Marie explique son métier par Georges_1

Ce soir là le dîner que j’offrais à mes amis fut très particulier.

Il y avait là mes quatre meilleurs et plus vieux amis ainsi que leur femme.
Ces amis, qui entrent dans la cinquantaine, ont tous l’assurance, le
détachement et une ouverture d’esprit lié sans doute à leur niveau social et
à leur réussite matérielle.

La personnalité des femmes est beaucoup moins homogène. L’une n’a jamais
travaillé, et est assez imbue de la position sociale que lui donne le statut
de femme de médecin spécialiste. Elle donne l’image d’une femme très
bourgeoise un peu collet monté. Une autre travaille quelque peu avec son
mari, elle est la plus jeune du groupe, un peu effacée, elle a tendance à
laisser son mari s’exprimer pour eux deux. La troisième a la plus forte
personnalité, vive, elle et s’exprime très librement, avec aisance sur tous
les sujets. La dernière est en tout classique et prévisible.

Ce dîner à lieu à peu près une fois par an, si les hommes se connaissent un
peu et se rencontrent parfois en dehors de chez moi, les femmes au contraire
ne se fréquentent pas régulièrement et ne se voient qu’à l’occasion de ces
dîners.

Une fois de plus cette soirée fut pour moi ce jour là l’occasion de leur
présenter ma nouvelle compagne. Il faut dire que c’était l’énième et
quoiqu’ils se soient toujours montrés parfaitement accueillant vis à vis de
ces femmes successives, je sentais bien que leurs efforts pour les intégrer
à notre groupe diminuaient à chaque fois. En d’autres termes, il était clair
qu’ils en avaient mare de devoir s’intéresser une fois de plus à une
inconnue.

Marie est pourtant une femme exceptionnelle, elle est non seulement belle,
mais élégante et raffinée. Elle a douze ans de moins que moi et sa beauté
est, à 38 ans, sans doute à son zénith. Ceci ajouté à une intelligence très
fine et à un caractère très agréable en font une femme de grande classe.

Les invités arrivèrent les uns après les autres, porteurs à chaque fois d’un
bouquet de fleurs pour Marie, bouquets pour lesquels elle trouva à chaque
fois, dans son rôle de nouvelle maîtresse de maison, le vase approprié. Le
début de la soirée fut du plus banal classicisme: Au Canada cet été! Ca a du
être super; notre aîné viens de se mettre en ménage; ma mère a du être
opérée… ; etc… etc.

Marie fut au départ discrète et effacée, et ce d’autant qu’elle s’éclipsait
de temps à autre dans la cuisine pour surveiller l’avancement du repas. Il
était cependant évident que son charme éveillait l’intérêt de mes amis et
une pointe d’envie voire de méfiance chez leur femme, surtout chez Nicole et
Miriam, la bourgeoise et la « collet monté ».

Au fur et à mesure que la soirée avançait, Marie fut de plus en plus au
centre des conversations et à la fin du repas il n’y en avait plus que pour
elle, elle avait manifestement séduit et conquis mes amis. Les questions des
hommes avaient un coté flatteur, tandis que celles des femmes, surtout
Nicole et Miriam, cherchaient à trouver le défaut de la carapace.

Il y eut des questions du genre tiens nous sommes allés au théâtre Marignan
le week-end passé, c’était très bien, vous aimez le théâtre Marie? Vous avez
des enfants? Etc. etc. Mais c’est quand le hasard des sujets conduisit la
conversation sur l’énergie nucléaire ( on discute vraiment de n’importe quoi
pendant ce genre de soirée) que Marie ne s’en laissa pas conter par Jean qui
semblait bien connaître la question. Elle argumenta avec précision et
concision sur les avantages et inconvénients de ce type d’énergie.
Manifestement Marie impressionnait et intriguait.

- »Vous semblez parfaitement maîtriser le sujet. » Commenta Henri visiblement
subjugué.

-  » Oh, je n’ai aucun mérite, c’est un peu ma partie. » Répondit Marie.

- » Vous travaillez dans le nucléaire ? » Questionna un des autres hommes.

-  » Autrefois oui, mais cela fait un bon bout de temps que j’ai arrêté »

- « Et vous faisiez quoi ? » C’est Nicole qui posait la question. La façon et
le ton sur lequel elle était posé trahissaient l’espoir inconscient que le
rôle de Marie se serait limité à avoir été hôtesse d’accueil ou tout au plus
secrétaire dans un obscur service EDF ou elle aurait quelque fois vaguement
entendu parler du nucléaire.
- » J’étais conseiller du ministre de l’industrie pour les questions
nucléaires » Et vlan, prends-toi ça dans les dents Nicole! Laquelle occupait
ce soir de moins en moins le devant de la scène, elle qui a besoin d’être
partout et toujours la vedette de la soirée.

Marie n’aime pas se vanter, mais après quelques questions habiles de Pierre
et celles moins habiles de Miriam elle consentit à expliquer qu’elle était
docteur en physique nucléaire diplômée du Massachusetts Institute of
Technology.

Mes amis étaient de plus en plus fasciné par la surprenante personnalité de
Marie et Nicole semblait au bord de la dépression nerveuse. Je commençais à
être gêné pour Marie, la conversation tournait à l’interrogatoire, j’avais
beau essayer de changer de sujet, mes hôtes étaient conquis et voulaient
tout savoir, Nicole et Miriam voulant toujours obstinément trouver un motif
de critique qui leur permettrait de savourer une revanche.

Marie donna donc les explications qu’attendait son auditoire:
- » Non je ne travaille plus au Ministère, ni dans le nucléaire. Ca m’a amusé
un moment, mais j’en ai eu rapidement assez – Oui j’ai 2 enfants, ils font
leurs études aux Etats unis chez leur père – Oui je travaille toujours, mais
à mon compte depuis douze ans, je suis indépendante, plus rien à voir avec
le nucléaire. »

Jacqueline suivait la conversation d’une oreille distraite, plus occupée à
déguster le gâteau du dessert. Je crois que c’est Jean, pourtant le plus
discret de la soirée qui posa la question qui allait en changer le cours et
rendre celle-ci inoubliable.

- »Et l’on peut savoir quel est ce métier qui vous amuse plus que conseiller
nos ministres »

Mais c’est, sans aucun doute, la remarque perfide de Nicole qui déclancha la
réponse de Marie.

- »Conseiller de Ben Laden en bombe atomique sûrement! » C’est le sûrement, le
ton un tantinet ironique et l’intonation légèrement blessante de Nicole qui
fit franchir la barrière que met toujours Marie entre sa vie sociale et sa
vie professionnelle. C’est avec le plus grand naturel et en basculant la
tête avec élégance pour remettre en place sa merveilleuse chevelure qu’elle
donna la réponse:

- »Prostituée. »

Il n’y a pas de point d’exclamation car Marie répondit calmement, le plus
naturellement du monde, avec une grande douceur dans la voix.
A part le bruit que fit Myriam qui occupée à boire, failli s’étouffer, un
ange passa, il y eut un froid, un blanc, un silence dans la conversation.

C’est Jacqueline, qui, occupée par son gâteau, ne suivait pas la
conversation, mais qui surprise par ce soudain silence qu’elle ne comprenait
pas, le rompit en demandant à Marie de répéter sous prétexte qu’elle n’avait
pas entendu. Marie répéta avec la même douceur:

- »prostituée »

Jean le prude, visiblement gêné, s’essuya la bouche avec sa serviette, comme
pour s’y cacher. Henri semblait dubitatif. Je suis certain d’avoir, à ce
moment, vu une lueur d’envie lubrique passée dans les yeux de Jacques et je
reste persuadé que Pierre a bandé. Jacqueline n’ayant pas suivi la
conversation, ne comprenait toujours pas ce dont il s’agissait, Miriam et
Nicole restaient bouche bée. C’est Juliette qui brisa le pesant silence en
s’exclamant avec une spontanéité qui témoignait de sa sincérité.

- »Oh que j’aimerais ça! »

- » Mais c’est affreux » lâcha Myriam complètement désarçonnée.

Je tentai une digression, de détendre l’atmosphère en proposant de passer au
salon pour le café. Tout le monde se leva de table, sauf Pierre qui attendit
un petit peu et qui se leva en se contorsionnant pour se tourner vers le
mur. C’est cela et la façon dont il réajusta discrètement son pantalon qui
me donne la conviction qu’il bandait. Je m’éclipsai un moment dans la
cuisine pour m’occuper du café pendant que Nicole et Myriam se dirigeaient
vers les toilettes en échangeant des propos à voix basse. Il me suffit de
surprendre leur grimace pour deviner leurs commentaires sur ce qui venait de
se produire.

Quand je suis revenu dans le salon tout le monde était là et la conversation
très animée roulait sur la prostitution.

- »Je ne me vois pas passer mes soirées sur les trottoirs de Nation dans le
froid, maquillée à outrance, à attendre de me faire tripoter par le premier
venu. Quelle horreur ! Enchaîna Nicole avec une moue de dégoût »

- »Mais c’est pas ça du tout dont il s’agit: Bien sur qu’il faut condamner la
prostitution quand on parle les filles de l’Est ou autres qui sont réduites,
contre leur gré, à une condition d’esclave sexuelle et à exploiter leurs
faiblesses au profit d’organisations mafieuses » répondit Juliette prenant
avec passion le parti de Marie. Marie restait très détachée, et semblait,
comme moi d’ailleurs, beaucoup s’amuser de la tournure des événements.

« Mais enfin, c’est toujours avilissant, les prostitués font des passes à
longueur de journée et se font piquer l’argent par leur souteneur »
enchaînait » Myriam sur un ton quelque peu agressif.

Encore une fois c’est Juliette qui fut l’avocat de la défense.

 » Ah oui je vois Marie, ton souteneur c’est Georges ! Moi je le confesse,
les prostituées me fascinent et je ne sais pourquoi ça m’a toujours attiré.
Mais quand je fantasme sur le sujet, je me vois pas étendue sur une toile
cirée dans une cabane de chantier à me faire quasi violer par des ouvriers
émigrés, les uns à la suite des autres. »

 » Hé bin je ne savais pas que tu fantasmais sur les putes » intervint son
mari sur un ton plutôt humoristique.

 » Tu n’imagines quand même pas qu’après 30 ans de mariage, la seule douceur
de ta voix suffit à me faire jouir. Mais quand je fantasme sur le sujet je
m’imagine dans un corps parfait, habillée avec élégance comme Marie et me
trouver dans un restaurant de classe en face d’un homme raffiné que je
séduirais au point qu’il serait près à toutes les folies pour que je lui
offre mes charmes. Je me trompe Marie? Raconte un peu, ça m’excite. »

« Oui, c’est effectivement plus près de ce que je fais, mais nous ferions
mieux de changer de sujet de conversation, je crains avoir été très
désobligeante, je ne sais pas ce qui m’a pris, je vous prie de m’excuser, en
fait, je n’en parle jamais. »

L’heure avançait, Myriam et Nicole se jetèrent sur le premier prétexte pour
décider leur conjoint à prendre congé, n’ayant manifestement aucune envie de
compter une pute parmi leurs relations.

Dès que nous nous retrouvèrent à six c’est à nouveau Juliette qui relança la
conversation.

« Eh bien ma chère, je n’ai pas l’impression que tu te sois fait des amies,
tu permets que je te tutoie? Mais ne te fais pas de soucis, ce sont des
emmerdeuses, leur mari sont sympas, c’est pourquoi Georges les apprécie,
mais elles, ce ne sont pas des cadeaux! »

 » Oui, je crois que c’est pas demain qu’elles m’inviteront chez elles. »

 » Bon Marie, raconte maintenant! Raconte comment tu fais. »

 » Non, je crois que j’ai déjà fait suffisamment de bêtises pour ce soir ! »

 » Ah non, tu me mets l’eau à la bouche. Raconte et ne te fais pas prier ! »

 » Oui et en ce qui me concerne l’eau n’est pas qu’à la bouche ! »

Tout le monde se tourna vers Jacqueline qui venait de parler. Elle
d’habitude si réservée étonnait par son audace.

 » Ca alors, intervint son mari, toi aussi tu fantasmes sur la chose !? »

 » Non, mais je suis un peu pompette et ça m’excite, na ! »

 » Bon je veux bien vous raconter un petit peu, mais il faut que cela reste
entre nous. Juliette à raison tout commence par le choix du client. Tout
l’art, car être pute est un art, consiste à toujours dominer la situation, à
toujours faire en sorte que ce soit le client qui soit dépendant de la pute
et jamais l’inverse.

Pour être une prostituée de talent, comme les courtisanes du 19° siècle ou
les geishas d’autrefois, il faut, outre des charmes sensuels être dotée
d’une finesse psychologique, d’une certaine intelligence et d’un caractère à
la fois doux et déterminé. Au Japon il y avait des écoles de geishas et leur
réussite était le plus souvent lié à leur finesse. Il y a deux types de
clients: le nouveau et l’habitué. Le nouveau, c’est à la fois plus délicat
et plus excitant. Plus excitant, parce qu’il y a la nouveauté, la découverte
et parce qu’une fois que j’ai accepté le rendez-vous, j’accepte de coucher
avec l’homme quelque soit son physique, qu’il me plaise ou pas, dans une
certaine limite évidement. En fait je n’ai refusé qu’une fois, mais l’idée
de me dire « tu coucheras avec l’homme qui va te payer m’excite à chaque fois
« . Bien sûr je suis très sélective quand j’accepte une première rencontre.
Comme c’est sur le net que je fais le trottoir, je suis attentif à la façon
dont s’exprime mon interlocuteur. S’il passe ce premier examen, je discute
avec lui au téléphone. La façon dont il dialogue avec moi est très
révélateur de sa personnalité, ensuite je n’accepte une première rencontre
que dans un grand hôtel, précédé d’un repas dans le restaurant de l’hôtel.
Comme cela je suis à peu près certaine que mon client a les moyens et qu’il
pourra se montrer généreux ! Après les choses sont le plus souvent
délicieuses, du fait de ma sélection je tombe toujours sur des gens très
intéressants du fait de leur profession, de leur position sociale ou de
leurs responsabilités. La conversation est généralement captivante. Ensuite
il y a le jeu psychologique et subtil de chercher à faire dire à mon
interlocuteur, et sans avoir l’air de lui faire passer un interrogatoire, ce
qu’il aime et ce qu’il a envie tout en faisant monter son désir par le mot
suggestif, par le regard aguichant, par le frôlement osé ou par le sourire
accueillant. Ensuite vient le moment où le client me propose de monter. Une
fois dans la chambre j’ai toujours un grand plaisir à lui donner plus que ce
qu’il espère, à le mener au nirvana et surtout je me montre très excitée, je
jouis de façon très démonstrative. Cette excitation est communicative ce qui
augmente son plaisir et sa jouissance. J’essaie qu’il ne me quitte que
totalement comblé et un peu amoureux.  »

« Mais tu t’es fait payer avant quand même, explique-moi comment ça marche ? »
Questionna Juliette.

 » Pas la première fois, j’élude même le sujet, s’ils en parlent; je leur
fais croire, qu’avec eux c’est différent, qu’ils me séduisent et que c’est
leur charme qui passe avant tout. A la fin, quand le sujet revient sur la
table, je leur réponds que c’est comme ils veulent, que je suis très
troublée par leur charme, que j’ai eu un plaisir extraordinaire et que je me
demande si ce n’est pas moi qui dois les payer.  »

 » Ah bon, et tu n’as pas peur de te faire avoir. »

 » Ce ne m’est arrivé qu’une fois que le gars profite de la situation pour
s’en aller sans me payer. Parfois ils essaient de profiter de mon discours
pour s’en tirer à moindre coût, dans ce cas je leur fais comprendre qu’ils
me déçoivent. Mais le plus souvent cela m’en apprend beaucoup sur leur
personnalité, sur leurs moyens et sur l’effet que je leur fais. J’aime
beaucoup le petit jeu psychologique qui s’en suit: je ne les relance jamais,
à la fois pour ne pas les importuner, un client attend de sa pute une totale
discrétion, mais surtout pour me faire désirer et, sauf s’ils m’ont donné
une somme vraiment énorme, je prétexte un « carnet de commandes » très chargé
pour ne pas les revoir immédiatement. Ce n’est qu’après plusieurs appels,
quand je les sens vraiment accroc et motivé, que je leur dis que j’aurai
peut-être un désistement le surlendemain et leur demande si je peux les
appeler si j’arrive à me libérer. C’est là une partie d’échec qui m’excite
énormément. Je le rappelle le lendemain pour lui dire que c’est d’accord, et
c’est à ce moment que je me montre perverse et pute: je lui rappelle ne pas
oublier mon cadeau en lui faisant remarquer, si j’ai la conviction qu’il en
a la possibilité financière, que je ne l’ai pas trouvé très généreux la fois
précédente, que j’ai l’habitude d’être mieux traitée! Si j’ai bien fait « mon
boulot » il augmente » son cadeau  » de 50à 100%. »

« Hé bin ! C’est quand même pas banal, mais pourquoi as tu choisis ce métier
plutôt que ton poste de haut fonctionnaire. » Questionna Jacqueline.

 » C’est simple: j’aime le sexe, j’aime qu’on soit aux petits soins pour moi,
et mes clients fidèles sont des admirateurs qui me font une cour très
agréable. Je gagne facilement le double de mon salaire de fonctionnaire,
sans impôts, en « travaillant » 3 après midi par semaine, 3 semaines par mois.
Environ 1 fois par mois je passe une nuit entière avec un habitué, et 3 ou 4
fois par an un week-end prolongé dans un endroit de rêve. Le reste du temps
je suis parfaitement libre. J’estime avoir une vie très privilégiée et je
n’en changerais pour rien au monde. »

 » A t’entendre tu fais le plus beau métier du monde, mais tu as quand même
des risques énormes: tu peux tomber sur un malade, sur un mafieux qui
t’oblige à travailler pour lui et puis le sida et toutes autres maladies. »
Répondit Jacqueline toujours peu convaincue.

 » Il faut évidemment une parfaite rigueur dans les protections nécessaires.
Je tente de limiter les risques en demandant des tests réguliers à mes
habitués. Quant à tomber sur un malade, les gens que je rencontre n’ont
aucun goût pour le scandale. Ceci dit j’ai quand même un jour rencontrer un
homme très séduisant, un peu trop même, genre italien, qui m’a dit qu’il
avait de nombreux amis à l’étranger et très riches qui m’apprécieraient
beaucoup lors de leur passage à Paris et qui me paieraient grassement. Il
demandait sa commission. J’ai tout décliné et j’ai refusé de le revoir. Il
m’a relancé une fois ou deux, je lui ai dit très clairement que s’il
m’appelait à nouveau j’irais à la police, il a laissé tomber et je n’en ai
jamais plus entendu parler.  »

 » Ca m’excite, ça m’excite, ça m’excite et puisqu’on en est aux confidences,
je mouille comme cela ne n’était plus arrivée depuis longtemps.  » Enchaîna
Juliette.

« Si vous continuez et si je n’arrête pas de boire cette délicieuse prune je
finirai pas dire qu’il y a longtemps que je n’ai plus bandé comme
maintenant. » Se risqua notre pourtant très prude Bernard.

 » Dommage que je n’ai plus ton age Marie, je crois que je m’y mettrais
aussi. Tout ce que tu expliques, ne fait que confirmer ce que je fantasme. »

 » Tu sais Juliette, l’age n’est pas le critère premier, telle que je te vois
je suis certaine que plus d’un homme parmi mes clients n’hésiteraient pas à
passer au lit avec toi et si vraiment tu as envie de faire une tentative
j’ai peut être une idée qui pourrait te plaire. »

 » Attends Marie, tu vas pas recruter la femme de mon ami pour la mettre au
tapin. » Je dis cela sur un ton mi-sérieux, mi-humoristique pour tenter
d’éviter que cette discussion n’aille trop loin et finisse par contrarier
mes amis.

 » Tais-toi Georges, laisse moi profiter de l’expérience de Marie, elle est
super. Dis-moi, Marie c’est quoi ton idée ? » Repris Julie.

 » Georges a raison, je crois qu’il faut que j’arrête de délirer »

 » Ah non Marie, n’arrête pas j’allais jouir . » Répliqua Juliette décidément
de plus en plus grivoise.

 » Il vaut mieux que tu continues Marie, sinon Juliette va être impossible
pendant des jours. » Intercéda son mari.

 » Eh bien vous l’aurez voulu, délirons, délirons: J’ai un habitué qui à la
fois a envie d’une femme d’age plus mur que moi et de deux femmes en même
temps, si tu veux Juliette on y va à deux.  »

 » Oh oui, t’es d’accord Bernard, tu peux pas me refuser ça ! Oui Marie,
merci. C’est quand tu veux et puis, tu sais, je veux pas d’argent pour moi,
tu gardes tout, moi c’est pour le fun, pour le jeu. »

 » Non, non ! Je ne brade pas mes prix, tu verras, il nous paiera toutes les
deux, ça fait partie du jeu. »

Et voici comment une femme BCBG de 50 ans a commencé une carrière de pute de
luxe !

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