Une douche très chaude par Genesian

Les filles nous avaient clairement mis le marché en main.

- Il est hors de question, que Zinia et moi, passions la soirée devant la TV
à regarder votre match pour débiles. Alors nous, on va se faire un petit
resto entre nanas, peut être une toile et en suite nous verrons.

Sur ce, elles nous avaient plantés là.

L’effet de surprise passé nous avons très vite perçu le coté positif de la
situation. Une soirée entre mecs n’était pas pour nous déplaire et le
programme était déjà tout écrit. Les deux pieds sur la table basse du salon,
une pizza dégoulinante de sauce sur les genoux, une profusion de bière et le
tout dégusté à grand renfort de rots et de blagues biens lourdes. Pas un
truc de nana quoi.

Et bien Banco, c’était parti pour une soirée en célibataires.

Nous en entamions, Maryse et moi, à notre troisième semaine de vacances.
Confortablement installés dans un petit studio loué pour l’occasion, nous
avions fraternisé dés le premier soir avec nos voisins de palier, Marc un
garçon sympathique plutôt réservé et sa femme Zinia une jolie brunette
d’origine tunisienne. Nous étions sortis ensembles deux ou trois fois la
première semaine puis presque tous les soirs la semaine suivante et
finalement nous en étions arrivés à passer toutes nos journées et toutes nos
soirée ensembles. Nos femmes étaient devenues copines comme cochon et leur
décision de sortir seules ce soir ne nous avait nullement surpris.

- Bon, tu ne sais pas ce que je vais faire gamin ? (Il avait seulement cinq
ans de moins que moi mais j’avais pris l’habitude de l’appeler ainsi), il
est à peine dix neuf heure et comme le match n’est pas avant vingt et une
heure, j’ai grandement le temps de prendre une douche. Pendant ce temps, si
c’était un effet de sa bonne grâce, votre seigneurie pourrait peut être nous
sortir deux pizzas du congélo.
- Mais je veux mon n’veu me lança-t-il avec un accent parisien à la Gabin.
Va décrasser le bonhomme, Tu n’en seras que plus détendu pour la suite des
évènements.

Je m’étais illico glissé sous le jet bienfaisant de la douche et sa dernière
réplique me revenait maintenant à l’esprit :  » Détendu pour la suite des
évènements « , je ne voyais pas en quoi il était indispensable ou du moins
utile de se doucher avant de regarder un match à la TV. C’était un spectacle
où justement l’on aimait être sous pression pas détendu. Enfin bref, c’était
à éclaircir.

Vingt minutes plus tard j’avais terminé mes ablutions. Je passais une
serviette autour de ma taille, et m’installais devant le miroir du lavabo
pour me donner un coup de rasoir. C’était une habitude prise le jour où
Maryse m’avait fait remarquer que ma barbe était de celle qui griffe les
cuisses. Donc tous les soirs, pour être agréable à ma chère et tendre, je me
rafraîchissais le menton.

Marc, sans vergogne, fit irruption dans la salle d’eau. Sur un ton que je ne
lui connaissais pas il me lança :

- Dit donc ma poule qu’est ce que tu fiches ? Tu te bichonnes comme une
femelle ou quoi ? Et de ponctuer sa phrase par une claque amicale sur mon
postérieur. Comme tu as terminé de te doucher, si tu le permets, je vais en
faire autant.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il était nu et passait
derrière la glace embuée de la cabine. Par le biais du miroir je le voyais
se frotter le corps, en sifflotant comme un peintre italien. Même si c’était
en me rasant et seulement du coin de l’œil, je ne pouvais le nier, je le
matais bel et bien. Mais qu’est ce qu’il m’arrivait ? J’étais déconcerté et
confus mais cela était plus fort que moi je n’arrivais pas à détacher mon
regard de ses fesses. Contre tout espoir je n’espérais qu’une chose, c’est
qu’il se retourne pour voir son sexe. Le sang me bouillonnait aux tempes et
je restais bouche bée à guetter l’inimaginable. Je ne comprenais pas ce qui
m’arrivait. Pourtant je n’étais pas homo ou tout du moins pas pratiquant. Ce
que je veux dire c’est qu’évidemment il m’était arrivé, comme bon nombre
d’homme je l’imagine, de me faire mon petit cinéma. De fantasmer sur un
rapport homosexuel lors d’un petit plaisir solitaire et de l’oublier honteux
et au plus vite une fois la chose consommé. Mais aux grands jamais l’idée de
passer à l’acte ne m’avait un seul instant effleuré. Je ne vais pas bander
pour un mec tout de même. Sans équivoque la bosse qui c’était formé sous ma
serviette de bain me démontrait tout le contraire.

Je rassemblais mes idées et terminais au plus vite de me raser afin de fuir
ce spectacle qui me déroutait totalement. Je m’apprêtais à sortir de la
salle d’eau quand Marc m’apostropha.

- Dis donc José, si tu pouvais me rendre un petit service ?
- C’est à dire ?
- Et bien comme tu le sais, mon accident de moto m’a quelque peu handicapé
au niveau de l’amplitude des mouvements et en temps ordinaires c’est Zinia
qui me frotte le dos alors comme cette charmante personne à décidé d’aller
faire la nouba avec sa copine, je me disais que tu pourrais peut être me
donner un petit coup de main.

Sa supplique n’arrangeait en rien mes affaires mais comment lui refuser se
service au demeurant anodin sans éveiller sa suspicion. Il m’aurait fallu
m’expliquer sur les raisons de mon refus. Sans attendre ma réponse il avait
poussé la porte du talon et, me tournant le dos, me tendait le gant de
toilette savonné par dessus son épaule. La mort dans l’âme, il ne me restait
plus qu’à m’exécuter. Je commençais donc par lui frotter le dos. Frotter
était le terme exact car, comme pour exorciser mon trouble, mes mouvements
étaient volontairement rapides et plutôt rudes.

- Et ! Doucement collègue tu veux m’écorcher vif ou quoi ? Si tu me lavais à
vitesse normale j’aimerai autant.
- Oh pardon fis-je penaud, je ne m’étais pas aperçu de ma brusquerie.

J’accomplissais donc ma mission avec plus de retenue, passais le gant sur
ses épaules, sur son coup puis au creux de ses reins. Marc avait plaqué ses
mains sur le mur qui lui faisait face et offrait le galbe de ses fesses à
mon regard troublé. Malgré mon embarras je ne pu dominer la tentation et ma
main glissa un cour instant sur les rondeurs offertes. La fièvre envahi mes
joues et bien vite ma main remonta se réfugier, si je puis dire ainsi, entre
ses omoplates.

- Ca va comme ça ? Fis-je à fin de rompre le silence qui c’était installé.
- Oui, là, c’est bien, j’oserais même dire que c’est trop bien.
- Comment ça, trop bien, qu’est ce que tu veux dire.

Je ne sais pas pourquoi j’avais posé cette question idiote. Pour meubler
sûrement. Toujours est-il que la réponse ne se fit pas attendre. Marc, sans
plus de gêne, pivota lentement sur lui même et me faisant face, exhibas
devant mon regard médusé un sexe en totale érection.

J’étais tellement surpris par son comportement et indubitablement perturbé
par le spectacle de se membre me regardant, si je puis dire ainsi droit dans
les yeux, que ma main gantée continuait machinalement son ouvrage sur sa
poitrine. Marc ne manqua pas de me faire remarquer la bosse extravagante qui
c’était formé sous ma serviette de bain.

- Tu n’as pas l’air indifférent au spectacle, à ce que je voix.

Comme un gamin pris en flagrant délit de masturbation, je sentis le rouge
empourprer mes joues et mes jambes se mirent à trembler. Dans un mouvement
de défense je rompais promptement tout contact avec son corps mais Marc
rattrapa ma main gantée comme à la volée et la posa, sans que j’exprime la
moindre résistance, sur sa toison pubienne.

- Continue je t’en prie.

Il posa ses mains sur mes épaules et caressa délicatement ma peau. Il
remonta jusqu’aux lobes des oreilles et des frissons traversèrent mon
échine.

La pression que mon sexe appliquait sur la serviette de bain devint telle
que cette dernière échoua finalement sur le sol carrelé. Je me retrouvais
aussi nu qu’un ver, bitte tendue, aussi excité que mon ami. Soudainement
enhardis et une fois débarrassé du gant de toilette, j’emprisonnais le sexe
de Marc au creux de ma main et appliquais sur toute la longueur de la hampe
un mouvement caressant qui n’avait plus rien à voir avec ma mission
première. Mon autre main c’était instinctivement posée sur ses fesses que je
malaxais avec détermination.
Marc me cramponna par la taille et m’attira avec lui sous le jet tiède de la
douche. Sa bouche frôla un moment mes lèvres mais voyant mon refus de
l’embrasser il n’insista pas. Malgré notre rapport plus qu’ambigu, je
n’éprouvais pas le désir de l’embrasser. J’aurai même pu dire que j’avais de
la répulsion à embrasser un homme sur la bouche. Quand Marc appliqua une
poussé sur mes épaules je m’agenouillai avec complaisance. Mon visage était
maintenant à hauteur de son membre rigide au prépuce circoncis . Bouche
grande ouverte je gobais aussitôt cette offrande. Lentement mais fermement
comme j’aimais qu’on me le fit, je le suçais sans aucune retenue, goulûment,
en m’agrippant des deux mains à ses fesses fermes et rebondies. L’eau tiède
coulait le long de son buste et inondait mon visage.

A chaque va et vient de mes lèvres sur sa verge nervurée, Marc
poussait de profonds soupirs de contentements. Je m’attardais longuement sur
le gland que je tétais avec gloutonnerie. Chaque succion me procurait et lui
procurait, à en voir les frissons qui le parcouraient, un plaisir
indéfinissable. Une respiration, plus profonde que les autres, suivi d’un
grognement significatif conjugués à une pression excessive de ses mains
contre ma tête me prévint de l’éminence de sa jouissance. A ce moment une
pensée inopportune me traversa l’esprit. Celle de mes demandes répétées
auprès de Maryse pour qu’elle aille jusqu’au bout de sa fellation. Pourtant
devant le fait, je n’avais moi nullement le désir de goutter à la semence de
Marc et c’est de justesse que j’échappais à son jet chaud et puissant.
J’avais saisi sa bitte entre mes doigts et c’est sous une masturbation
appliquée et caressante qu’il se répandit copieusement sur mon visage. L’eau
ruisselante fit rapidement disparaître de ma face et de son membre toute
trace de sperme. Sous ma caresse ininterrompue sa bitte avait gardé une
belle fermeté. Pouvoir conserver une telle érection après une jouissance
pareille était l’apanage de ses vingt sept ans.
Tout en effleurant sa verge demandeuse je me relevais et me retrouvais à
nouveau face à mon ami qui, me saisissant par la taille, m’adossa à la paroi
de la douche, se plaqua à moi et posa délicatement ses lèvres sur les
miennes. Je n’eue, peut être par simple abandon, pas le recul attendu.
Pendant que ma main se refermait plus fermement sur son sexe ma bouche fut
un bref instant investie par sa langue. Je n’éprouvais pas de plaisir
intense mais non plus de répugnance comme je l’eue craint.

Marc me rendit la pareille et à son tour me suça comme seul un homme sait le
faire. Au plus au point de mon excitation il cessa brusquement son
entreprise. Devant mon désarroi il se redressa et glissa au creux de mon
oreille :

- J’aimerais te sodomiser ?

Sa supplique me sidéra à tel point que ma gorge s’assécha brusquement et je
ne pus émettre le moindre son perceptible et compréhensif. Finalement je
balbutiai un  » je ne sais pas  » à peine audible que Marc pris comme un
consentement. Qui ne dit mot consent. Je l’avoue maintenant, Maryse ayant
parfois et trop rarement à mon goût, pratiqué sur moi une pénétration à
l’aide d’un godemiché acheté à l’origine pour son propre usage, j’avais
secrètement émis le souhait si l’occasion se présentait, de goûter un jour à
une véritable sodomisation. Le moment de franchir le pas était somme toute
arrivé. Alors ce  » je ne sais pas  » timide, c’était évident, voulait dire
oui j’en ai envie. Marc s’éclipsa à peine une minute de la cabine de douche
et revint le sexe toujours dardé vers le ciel mais gainée cette fois d’un
préservatif rose. Sans brusquerie il me fit pivoter face à la cloison et ses
mains ceinturant ma taille il colla son corps contre le mien. Outre son
souffle chaud et saccadé que je sentais au creux de mon coup, je sentais
distinctement la raideur de sa bite pointée contre mes fesses. J’avais la
joue collée au carrelage et les bras bêtement ballants le long de mon corps.
Marc, me pris les mains et les posa sur mes fesses pour me faire comprendre
de les écarter, ce que je fis sans plus aucune retenue. A fin d’épargner la
lubrification de la capote, il avait eu le reflex de fermer les robinets
d’eau. Le souffle court je senti son dard qui forcait la résistance toute
relative de mon anus. C’est bouche grande ouverte, gobant l’air humide et
chaud de la cabine, les ongles plantés dans la chaire de mes fesses écartées
que mon anneau abandonna toute opposition. D’un mouvement exagérément lent
mais sans discontinu il m’investit entièrement, jusqu’à venir en buté contre
le galbe de mes fesses. Il était littéralement planté en moi et ses mains,
que je trouvais merveilleusement douces, caressaient ma poitrine, mon
ventre, mon sexe bandé, mes testicules qu’il serrait par moment au creux de
sa paume jusqu’à la limite supportable de la douleur. J’exultais de
plaisirs. Sa poitrine quitta le contact de ma peau et toujours planté en
moi, les mains de nouveau agrippées à mes reins il recula un peu, m’imposant
une position plus cambrée, plus offerte et plus propice au va et vient qu’il
venait d’entamer.

- Branle toi ! Me fit-il me sortant de ma béatitude.

Il est vrai que le délice de sa pénétration m’avait poussé à une inactivité
soumise. J’obéis. La main gainant mon gland, je me caressais plutôt que je
me branlais. Jamais branlette ne fut faites avec autant de conviction. Cela
dura, dura mais soudainement arraché à mes vapeurs de volupté Marc,
accélérant de plus en plus son mouvement, me fit passer à une autre phase du
plaisir. Après chaque coup de bite il sortait quasiment de moi laissant
juste la pointe de son gland suffisamment enfoncée pour tenir l’écartement
de mon anneau et après un pause d’une ou deux secondes enfonçait
sauvagement, presque bestialement son sexe jusqu’à la garde arrachant de ma
gorge des spasmes de plaisir. Sur mon sexe mes à-coups de poignés c’étaient
synchronisés à son pilonnage et bientôt un geyser de sperme brûlant jaillis
de mes entrailles. Marc hurla son plaisir et à travers le latex de la capote
je sentis la chaleur de sa semence. Avant de s’extraire, il posa un baisé au
creux de mes reins.

Nos corps enlacés sous le jet régénérateur de la douche, je laissai
complaisamment sa langue fouiller ma bouche. Je lui devais bien ça.

Fin

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