J’aime 2 – par TSM

Résumé du premier chapitre
Camille et André se connaissent depuis deux mois et sont assis sur le canapé
du salon. André qui est un adepte des jeux SM, vient de faire découvrir à sa
douce qu’il est possible d’avoir du plaisir en faisant l’amour sous la
contrainte. Malgré un passé douloureux, elle a cédé à ses demandes et s’est
laissée menotter. S’il ne lui a pas déplu d’être quelque peu maltraitée par
André lors de cet ébat sexuel, Camille sent qu’il vient d’ouvrir la porte à
quelque chose qu’elle n’arrive pas à analyser.

- Dit-moi mon cœur, puisque les jeux SM te mettent dans tous tes états et
que tu ne m’as jamais fait l’amour avec tant de vigueur, je présuppose que
tu ne verras aucun inconvénient au fait que nous inversions les rôles ?
- Ma douce, j’ai rêvé de partager avec toi cette autre façon de faire
l’amour mais j’étais particulièrement inquiet de tes réactions. Ta
proposition des plus agréable m’enchante, elle est synonyme de plaisirs, de
complicité et d’amour ! Je t’aime et l’idée d’être offert corps et âme à
l’élue de mon cœur m’excite terriblement !

André tout heureux ouvre une seconde bouteille de champagne, il sait que
Camille en est friande et espère que la soirée câline se prolongera. Il
s’imagine sur le lit, pieds et mains liés, subissant à en pleurer le plaisir
distillé par sa douce. La conversation dérive sur le sujet de l’amour non
consensuel, André, pour maintenir une forme d’euphorie, la ressert
régulièrement en se perdant dans de grandes tirades philosophiques.

- J’ai rédigé l’année dernière un article sur  » L’art de la flagellation* « .
Actuellement à mes heures perdues, j’en écris un autre ou j’explique que le
bondage ou le SM sont des virus qui s’attrapent insidieusement. On essaye
soit par curiosité, soit pour faire plaisir, puis on y prend goût.
J’explique et démontre également que la douleur érotique peut vraiment être
une source de plaisir et que …..

* consultable sur le NET Revebebe / vassilia / FT

- Retire ton peignoir et passe les menottes ! Lance soudain Camille.

Cet ordre le fait sursauter. Le ton de la voix si peu inhabituel par sa
fermeté provocatrice l’excite au plus haut point. André se lève, laisse
tomber son peignoir qui tombe en corolle à ses pieds et attrape les menottes
qu’il tend à Camille.

- J’ai dit :  » passe les menottes  » !

André, un peu déconcerté referme sur son poignet le premier bracelet, puis,
les bras dans le dos alors qu’il s’apprête à refermer le deuxième, s’étonne
de la fermeté qu’il y a dans le regard de sa douce. Après une fraction
d’hésitation, il verrouille le deuxième autour de son poignet.

- Vient près de moi mais reste debout ! Dit Camille avec un sourire
énigmatique posé sur ses lèvres.

Elle se ressert une flutte de champagne et le sirote lentement avec son air
taquin des beaux jours ou plutôt des belles nuits. Un frémissement de
plaisir exhibitionniste traverse André. A se livrer aux regards brûlants et
au désir de sa douce, une si jolie blonde, l’émotivité masculine s’affiche
et prend de l’ampleur.

Un peu gêné, André se justifie par un compliment qu’il espère générateur de
tendres attentions.

 » Tu es belle et tellement désirable… « .

Camille reste silencieuse se ressert une flutte de champagne et prend tout
son temps en le contemplant sans vergogne dans sa nudité. Si la frustration
ressentit ajoute encore au jeu, attendre ainsi, nu, debout, menotté est
difficile. La prodigieuse sensualité de l’instant s’éternise un peu trop au
goût d’André car cela fait bien dix minutes qu’elle le laisse  » poiroter « .
Si l’expression imagée est involontaire, le poireau en question perd de sa
vigueur.

Camille se lève sans dire un mot, l’attrape par les bijoux de famille et
l’entraîne derrière-elle jusqu’à la chambre. A peine sont-ils entrés qu’elle
le pousse sur la couche et se jette sur lui toutes griffes dehors.
L’ambiance n’est pas réellement SM, juste sauvage. Camille est féline mais
mesure chacun de ses gestes pour ne pas faire réellement mal.

Elle le griffe et joue la tigresse ce qu’il apprécie follement en poussant
des soupirs de plaisir malgré les griffures qui sont de plus en plus
appuyées dans cette soirée pas comme les autres. Camille grisée par le jeu,
se noie dans les gémissements d’André qui est devenu sa proie.

Elle pince fortement la pointe des seins pour les étirer puis referme
avidement ses lèvres sur un des bouts martyrisés. Sa langue tourne autour de
la pointe ou la mordille très légèrement, puis de plus en plus sauvagement
tandis qu’elle continue de griffer son torse. Il se tord comme une corde sur
le lit mais ne demande pas grâce. Camille s’attaque à son autre sein qui
subit alors des morsures appuyées. André s’affole un instant, pas que la
douleur lui soit intolérable, il aime cette sensation et a subit tant de
pinces à seins par le passé, mais parce qu’il n’imaginait pas Camille le
mordre si fortement.

Lui qui aime l’amour sauvage et de jeux de domination se demande s’il a
trouvé le ressort des fantasmes de sa douce ou si par son jeu, il a libéré
les lubriques instincts qui sommeillaient en elle. Camille abandonne soudain
le torse de son amant pour remonter vers son visage qu’elle couvre de
baisers sauvages. Elle s’allonge sur lui et l’embrasse avec une rage sans
précédente. Leurs langues empressées s’entrelacent comme des serpents dans
un baiser des plus fougueux. Elle mord soudain sa lèvre inférieure et se
perd dans le gémissement de douleur qu’il pousse, elle a envie de plus, de
domination, d’instants sauvages.

D’un geste brusque, elle écarte les jambes d’André, s’immisce en leur milieu
et malaxe un instant les bijoux fragiles en caressant la verge dure d’une
main ferme. Ses doigts se frayent un chemin entre les fesses frémissantes
d’André et agacent le fondement qu’elle sait gourmand de cette caresse. Un
doigt fougueux pénètre son intimité et le fouille brusquement, rapidement.
André émet un léger gémissement de douleur sous l’irritation engendrée par
le frottement sur sa muqueuse. Le plaisir que lui procure la pénétration de
plus en plus forte se dispute à la douleur de cette caresse sans lubrifiant.

Le doigt profondément enfoncé dans l’anus d’André, elle mange ses testicules
puis engloutit la verge tendue. Elle arrache le doigt inquisiteur, en
humidifie de quelques gouttes de salive son index et son majeur réunis puis
force la porte de l’étroit conduit. Sous la pénétration brutale, les parois
annales s’échauffent cruellement, entraînant un petit gémissement de
souffrance.

Pour Camille, ces gémissements sont un peu comme boire un alcool qui enivre,
elle s’en délecte. Plus André se tortille, plus elle tyrannise sa petite
rondelle plissée qui s’ouvre maintenant au contact sauvage de ses doigts
fouilleurs qui le forcent et qu’elle fait tourner en se saoulant de ses
soupirs. Ce qu’elle ressent n’est pas facile à expliquer mais elle aime.
Elle aime le sentir offrir sa croupe, sentir qu’il est à sa merci, elle se
plait à être celle qui domine et mène totalement le jeu.

Si André aime ce type d’attouchements, il regrette l’absence d’un liquide
qui adoucirait quelque peu les échauffements qui deviennent vraiment
douloureux. Tentant le tout pour le tout, il fait remarquer qu’un peu de
lubrifiant ne nuirait pas. Ce que ne pouvait imaginer André dans cette
requête c’est que dans la pénombre de la chambre Camille ferait tomber le
tube de vaseline dans le sac qui se situe au bas de son placard intime.

En le récupérant presque à l’aveugle, les doigts de Camille rencontrent un
objet d’une forme phallique qu’elle prend pour un gode. Ce qu’elle ne sait
pas, c’est que c’est un plug non évasé à la base mais cet objet de bonne
taille éveille en elle de lubriques pensées.

Si elle n’a jamais eu l’occasion de fréquenter intimement ce type d’objet,
elle voit dans l’abandon d’André l’opportunité d’une rencontre pratique.
Comme on dit, l’occasion fait le larron !

Elle glisse l’objet du prochain délit sous la couette mal menée, et décide
de rendre le fondement d’André plus accueillant. Généreusement, Camille
s’enduit trois doigts de lubrifiant et enlace le corps de son amant. D’une
main, elle le caresse et le griffe un peu puis se remet à baiser tendrement
l’intérieur de ses cuisses qu’il ouvre maintenant bien volontiers.

Camille titille de ses doigts enduits de vaseline, la petite porte qui n’a
plus rien de secret et qui ne demande qu’à s’ouvrir aux caresses.
Lorsqu’elle enfourne la verge dans sa bouche, ses lèvres touchant les poils
de son pubis, il passe ses jambes de part et d’autre de la tête de Camille
et offre son petit orifice aux doigts maintenant lubrifiés.

André soupire de plaisir, puis gémit un instant quand elle force l’étroit
passage. Elle fait aller et venir ses doigts plusieurs fois, tournant et
jouant à les écarter, retardant quelque peu le moment où elle les enfoncera
tout entier dans le conduit rectal. Enfin d’un seul coup, elle exerce une
ultime poussée et force le sphincter qui absorbe la totalité des trois
phalanges. André, en pleine déroute émotionnelle se perd entre la douleur et
la volupté, entre cette pénétration sauvage et cette fellation gourmande.

L’asservissement d’André épice son envie de lui. Le corps en feu, presque
dans un état second, Camille déguste avec conviction le sexe tendu dont elle
se plait à imaginer  » croquer  » sans trop tarder. De petits cris ponctuent
les gémissements continuels d’André qui tremble, défaille, geint et se
rapproche dangereusement de l’extase.

Elle cesse soudain son harcèlement annal et retire ses doigts du fourreau
intime. L’anneau extasié et englué reste ouvert un instant, instant propice
à la surprise de Camille qui s’est saisie du plug qu’elle pointe sur la
cible définie. Le froid de l’objet le fait sursauter.

Au travers de la brume qui a envahi son cerveau les neurones s’agitent. Il
est à la fois extrêmement gêné qu’elle ait trouvé son sac à malice et en
même temps, savoure pleinement les extraordinaires sensations physiques et
cérébrales de celui qui s’abandonne aux plaisirs masochistes.

André geint doucement lorsqu’il sent le plug forcer la petite porte de son
corps. Graduellement le plug l’ouvre et l’envahit, pendant que la bouche
câline qui a repris son office le porte vers le plaisir.

Si l’instant magique dure quelque peu, les vagues de désir commencent à
submerger Camille dont l’excitation devient démesurée. Complètement droguée
par la situation, sa bouche gourmande abandonne le sexe pendant que ses bras
referment brutalement les jambes d’André et le plaquent sur le dos. Pendant
qu’il décale ses bras sur le côté pour que les menottes ne lui broient pas
les poignets, elle l’enjambe sauvagement et l’écrase de tout son poids ce
qui a pour effet d’enfoncer totalement le plug toujours présent dans son
fondement.

Elle pousse son ventre tendu et ouvert sur ce pal de chair près à l’emploi,
et s’empale sur lui profondément. Elle fait naviguer lentement le pénis
gorgé dans son jardin secret qui s’ouvre comme une fleur. Naviguer est le
terme qui convient le mieux vu son état d’excitation.

Camille entreprend une longue série de mouvements dansants proches de la
Lambada puis, lorsqu’une boule de désir se noue dans son ventre, accélère
ses mouvements qui ne tardent pas à ressembler à la chevauché fantastique.
La paume de ses mains s’appuie fortement sur la poitrine velue tandis que
ses ongles se plantent dans les tétons enflammés d’André et semblent s’y
accrocher comme au pommeau d’une selle.

Le plaisir, le désir de moins et de plus en même temps, la douleur et la
jouissance ne font qu’un pour André totalement dépassé. L’incendie qui couve
dans son ventre et son fondement malmené lui arrache de petits râles
continus. Soudain, un orgasme profond lui dévore le ventre, il est assailli
par les contractions qu’il ressent et qui se répercutent dans son anus
comblé qui convulse autour du plug. Camille, au bord de l’extase, continue
et ne lui accorde aucun instant de répit !

Elle maintient le rythme endiablé de sa chevauchée tandis que son amant
éjacule, puissamment secoué par un orgasme délirant. André a l’impression
que son cerveau saturé implose en de milliers d’étoiles pendant que les
soubresauts de l’orgasme trop fort, agite son corps en tout sens.
L’excitation sauvage a noué le ventre de Camille qui est au plus fort de son
délire sexuel, presque bestial. Son clitoris se congestionne, sa vulve
tendant à s’ouvrir comme pour absorber plus encore le membre d’André qui
gesticule entre ses jambes.

Les gémissements de douleurs et de plaisirs d’André au corps parfois tendu
comme un arc, provoque en elle une jouissance sourde et continue. Totalement
emportée par l’ouragan fou qui la ravage, elle s’agite encore un instant
puis s’effondre sur lui foudroyée par les dernières vagues d’un orgasme des
plus torride.

Les amoureux, repus s’accordent un instant de repos, leurs respirations
saccadées se calment lentement. Totalement épuisé mais heureux, André
s’assoupit malgré les menottes et le plug encore figé en lui.

Camille se lève discrètement et se rend au salon afin de récupérer les clés
des menottes. Elle prend son temps et fume une cigarette en méditant sur
l’envoûtement dans lequel elle a évolué depuis le début du jeu. Elle
aperçoit sur son bureau, le classeur dans lequel il archive les récits
érotiques qu’il écrit à ses heures perdues. Poussée par la curiosité, elle
s’en saisit, se sert un café et commence à le feuilleter confortablement
installée dans le canapé. Pendant un instant, elle éprouve un sentiment de
gêne, puis se dit qu’après tout, comme il lui en a fait lire quelques-uns,
elle ne viole pas son intimité.

Loin d’être une oie blanche, ce qu’elle y découvre la déconcerte un peu.
André agrémente certains de ces textes par des photos ou des dessins
particulièrement osés. Si elle est horrifiée de voir des femmes attachées,
bâillonnées ou malmenées, les récits qui abordent la soumission masculine
l’émeuvent quelque peu.

Soudain, au hasard des pages, elle découvre une histoire qui la met en scène
avec des termes qui ne lui conviennent guère. Le scénario qu’il a rédigé
parle du grand chantier que représente son  » éducation  » qui est à reprendre
!

Les mots  » éducation  » et  » chantier  » la font rager. Si de nature il est
doux, ce qu’elle lit dans le premier chapitre la met hors d’elle. Il la
traite dans son histoire insensée de  » bouffeuse de sperme  » ! Les mots sont
crus et la choquent :  » Nourrie de semence  »  » Suce-moi bien « ,  » Soixante
calories de plaisir « , …

Pour Camille, boire la semence de son  » loulou  » est un acte d’amour, le
fait qu’il ait détourné vicieusement les tendres attentions qu’elle lui
accorde parfois, génère en elle une sombre envie de vengeance. Pour se
remettre de ses émotions, elle se sert un whisky et reprend sa lecture avec
une attention toute particulière.

André a noté dans son récit, qu’il fantasme sur le  » face siting  » en
préliminaire aux rapports mais qu’étant encore trop  » prude « , qu’elle si
refusait. De nombreuses photos présentent des femmes assises sur le visage
d’hommes avec de petits commentaires dont un qui la perturbe :  » je prendrai
bien sa place  » ! Vous l’avez compris, André dans son annotation parle de
l’homme qui lutine l’intimité d’une fort jolie fille.

Pendant qu’elle tourne les pages, sa main s’est rapprochée presque
naturellement de son intimité et, quand ses doigts entrent en contact avec
ses tendres replis encore englués de leurs rapports précédents, l’idée d’une
petite vengeance germe. Camille s’interroge pour savoir si elle ne va pas
lui faire séant la surprise de lui accorder la réalisation de son fantasme
de  » face siting « . Son doigt agile agace un instant le bouton du bonheur
quand soudain, de terribles ondes nerveuses traversent son fourreau intime
et perturbent toute sa logique et sa retenue habituelle déjà bien altérée
pat l’alcool dont ils ont quelque peu abusé.

Dans sa tête résonnent les mots :  » prude « ,  » bouffeuse de sperme « ,  »
Nourrie de semence « . Et bien soit ! Se dit-elle, tu le désires et bien tu
vas l’avoir ton face machin ! Ni une ni deux, elle se lève et part d’un pas
décidé vers la chambre. Elle jette négligemment son peignoir, fait rouler
son amant sur le dos et enjambe prestement son visage.

André émergeant de sa somnolence ne réagit plus vraiment tant il est épuisé.
Pendant un instant, il rêve sur le délice d’un face siting… Il n’a pas
compris immédiatement ce qu’elle est en train de faire. Puis il sent
l’intimité humide près de mon visage qu’il prend tant de plaisir à déguster
normalement ! Le réveil est un peu brutal ! Elle vient de lui écraser les
poignets menottés et un ru de liquide fait de semence et de sécrétions
multiples s’écoule de son petit trésor. Il pousse un gémissement de douleurs
et de refus qu’elle interprète comme un râle de satisfaction. S’il a souvent
fantasmé sur ce qui lui arrive, le réveil est un peu difficile et
l’excitation n’est pas encore au rendez-vous.

Le nez plongé dans les replis brûlants, sa langue découvre le goût sucré
salé de son intimité. Il gesticule et tante de se dégager mais Camille
découvre au fond d’elle-même des ressources jusqu’à présent inconnues. Elle
serre les jambes fortement et appuie plus encore son intimité sur le visage
d’André.

- Alors comme ça, tu as écris que je suis une  » bouffeuse de sperme  » ! Tu
apprendras à te méfier de l’eau qui dort, la fille prude que tu envisageais
 » d’éduquer  » va te permettre d’apprécier le goût de la semence masculine
que tu décris comme du petit lait dont je me délecte !

André est horrifié par ce qu’il vient d’entendre. Elle a découvert
l’histoire délirante qu’il s’amuse à écrire et dans laquelle il ne l’épargne
pas. Certes, les fantasmes n’auraient pas de saveur si l’on avait pas
l’envie de les réaliser, mais la réalisation est bien souvent plus douce et
nuancée que les actes fantasmagoriques qu’il a très largement exagérés.
Connaissant la force de caractère de sa douce qui a du les prendre au
premier degré, il est convaincu qu’elle ne va pas l’épargner et ira au bout
de ce qu’elle a décidé. Curieusement ce sentiment l’excite et son côté
masochiste se nourrit du désir qui a pris possession de sa douce
particulièrement sauvage depuis le début de cette soirée pas comme les
autres.

- Allez ! Crie Camille qui se tortille sur le visage d’André en pinçant
sauvagement la pointe de ses seins encore endoloris des morsures précédentes
qu’elle lui infligées.

Il résiste encore, elle serre ses pinces digitales, les fait tourner et tire
sur les tétons hypersensibles. La douleur déclenche alors chez André, qui
aime que l’on martyrise la pointe de ses seins, des ondes de plaisirs
irradiants dans toute sa poitrine. Au travers de la brume de souffrance et
de volupté qui a envahit son cerveau, une vague de passion gourmande
s’éveille. Il enfonce sa langue dans le puits d’amour largement exposé et
lèche l’abondante sève qui s’écoule sur les délicates parois.

Il transcende totalement et embrasse maintenant plus volontiers
son petit trésor, le parfum et le goût salé de ses lèvres intimes le font
chavirer. Sa langue y papillonne bien volontiers, s’étire vers son bouton
sensible puis revient pour entrer par petits coups brefs dans son puits
d’amour.

Camille qui s’était interrogée sur la conformité des fantasmes d’André,
commence à apprécier leurs concrétisations ! La langue diabolique qui lui
titille ardemment les parties intimes et le nez qui bute régulièrement sur
son petit anneau entre ses fesses très écartées, génèrent d’agréables
sensations. Elle feule en tortillant son corps dans une impudeur totale pour
exposer ses muqueuses incandescentes à cette bouche si gourmande, si
magique. Son nid d’amour est inondé et la perle clitoridienne sur laquelle
elle vient de poser son index d’une hypersensibilité extrême.

Quelques minutes de caresses suffisent pour déclencher une jouissance
dévastatrice, Camille est parcourue de spasmes et de soubresauts
incontrôlables. Son anus béant et son périnée se contractent sur la langue
et le nez d’André qui se repaît de la mini-marée des plaisirs.

Camille est maintenant épuisée, apaisée. Saisissant les clés dans la poche
du peignoir, elle essaie d’ouvrir les menottes mais n’y parvient pas. André,
expérimenté en la matière, s’en saisie et à l’aveugle les ouvre en un rien
de temps. Tendrement, mais fortement motivé par une envie câline, il se
glisse contre sa douce allongée en chien de fusil.

Ce sursaut de désir masculin n’ira pas au bout de ses prétentions et nos
amoureux repus et vaincus de fatigue s’assoupissent.
…………………………..

Au petit matin, André a l’habitude de réveiller sa douce en lui apportant un
café. Lorsqu’elle découvre les marques laissées par les menottes sur les
poignets d’André, Camille honteuse et au bord des larmes se confond en
excuses. Il la rassure et l’embrasse aussitôt. Pour la déculpabiliser, il
lui avoue qu’il a connu bien plus et que vivre cet acte certes fougueux voir
limite douloureux, l’a comblé de plaisir tant il était empreint d’amour.

- Je t’aime et je remercie dieu de ce que nous avons vécu hier soir. Si j’ai
connu bien plus hard par le passé, je ne l’ai jamais connu avec l’amour !
Ponctue André en l’embrassant tendrement.
- Oh ! Mon loulou d’amour j’ai si honte. Je vais repasser une chemise à
manches longues pour cacher ces marques, je n’aurai jamais du te menotter.
Nous avions trop bu et ….
- Bon assez causé femme ! Tu es ma débitrice, plutôt que de dire de
fadaises, utilise ta langue pour te faire pardonner !
- J’ai comme une déficience auditive !
- Mon auguste membre a déployé toute sa vigueur matinale. Il est temps pour
toi de l’honorer.
- Là, ce n’est plus du rêve, c’est de la fiction !

Les amoureux éclatent de rires et trinquent, mais au café cette fois.

Tout en sirotant leur café, ils méditent. Ce qu’ils ne savent pas réellement
ni l’un ni l’autre, c’est que dans leur vie de couple, les jeux câlins
viennent de s’installer.

Camille s’est découvert une seconde nature. Elle se plait à rêver de le
dominer avant de lui donner et de prendre du plaisir mais aussi pour
assouvir cet instinct qui gronde en elle.

C’est la première fois depuis très longtemps que j’incite à un désir si
animal, pense André qui se plait à imaginer la  » contraindre  » à des
jouissances inédites.

………….

TSM

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