Le bistrot perdu par Elian Lvekman

Me voilà perdu dans ce quartier sordide
Il fait froid, le métro est loin
J’entre dans un bistrot pour me réchauffer
Dans ce bistrot du quartier, temple des vieux canards,
Les minets, trop coiffés, minaudent en cadence,
Leur air si « ambigu » frôle l’impertinence,
On dirait des félins jouant les étendards.
Un trouble flotte alors, léger comme un brouillard :
Est ce l’odeur du vin ou bien leur arrogance
Qui fait vaciller tout sens de l’importance
Et rend le comptoir fou comme un cirque au hasard ?
Le patron, philosophe, essuie son verre en paix,
Jure qu’il a déjà vu pire en ses années,
Notamment un pigeon qui payait en cacahuètes.
Dans ce bistrot du quartier, temple des vieux canards, ambigu » frôle l’impertinence,
Un trouble flotte alors, léger comme un brouillard : ?
Les lumières tamisées effleurent les visages, révélant des sourires timides et des regards complices.
Une mélodie douce s’échappe d’un vieux piano, enveloppant l’atmosphère d’une chaleur inattendue. Dans ce refuge, le cœur s’ouvre lentement à la magie de l’instant.
Mais la nuit retentit d’un rire un peu trop fort :
C’est un minet vexé, coiffé comme un prophète,
Qui réclame un miroir pour vérifier son sort.
Le serveur, philosophe, essuie son verre en paix, tandis qu’un pingouin en smoking récite l’alphabet à l’envers.
Sur le comptoir, une théière danse la valse avec un croissant, et le café décide soudain de se transformer en soupe à la fraise.
Je m’approche d’un minet et le salue
Il est beau, fin, les trait sont quasi féminins
Je suis un garçon m’informe-t-il
Peu importe Personne n’est parfait !
Mais j’ai une jolie bite ! Ajoute-t-il
Alors tout va bien !
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