Chanette 34 – Le cas Jérôme – 11 – Une visiteuse inattendue

Jerôme Passant récupéré par la police, il fallut attendre un certain temps pour que celui-ci retrouve son état normal.
– Connaissiez-vous vos agresseurs ?
– Pas du tout, ce sont probablement des hommes de main au service de je ne sais pas qui !
– Vous vous connaissez des ennemis ?
– Des ennemis, peut-être pas, mais dans la fonction que j’occupe les inimitiés sont courantes, mais j’ai du mal à imaginer que ça puisse aller jusque-là !
– Le message que nous avons trouvé sur le téléphone vous a-t-il été dicté sous la contrainte ?
– Quel message ?
– Le message où vous évoquez des malversations financières au détriment de la société qui vous emploie.
– Ça ne tient pas debout.
– L’enregistrement contient y compris le code de votre coffre-fort domestique, c’est 1830 n’est-ce pas ?
– Mais c’est impossible !
– C’est le bon code ou pas ?
Passant ne comprend plus rien ! Il devient blême
– J’ai dû être abusé, je ne sais comment ! On a dû m’injecter un sérum de vérité ou une saloperie du genre
– Et il y a quoi dans ce coffre ?
– Des papiers personnels et un peu d’argent liquide.
– Pas de lingots ?
– Non ! Bredouille-t-il
– Comprenez que nous sommes obligés de nous assurer de vos dires, nous demanderons demain au juge d’instruction un mandat de perquisition et nous examinerons ce coffre.
Passant n’en peut plus !
– Je peux écouter cet enregistrement ?
– Mais certainement !
Il écoute, conscient que son monde est en train de s’écrouler.
– Confirmez-vous ce qui est enregistré.
– Je veux m’entretenir avec mon avocat
– Vous n’étiez pas en garde à vue, mais maintenant vous l’êtes Vous avez le droit de passer un coup de téléphone et donc de vous faire assister par un avocat.
– Je sais, je sais.
– Mais rien ne vous empêche de faire avancer les choses, je vous repose la question, confirmez-vous ce qui est enregistré sur ce téléphone ?
– Partiellement ! Répond prudemment Passant.
– Quand nous allons ouvrir le coffre, est-ce qu’on va y découvrir des lingots ?
– C’est bien possible en effet.
– Au fait qui est cette personne qui vous donne la réplique dans votre confession ?
– Une salope !
– Et plus précisément ?
– Sur ce point je fais valoir mon droit au silence.
Bref, le dossier fut transféré à la brigade financière qui commandita un audit chez Colbertson Management. Le cabinet d’audit n’eut aucun mal à dévoiler au grand jour toutes les magouilles de Passant.
Evidemment il fut révoqué sans indemnités et le procès en référé qui s’en suivit le condamna à 5 ans de prison dont deux avec sursis. Au civil il fut mis en demeure de rembourser les sommes détournées… auxquelles s’ajoutèrent de substantiels dommages et intérêts
Et quelques temps plus tard je recevais dans ma boite aux lettres de mon studio de rendez-vous cette étrange missive postée en Suisse…
« Bonjour Chanette.
Rassurez-vous, je n’éprouve plus à votre égard ni amour déraisonnable, ni haine d’aucune sorte. Je voulais simplement que vous sachiez certaines choses. Quand j’ai réalisé que l’amour que je vous portais ne menait nulle part, je vous ai pris en grippe, et j’ai à ce propos commandité une action de représailles destinée à me venger. On m’a rapporté que ce travail avait été effectué, j’aurais dû être soulagé, en fait ma colère était retombée, après l’amour, puis la haine mon sentiment dominant était devenu l’indifférence. J’ai failli vous écrire à ce moment-là, je ne l’ai pas fait par pure négligence. J’ai eu tort, cela m’aurait évité une suite à laquelle je sais que vous n’êtes pas étrangère.
Mais tant pis, j’ai aujourd’hui tout perdu, et je tiens à m’excuser pour les désagréments que je vous ai causés.
Mes respects sincères
Jerôme Passant. »
Alors fin de cette lamentable affaire ? Pas tout à fait…
Ce jour-là, j’étais en standby dans mon studio, Alain, un soumis qui vient de province et que je vois une fois par mois est enfermé dans une cage. Mon prochain rendez-vous est à 16 heures, mais j’ignore si ce client acceptera de faire des trucs un peu bisex… Bof on verra bien… Et en attendant revêtue d’un simple kimono, je me plonge dans la lecture d’un gros roman lorsque le carillon de la porte d’entrée retentit,
Je n’attends personne à cette heure. Je me déplace jusqu’à la porte et regarde par œilleton. J’aperçois une bonne femme BCBG dans la cinquantaine.
Qui c’est, celle-ci ?
J’ouvre.
– Bonjour, vous êtes bien la voyante ?
(C’est la « couverture » que je sers au gens qui sont trop curieux)
– Euh, oui, mais je ne reçois que sur rendez-vous
Je la dévisage, Madame est très chic, tailleur pied de poule, foulard Hermès, collier de perles, bourgeoise et fière de l’être…
– Ce n’est pas pour une consultation, je suis Madame Karine Passant, ce nom doit vous dire quelque chose !
Gloups ! Il ,ne manquait plus que ça ! Bien sûr que ce nom me dit quelque chose ! Alors, sa femme, sa sœur ?
J’essaie de mentir.
– Non ça ne me dit rien du tout
– Sans doute mon mari ne vous a-t-il pas indiqué sa véritable identité ?
– Oui, peut-être…
Comment je vais faire pour me débarrasser de cette glue ?
– Vous deviez de l’argent à mon mari ?
– Mais pas du tout.
– J’ai du mal à vous croire Et comme vous refusiez de lui rendre, il vous a envoyé un voyou faire du grabuge chez vous.
C’est quoi ce mélange de vérités et de mensonges ? Je décide d’en avoir le cœur net et fait entrer la bourgeoise.
– Asseyez-vous, je n’ai pas beaucoup de temps, mais j’aimerais savoir ce qui vous amène ?
– Je voulais vous remercier de m’avoir mis sur la paille ! Me lance-t-elle avec mépris.
– Sans blague ? Si j’en crois votre sac à main et vos chaussures, vous n’avez vraiment pas l’air d’une clocharde.
– Mais…
– Dépêchez-vous de me dire ce que vous attendez de moi, je n’ai pas que ça à faire.
– C’est curieux, votre environnement ne ressemble pas à celui d’une voyante.
– Normal, je ne suis pas voyante, je suis prostituée…
Elle manque de s’étouffer, la mère Passant.
– Et inutile d’en faire un esclandre, tout l’immeuble est au courant.
– Mais comment une prostituée pouvait devoir de l’argent à mon mari ?
– Je ne lui devais pas d’argent, je ne sais pas d’où sort cette fable ?
– Du témoignage de monsieur Leriche.
Ah oui Leriche, le mec qui a envoyé un casseur chez moi !
– Je ne comprends toujours pas !
– Leriche est une ordure, il bouffe à tous les râteliers, il vendrait sa propre mère… Quand mon mari a été arrêté cet abruti n’a rien trouvé de mieux à faire que d’offrir aux poulets son témoignage spontané…
Tilt ! Je comprends tout ! Passant n’allait pas confier à Leriche qu’il était tombé amoureux d’une pute, d’où ce double mensonge, je devenais une voyante et je lui devais de l’argent. Pas très malin !
– O.K. J’y vois un peu plus clair ! Mais vous ne m’avez toujours pas indiqué ce que vous attendez de moi !
– Je demande réparation !
– Réparation de quoi ? Je ne vous dois rien !
– Quand Jérôme a été condamné, sa peine a été aménagée en bracelet électronique. Mais cela ne l’a pas empêché de disparaitre de la circulation. J’ignore où il est passé. Quant à moi on m’a saisi tous mes objets de valeurs (enfin presque tous) des scellés ont été posé sur nos trois appartements. Je vous fais grâce des détails. J’ai été obligé de solliciter les services d’une assistance sociale pour me reloger quelque part. Vous vous rendez compte l’humiliation, solliciter une assistance sociale !
– Oh là là, c’est terrible ! Me gaussais-je.
– Et j’ai été relogée à Aubervilliers dans une cité HLM sordide.
– Ma pauvre ! Mais je ne peux rien pour vous, ce n’est pas de ma faute si votre mari est une crapule. Et maintenant je vais vous demander de me laisser tranquille, Je vous raccompagne à la porte ?
Non, elle ne se lève pas.
– Et ce n’est pas tout ! Mon fils s’est fâché avec moi, il m’a reproché ma naïveté… comme si je pouvais savoir… snif !
Ça y est, elle pleurniche ! il ne manquait plus que ça !
– On se calme !
– Je crois que je vais me foutre dans la Seine.
– Ne faites pas ça, vous allez faire peur aux poissons !
– Vous vous moquez, vous n’avez même pas un peu d’empathie…
– Vous m’en voyez désolée !
Elle se lève enfin, cherche dans son sac un kleenex pour s’essuyer les yeux… et se rassoit.
– Juste une dernière question…
Qu’est-ce qu’elle va encore me sortir ?
– Vous lui faisiez quoi à mon mari ?
– Je le fouettais, je lui pissais dessus et je lui faisais sucer des bites.
Si avec ça, elle ne dégage pas, c’est que c’est un cas désespéré !
– C’est pas vrai !
– Ben si c’est vrai !
– Et il était donc amoureux d’une femme qui l’humiliait ?
– Au début, il était amoureux, puis comme ce n’était pas réciproque, il m’a pris en grippe.
– Vous avez des femmes dans votre clientèle ?
– Sans vouloir vous vexer, qu’est-ce que ça peut bien vous faire ?
– Ça peut me faire que si c’était le cas, j’aurais bien sollicité un petit câlin, juste un petit câlin, peut-être que ça m’aurait fait du bien.
Je rêve !
– Je ne fais pas de câlins, je ne fais que de la domination.
– De l’amour vache ?
– On peut appeler ça comme ça !
– Ça ne m’intéresse pas, mais je double le prix si vous me faites un gentil câlin.
– D’accord ! Aboule le fric, tu vas l’avoir ton câlin !
– Ça fait combien alors ?
Pourquoi ai-je accepté ? Je me suis donné une mauvaise raison, en me disant que ça la calmerait et qu’elle ne reviendrait plus m’emmerder, mais en fait j’avais surtout envie de m’amuser.
– On va se tutoyer ! Tu veux me voir nue ? Lui demandais-je.
– Ce serait mieux, oui !
Facile je n’ai que mon kimono à retirer…
– Déshabille toi aussi !
– J’allais le faire !
Elle n’est pas mal à poil, la poitrine se tient bien, un 95 C, je suppose…
On s’est installé sur le canapé côte à côte, on se plote, elle approche son visage du mien, je comprends qu’elle veut me rouler une pelle.
Pour le moment c’est ma cliente, et par principe je n’embrasse jamais mes clients même si ce sont des clientes. Mais admettez qu’en ce moment la situation est un peu particulière. J’accepte donc son baiser. Elle embrasse bien, la bourgeoise !
Et quand elle abandonne ma bouche c’est pour s’intéresser à mes tétons. J’espère qu’elle ne va pas me mordre… Non elle serait plutôt douce, je me laisse faire
Sa main descend vers ma chatte, les doigts y pénètrent, elle me fait mouiller cette salope !
Je lui rends la politesse, je ne vous dis pas l’état de sa chatte, un véritable marécage.
On se doigte ainsi mutuellement pendant quelques minutes, puis c’est plus ou moins spontanément que nous nous plaçons en soixante-neuf, je suis en dessous et tandis que je me régale de son jus intime, mon doigt a pénétré son trou de cul.
– Oh, tu me fais quoi ?
– Tu n’aimes pas ?
– Si ! Si ! Continue !
J’ai continué tout en lui léchant la chatte. Quand je l’ai senti se crisper et pousser des petits cris, j’ai accéléré visant son gros clito. Et la voilà qui jouit en meuglant comme une baleine.
Et moi alors ? Non, ça ne lui vient pas à l’idée de me faire jouir à mon tour. Pas bien grave, elle se blottit tout contre moi comme une gamine qui a besoin d’être consolée. En ce moment je suis son gros nounours
Bon, elle est bien mignonne la dame, mais elle ne va pas s’incruster non plus !
Je relâche un peu notre étreinte, cherchant les mots qu’il faut afin de mettre un point final à cette visite.
– Tu as de jolis pieds ! Me dit Karine.
– Ah, tu crois !
– J’ai un fantasme un peu bizarre, tu veux que je te le dise ?
Je n’ai pas l’impolitesse de lui dire que je m’en fous un peu… Alors elle me le confie.
– Je peux te réaliser ça ! Lui répondis-je.
– Tu me diras quand ?
– Tout de suite !
– Mais comment tu vas pouvoir…
– Laisse-moi faire, tu vas voir, je suis un peu sorcière.
– Ah bon ? tu veux combien en plus !
– Laisse tomber, on dira que c’est un bonus. Maintenant bouge pas, je reviens.
J’entre dans le donjon, libère Alain et le tenant en laisse à quatre pattes, je l’emmène au salon devant les yeux étonnés de Karine qui se demande d’où sort cet individu.
– Maintenant, esclave, tu vas te branler et juter sur mes pieds. Après tu iras te rhabiller
– Oui maîtresse, mais vous m’aviez laisser espérer autre chose…
– Oui mais l’autre chose ne sera pas possible, la personne a un contre temps… et puis arrête de chouiner et fait ce que je te demande !
– Oui, maitresse.
Alors le soumis m’a aspergé mes petites petons de son sperme, avant d’aller récupérer ses affaires.
Et Karine est venue nettoyer de sa langue tout ce sperme… puisque c’était ça son fantasme.
– On reste en contact ? Me demande-t-elle en se rhabillant.
J’ai répondu « oui », ça n’engage à rien ! D’autant que je suis persuadée qu’elle ne cherchera pas à me revoir.
Le même soir je reçois un coup de téléphone de Carole,
– Tu veux que je t’en raconte une bien bonne ?
– Vas-y raconte !
– Le bijou du coffre de Passant, tu sais ce que c’est ?
– Dis !
– Ce n’est pas du diamant, c’est de l’Oxyde de zirconium !
– Non ?
– Si !
Et elle éclate de rire !
Fin de l’épisode
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Y aurait-il en chaque femme une lesbienne qui sommeille ?
Je dirais « bisexuelle » plutôt que « lesbienne » 😎
Chic, on parle de pied !