servi de document à charge quand une plainte a été déposé pour empoisonnement par vos deux patients.
– Je l’ignorais.
– Et vous voulez que je vous précise quelle est la personne qui a déposé la plainte ?

Et là Calivoussi commence à perdre pied.

– Oui, bon, j’ai fait une connerie. Et alors ? Des conneries tout le monde en fait ! Je ne suis pas parfait !
– Sauf que ce n’est pas une connerie, c’est un faux ! Vos deux patients n’ont jamais attrapé de boutons.
– Alors là… je vous demande bien pardon !
– Pour votre gouverne, les concepteurs du produit incriminé ont porté plainte contre vos deux zigotos pour dénonciation calomnieuse abusive Vos patients ont reconnu n’avoir jamais été victime d’éruptions cutanées ! Bluffa Gérard
– C’est un coup monté… balbutia le docteur.
– Arrêtez avec ça ! Lestincourt vous tient, dites-nous de quelle façon et on vous foutra la paix .
– Vous me mettez dans une position difficile !
– Si vous collaborez nous ferons en sorte que tout se passe au mieux.
– Paroles de flic !
– On peut aussi appeler les renforts et on vous fout en garde à vue pour usage de faux, c’est vous qui voyez ! Et je ne vous parle même pas des complications si l’ordre des médecins est mis au courant…
– Bon, OK je vous raconte.
– On est tout ouïe !
– C’était il a quatre ans, je me disputais souvent avec ma première femme qui me reprochait mes infidélités, alors que de son côté, elle ne se gênait pas trop. Et un soir on s’est engueulé violement, elle s’est jetée sur moi, je l’ai poussé, elle est tombée en arrière, sa tête a heurté un guéridon en verre, elle est morte sur le coup… J’ai appelé les pompiers, les flics sont venus. Je leur ai expliqué que je venais de rentrer et que j’avais trouvé ma femme inanimée. On m’a cru… sauf que la belle-sœur s’est pointée et est allé raconter à qui voulait l’entendre que ma femme lui avait confié que je l’avais menacé de mort plusieurs fois et que je connaissais des trucs pour transformer un crime en accident.

« En fait il a sans doute volontairement tué sa femme, mais il ne va pas me le dire ! » Se dit alors Gérard.

– J’ai donc consulté mon avocat qui m’a mis le marché en main : « Je peux vous fabriquer un alibi en béton, mais ce sera assez cher… » Effectivement le prix était exorbitant. Alors il m’a dit « je vais baisser le prix mais en contrepartie si j’ai besoin de vous pour établir quelques faux documents, j’espère que vous ne vous défilerez pas ! » Et voilà !
– Bien, j’y vois un peu plus clair.
– Vous allez faire quoi ? Demande le toubib.
– Intervenir d’une façon ou d’une autre auprès de Lestincourt afin qu’il retire sa plainte.
– Et s’il refuse ?
– En principe, nous saurons faire en sorte qu’il ne refuse pas…
– Mais s’il s’obstinait ?
– Arrêtez de baliser, mon vieux, faites-nous confiance… Mais bon nous ne sommes pas infaillibles non plus, en cas d’échec vous seriez mal barré. On va vous laisser, bon appétit et mes hommages à madame !

La suite se passerait donc entre avocats, une partie difficile.

Quand Maître Sophia Canaval sollicita un rendez-vous chez son confrère, on la fit lanterner, mais quand elle précisa que l’affaire du « Lapin dur » prenait un tour dangereux en raison de nouveaux éléments troublants, Lestincourt trouva sur le champ un créneau pour la recevoir au plus vite.

– Bonjour cher confrère, je suis donc l’avocate de Monsieur Martinov et de Madame Clerc-Fontaine dans l’affaire dite du « Lapin dur ». Je vais faire simple, dans cette affaire, non seulement le rapport du docteur Calivoussi viole le secret médical, mais c’est un faux, Messieurs Lebel et Moreau n’ont jamais attrapé de boutons.
– C’est vous qui le dites !
– Nous avons des preuves.
– Montrez-les !
– Allons; allons, permettez-moi de les garder en réserve.
– Comme bon vous semble ! Et vous voudriez quoi ? Que nous retirions notre plainte, je suppose ?
– Ce serait la meilleure chose à faire, en effet !
– Vous pouvez aller vous brosser !
– Merci du conseil, je vais donc de ce pas déposer une plainte pour usage de faux en écriture. C’est un peu bête parce que ça va retomber sur la gueule du docteur Calivoussi qui risque ni plus ni moins d’être rayé de l’ordre des médecins. Mais je suppose que c’est le moindre de vos soucis !
– Nous n’avons plus rien à nous dire, sortez s’il vous plait !

Sophia n’est pas complétement folle. Elle se doutait bien que Lestincourt n’allait pas retirer sa plainte pour ses beaux yeux. Non, son intention était de le déstabiliser, la menace d’une plainte en usage de faux, l’éventuelle existence de preuves des maladies imaginaires de Lebel et de Moreau… Tout cela va l’obliger à sortir du bois, à se démasquer et – espère-t-elle – de le pousser à la faute.

Stanislas Lestincourt est furieux, il appelle sa secrétaire.

– Annulez-moi tous mes rendez-vous du jour !
– J’annule ou je déplace ?
– Vous déplacez, voyons, ne soyez pas idiote !
– Oh, la, la !

L’avocat sent bien que la partie risque de lui échapper, mais il veut comprendre, aussi téléphone-t-il à Lebel.

– J’ai un problème. Je voudrais savoir si tu as rencontré quelqu’un en rapport avec l’affaire du « Lapin dur » ?
– Lapin dur ?
– Oui, je veux parler de ce rendez-vous avec le docteur Calivoussi.
– Ben j’y suis allé !
– Je n’en doute pas un instant, mais répond à ma question.
– Oui, il y a une bonne femme qui est venue me prendre la tête, elle s’est présentée comme détective privée, mais je l’ai foutu à la porte répond Lebel se donnant le beau rôle.
– Elle t’a posé des questions ?
– Des bricoles !
– Je veux savoir !
– Elle m’a demandé pour mes boutons…

Et là l’avocat comprend tout, son erreur avait été d’attendre pour briefer complètement les deux « faux plaignants » et notamment de ne pas leur avoir décrit la nature des boutons dont ils étaient supposés atteints.

– Et pourquoi tu ne m’as pas prévenu ?
– J’ai essayé, c’était toujours occupé !
– Fallait me laisser un message, connard ! Répond Lestincourt en raccrochant.

Donc nul besoin de téléphoner à Moreau qui lui dira sensiblement la même chose, par contre Calivoussi…

– Ah ! Vous tombez bien, commence le docteur, je voulais vous appeler mais vous n’êtes pas facile à joindre.
– Fallait laisser un message…
– Vu le sujet, je voulais éviter de laisser des traces
– Admettons… Et vous vouliez me joindre pour…
– Pour vous demander de ne pas tenir compte du faux rapport que vous m’avez demandé d’écrire.
– Et parce que ?
– Parce que j’ai eu de la visite, et le visiteur m’a convaincu qu’il possédait assez d’arguments pour considérer que ce rapport est un faux. Vous comprendrez que si l’affaire s’ébruite, je risque ni plus ni moins une radiation de l’ordre des médecins pour violation du secret médical et pour faux et usage de faux. Le mieux serait de retirer purement et simplement votre plainte.

Il n’a pas pu en placer une, l’avocat.

– Je vais voir, je vous rappellerai…

Mais sa décision est déjà prise, l’affaire est trop mal embringuée et pire, elle devient risquée.

Et le lendemain le professeur Martinov recevait sur son portable un mail surréaliste de la juge d’instruction.

« Suite à l’accord amiable passé entre d’une part Monsieur André Martin, Mademoiselle Béatrice Clerc-Fontaine et Monsieur Paul Binder et d’autre part Messieurs Thomas Lebel, Kevin Moreau représentés par Maitre Stanislas Lestincourt; nous classons l’affaire ci-dessus référencée. Ce classement implique l’annulation pure et simple des obligations imposées aux parties concernées etc. etc…

Fou de joie, Martinov s’empresse de féliciter par téléphone, Sophia, Brigitte, Gérard et Florentine… et leur propose de venir fêter ça sous peu.

Et Béatrice, me demanderez-vous ?

– Elle est partie à la poste, elle va revenir.

Et la voilà qui franchit la porte d’entrée.

– On a gagné ! On a gagné ! S’exclame le professeur Martinov en tapant dans ses mains.
– Qui c’est qu’a gagné ? Tu t’intéresses au foot, maintenant ?

Et là, il lui montre le message de la juge d’instruction.

– Tu aurais dû le recevoir…
– J’avais éteint mon portable…. Mais c’est formidable ça, il faut que l’on remercie nos amis…
– C’est prévu, mais pour l’instant j’ai envie de trinquer, si tu pouvais aller chercher le champagne, il y en a une bouteille au frais.
– On ne va pas se boire une bouteille à deux !
– Mais si, soyons fous.

On débouche, on verse, on trinque, on boit., le professeur est hilare !

– Eh bien, ça fait plaisir de voir un homme heureux !
– On le serait à moins ! Tiens, je te ferais bien des choses !
– Ça ne m’étonne pas tu as l’œil égrillard !
– Je peux te toucher les seins ?
– Et si je te disais non ?
– J’en serais fort contrarié.
– Alors touche !

Et il le fait par-dessus le tee-shirt, puis s’enhardissant il passe ses mains en-dessous et tripote le soutien-gorge.

– Attends je vais dégager tout ça… Lui dit-elle

Elle retire le tee-shirt et propose au professeur de se charger désagrafer le soutif. Ça l’amuse de lui demander ça car elle sait que quand il est très excité, il a tendance à s’énerver après les agrafes, mais aujourd’hui il réussit du premier coup.

Béatrice porte sa main à la braguette de Martinov pour constater qu’il bande comme un sapeur. Le contraire eut été étonnant.

Rendez-vous compte du tableau qu’offre le laboratoire du professeur. Celui-ci tétant avec gourmandise les bouts de seins de sa collaboratrice, laquelle lui branlait la bite.

Et après ces préliminaires, c’est tout naturellement que nos deux coquins montèrent à l’étage pour gagner la chambre du professeur.

Et là, suivant un cérémonial mainte fois pratiqué, ils se déshabillèrent entièrement (non pas entièrement, Martinov garde toujours ses chaussettes), puis Béatrice s’installa sur le plumard en position de levrette, popotin relevé, cuisses écartées.

Martinov par ce cul alléché vient le lécher avant de s’encapoter et d’enculer promptement la jolie chimiste qui miaula son plaisir sous ces assauts lubriques.

A suivre

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