Shemale par Fréderique Wagner

J’ai toujours su que j’étais gouine, lesbienne, enfin appelez ça comme vous
voulez, bref que le corps des femmes m’excitait sexuellement alors que la
gent masculine me laissait, sur ce plan là du moins, tout à fait
indifférente.

La pression sociale, familiale, scolaire, enfin le monde dans lequel nous
vivons ne m’a pas facilité les choses et il m’a fallu quelques temps pour
que cela devienne une évidence pour moi.

Adolescente j’ai été draguée par les garçons, car je dois avouer sans fausse
modestie, que je suis plutôt mignonne, assez bien roulée, est que mon aspect
n’est pas celui de ces lesbiennes hommasses qui singent, volontairement ou
non, ce sexe qui n’est pas le leur mais qu’elle ressentent comme leur. Je
suis et veut rester très féminine dans mon aspect et, hors mes préférences
sexuelles, je me sens très femme. Je suis une femme qui aime les femmes :
point/barre.

J’ai commencé très tôt à reconnaître chez les autres filles ce
je-ne-sais-quoi qui me faisait percevoir chez certaines une possibilité de
rapports plus complices et plus si affinités, comme on dit dans les
annonces.

Cela commença à l’adolescence par des regards appuyés, des sourires
complices, des contacts un peu plus prolongés que nécessaire, par des
glissades de bises sur le coin des lèvres, enfin tous les petits artifices
qu’on utilise pour dire à quelqu’un qu’il vous plait et qu’on est prêt à
aller plus loin.

Ce que je fis durant cette période avec d’autres filles, je ne vous le dirai
pas, pas aujourd’hui en tout cas, le politiquement correct en vigueur et
l’hystérie de faux principes de précaution me laisserons donc muette sur mes
expériences avant dix-huit ans bien que je sois sûre que vous aimeriez bien
que je vous en conte le déroulement par le menu…mais dura lex sed lex !

Tout cela pour vous dire combien mon homosexualité, mon lesbianisme, était
très fortement ancré en moi et faisait partie de ma personnalité profonde.

Alors quelle ne fut pas ma surprise que je tombais amoureuse d’un garçon !
Et oui, avec tout ce qu’il fallait là où il fallait ! Mais il faut que je
commence par le commencement.

C’était en juin, l’époque où les filles sont court vêtues, où la légèreté
des étoffe découvre des trésors ou les fait deviner, où le regard des hommes
et des lesbiennes s’éclaire au passage de jolies fesses ou d’une sexe
gentiment fendu moulés dans une jeans, où on devine les doux balancement de
jeunes seins sous un T-shirt ou une blouse échancrée, où des minijupes
dévoilent de jolies jambes bronzée et où le regard s’égare et se trouble en
les remontant par la pensée jusqu’à l’étoffe intime qu’on aimerait tant
écarter…mais je m’égare ! Revenons à nos moutons ou plutôt à mon homme (ça
me fait tout drôle quand je repense à ça et que je le vois écrit !).

Donc je baguenaudais dans les rues, profitant de la douceur du soleil
printanier, légèrement rafraîchie par une brise légère, faisant virevolter
ma courte jupette autour de mes jambes et laissant, moi aussi, balancer mes
seins librement sous mon corsage de soie.
Et c’est alors que je la vis. Une jolie fille, ou plutôt femme, paraissant
vingt-cinq à trente ans, l’allure décidée de la pratiquante de sport,
élégante dans son ensemble qui devait venir d’un bon faiseur, genre Lacroix
(j’appris plus tard que c’en était), et qui avançait, d’un pas vif mais sans
excès, sur le trottoir face à moi.

Mon cœur fit boum, comme dans la chanson de Trénet, et je m’arrêtai,
interdite, l’air sans doute un peu idiot de la poule qui a trouvé un
couteau. Bien Dieu qu’elle était belle, une gueule à te déchirer le cœur, de
longs cheveux blonds, qui illuminait son regard bleu, une silhouette et une
démarche de mannequin (mais sans le déhanchement excessif à la mode sur les
podiums en ce moment). Elle arrivait vers moi et j’eux l’impression qu’elle
avait remarqué mon trouble car elle me jeta en me croisant un regard du coin
de l’œil, et je surpris sur ses lèvres un demi sourire, non moqueur, mais
plutôt amusé.

Je me retournai pour continuer à la suivre du regard pour admirer sans hâte
ses jolies jambes gainées de soie, comme on dit dans les livres, et, sans y
avoir réfléchi, je me surpris à la suivre à une dizaine de mètres derrière
elle, comme les vieux marcheurs de la belle époque suivaient les trottins
des maisons de couture (vous voyez, on peut être gouine et cultivée !).

Pour rester dans le ton j’étais  » chipée  » comme on disait autrefois.

Je la suivis ainsi pendant un bon moment, m’arrêtant en même temps qu’elle
en conservant l’écart qui nous séparait. Elle semblait flâner sans but, sans
se presser mais sans traîner, ralentissant ou s’arrêtant devant certaines
vitrines, comme font ces femmes dites oisives qu’on voit dans les rues à
toute heure et dont on se demande, à chaque fois ce qu’elles font là alors
que tout le monde, ou presque, et au travail ou devrait l’être, sans se
poser d’ailleurs la même question à son propre encontre ! Ce mystère des
foules urbaines en cours de journée m’a toujours intrigué, mais je ne crois
pas que cela soit ce qui vous intéresse pour le moment.

En fait vous vous demander quand et où va apparaître le  » Mâle  » qui doit
circonvenir mon homosexualité ! Vous êtes une bande de cochons et de
cochonnes libidineux mais je vous aime car j’en fais partie aussi !

Elle dut s’apercevoir de mon manège car je la vis deux ou trois fois
regarder dans ma direction et sourire. J’étais un peu gênée mais je ne
pouvais pas faire autrement. Le balancement de sa croupe avait éveillé en
moi des chaleurs au bas de mon ventre et je sentais monter une excitation
qui devait commencer à mouiller ma culotte car je sentais une certaine
fraîcheur entre mes cuisses à chaque coup de vent. Il faut que je vous dise
que je suis une grande  » mouilleuse  » qui fait les délices de mes belles
amies qui se régalent à ma source intime lorsque leurs langues agiles se
glissent en moi.

Lorsqu’elle s’arrêta brusquement et se retourna en me faisant un petit signe
du doigt, dans le genre  » viens par ici ma jolie  » fait avec son mignon
index je n’osais tout d’abord pas m’approcher, telle une pucelle devant le
mâle, et je commençais à perdre contenance et à regretter la folle impulsion
qui m’avait poussé à la suivre. Moi, la grande gouine qui draguait tout ce
qui passait à ma portée, moi qui avait arraché avec les dents la culotte
d’une copine d’enfance le jour de son mariage, la tête sous la robe de
mariée, dans sa chambre alors qu’on l’attendait pour le lunch, et qui lui
avait bouffé la chatte jusqu’à ce qu’elle explose dans ma bouche et chavire
sur le lit et me retrousse la robe pour atteindre mon cuisses et mon slip.

Mais je divague encore.

Je m’approchais donc, presque timidement, n’osant croire à…je ne sais tro
quoi d’ailleurs. Elle était calme et souriante et attendit que je sois près
pour me parler :

 » Je vous ai démasquée, mademoiselle la suiveuse, que me voulez-vous ?  »

La voix souriante démentait les propose.

 » Heu.. je passais par là et…  »
 » Et quoi donc ?  »
 » Et bien…  »

Et je restais là, me dandinant un peu sur mes pieds, gênée, hésitante, une
vraie ado à son premier rendes-vous, presque, non pas presque, rougissante
comme l’idiote que je me sentais apparaître, mi-furieuse contre moi de ne
savoir que dire, mi-furieuse contre elle de m’avoir surprise.

 » Mais c’est qu’elle rougit notre demoiselle « , raillât-elle,  » dites moi ce
qui provoque cet émoi ?  »

Et là je me mis à réagir, retrouvant mes instincts de chasseresse de
minette, de bouffeuse de minous, de drague-queen des discothèques.

 » Et bien c’est vous que je voulais draguer, car je dois vous faire cet
aveu, vous m’avez bouleversée, je crois que je suis tombée amoureuse de
vous, c’est le coup de foudre !  »

Elle éclata de rire en cachant sa bouche derrière sa main gantée.

 » Incroyable ! On se croirait un siècle en arrière, un coup de foudre en
pleine rue, et d’une femme en plus ! Je ne peux y croire ! « .

Sa voix un peu rauque me prenait aux tripes et je réalisais là que j’avais
dit vrai, que ce coup de foudre m’était tombé sur la tête au moment où je
m’y attendais le moins.

 » C’est ça, moquez vous, je n’y peux rien, c’était plus fort que moi !  » lui
lançai-je, un peu agressive et vexée.

 » N’en croyez rien, dit-elle « , soudain sérieuse,  » je ne me moquais pas de
tout, c’était un rire de surprise. De surprise enchantée « , ajouta-t-elle  »
car la fraîcheur de votre spontanéité est vraiment charmante et, pour tout
dire, me séduit assez. Quel âge avez-vous donc ?  »

 » Vingt ans, madame, bientôt vingt et un, cela a-t-il une importance ? « .
 » Aucune ou beaucoup, tout dépend ! Vous faites si jeune ! » dit-elle d’un
air un peu rêveur.

A ces mots mon cœur fit un bond dans ma poitrine et je m’approchait d’elle
et, d’une manière spontanée, je l’embrassais sur la joue et lui glissant un
 » merci  » chuchoté.

Elle ne se recula pas, à mon grand soulagement, et me rendit mon baiser.
 » Allons, comment t’appelles-tu ? « . Fit elle en passant naturellement au
tutoiement comme si nous nous connaissions depuis des années (en considérant
qu’elle n’aurait pas connu mon nom dans de telles conditions, ce qui aurait
été, bien sur, étrange).

 » Frédérique, Madame.  »
 » Allons, appelle-moi Dominique, et pas de madame, je te le défends, nous
avons toute deux des noms bien androgynes, ne trouves-tu pas ? « .

Elle avait raison, nos noms pouvaient s’appliquer à des garçons, à
l’orthographe près dans mon cas.

 » Alors comme ça je te plais, et tu m’aimes, enfin, je le suppose  » dit-elle
d’un ton enjoué,  » tu aimes donc plus les femmes que les garçons si j’ai
bien compris. Rassures toi cela ne me choque pas du tout, au contraire. Et
si je préfère les hommes…  » Là mon cœur battit un peu plus fort et le
désespoir m’envahit,  » …je ne dirais pas non à un peu de surprise…de
fantaisie  » ajouta-t-elle dans un sourire qui me fit fondre.

 » Allons chez moi, c’est à côté  » dit-elle comme s’il s’agissait d’une chose
naturelle,  » c’est juste à deux pas « . Et elle prit mon bras sous le sien en
m’entraînant, comme à une vielle copine, ou à une amante…

J’étais aux anges, un peu ébahie de mon audace (alors que je croyais en être
largement munie) et de la simplicité de son attitude.

Effectivement après cinq minutes de marche durant lesquels nous avions peu
parlé, nous nous trouvâmes devant le porche d’un bel immeuble bourgeois où
nous entrâmes. Un coup d’ascenseur et cinq étages plus haut nous pénétrâmes
dans un bel appartement meublé de manière très classique, bon chic bon
genre, avec des meubles anglais (enfin c’est l’idée que je m’en fais), des
fauteuils en cuir, un immense canapé devant une cheminée, des tapis
splendides un peu partout, des tableaux sur tous les murs, la classe quoi !

Et c’est là que tout commença.

J’étais à peine entrée dans le salon qu’elle m’enveloppa de ses bras et sa
bouche prit ma bouche dans un long baiser. Sa langue fouillait ma bouche et
s’enroulait autour de la mienne. J’étais prise à contre-pied, c’était elle
qui avait la main, je n’étais qu’un objet entre ses bras. Elle se comportait
comme moi en d’autres circonstances, et j’avoue que j’y prenais un plaisir
trouble qui me surprit.

Je me sentais alanguie, consentante, vaincue, abandonnée et c’était
délicieux, je n’étais plus la chasseresse, j’étais la proie et ce nouveau
statut que je découvrais me plaisait infiniment.

Elle me poussa doucement en arrière, mes mollets heurtèrent le canapé et je
partis en arrière, doucement retenue par elle, sans que cesse notre baiser.
Elle m’avait recouverte de son corps dont je sentais la chaleur à travers
nos vêtements.

Elle s’interrompit et me dit

 » Laisse toi faire, ma petite chérie, je suis sûre que tu vas aimer, laisse
moi l’initiative « .

Je fermais les yeux pour acquiescer sans dire un mot.

J’étais allongée sur le dos, abandonnée et conquise, elle me caressa la joue
du revers de la main et se mit à déboutonner mon corsage. Ma poitrine
apparut, frémissante. Je ne porte jamais de soutien-gorge car j’aime sentir
la liberté de mes seins sous le tissu et le frottement de mes mamelons sur
la soie est d’une sensualité que je conseille à toutes.

Ses deux mains avaient englobé mes seins et elle jouait avec mes mamelons et
les faisant rouler entre son pouce et son index. J’adore cela et j’avais
fermé les yeux de satisfaction. Si j’avais été une chatte je suis sûre que
j’aurais ronronné. Je la sentis se pencher vers moi et elle couvrit mon
visage de petits baisers. Quand j’étais petite et que mon papa me faisait
ça, il appelait ça des bisous de papillon.

Ce souvenir me troubla un peu tout en m’apportant une détente
extraordinaire.

Sa bouche s’était maintenant déplacée et elle couvrait mon cou, puis mes
épaules, de ces baisers de papillons. Elle descendait progressivement vers
ma poitrine sans cesser ces baisers délicieux et excitants. Je sentis alors
sa bouche s’arrondir sur un de mes mamelons et me téter comme un bébé. Elle
alla d’un sein à l’autre, ne lâchant son pincement que pour un baiser.

Je voulu alors la prendre dans mes bras mais elle me chuchota :  » ne bouge
pas, mon amour, je vais te donner un plaisir que tu n’as sans doute jamais
connu « . Et sa bouche descendit plus bas, vers mon nombril ou sa langue se
glissa, chaude et humide, pénétrante.

Je sentis alors ses mains se glisser sous ma jupe et se diriger, sans
hésiter, vers mes hanches. Ses doigts se glissèrent sous l’élastique de mon
slip. Je creusais les reins et mon slip glissa jusqu’à mes chevilles.

J’étais troussée comme un lapin, le ventre et les seins nus, la jupe
retroussée jusqu’à la taille. Elle se releva pour me regarder et je la
regardais dans les yeux, sans défi mais prête à tout lui donner.

 » Tu as un joli corps  » affirma-t-elle. « Mets-toi sur le ventre, je veux
voir ton cul « .

La trivialité du propos m’excita. Je me tournai et lui montrais mes fesses,
ronde et potelées.
Ses mains se posèrent sur chaque fesse et je sentis alors qu’elle les
écartait, la fraîcheur que je ressentis sur mon anus m’apprit qu’il était
totalement découvert à son regard.

 » Ton petit trou est charmant, il est presque rose et tout net, on en
mangerait  »
 » Et bien manges-le donc  » lui dis-je, en manière de défi, comme pour lui
montrer que moi aussi je savais être hardie.
 » Plus tard mon amour, je voulais te voir plus que nue avant « .

Elle me remit sur le dos et écarta mes cuisses, les releva, mettant mes
genoux à la hauteur de mes seins. J’étais devant elle, toute ouverte, ma
chatte et mon cul exhibés, disponibles.

 » Mais c’est qu’elle mouille, cette petite salope  »

De nouveau la trivialité, cela m’avait toujours excité d’entendre des mots
crus, interdits, violents, grossiers, pornographiques, bien crades comme on
dit. Cela effaçait les années de  » bonne éducation  » dont on m’avait abreuvé
tout au long de ma jeunesse de fille de  » bonne famille « .

Ah, pour être bonne, je suis bonne, un bon coup, disent mes amantes, je
n’hésite devant rien, devant aucun défi, rien ne me rebute, rien ne me
dégoûte. Quand je baise, je baise, et tout peut y passer, et tout y passe,
par devant, par derrière, par ma bouche, par mon cul, par mon con. Je lâche,
je me laisse aller et c’est bon.

 » Je vais te bouffer la chatte et le cul  » et sa bouche ouverte happa mon
sexe,  » regarde moi bien, salope, et dis moi ce que je te fais « .

Sa langue avait pris possession de ma vulve et en avait écarté
les lèvres, elle me lapait comme un chat lape son lait. Cette chatte me
lapait la chatte !

 » Parle donc  » répéta-t-elle.
 » C’est booonnnnnnnnn, je sens ta langue qui me baise comme un petit gode !
Bouffe moi le cul, maintenant, je veux que ta langue m’encule, qu’elle
rentre bien dedans, que je sente chaude en moi.  »

En disant cela je sentais que ma mouille abondait et commençait à s’écouler
vers mon cul qu’elle mouillait. Sa langue me pénétrait maintenant l’anus
qu’elle avait forcé. J’avais un peu  » poussé  » pour le dilater et le faire
ressortir. Elle grognait un peu pendant que sa bouche couvrait tout le
cercle de mon anneau brun et que sa langue entrait et sortait comme un
animal sauvage va et vient dans son antre.

J’avais fermé les yeux et je jouissais de cette caresse qui me donne tant de
plaisir. Combien de fois, après m’être longuement masturbée, ne m’étais-je
pas enfoncé dans le cul toutes sortes d’objets ou de légumes. Carotte,
concombres, poivrons, poireaux, aubergine, mon cul avait tout connu de cette
étrange salade niçoise ; je m’étais si souvent enculée que le passage était
facilement forcé sans douleur.

Ses mains avaient alors quitté mes fesses qu’elles écartaient et étaient
remonté sous mes genoux, pour tenir mes cuisses bien relevées.

 » Garde les yeux fermés  » m’ordonna-t-elle, ce que je fis, soumise.

Je sentis alors sur mon anus la présence d’une autre objet, dur et souple à
la fois, tiède, un gode chauffant pensais-je à ce moment, qui commença à me
pénétrer le cul. C’était étonnamment doux et je sentais ce gode continuer de
me pénétrer, m’enculant profondément. Elle devait l’avoir fixé en
gode-ceinture car je sentis alors son ventre s’appuyer sur mes fesses. Puis
elle commença un lent va-et-vient entre mes reins, son gode coulissait dans
mon ventre. Une de ses mains avait saisi mon clitoris qu’elle agaçait, le
pinçant et le roulant entre ses, puis le branlant au même rythme que sa
pénétration.

 » Parle donc !  » me dit-elle d’une voix un peu rauque.
 » Oui, ton gode me déchire le cul et c’et bon et chaud, encule moi bien à
fond mon amour  »
 » Oui je t’encule à fond, et ce n’est pas un gode, c’est ma queue qui te
baise, c’est ma bite qui te pénètre jusqu’aux couilles.  »

Quoi ? Une bite, des couilles, de quoi me parlait elle ? J’ouvrais alors les
yeux et je la vis, nue, ses superbes seins se balançant selon le rythme de
son effort. Ses deux mains agrippant mes cuisses.

Je baissais alors les yeux et vis, au bas de son adorable ventre une énorme
bite qui s’enfonçait en moi, qui me pistonnait, à moitié cachée par la main
qui me branlait.

 » Oui, je suis un homme, ou presque, mais ton audace m’a troublé et j’ai eu
envie de faire l’amour avec toi.  »

Sa queue sortit alors de mon cul, toute entière, sans un poil autour, le
gland rouge foncé dégagé, son petit méat entrouvert, les couilles, imberbes,
étaient bien rondes en dessous, c’était bien un sexe d’homme qui me baisait,
moi, la lesbienne confirmée, et j’aimais ça.
Elle abandonna mon sexe et prit sa queue dans sa main et la fit coulisser
sur toute sa longueur.

 » Elle est belle ma queue, tu vas la sucer maintenant « et, joignant le geste
à la parole, elle (il ?) abandonna mes jambes et s’avança vers ma tête
qu’elle/il prit entre ses mains et, avançant le bassin, positionna sa queue
devant ma bouche qui ouvrit et qui engloutit l’énorme engin.

J’avais un sexe d’homme dans ma bouche qui en était remplie. Je le sentais
jusqu’au fond du palais et il ressortit alors. Je le pris dans ma main et
commençai à le branler en le regardant de près. C’était la première fois que
j’en voyais de si près et  » en vrai « , pas comme dans les film pornos (dont
j’ai une belle collection par ailleurs). Je vivais cela d’une manière
détachée, plus spectatrice qu’actrice.

Je me mis à sucer le gland, si doux, si tendre, si chaud, et ma langue
tourna autour, suçota le méat comme je suçais les chattes de mes amantes. Le
goût en était différent, plus…moins… enfin…différent. Je pris une couille
dans une paume, pour la soupeser, en connaître la consistance, j’approchais
ma bouche et la pris doucement dans ma bouche. C’était souple, et je sentais
au milieu comme un espèce de noyau tendre qui y roulait.

Je repris son sexe dans ma bouche, sans le faire tout à fait rentrer et
commençais à  » pomper  » cette belle bite. Car je la trouvais belle, cette
bite, fonctionnelle donc belle. Je continuais de la branler tout en la
suçant et je m’imaginais, nue, le sexe de cette…femme (?)/ homme (?) dans ma
bouche. Je me remis en position et, prenant cette bite en main, je la
dirigeais de nouveau vers mon cul pour qu’elle le pénètre. Je gardais deux
doigts arrondis sur cette colonne de chair, tout contre mon anus, pour
sentir coulisser son sexe, pour sentir de mes doigts mon anus dilaté et
rempli. Au bout d’un instant je sentis un grand frémissement la saisir et un
jet brûlant vint éclater dans mes entrailles, et je partis à mon tour dans
un orgasme fabuleux en criant.

Je décidais de reprendre l’initiative. Je me redressai tout en continuant de
garder une main sur cette queue pour la branler, elle avait gardé de sa
raideur. Dominique avait fermé les yeux et se laissait faire. Elle était
superbe dans sa nudité, son corps aux tendres rondeurs féminines, son visage
adorable, ses longs cheveux défaits, toutes ces merveilles étaient tendues
autour de cette verge, dressée comme un pieu au bas de son ventre, que ma
main continuait d’astiquer

Elle me souriait doucement maintenant, sans dire un mot et en lâchant sa
queue, je la fis tourner sur elle-même ; son cul était tout aussi charmant
que le reste, elle était totalement femme, SAUF ce sexe érigée comme une
promesse électorale une veille de votation.

J’avais maintenant envie de la sentir dans mon ventre, cette bite superbe,
de connaître à mon tour ce que les autres femmes ressentent quand elles sont
poignardées par ces phallus guerriers, quand elle sont pénétrées, enfin tout
ce que j’avais refusé frénétiquement jusqu’à ce jour, préférant la douceur
des étreîntes féminines à la fureurs des possessions masculines.

Face à elle maintenant, toujours assise sur le bord du canapé, appuyée
contre le dossier, j’ouvris largement mes jambes en les relevant, m’ouvrant
encore une fois face à elle je lui dit :

 » Prends moi comme la femme que je suis et comme l’homme que tu es ! « .

A ces mots je vis son sourire s’effacer et ses sourcils se froncèrent :

 » N’as-tu pas compris que c’est l’homme que tu portes en toi que j’ai voulu
baiser, que c’est ton cul de mec que je voulais ! Je ne te prendrai pas
comme tu le veux ! « .

Sidérée par ce changement de ton, par cette violence contenue qui
transparaissait, je rabattis mes jambes. Un silence tendu fit place à
l’ambiance érotique qui avait jusqu’à maintenant prévalu.

Puis Dominique éclata en sanglots et s’écroula à côté de moi dans le canapé.
Son sexe s’était recroquevillé, petite chose molle entre ses jolies cuisses
fuselées et reposait, tel un jouet inutile, abandonné là par un enfant
boudeur.

 » Pardonne moi  » me souffla-t-elle,  » je ne voulais pas te faire de peine,
de te voir si belle, si femme, si complètement femme, m’a fait du mal. Et
quand je t’ai vu me suivre, avec tes yeux de merlan frit, l’idée m’est venue
de jouer avec toi et de me venger, à travers toi, de ne pas être totalement
femme. En même temps je voulais te punir de vouloir être ce que je ne veux
pas être : un mec. « .

Son beau visage, balayé par ses cheveux, était couvert de larmes et je fus
émue par son désespoir. Je comprenais ce qu’elle ressentait, même si ce
genre de sentiment n’était pas le mien car, comme je vous l’ai dit j’adore
être femme et j’adore les femmes qui aiment les femmes.

Ma surprise et, disons ma colère, s’étaient envolés. Je continuais à être
fascinée par sa beauté, par l’ambiguïté de sa personne, en un mot comme en
cent mon attirance pour elle ne fit que s’amplifier. Je la pris entre mes
bras où elle se pelotonna comme un petit enfant, je couvris son visage de
baisers en lui murmurant des mots sans suite, des douceurs, comme pour la
bercer, pour la cajoler, la rassurer. Puis je pris ses lèvres et nous
échangeâmes un doux et long baiser.

 » Mon amour, mon cœur, ma jolie, ne pleure pas, je te comprends et je
t’aime. Je vais t’aider, je vais t’aimer.  »

Son visage brouillé par les larmes s’illumina d’un pauvre sourire mouillé.  »
Tu voudrais bien d’une vieille ! J’ai vingt neuf ans. Et je suis quand même
un homme, quoique je dise ou que tu fasses.  »

 » Et oui, et tu seras ma femme et je serai ton homme, qu’importe nos
apparences puisque dans notre cœur nous serons ce qu’on veut vraiment être
« .
 » Tu veux bien de moi ! Malgré ce que je t’ai dit ? Oh ma chérie !  »

Je ne me reconnaissais plus ! Je débitais des dialogues de photo-roman à
deux balles ! Mais en même temps l’absolue vérité de ce que je disais me
sautait aux yeux. J’avais une femme, et j’avais un homme, que pouvais-je
demander de plus ? Mes envies rentrées d’enfant allaient pouvoir prendre
corps, au vrai sens du terme. Les flots de sperme qui avaient inondé mon cul
en étaient la preuve concrète. Et puis l’idée de faire l’amour avec cette
superbe créature m’excitait follement, finis les godes, accessoires certes
utiles mais o combien artificiels, finies mes salades niçoises dans le cul
ou le con, une vraie bite, des jolies seins, un cul de trêve, des jambes
fantastiques à prendre à mon cou, à mon coup, à ma cul, tout ça allait être
pour moi, à moi, à nous.

Et c’est ainsi que je tombais amoureuse d’un homme, moi, Frédérique Wagner,
lesbienne devant l’Eternel qui avait juré de l’être tout aussi
éternellement. C’est comme ça que les choses arrivent, quand on ne s’y
attend pas, et c’est très bien ainsi. Advienne ce qui advienne, demain n’est
jamais écrit.

Frédérique

Petit grain de sel du webmaster : Je ne vais pas ici polémiquer avec
Frédérique que j’adore ! Il est effectivement dommage que certains censeurs
débiles mélangent tout. Raconter les émois sexuels et saphiques d’une jeune
fille de 16 ans avec une autre du même âge n’a rien, mais absolument rien à
voir avec de la pédophilie… Mais allez faire comprendre ça à des
procureurs reconvertis en chasseurs de sorcières dans un pays où 35% de la
population carcérale est enfermée pour des motifs sexuels (parfois sur
simple dénonciation non recoupée) est une épreuve au-dessus de mes moyens.
Je n’ai aucune envie de voir mon site tomber (et tout l’espoir qu’il apporte
a ceux qui y sont fidèles) pour une question débile de limite d’âge… Nous
avons tout simplement d’autres combats à mener…
Quant à ce texte, je le trouve tout simplement magnifique…

Ce texte a eu l’honneur d’être désigné comme premier prix du meilleur
récit trans pour l’année 2004

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Une réponse à Shemale par Fréderique Wagner

  1. Solveig dit :

    Moi je n’aime pas ce texte qui est gâché par des dialogues impossibles du genre  » » Prends moi comme la femme que je suis et comme l’homme que tu es ! « Vous en connaissez des gens qui parlent comme ça vous ?

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