Exhibitions sur l’autoroute par Amanda_1

Dix huit heures ; la nuit tombe déjà sur la petite ville. Ma décision était
prise depuis plusieurs jours, après des semaines d’hésitation et le moment
est arrivé.
Je n’ai pensé qu’à ça toute l’après-midi et je n’est guère été efficace dans
mon travail. Je quitte fébrilement le bureau et retrouve ma voiture au
parking.
Caché dans le coffre, le sac noir est toujours là.
En démarrant, je salue au passage une collègue de bureau … si elle savait
ce que je vais faire ! Je sors tranquillement de la ville et me dirige vers
la bretelle de l’autoroute. Un ticket et direction Toulouse. Quelques
kilomètres plus loin, je serre à droite pour m’arrêter sur une aire de repos
quasiment déserte à cette heure. Je ne m’arrête pas là par hasard ; j’y
étais venu plusieurs fois et j’avais observé le manège de quelques voitures
et des silhouettes furtives d’hommes se dirigeant vers les bois, à l’arrière
de l’aire de repos.
J’ai garé ma voiture un peu à l’écart, dans un endroit sombre. Je récupère
mon sac noir et me dirige vers les toilettes. Je suis seul et c’est plutôt
rassurant. Je sors de mon sac en tremblant un peu tout ce qui va me servir à
présent à assouvir mon fantasme.
Bien sûr, je n’en était pas à mon premier essai ; depuis de nombreuses
années, à la moindre occasion, je le faisais, seul ou en compagnie, mais
sortir ainsi dehors, c’était pour moi complètement inédit.
D’abord le soutien-gorge et le string assorti ; j’ai choisi un ensemble
rouge et noir, très sexy. Je me déshabille rapidement dans la lumière
blafarde des toilettes. Il fait un peu frisquet, mais peu importe. J’enfile
lentement mes bas Dim’up, puis le string dont la ficelle me rentre
délicieusement dans la raie. J’ajuste le soutien-gorge qui enrobe mes tous
petits seins. Ce matin, après ma douche, je m’étais soigneusement rasé les
quelques poils de la poitrine ainsi que ceux des fesses. Des escarpins ont
remplacé mes chaussures d’homme quand soudain, un bruit de pas. J’arrête
tout mouvement, inquiet. Dans la cabine voisine, un bruit d’urine puis de
chasse d’eau … la porte claque … ouf, je respire.
Je finis de m’habiller en passant une jupe courte et un pull en V très
échancré. Fébrilement, je coiffe ma perruque châtain et bouclée. Des boucles
d’oreilles, un peu de rouge à lèvres et je suis devenue Amanda.
Je range en vitesse mes affaires d’homme dans le sac et j’écoute les bruits
de l’extérieur. Je n’aimerais pas rencontrer ainsi vêtue des employés de
l’autoroute ou des gendarmes. Un grand silence semble régner, seulement
entrecoupé par le bruit des véhicules circulant un peu plus loin sur l’A 62.
J’hésite encore ; je suis très excitée mais j’ai un peu peur. J’ai presque
envie de me rhabiller mais le désir est plus fort depuis le temps que je
rêve de cet instant. Je sors. Ne sachant pas si d’autres voitures sont
arrivées, je quitte les toilettes par l’arrière et, avec un petit détour par
le bois, je regagne ma voiture.

Le sentiment de l’air s’infiltrant sous la jupe et du crissement des bas est
très excitant, mais je veux d’abord me mettre à l’abri pour inspecter les
abords. Un camion s’est arrêté assez loin, à l’autre bout du parking, et une
voiture arrive lentement et se gare à une vingtaine de mètres de moi. Je me
tasse sur mon siège. Un couple en descend et tandis qu’elle se dirige vers
les toilettes, lui sort fumer une cigarette. J’ai très peur qu’il vienne
vers moi mais heureusement, il va faire quelques pas dans l’autre direction.
Quelques minutes plus tard, ils repartent en me laissant tout seul. Il y a
encore le camion, mais il est loin.
Je me décide enfin et sors de la voiture. je fais quelque pas sur le
trottoir en m’efforçant de féminiser ma démarche puis je m’enhardis. Je
m’éloigne de plus en plus de la voiture, reviens, repars… l’excitation
commence à me gagner et mon mini-string a du mal à contenir mon sexe.
Soudain, des phares éclairent la bretelle d’accès à l’aire de repos. Pas
très à l’aise sur mes escarpins, je regagne ma voiture à la hâte. Le
véhicule se gare un peu plus loin, éteint ses phares. J’observe le
conducteur qui a l’air seul et pas très pressé de sortir. Il finit par
ouvrir la portière et se dirige lentement vers les toilettes, jetant un coup
d’œil furtif dans ma direction. Je ne le vois pas ressortir du côté du
parking et j’aperçois quelques minutes plus tard sa silhouette qui pénètre
dans l’ombre du bois.
N’ayant pas trop de doutes sur ses intentions, je sors de ma voiture, claque
la portière pour attirer son attention et je vais m’asseoir sur une table de
pique-nique un peu cachée dans le bois à une dizaine de mètres de là.
Je croise les jambes pour exhiber le haut de mes bas, fait glisser le pull
sur une épaule pour dégager la bretelle du soutien-gorge et j’attends,
cambrée et fébrile. A cet instant, je me sens vraiment femelle, semblable à
une pute qui attend le client. Mon sexe durcit un peu sous ma jupe. L’homme
ne m’a pas encore vu. Ayant repéré ma voiture, il se doute que je suis,
comme lui, à la recherche d’une rencontre furtive. Il ressort du bois,
revient vers ma voiture et, constatant que je ne suis plus à l’intérieur,
revient dans le bois et m’aperçoit.
Il s’avance dans l’ombre, à pas lents. Je croise mes jambes le plus haut
possible, remonte un peu ma jupe en me cambrant au maximum. Il vient vers
moi et me détaille ; sans dire un mot, il avance la main et me caresse les
jambes en remontant à la lisière des bas. Je me laisse faire en décroisant
les jambes puis je les écarte légèrement, bien offerte. Il a une quarantaine
d’années et son physique et quelconque, mais peu m’importe. Ses deux mains à
présent remontent le long de mes jambes, vers le string. Il s’approche du
sexe et le caresse doucement à travers le satin, comme s’il voulait vérifier
que j’étais bien un travesti. J’écarte encore les jambes pour libérer mon
sexe à présent dressé et libère un sein de l’emprise du soutien-gorge. Sa
bouche attrape à présent la pointe de mon petit sein et je sens sa langue
qui l’humidifie puis ses dents qui le mordillent. Je pousse un petit cri de
plaisir et il accentue la morsure tandis que sa main droite me caresse le
sexe franchement. Son sexe se frotte contre mon genou et je fais sauter un à
un les boutons de sa braguette pour le saisir. je le branle longuement
tandis qu’il continue à me travailler le bout des seins.
Je tombe alors à genoux tandis qu’il s’assoit sur la table en bois. Son sexe
est assez fin mais long et, sans le prendre encore en bouche, je passe
doucement la langue le long de sa tige. Il prend ma tête entre les mains
pour me contraindre à le sucer ce que je fais après lui avoir demandé de
mettre un préservatif.
Soumise, les mains dans le dos, je le travaille de ma bouche en cadence.
Le sentant proche de l’explosion, je l’abandonne un moment car je veux qu’il
me prenne comme une chienne. Je remonte lentement le long de son corps et
tente de l’embrasser, mais il refuse mon baiser. Sortant alors un tube de
lubrifiant, je m’appuie contre la table et m’enduit longuement le petit trou
après avoir oté ma jupe. Il me regarde onduler les fesses et m’introduire
deux doigts, puis trois afin de bien me préparer.
Vêtue seulement de mes bas, de mon soutien-gorge et de mon pull relevé, le
string abaissé au niveau des genoux, je l’excite au maximum par une
exhibition obscène.
Bientôt, il n’y tient plus et m’attrapant par les hanches, il m’enfile assez
brutalement, m’arrachant un petit cri de douleur qui fait vite place à du
plaisir. Il me pistonne et je sens mon cul s’ouvrir, accueillant à présent
toute la longueur de sa queue. De sa main droite, il me pince le sein ce qui
déclenche en moi une jouissance extraordinaire, plus forte que si j’avais
éjaculé.
Malheureusement, il jouit très vite au fond de mon cul et se retire en le
laissant béant. Comme tous les hommes dans ces cas là, il se débarrasse
rapidement du préservatif, s’essuie avec un mouchoir en papier, se rajuste
et, balbutiant un vague merci, regagne sa voiture.
Je suis heureuse, presque comblée. Je remonte mon string, remets ma jupe et
regagne tranquillement le parking en ondulant des hanches. Lui a déjà
redémarré mais une voiture arrive.
Cette fois ci, je reste dehors, bien en vue, pleine d’espoir …
Amanda

l’illustration a été fournie par l’auteur

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