Journée découverte pour un jeune homme timide Par Faustin

Ce mois d’août 196x, Louis allait connaître une aventure exceptionnelle, une
aventure comme il n’en avait jamais connu auparavant. Il avait 19 ans depuis
quelques mois déjà et l’aventure, il l’attendait pour le mois de septembre,
ce mois-là, il devait être incorporé pour faire son service militaire.

L’usine où il travaillait avait fermé ses portes le 31 juillet pour cause de
congés annuels mais Louis n’avait pas les moyens de partir en vacances. Payé
au Smig, le peu d’argent qu’il avait mis de côté ne serait même pas
suffisant pour tenir les 16 ou 18 mois que durerait son service militaire,
et ce n’est pas avec les 30 centimes de francs (l’équivalent de 20 centimes
d’Euros actuels en terme de pouvoir d’achat) par jour que lui octroierait la
grande muette qu’il allait pouvoir revenir en permission autant de fois que
possible.

Par chance pour Louis, son oncle qui était boulanger, sachant son besoin
d’argent, est venu le chercher pour remplacer son ouvrier qui venait de lui
faire faux bond, le temps de trouver un remplaçant. Louis n’y connaissait
rien en boulangerie mais comme il n’était pas fainéant, il saurait rendre
les services que l’on attendait de lui.

Le travail était difficile, levé à 2 heures du matin pour aider l’oncle qui
lui, était déjà levé depuis 1 heure. Malheureusement, on ne s’improvise pas
boulanger et malgré sa bonne volonté, Louis se rendait bien compte bien
qu’il n’était pas à la hauteur. D’un commun accord, Ils décidèrent alors
d’un changement d’organisation. C’est sa tante qui se lèverait la nuit pour
faire le pain avec son mari, elle avait déjà fait ce travail lorsqu’ils
s’étaient installés dans ce commerce. Louis pour sa part, se chargerait de
livrer les cantines des écoles, quelques restaurateurs et quelques dépôts de
pain. Heureusement qu’il avait passé son permis de conduire peu de temps
auparavant. Ce travail l’occupait une bonne partie de la matinée.

L’après-midi, les époux fatigués allaient prendre un repos bien mérité,
Louis était alors de service au magasin. Il n’y avait pas beaucoup de
clients à ce moment de la journée mais Louis découvrait cette nouvelle
activité avec beaucoup de plaisir. Il aimait bien discuter avec les clients.
Bien sûr, cela tournait presque systématiquement autour de la pluie et du
beau temps mais parfois quelques clients ou plutôt, quelques clientes, c’est
surtout des femmes qui font les courses, s’attardaient. Il y en avait de
toutes sortes, des jeunes, mais aussi beaucoup de moins jeunes, des belles,
des moins belles, des grosses, des minces.

Louis était très timide mais il était aussi très mignon, il le savait, et
là, il en avait la confirmation. Jamais il n’avait eu l’occasion de parler à
tant de femme en si peu de temps, surtout à des femmes en majorité plus âgée
que lui. Plus d’une d’entre elles lui fit des allusions salaces, ce qui
avait la faculté de faire rougir notre Louis d’un rouge vermillon qui
ravissait ces dames. Il avait même l’impression que certaines clientes
venaient exprès en début d’après-midi pour être sûr d’être seules avec
Louis, il les reconnaissait au soin qu’elles prenaient pour leurs toilettes
et leur maquillage. Oh bien sûr, elles ne le draguaient pas toutes, mais
cela leur apportaient un peu de fantaisie dans leur quotidien et leur
rappelaient le bon temps du flirt et de l’insouciance.

Louis prenait ces marivaudages comme il se doit, poliment et commercialement
correct. Il faut bien le reconnaître, très peu de ces femmes l’attiraient,
certaines étaient même plus âgées que sa propre mère.

Quand même, il y avait une qui l’intriguait plus que les autres, plus les
jours passaient, plus il y pensait, plus il était impatient, anxieux et
nerveux en attendant l’heure de sa venue. Elle avait l’habitude de passer un
peu avant dix-sept heures, Louis croyait savoir qu’elle travaillait à la
mairie qui se trouvait à quelques centaines de mètres de la boulangerie.

La trentaine, visage rond, parsemé de tâches de rousseurs, lèvres minces,
des petites lunettes rondes d’intellectuelle, les cheveux stricts plaqués.
Toujours habillée de noir avec quelquefois des motifs blancs. Les robes et
les jupes amples qui descendaient en dessous des genoux lui donnaient une
allure de bourgeoise sans relief. Légèrement potelée, on pouvait, en
l’observant un peu mieux, deviner une poitrine généreuse sous les corsages
amples eux aussi. Ses gestes étaient lents et précieux.

Mais ce qui avait surtout marqué Louis, c’était le contraste de son
apparence et de son regard. Avec son allure de grenouille de bénitier, la
tête légèrement penchée vers le sol comme en signe de soumission, elle
fixait Louis par en dessous, intensément, dans les yeux, avec un regard de
braise, un regard pervers, un regard insoutenable et ne le quittait que
lorsqu’elle sortait du magasin. C’était particulièrement difficile pour
Louis lorsqu’il y avait d’autres clients dans le magasin, tout en servant
ces clients, il sentait le regard de la jeune femme sur lui, ce regard qui
le dévorait. Lorsqu’il la servait, elle ne disait presque rien, le strict
nécessaire, d’une voix douce à peine audible mais le cœur de Louis battait
un peu plus fort. Il avait l’impression qu’elle jouait au chat et à la
souris avec lui, mais la souris, c’était lui.

Le samedi, elle venait avec son mari Pablo. Il était d’origine espagnole,
légèrement plus petit qu’elle, maigrelet le visage osseux, même rasé de
près, il avait les joues et le menton toujours noir. Sans savoir pourquoi,
Louis imagina qu’il était maçon, peut-être les mains calleuses ? En tous
cas, il semblait très amoureux et tenait souvent sa femme par la taille.
Petite fantaisie du samedi, elle prenait des petits pains au lait, pour le
goûter de Pablo disait-elle.

Cela faisait déjà trois semaines que Louis travaillait chez son oncle.
Depuis quelques jours, une canicule s’était installée sur le pays, tout le
monde se plaignait de la chaleur, les gens faisaient des gestes lents comme
pour s’économiser. Le vendredi, comme d’habitude, la dame en noir fut à
l’heure pour chercher son pain, mais ce jour-là, exceptionnellement, elle
commanda un gâteau pour le lendemain et comme il faisait très chaud, elle
demanda qu’on le lui livre par crainte que la crème ne tourne si elle devait
l’emporter elle-même. Louis prit la commande et sut ainsi qu’elle s’appelait
Muguette.

Le lendemain, samedi en fin de journée, relayé au magasin par la tante,
Louis emballa le gâteau pour le livrer. Dehors l’air était lourd, le sol et
les murs étaient surchauffés. Il trouva sans difficulté la petite maison à
l’adresse indiquée. Il était attendu parce qu’à peine arriva-t-il à la porte
que celle-ci s’ouvrit. Pablo tout sourire l’invita à entrer. Louis entra et
sur les indications de Pablo, déposa le gâteau sur la table de cuisine. Il
s’apprêtait à partir lorsque son hôte lui proposa une boisson
rafraîchissante. Poliment il accepta.

S’asseyant autour de la table, Pablo et Louis entamèrent une conversation
tout azimut. Au fil de leur discussion, Pablo semblait intéressé par le fait
que Louis faisait ce boulot chez son oncle pour résoudre ses problèmes
financiers. La confiance semblant s’installer, Pablo prenant un air
complice, lui dit.

- Écoutes Louis, il le tutoyait mais c’était normal vu la différence d’âge,
est-ce que je peux te faire une proposition, euh, disons un peu spéciale ?

Louis le regarda interrogatif. Pablo continua.

- Ce que je veux te proposer n’est pas un truc ordinaire. Avant tout,
jure-moi de n’en parler à personne. Tu as tout a gagné avec ma proposition,
mais je veux être sûr que personne jamais n’en saura rien.

Louis se raidit, il se demandait ce que pouvait être ce truc et ne voulait
surtout pas faire quelque chose de pas net. Il ne voulait pas vexer son hôte
non plus mais ne put s’empêcher de demander.

- C’est honnête au moins ?

Pablo éclata d’un petit rire nerveux.

- Il n’y a aucun problème. Je ne te demande pas de faire quelque chose
d’illégal. C’est juste gênant pour un homme de demander cela à un autre
homme, c’est encore plus difficile pour un mari.

Louis, sur le qui-vive, n’avait pas encore compris. Pablo insista.

- Tu n’es pas obliger d’accepter, mais saches que si tu refuses, il y a de
fortes chances que tu le regrette après. Cette proposition, beaucoup
d’hommes aimeraient bien que l’on la leur fasse. Tout ce que je te demande,
c’est de n’en parler à personne, que tu dises oui ou que tu dises non !

Louis, intrigué malgré lui, accepta du bout des lèvres. Pablo, prenant un
air sérieux, le regarda droit les yeux.

- Voilà, je voudrais que tu baises ma femme… Tu comprends maintenant
pourquoi je te demande le silence.

Le ciel lui serait-il tombé sur la tête que cela n’aurait pas fait plus
d’effet sur Louis. Jamais il n’aurait pu imaginer que quelqu’un lui demande
une chose pareille. Bien sûr, comme tout le monde il avait entendu parler de
ces vieux messieurs impuissants qui proposent leurs femmes encore jeunes à
des hommes vigoureux, mais il s’agissait plus pour lui de fantasmes de
puceaux boutonneux que des choses qui se passent réellement. N’empêche, la
réalité était là, devant lui et il devait réagir, dire quelque chose. Il n’y
arriva pas et c’est Pablo qui rompit le silence pesant qui commençait à
s’installer.

- T’inquiètes pas, il n’y a pas de piège, tu dis non et on n’en parle plus
mais si tu dis oui, je saurais me montrer généreux et je t’assure, ma femme,
c’est un beau coup, il y en a beaucoup qui voudraient être à ta place !

Louis ne voulait pas encore croire ce qu’on lui proposait. Inquiet, Il
interrogea.

- Elle est au courant de ce que vous me demandez là ? Parce que si elle ne
veut pas, moi je ne peux pas la forcer !

- Bien sûr qu’elle est au courant, depuis qu’elle t’a vu, elle me casse les
oreilles avec le « petit boulanger par-ci, le petit boulanger par-là ». J’en
ai eu marre et je lui ai dit de t’inviter dans son lit. Eh ! Bien, sais-tu
ce qu’elle m’a répondu: « Oui, mais imagine qu’il ne veuille pas, j’aurais
l’air de quoi, tu devrais le lui demander toi ». Voilà, tu sais tout,
continua Pablo.
- Mais oui, mais vous, ça ne vous fais rien que votre femme fasse ça avec un
autre ?
- Oh ! Tu sais, je ne suis pas jaloux, nous avons déjà participé ensemble à
une soirée échangiste. Elle n’a pas aimé du tout parce qu’il n’y avait pas
de mec qui lui plaisait, elle aime bien choisir et toi, tu as un ticket…
Tu as déjà baisé beaucoup de femme comme celle-là ?

Cette dernière phrase lancée comme un défi.

Louis, encore une fois, sentant le rouge gagner ses joues, dut avouer que
son expérience avec les filles était quelque peu limitée. Quelques rares
coups en missionnaire dans les champs ou dans une voiture, avec des filles
faciles ou des filles avec qui il valait mieux faire ça dans le noir sous
peine de manquer de motivations.

Jamais, il n’aurait pu se douter que cette femme stricte, à l’allure de
sainte nitouche, quelqu’un qui semblait plutôt rechercher l’anonymat,
cachait en fait, une nymphomane. Ce mot d’ailleurs n’avait pas beaucoup de
sens pour lui. Il n’arrivait pas à croire à la proposition et se demandait
où était le truc.

- Mais vous, qu’avez-vous à gagner dans cette histoire ?
- T’emballes pas, y a pas d’entourloupe. Je vais te dire, j’ai 35 ans, au
début, lorsque nous nous sommes connus, Muguette était encore vierge et ne
connaissait presque rien au sexe, elle n’en demandait pas trop, mais au fur
et à mesure, elle y a pris goût, maintenant, il lui en faut toujours plus et
parfois, j’ai du mal à suivre. Alors, quitte à ce qu’elle baise avec
quelqu’un d’autre, je préfère savoir avec qui plutôt que de la voir partir
parce que je ne lui suffis plus.

Louis était à bout d’arguments, la proposition le tentait, une dernière
crainte le tenaillait cependant, celle de n’être pas à la hauteur. D’un
autre côté, s’il refusait, il passerait pour un imbécile, un plouc. Bien
qu’étant dans ses petits souliers, il décida de se jeter à l’eau en
acceptant la proposition de Pablo, essayant d’avoir l’air du gars qui a
l’habitude et à qui on ne la fait pas.

Rendez-vous fut pris pour le lendemain, dimanche, à l’heure de la sieste.

Ce soir-là, Louis eut du mal à s’endormir, s’interrogeant par moment sur
tous les pièges possibles et essayant d’y trouver des parades. Bizarrement,
ce qui l’effrayait le plus, c’est que tout ceci ne serait qu’une blague
montée par ses copains. Il cauchemardait en imaginant retrouver ses copains
hilares lorsqu’il entrerait dans la petite maison. A d’autres instants, il
se voyait en train de limer la bourgeoise. A ces instants, il devait
mobiliser toute son énergie pour de ne pas faire appel à la veuve poignet de
peur de puiser dans les réserves qui lui serait si utiles le lendemain.

Tard dans la nuit, à force de se tourner et retourner dans son lit, Morphée
eut raison de toutes ces pensées négatives et il s’endormit du sommeil du
juste.

Le dimanche matin, en se réveillant, sa première pensée fut pour la
proposition de la veille, avait-il rêvé ? Il se pinça, non il n’avait pas
rêvé ! Était-ce possible ? Il se leva, regarda par la fenêtre, le soleil
était levé depuis bien longtemps déjà, caressant le paysage de ses rayons
brûlants, la journée serait dure à vivre sous cette chaleur étouffante.
Louis était bien réveillé, conscient que ce qui c’était passé la veille
était bien réelle, maintenant, il fallait assumer. Mais avant, il y avait
l’attente, Louis s’efforça d’avoir des occupations comme s’il s’agissait
d’un dimanche ordinaire, mais ce n’était pas un dimanche ordinaire, il
traîna dans son bain prenant un soin particulier pour être irréprochable. Il
était comme dans un brouillard, le temps lui paraissait passer
incroyablement vite comme si quelqu’un le poussait dans le dos, mais
étrangement, les instants présents semblaient faire du sur place.

14 heures 30, il fallait y aller. Louis emprunta la veille bicyclette de sa
tante. Il avait les jambes en coton, c’est que tout ceci n’était pas
spontané, au contraire, c’était programmé, planifié, attendu. Il se rendait
chez des gens qu’il connaissait à peine pour faire l’amour, enfin…, baiser
une femme dont il ne savait pratiquement rien. Normalement, il devait être à
la hauteur car lorsqu’il se faisait plaisir, il pouvait le faire trois ou
quatre fois de suite sans problèmes, mais là, il ressentait le trac, la peur
de l’inconnu.

Là-haut, très haut, de longues traînées blanches commençaient à grignoter le
bleu du ciel. Le vent se levait et se transformait parfois en bourrasque
brûlante, levant la poussière sur les trottoirs en terre battue. Louis
déposa son vélo sur le mur de la petite maison et se prépara à frapper
contre la porte.

Comme la veille, il était attendu et la porte s’ouvrit sur un Pablo
interrogatif.

- Ça va ?
- Ça va. Répondit Louis. La gorge nouée.
- Un petit cognac ?

Louis accepta, il n’avait pas l’habitude de boire de l’alcool, mais en cette
circonstance, il avait besoin de se donner du courage. Pablo versa un
généreux verre de cognac et pendant que Louis le portait à ses lèvres, il
appela Muguette. Elle devait attendre derrière la porte parce que presque
immédiatement, la porte reliant la cuisine à un couloir s’ouvrit laissant
entrer la jeune femme.

Trop tard maintenant pour changer d’avis.

L’apparition de Muguette laissa Louis bouche bée. Il faut dire qu’elle
n’avait lésiné sur le look. Une vraie pute des années trente, sous une robe
de chambre légère et transparente, une guêpière serrée à la taille, la
poitrine ne demandant qu’à s’échapper des bonnets pourtant de bonne taille,
les bas résilles attachés à la guêpière et une petite culotte transparente
par-dessus qui ne cachait rien de l’importante toison noir qui ornait son
pubis.

Elle s’avança vers lui, le fixant pour essayer de deviner l’effet produit
par son entrée. Elle s’approcha à un mètre, fit un tourbillon sur elle-même,
ne le quittant pas des yeux.

- Alors ? Je te plais ?

Coquetterie, mais il fallait bien dire quelque chose. Ils s’observaient tous
les deux, ne sachant que dire alors que toutes leurs pensées étaient
dirigées vers ce qu’ils allaient faire ensemble.

- Ben, faudrait être difficile.

Louis avait des bouffées de chaleur. La fraîcheur relative de la pièce ne
suffisait plus, il était rouge comme une pivoine, la sueur lui dégoulinait
sur tout le visage, Johnny en concert n’était pas plus dégoulinant que lui.
Muguette s’approcha et lui essuya le visage avec une serviette qui se
trouvait miraculeusement à portée de sa main. Quand elle eut finit, elle lui
donna un petit bisou discret sur le coin des lèvres. Sans le faire
intentionnellement, Louis frôla sa main sur la poitrine de Muguette, c’était
doux, c’était merveilleux, il aurait bien aimé prendre ces seins lourds à
pleine main et les caresser, les malaxer, mais il n’osa pas. Muguette
avait-eut, elle aussi, un petit frisson, elle voyait la gêne du garçon, sans
plus de façon, elle prit la main du jeune homme, la posa sur un sein et lui
dit.

-Tu n’as pas envie de le caresser ? Il ne te plaît pas ?

Louis, rougit encore plus si c’était possible, caressa le sein sans
toutefois oser l’empoigner. Muguette décida de brusquer les choses, elle
porta sa main sur l’entrejambes de Louis. Ce geste osé ne laissa pas Louis
de marbre, son sexe fut saisit d’un étirement bien agréable qui prouva à
Muguette qu’elle était sur la bonne voie. Le serrant contre elle, elle lui
roula un patin fougueux.

- Viens, lui dit-elle dans souffle.

Comme dans un rêve, il la suivit lui donnant la main. Un dernier regard en
direction de Pablo comme pour vérifier que tout allait bien. Ce dernier
souriait et hochait de la tête pour encourager le jeune homme intimidé.

Ils entrèrent dans une chambre très sombre décorée d’un mobilier de style
espagnol, le soleil n’y pénétrait pas à cette heure de la journée, par
contre, on pouvait voir la lumière éclabousser le jardinet à travers les
fentes des persiennes fermées.

Debout devant le lit, elle entreprit de lui enlever son tee-shirt, elle
s’attaqua ensuite aux boutons de son pantalon. Louis qui l’avait laissé
faire au début, finit de descendre son pantalon. Muguette mettant ses bras
autour du cou de Louis, lui susurra à l’oreille de lui enlever sa petite
culotte.

Posant un genou à terre, tremblant d’excitation et d’appréhension, il baissa
doucement la fragile protection, son visage à dix centimètres de la toison
luxuriante et provocante. Il fut saisit par l’odeur de la femme en rut,
odeur exacerbé par la chaleur étouffante de la chambre. Elle s’assit sur lit
puis s’allongea sur le dos, Louis finit de se mettre nu en arrachant ses
chaussettes et son slip avant de se mettre sur elle dans la position du
missionnaire. Une fois en position, Il se sentit gêné par le bustier rigide
avec tous ses lacets qui faisaient une barrière entre leur deux corps, il
aurait préféré qu’elle soit nue. Heureusement, sa jeunesse compensait et il
offrait une érection convenable.

C’est encore Muguette qui prit l’initiative en prenant la bite de Louis
entre ses doigts et lui ouvrit le chemin de sa grotte. Louis fut surpris par
l’abondance du liquide lubrifiant, à peine s’il sentit que son sexe était à
l’intérieur de l’autre sexe. Heureusement qu’il ne faisait pas de complexe
sur la taille de son vit. A peine était-il à l’intérieur que la dame
commença à gémir, à se pâmer. Elle laissait échapper des râles de plaisir au
moindre mouvement de Louis. Jamais jusqu’à présent une de ses partenaires
n’était partie aussi vite mais qu’importe, il commençait à se sentir bien,
la queue dans l’antre brûlant, il devait même multiplier les poses pour
éviter d’éjaculer trop vite. Tout en restant enfoncé en elle, il caressait
et triturait toutes les parties du corps de la femme qui se trouvaient à
portée de ses mains.

A la moindre caresse, au moindre mouvement, Muguette répondait par des
exclamations, des exhortations, des onomatopées. Elle était très
démonstrative, trop peut-être, à tel point que Louis eut des doutes, se
demandant si elle ne simulait pas. A un certain moment, il sentit comme une
présence derrière lui, il se retourna et vit Pablo, assis sur une chaise
dans un coin. Il avait la braguette ouverte et avait sorti son engin, un
petit truc tout mou qu’il essayait de faire tenir debout. Cette vision
amplifia les doutes de Louis. Et si tout ceci n’était qu’un piège et que le
bonhomme ne se précipite sur Louis pour lui faire subir les derniers
outrages. Cette présence et surtout la branlette de Pablo qu’il n’avait pas
prévue dérangèrent Louis au point de le faire débander. Il quitta sa
position conquérante sur la dame pour s’allonger à côté. Celle-ci avait
compris et entreprit de rassurer son amant.

- Eh bien, qu’est-ce qui t’arrive, Louis ? C’est la présence de Pablo qui te
gène ?

Louis bafouilla une réponse qui en gros, traduisait ses craintes.

- Ne t’inquiètes pas, Pablo n’est pas méchant, il veut juste me voir jouir,
c’était sa condition pour qu’il accepte de te demander de venir, c’est moi
qu’il regarde.
- Peut-être, mais maintenant je vais sentir son regard sur moi et ça me met
mal à l’aise.

Muguette l’écoutait, un sourire moqueur mais néanmoins conciliant sur les
lèvres.

- Écoutes, on va faire un compromis. Pablo ira se mettre sous le lit, comme
ça il ne pourra pas nous voir mais il pourra entendre. D’accord ?

Ravie de son idée, elle continua tout en jetant son œil moqueur vers Pablo.

- D’ailleurs, j’aurais dû y penser avant, je trouve très excitante l’idée du
mari sous le lit pendant que sa femme se fait baiser sur ce même lit.

Pablo, sans rien ne dire, se glissa sous le lit, la désillusion de Louis
commençait à s’estomper, d’autant plus que la dame s’était penchée sur son
entrecuisse et avait embouché la bite encore luisante de ses propres
sécrétions. Son sexe reprenant de la vigueur, Louis fut envahi par une
irrésistible envie de finir ce qu’il avait commencé et il retrouva avec
beaucoup de plaisir la chatte brûlante de Muguette.

L’incident fut vite oublié, et même, la synchronisation entre les deux
amants semblait s’être améliorée. Une certaine complicité naquit entre eux
au point qu’ils prirent plaisir à amplifier leur mouvement comme pour faire
la nique au cocu qui se trouvait en dessous. Ce qui devait arriver arriva,
malgré tous ses efforts pour retarder l’échéance, Louis ne vit pas arriver
l’éclair qui lui zébra le cerveau et sortit par son extrémité sous forme de
longs jets crémeux.

Les deux amants, tout en sueur après l’effort intense sous la chaleur,
s’affalèrent chacun de son côté. Ils restèrent de longues minutes ainsi,
essayant de reprendre leur souffle. Louis remarqua bien que Pablo était
sorti de dessous le lit, mais ça ne le dérangeait plus maintenant qu’il
avait prouvé qu’il était un homme. Muguette, se relevant sur les coudes.

- Tu veux que Pablo te nettoie ?

Louis ne comprit pas la question.

- Je peux me nettoyer tout seul !

Muguette, un sourire indulgent aux coins des lèvres.

- Ce n’est pas ce que je voulais dire, je te demande si tu veux qu’il te
suce, j’aimerais bien le voir te faire une pipe. Une fois, il m’a avoué
qu’il aimerait bien sucer une belle bite comme la tienne, qu’en penses-tu ?
- Me faire sucer par un homme, ah non, ça jamais.

La réponse avait fusé, Louis se drapait dans sa dignité, se faire sucer par
homme, pour qui le prenait-elle, il n’était pas pédé ! Pour marquer le coup
il se leva et se dirigea vers la salle de bain pour faire son petit ménage.

Lorsqu’il revint, après s’être nettoyé et rafraîchi, il vit Muguette, sur le
bord opposé du matelas, assise à califourchon, les genoux repliés, sur une
tête qui émergeait d’entre ses cuisses. Il fut frappé aussi par la forte
odeur de sueur, de sperme et de rut qui se dégageait de la chambre malgré la
fenêtre ouverte. Il demanda à Muguette.

- Il doit avoir chaud là-dessous ?
- Ne t’inquiètes pas, c’est la règle entre nous, à chaque fois après
l’amour, il se positionne sous mes fesses pour nettoyer ses cochonneries,
c’est normal tu ne crois pas ? Cette fois-ci, c’est ta semence, mais c’est
pareil, il n’y a pas de raison de le priver de dessert, d’autant plus qu’il
suce bien !

Elle avait parlé d’une voix douce, comme s’il s’agissait d’une chose
naturelle. Louis pensa intérieurement avoir de la chance, il aurait été bien
incapable d’avaler du sperme. Plus jeune, au début de sa puberté, il avait
senti son propre sperme, l’odeur d’eau de Javel du liquide poisseux lui
avait donné des nausées. Mais ce dimanche après-midi, ce qu’on lui
demandait, c’est de combler la femme avec sa queue, d’autre se chargeant du
ménage, il n’y avait rien à redire.

Il grimpa sur le lit et se mettant à genoux face à Muguette, prit
l’initiative de retirer la gaine qui lui cachait une grande partie du corps
de la femme. Prenant tout son temps, il délaçait le bustier définitivement
gênant et incongru. Muguette se laissait faire, les bras ballants, toujours
assise à cheval sur la tête de son mari. Enfin, elle fut nue, Louis en resta
ébloui, les quelques femmes qu’il avait vu nues, il les avait vu en
catimini, des visions volées ou dues au hasard. Là, les gros seins qui ne
pouvaient résister à l’attraction terrestre étaient indécents, provocants,
mais ils étaient pour lui, il pouvait les caresser, les triturer, les
embrasser, le rêve pour le commun des mortels et plus encore pour Louis, il
trouvait Muguette terriblement excitante et même les quelques plis au niveau
de la taille et du ventre trouvèrent grâce ses yeux. Elle ne faisait rien
pour se soustraire à son regard lubrique, à ses mains baladeuses, au
contraire, elle s’exposait face à lui, impudique, elle s’offrait, il pouvait
la contempler, la toucher, la caresser.

Elle avait la peau d’une blancheur irréelle. Il caressa les marques du
bustier incrustés dans les chairs, se saisit des seins enfin libres, en
baisa les tétons qui durcirent sous l’action de sa langue. La douceur de sa
peau n’avait aucun équivalent, il caressa son ventre souple et légèrement
replet avec délicatesse. La beauté de cette femme qui n’avait plus la taille
mannequin le fascinait, il sentit de nouveau des fourmillements
annonciateurs d’une érection qui se profilait lui chatouillant le bas
ventre. L’atmosphère se tendit un peu à l’approche d’un nouveau corps à
corps.

Muguette rouée comme elle était, s’aperçut des nouvelles velléités de Louis,
elle se pencha en avant, la bouche ouverte pour avaler la bite du jeune
homme. Ce mouvement rendit la liberté à son mari, mais Louis ne le remarqua
même pas, ce qui l’intéressait, c’est la succion de la jeune femme. Sa
première pipe, c’était incroyablement doux, chaud, délicat. La fellation
était un sujet qu’il avait mainte et mainte fois évoqué avec ses copains,
c’était même souvent le sujet de plaisanteries graveleuses. Pourtant, jamais
jusqu’à ce jour, une fille ne lui avait donné ce plaisir. Rejetant son buste
en arrière et s’appuyant sur ses bras, il ferma les yeux pour jouir de
l’instant. Il aurait bien aimé qu’elle resserre l’étreinte autour de sa
hampe, qu’elle aspire beaucoup plus fort mais n’osait rien lui dire. A
plusieurs reprises, il ressentit des spasmes de bonheur dans tout son corps.

Non, décidément, il ne pouvait pas rester comme ça sans ne rien faire. Il se
glissa sous elle. Elle avait compris et lui avait facilité le chemin vers sa
chatte. Ils entamèrent un soixante-neuf torride, Muguette dégageait une
forte odeur de mouille, de foutre, de sueur, l’odeur même qui caractérise la
femelle en chaleur, cette odeur enivrait Louis, il aimait, il adorait.
Commença alors un corps à corps entre la femme et l’homme. Ils roulaient
l’un sur l’autre, se retournaient pour des bouches à bouches gourmand,
mélangeant leur salive comme pour mieux déguster l’autre. Louis explorait le
moindre centimètre de peau de sa partenaire, lui léchait la sueur dans les
moindres recoins. Triturant les seins, suçant les tétons, embrassant les
aisselles, le dos, les jambes, léchant les doigts de pieds sans omettre à
chaque fois de passer par le bas-ventre.

Leurs ébats sous cette chaleur donnaient soif aux deux amants, heureusement,
les maîtres de maison avaient été prévenants et des bouteilles d’eau
trônaient sur les tables de nuit. A chaque courte pause, les amants se
désaltéraient. Ils buvaient en riant, s’aspergeant d’eau avant de s’enlacer
à nouveau et de reprendre leur ballet. Muguette, ravie de constater le désir
qu’elle provoquait chez le jeune homme n’hésitait pas à offrir ses rondeurs
de la façon la plus provocante possible, elle prenait le même plaisir à
découvrir le corps de Louis que Louis à découvrir le sien, elle le
caressait, l’embrassait. A un certain moment, Louis sentit qu’elle essayait
d’introduire sa langue dans son anus, ça le gêna terriblement, elle ne
pouvait pas s’abaisser à ça, il se retira mais elle insista, le suppliant de
se laisser faire. C’est la première fois depuis sa plus tendre enfance que
quelqu’un le touchait à cet endroit. Avec beaucoup d’appréhension, il
parvint à se maîtriser et laissa la belle explorer l’endroit le plus secret
de son anatomie, il avait compris que c’était une condition impérative pour
garder leur complicité et continuer leur jeu.

Elle continua son inspection en lui introduisant un doigt dans l’anus. La
sensation que ressentit Louis était bizarre. Le doigt étranger générait un
plaisir équivoque, il avait envie de l’expulser, et en même temps,
souhaitait qu’elle l’enfonce encore plus. Muguette continuant à faire
tourner et plier son doigt en lui, il ne trouva qu’une solution pour arrêter
le délicieux supplice, lui rendre la pareil. Il se dégagea et se positionna
derrière elle, manifestement, elle n’attendait que cela. Doucement il écarta
les globes généreux pour avoir un accès au petit trou sombre. Il l’aperçut
au bas de la raie culière, approcha son visage pour l’embrasser mais elle
eut la même réaction que lui quelques instants auparavant, resserrant ses
fesses, elle s’échappa en riant. Bien entendu, il se précipita sur ce cul
qui se dérobait, prêt à tout pour arriver à ses fins. Il n’eut pas besoin
d’utiliser la force, elle lui proposa son derrière. Après moult tentatives,
il réussit à glisser son groin dans la raie et, malgré quelques contractions
des globes fessiers, parvint à poser ses lèvres sur l’objet de ses désirs,
puis il le lécha. Le goût âcre du premier coup de langue lui fit faire une
grimace, heureusement vite réprimée, il était tellement excité qu’il se
sentait prêt à tout, les actes qui l’auraient répugnés quelques heures
auparavant avaient maintenant des vertus insoupçonnées et plus encore,
l’excitaient.

Ils étaient seuls au monde, Pablo n’existait plus, concentrés sur leur jeu,
en phase l’un avec l’autre. Muguette gémissait toujours de bonheur, mais
maintenant ses râles, ses soupirs et ses cris étaient parfaitement
synchrones avec leurs caresses réciproques. De temps en temps, Louis
introduisait sa queue dans la grotte accueillante et toujours d’un degré
d’hygrométrie supérieur à mille pour cent mais il se retirait vite de
crainte de ne pouvoir se retenir. Lorsque l’un s’arrêtait pour reprendre son
souffle ou pour se désaltérer, c’est l’autre qui le taquinait pour recevoir
son lot de caresses.

Et puis, comme s’ils répondaient chacun à un signal mystérieux, Ils eurent
l’envie impérative d’en finir. C’est elle qui commença en le repoussant sur
le dos pour mieux le chevaucher, s’introduisant elle-même le mandrin prêt à
exploser. Louis se laissa baiser, ensuite, il la prit en levrette avant de
la retourner, de relever ses jambes sur ses épaules et de limer jusqu’à la
limite ultime ou le moindre mouvement pouvait déclencher la foudre. A
genoux, la queue dans son fondement, Louis dominait la femelle offerte,
ouverte dans une position indécente, elle criait son plaisir, suppliant le
mâle conquérant de concrétiser le bouquet final. Louis vola encore quelques
secondes pour savourer son triomphe avant de sombrer dans le tourbillon de
la jouissance extrême.
Une fois encore, ils s’affalèrent sur le lit, chacun de son coté, épuisés,
trempés de sueur. Pablo, qui n’avait rien manqué de la séance leur avait
apporté des serviettes de toilettes pour s’essuyer. Ils restèrent de longues
minutes allongés l’un à côté de l’autre, les yeux vitreux, revivant les
moments intenses de leur accouplement avant de songer à se sécher. Enfin,
ils s’essuyèrent l’un l’autre comme s’ils regrettaient déjà que ce soit
fini.

Doucement, ils émergèrent des profondeurs de l’extase, remontèrent à la
surface et revinrent aux réalités terrestres. Louis, fier de lui, rassuré
d’avoir prouvé ses capacités, ressentit un creux à l’estomac, il avait faim.
Cela tombait bien parce que Pablo proposait de manger le gâteau que Louis
avait apporté la veille. Il disparut dans la cuisine avant de réapparaître
le gâteau d’une main, une bouteille de champagne dans l’autre. Pablo fit le
service pendant que les amants s’installaient confortablement sur le lit.
Son service terminé, Pablo s’assit sur le bord du lit, du côté de sa femme.
Les deux amants dégustaient le gâteau en silence en trempant de temps en
temps les lèvres dans le champagne. Pablo lui, avait une façon de faire que
Louis n’aurait pas imaginé s’il n’en avait été le témoin, après chaque
découpe d’une bouchée de gâteau, il présentait sa petite cuillère devant le
con de Muguette et récupérait un peu de la mouille et du sperme qui s’en
échappaient. Muguette lui facilitait le travail en écartant les cuisses tout
en jetant des regards qui se voulaient complices en direction de Louis.

Mal à l’aise, celui-ci aperçut un paquet de cigarettes sur le rebord de la
fenêtre, bien qu’il ne fumait pas d’habitude, il eut soudain l’envie d’en
griller une, dans certaines circonstances cela permet de se donner une
contenance. Lorsqu’il eut fini sa part de gâteau, Pablo fini son travail en
léchant les miettes de crème qui s’étaient accroché dans les poils pubiens,
il lécha aussi les lèvres humides pour le grand plaisir de Muguette.

Sa cigarette terminée, Louis déclara une envie de pisser.

- Vous pouvez m’indiquer où se trouve les toilettes, SVP ? J’ai une petite
envie !
- Pas la peine de te déranger, tu peux te soulager sur Pablo ! Lui répondit
Muguette.

Louis n’en croyait pas ses oreilles. Devant son air incrédule Muguette
poursuivit.

- Il n’y a rien d’extraordinaire, ça arrive souvent que je lui pisse dans la
bouche, c’est même lui qui réclame ! Tiens tout à l’heure, pendant que tu
m’enlevais la gaine et que tu me pelotais, que crois-tu que je faisais ?…
C’est vrai ! Tu ne t’es pas rendu compte que je régalais mon homme ?

Louis était abasourdi, où était-il tombé ? Comment ce faisait-il que ce
couple qui, dans la vie ordinaire, ressemblait aux gentils amoureux de
Peynet, pouvait avoir des pratiques aussi dégoûtantes ? Ou bien était-ce lui
qui était un peu trop innocent, trop collé monté. Bien malgré lui, il se
remettait en cause et remettait en cause son éducation. C’est vrai que
depuis sa plus tendre enfance, son entourage à la maison ou à l’école avait
toujours agit comme si le fait de faire pipi était honteux et sale, ne
fait-on pas « l’apprentissage de la propreté ? » Il fit le parallèle avec le
sperme, il savait qu’un des fantasmes masculin le plus partagé était
d’éjaculer dans une bouche avide qui avalait ensuite la précieuse semence.
Pourtant, personne ne peut dire qu’il s’agit là de sa destination première,
et malgré cela, cette dégustation fait tout au plus l’objet de propos
grivois. En quoi le pipi serait-il plus sale que le sperme ? Il est vrai
aussi qu’à la différence du pipi, aucun adulte n’avait abordé le sujet du
sperme avec lui, il en avait seulement parlé avec ses copains, en dehors de
toute censure adulte, lorsque la puberté leur avait prouvé la puissance
masculine.

D’autre part, lui-même ne s’était-il pas délecté de la cyprine féminine il y
à peine quelques instant ?

Pablo vit que Louis vacillait. Il confirma en riant.

- Comment crois-tu que je prenne mon goûter le week-end, tu sais, le fameux
petit pain au lait que Muguette achète le samedi ? Eh ! Bien, je l’enfonce à
moitié dans sa chatte et je le mange comme ça, mais comme tu le sais, le
petit pain est sec, alors, Muguette rajoute sa préparation personnelle en
l’arrosant pour que ça passe plus facilement. Depuis qu’on a découvert ce
truc, on l’utilise régulièrement et je peux t’affirmer que c’est drôlement
efficace.

Déstabilisé par cet argumentaire et bien malgré lui, Louis sentait que son
sexe reprenait de la vigueur, serait-il lui aussi un de ces pervers ? Et en
plus, il avait toujours envie de pisser.

- Écoutez, moi je veux bien essayer mais je ne vous garantis pas le
résultat, vous l’aurez voulu.

Pablo s’approcha, se mettant à genoux au bord du lit, il lui prit le membre
dans la main tout en se penchant vers lui, la bouche ouverte. Malgré ses
efforts pour banaliser l’acte, Louis sentit sa queue prendre un peu de
volume. Il serra les fesses et poussa. Sans effet, ce n’était vraiment pas
naturel et contre toute son éducation jusqu’à présent. Il serra encore plus
fort les fesses et poussa jusqu’à en devenir tout rouge. Rien à faire
d’autant que sa queue continuait son ascension. Muguette se manifesta.
- J’ai une idée !

Elle fit le tour du lit et fit mettre son mari à genoux, dos
au mur. S’asseyant à califourchon sur ses épaules, elle appela le jeune
garçon. Pour l’aguicher, elle mit ses mains sous chacun de ses seins et tout
en les soupesant, les proposa à la voracité de Louis. La vision qu’en avait
Louis était outrageusement provocatrice mais chacun sait que l’on n’attrape
pas les mouches avec du vinaigre. Il ne pouvait résister à une telle offre.
Il s’approcha et enlaça Muguette lui roulant un patin tout en la pelotant.
La tête de Pablo se trouvait littéralement coincées entre le ventre de sa
femme et le bas-ventre de Louis. Il ouvrit sa bouche pour engouffrer le sexe
du jeune homme qui, entre temps, s’était un peu détendu. Louis s’en rendit
compte et savait ce que l’on attendait de lui. Serrant toujours les fesses,
il réussit à produire un mince filet d’urine. Aussitôt, il sentit que Pablo
s’appliquait à déglutir ce qu’il avait sollicité. Louis pensa que ce ne
devait pas être simple de déglutir la bouche ouverte mais ce n’était pas son
problème. Il sentit un frisson lui parcourir le dos, c’était une sensation
délicieusement dégoûtante (comme le dit la pub: C’est bon la honte) que de
sentir la langue et les mouvements de gorge de son suceur. A tel point qu’il
poussa de nouveau mais sa bite recommençait à grossir. Tout en essayant de
se concentrer pour ne pas bander plus, il réussit dans un ultime sursaut, à
propulser un long et mince filet de pisse. Il connut alors une sensation qui
balaya tout l’héritage de sa bonne éducation pour n’être plus qu’une immense
jouissance: sa bite dans une bouche accueillante, nageant dans sa propre
urine chaude.

Louis n’en pouvait plus, c’était trop bon pour résister, il abandonna la
lutte avec son membre et laissa celui-ci prendre les proportions qui lui
convenaient. Plus même, il ressentait le besoin irrésistible de faire des va
et vient en utilisant de la bouche de Pablo comme d’un sexe féminin. Il
n’avait plus aucune retenue ni même de compassion pour le malheureux qui
subissait les coups de butoir. Bien que ce fût la troisième fois en moins
d’une heure et demie, dans un râle de bonheur, il propulsa une dose de
foutre non négligeable dans la gorge de l’homme à ses pieds.

Doucement, son sexe reprenait des proportions normales mais Louis se sentait
bien comme cela, encouragé par Muguette qu’il tripotait à loisir tout en
laissant Pablo recueillir les dernières gouttes de sperme. Lorsque son
membre, toujours dans la bouche de l’homme, se retrouva au repos, Louis
sentit revenir l’envie de pisser, mais cette fois, il n’avait plus
d’appréhension, au contraire, l’homme à ses pieds était suspendu à son bon
vouloir et Louis le savait, complètement décomplexé, il était le roi.
Naturellement, il se laissa aller sans même penser à se retenir pour ne pas
étouffer Pablo, cette miction lui procura un réel plaisir. Pablo, après
avoir commencé à boire, s’est vu très vite débordé et laissa le liquide
couleur or s’évacuer par la commissure des lèvres.

Lorsqu’il eut fini, Louis se retira et regarda Pablo, échevelé, le torse
dégoulinant de sueur et de pisse. Mais ce qui attira surtout son regard,
c’est la trique que tenait son buveur, Une bite longue et fine, recourbée
comme un crochet. Pablo se caressait un sourire aux lèvres. Muguette aussi
s’aperçut que l’aphrodisiaque avait fonctionné, elle s’agenouilla face à
Pablo et l’embrassa furieusement, ils restèrent longtemps soudé l’un à
l’autre. Lorsqu’enfin elle se détacha, elle se retourna et lui cria comme la
dernière des catins.

- Encules moi, vite encules moi !

Brutalement, Louis se sentit exclu, il redevenait lucide et ce qu’il voyait
confirmait ce que lui avait dit Pablo la veille. Ce dernier connaissait des
faiblesses et avait besoin d’un étalon pour combler son épouse mais aussi,
avait besoin d’aller toujours plus loin dans sa recherche de sensations de
façon à pouvoir bander suffisamment dur pour enculer sa femme. Le rôle de
Louis se bornait maintenant à de la figuration. Malgré la proposition polie
de Muguette de le sucer, il décida de laisser les deux amants à leurs ébats,
comprenant qu’il valait mieux les laisser seuls tous les deux.

Prenant ses vêtements sous le bras, il s’apprêtait à quitter la pièce
lorsque Pablo lui dit.

- Regarde sous le plateau à fruits dans la cuisine, il y a une enveloppe,
c’est pour toi.

Après s’être habillé dans la cuisine, il regarda sous le plateau à fruits et
effectivement il y trouva une enveloppe qui contenait une somme d’argent non
négligeable. Il se sentit un peu humilié qu’on le paie pour baiser mais
comme il avait vraiment besoin d’argent, il se fit une raison. Après tout,
il n’avait rien demandé, il avait bien fait jouir la dame et mis en
condition le monsieur, sans compter que lui-même avait pleinement profité de
l’exercice, tout le monde était content, pourquoi se torturer l’esprit ?

Il sortit de la maison et s’aperçut que le soleil distillait ses derniers
rayons de soleil avant de se cacher derrière les énormes nuages noirs et
menaçants. Des éclairs zébraient l’horizon et les premiers grondements de
l’orage se faisaient entendre. Il enfourcha son vélo et se dépêcha de
partir. Les premières gouttes de pluie le surprirent à la moitié du trajet
et à une centaine de mètres de la boulangerie, le ciel entier sembla vouloir
se déverser sur sa tête.

Il rentra, trempé jusqu’aux os ce qui lui fournit l’excuse d’un deuxième
bain dans la journée. Il paressa dans la baignoire remplie d’eau chaude tout
en se remémorant les évènements de ces dernières heures. Il dut se pincer
plusieurs fois pour se convaincre que ce qu’il avait vécu était bien vrai.
Heureusement, l’enveloppe qui dépassait de la poche de son pantalon lui
confirmait que l’aventure était réelle.

Le lendemain, sa mère lui téléphonait pour lui dire qu’il avait reçu sa
convocation et qu’il devait se présenter à la caserne de Metz dans les dix
jours à venir.

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