Ondes courtes 4 – Magie de Chair par Sylvie_Deplicadour

J’ai passé une semaine bizarre. Une nouvelle est arrivée à l’école. Elle
vient d’un IUT où elle ne s’est pas plue. Elle est étrangère et, après des
études secondaires en Suisse, elle est venue à Lyon pour poursuivre ses
études supérieures. Son père est diplomate, nous a-t-elle dit. Elle a les
moyens, il faut dire, parce qu’elle dispose d’une voiture dont elle fait ce
qu’elle veut. C’est une vieille voiture suisse, un coupé Borgward Isabella
des années cinquante. Il paraît que son père a fait refaire toute une partie
du moteur pour qu’elle puisse rouler avec l’essence moderne. Nous avons
sympathisé tout de suite quand elle a su que mes parents aussi vivent à
l’étranger.
Comme je connais Lyon comme ma poche, nous sommes allées en ville parce
qu’il fallait qu’elle achète des vêtements neufs. Nous avons ensuite profité
de notre après-midi de liberté pour aller voir un club nautique sur l’Ain, à
l’Est de Lyon. Nous n’y sommes restées que peu de temps. Après une
demi-heure où Soledad a pris tout un tas de prospectus et de formulaires,
nous avons repris sa voiture parce qu’elle voulait visiter Pérouges. C’est
une jolie petite ville ancienne entre Montluel et Bourg en Bresse.
La température avait beau être clémente, nous avons roulé avec le toit dur,
le hard top, comme on dit en anglais. C’est comme la capote en toile, mais
en métal. Cette vieille voiture a des ouvertures assez petites, malgré son
grand pare-brise aérodynamique. Les sièges sont en cuir rouge et les
ceintures de sécurité bordeaux sont assorties à ma jupe. Le changement de
vitesses est une tige assez courte terminée par une boule en bois précieux
qui porte l’insigne de la marque. Les chromes du cadre du pare-brise et des
encadrements des deux portières donnent un cachet énorme à cette voiture qui
pourrait être de collection. En revenant de Pérouges, nous nous sommes
arrêtées dans plusieurs clubs hippiques et sur la route du retour vers Lyon,
Soledad me dit :  » Je crois que nous allons bien nous entendre. J’en ai
besoin. J’ai besoin d’une amie. D’une vraie, à qui on peut tout dire…  »
Je laisse passer un peu de temps, attendant de voir ce qu’elle cherche à me
dire sans y arriver. Et puis elle se lâche.

- Où tu en es, avec les garçons ?
- Nulle part « .

Je n’ai pas l’intention de me livrer tout de suite dans ce domaine.

- Et avec les filles ?
- Comme avec les garçons « .

Je ne mens pas, j’ai goûté des deux, ou plutôt d’un et d’une, mais c’est
resté en famille. Et je ne vais pas encore entrer dans le détail.

- Tu veux dire que jamais personne ne t’a faite jouir ?
- Fait jouir. Pas faite jouir.
- Tu es bien une fille ?
- Oui, mais faire suivi d’un infinitif, c’est invariable.
- Dommage.
- Quoi ? Que ce soit invariable ou que je sois une fille ? Tu aurais préféré
que je sois un travesti ou un transsexuel ?  »

Je sens qu’elle hésite, puis elle me dit :

- Je ne suis pas tout à fait normale « . Elle hésite, et moi j’attends. Elle
poursuit :  » Je suis bien une fille, avec des règles et tout et tout, mais…
j’ai un très gros clitoris. On dirait un petit pénis, d’après ce que dit le
spécialiste suisse. C’est bien un clitoris, hein ! Je ne fais pas pipi par
là…

J’ai beau être délurée, je suis baba de cette confidence ; mais je n’en
montre rien. Elle continue :

- Ça m’embête bien, parce que je n’ose pas me laver avec les autres filles,
je n’ai jamais osé draguer des garçons ou les laisser me draguer. Sauf une
fois « . Elle attend un peu avant de continuer.  » Les médecins disent que
j’aurai des enfants sans problème si j’en veux, mais vraiment, ça me gène de
ne pas être comme les autres.
- Tu as bien tort. Moi, j’ai des tout petits seins, mais je sais que je
trouverai quand même un mari quand le moment sera venu.

Nous roulons sur une petite route qui longe l’Ain. Nous passons près d’un
centre d’essais de véhicules qui appartient, d’après les pancartes qui
flanquent la clôture, à une grosse société française de fabrication de
camions. Ma nouvelle copine roule lentement et cherche quelque chose depuis
un certain temps, je le vois bien. Soudain, elle arrête le cabriolet, fait
marche arrière et sort de la petite route pour entrer dans un chemin
forestier.

- J’ai besoin de faire pipi, m’explique-t-elle « .

Ça tombe bien, moi aussi. En plus, je suis curieuse de voir son sexe, mais
je ne sais pas comment le lui dire. Simple curiosité, je vous assure. Je
n’ai pas envie de faire des infidélités à mon oncle, d’un côté, ni à ma
cousine de l’autre. Comme souvent, depuis quelques mois, je suis sans
culotte. Maintenant, je maîtrise assez bien le fait de faire pipi debout.
J’ai trouvé comment placer mes doigts.
La voiture garée, je sors et comme il n’y a personne pour voir, je relève ma
jupe sous mes aisselles, j’écarte un peu les jambes et je lance un jet
puissant qui me soulage instantanément. Le thé de Pérouges a eu un effet
diurétique sur moi. Soledad semble chercher quelque chose.

- Je n’ai pas de mouchoir en papier  » dit-elle.
- J’ai une langue habile  » m’entends-je répondre.
- Pardon ?  » Elle a l’air sidérée.  » Tu veux dire que … que tu… Toi aussi ?
- Comment ça, moi aussi.
- C’est un de mes rêves. Quand je dors, je rêve que je suis assez souple
pour lécher mon entrejambe et pour boire mon urine… Et sucer mon … anomalie.
- Tu n’as jamais sucé tes doigts ? Je veux dire après avoir fait pipi ?
- Si, mais ce n’est pas pareil. J’ai vu que tu ne t’es pas essuyée, là à
l’instant.
- Non. Soit je vais me frotter et me lécher la main, soit, si le cœur t’en
dit… Mais fais vite, c’est meilleur frais.

Je m’assieds sur la malle gris métallisé de la voiture et Soledad arrive
vers moi. Je surveille les alentours pendant qu’elle me lèche
consciencieusement. Elle n’est pas très habile avec mon petit bouton de
rose, mais je prends mon mal en patience. Assez vite, elle se relève,
serrant un peu les genoux. Manifestement, son envie de faire pipi est assez
forte.

- Enlève complètement ta culotte, lui suggéré-je. Tu verras, on est mieux.
- J’ai remarqué quand tu as pissé que tu n’en porte pas « . Elle me dit cela
en faisant glisser son slip écru à dentelles couleur de thé.
- Jamais, quand le temps le permet  » expliqué-je à propos de mes dessous.

Elle se baisse légèrement, les pieds bien écartés, la jupe sous les bras. Je
viens me mettre face à elle, pour voir l’étrangeté dont elle m’a parlé. Je
me penche, curieuse. Elle scrute mon visage, inquiète. Effectivement, je
vois une petite tige de chair qui sort de la commissure de ses petites
lèvres… le jet de son urine sort nettement en dessous. Je me sens toute
émoustillée par ce spectacle. Mon frifri s’humidifie. Soledad a fini. Dans
la lumière du soleil déclinant, je vois les dernières gouttes tomber sur le
sol, et mes yeux se posent sur sa fente, humide de son ambroisie. Il y a
urgence pour moi à m’occuper de tout ça. Mais il ne faudrait pas qu’on nous
voie.

- Ne remets pas ta culotte. Tu vas t’appuyer debout contre la porte droite
de la voiture, les jambes légèrement écartées.

Quand elle s’est exécutée, je m’approche et je m’accroupis
devant elle. Je soulève sa jupe et d’abord je lèche bien tout son nectar
prenant ses poils humides entre mes lèvres et en aspirant l’urine. Ma langue
s’enfonce entre ses replis intimes et lorsque je sens qu’il n’y a plus rien
à  » nettoyer « , je prends le grand clitoris entre mes lèvres. Il a un peu
gonflé, pendant que ma langue s’affairait au-dessous de lui. Mais
maintenant, j’ai l’objet dans ma bouche. Il devient dur et j’ai tendance à
le sucer fort.

- Attention, c’est très sensible. Surtout, ne mets pas les dents. Pas
encore.

Je crois avoir compris. Ce doit être comme les pointes de seins, mais en
plus sensible encore. Au bout de quelque temps que je suce cet organe
miraculeux qui ressemble à un petit pénis, ma nouvelle amie commence à
onduler du ventre. Ce faisant, ses lèvres intimes font entendre un bruit
mouillé. Puis après avoir ondulé très fort, Soledad prend ma tête à deux
mains et, doucement me fait comprendre de la lâcher. A regret, j’abandonne
son miracle physiologique, mais j’enfonce ma langue entre ses replis intimes
pour lécher l’humidité qui sort de son hymen. Mais il n’y a plus d’hymen. Ma
nouvelle amie n’est plus vierge. Je ne réfléchis pas, j’enfonce ma langue
aussi profond que le peux dans cette nouvelle découverte. C’est légèrement
acide, c’est trempé, et je mets ma langue en tuyau, pour aspirer comme avec
une petite pompe.
Soledad est immobile, les jambes légèrement pliées et les cuisses écartées.
Elle grogne au rythme des mouvements de ma langue. Je tiens ses cuisses à
deux mains, les appuyant contre mes épaules, et ma langue entre et sort de
sa grotte ouverte. Seulement, je me mets à avoir mal à la langue et
j’abandonne mon exploration.
Soledad se redresse, essoufflée. Elle me regarde et me tend une main
abandonnée au bout d’un bras dolent.  » Merci  » murmure-t-elle.
Nous remontons dans la voiture. Elle baisse sa vitre, ouvre la boîte à gant
qui n’est pas polluée par un airbag et sort une boîte de cachous Lajaunie.
Elle m’en offre et j’accepte.
Quand nous rentrons à la boîte, un message m’attend dans ma case. La
direction a enfin pu m’accorder ce que je demande depuis le début de
l’année, quitter le dortoir de quarante filles pour aménager dans une
chambre. La chambre D 216, précise le billet de l’économe. Heureusement que
je n’ai pas trop de matériel à déménager parce que c’est une surprise
complète. Agréable, mais une surprise. Je ne m’y attendais plus pour cette
année. En une heure, j’ai transporté tout de l’aile A où sont les dortoirs,
à l’aile D. Les chambres de l’aile D sont doubles ou triples. Celle-ci est
double, et est déjà occupée par… Soledad. Je lui avais bien dit lors de
notre premier cours ensemble que j’avais fait une demande de déménagement,
mais c’en était resté là. En fait, pendant que je range mes derniers
vêtements, elle m’explique que son père est intervenu depuis Genève pour que
la direction de la boîte satisfasse ma demande en priorité… C’est beau, l
piston.
Mais ce que je me demande, c’est pourquoi elle a fait cela. C’était il y a
quelques jours, bien avant notre après-midi tendre… donc elle n’avait pas
d’idée préconçue sur ce qu’allaient devenir nos relations.
Après le dîner, Soledad me raconte un peu plus de sa vie. Et je comprends
alors pourquoi elle n’est plus vierge. Rien de bien dramatique, mais plutôt
instructif pour la jeune fille que je suis, encore pucelle bien que délurée…

- Mais ton oncle ne t’avait pas avertie de mon arrivée ?  » me demande-t-elle
après m’avoir raconté ses mésaventures.
- Non, pourquoi. Tu le connais ?
- C’est bien Raymond Deplicadour, l’écrivain ?
- Oui.
- Eh bien, c’est un ami de mon père. C’est lui qui a signalé à mon père
cette école, quand je me morfondais à l’IUT. Ils se connaissent depuis la
fin des années 90. Ils se sont rencontrés en Palestine.
- Quand mon oncle était consul, alors.
- Oui. C’est ça. Mon père était à l’ONU, et ton oncle était un fameux
méhariste, à cette époque.
- C’est le passé, mais il est resté un fameux cavalier.

En disant cela, je ne pense ni aux chevaux, ni aux chameaux, mais bien à la
façon dont il m’a chevauchée par derrière la semaine dernière. Quoique,
cette fois-là, c’est moi qui était à cheval sur sa corne d’abondance. Mais
maintenant, je comprends mieux pourquoi il m’avait promis une surprise pour
cette semaine.
Quand je reprends mon téléphone portable, il y a un message qui m’attends.
Ma tante me propose de venir chez eux ce week-end avec… Soledad. Je la
rappelle, et elle me confirme l’invitation de vive voix. Elle aussi connaît
les parents Almagarro.
Je ne m’étonne plus de rien, mais je me demande bien ce qui va encore
survenir dans ma petite vie bien tranquille. N’empêche que ce soir, je
compte bien me livrer avec Soledad à des activités émoustillantes, après
l’extinction des feux.

Sylvie

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