Résidence des Mésanges par Eddy

Des déplacements toujours des déplacements ! Mais j’en ai marre ! Marre de ces villes de provinces ou il n’y a rien à foutre le soir. Je connais maintenant la carte de France par cœur. Je suis tombé sur la liste des 30 plus grandes villes de France, je me les suis toutes tapées ! Toutes !
Celle-ci ne fait pas partie des 30 plus grandes, mais elle n’est pas loin de la grande bleue. Le déplacement durera quatre semaines m’a-t-on prévenu (d’habitude c’est rarement plus d’une) Donc au lieu de me faire loger à l’hôtel, mon patron m’a loué un petit studio qui sert d’ordinaire pour la période de vacances.
Le bureau des voyages de ma boite a sans doute cru bien faire, le nom est très joli, ça s’appelle la  » résidence des mésanges « . N’empêche que ce machin est perché au 4e étage, l’escalier pour y accéder est si étroit que deux personnes normalement constituées ne peuvent se croiser qu’en se réfugiant sur un palier, que les fenêtres sont minuscules et que la vue donne -comble de l’horreur- sur le clocher de l’église ! Et s’il se contentait d’être hideux le clocher, non, il sonne ! Toutes les heures ! Sinon c’est assez spacieux et pas trop mal agencé. J’ai malgré tout téléphoné au boulot pour leur demander s’ils pouvaient me trouver autre chose. Ils m’ont répondu qu’ils allaient voir ! Le  » on va voir  » étant bien souvent une façon comme une autre de dire  » on s’en fout  » !

Donc, à ce joyeux tintamarre autorisé au mépris du principe de la séparation de l’église et de l’état, s’ajoute le fait que je n’aie pas grand chose à faire le soir. Résultat : je me lève de plus en plus de bonne heure et ce matin me voici prêt environ une heure trop tôt ! Je n’aurais pas dû déjeuner, et aurais pu ainsi me faire servir une ou deux bonnes tartines de pain pas trop cuites et bien beurrées, agrémentées de confiture, et j’aurais trempé le tout dans un bon café au lait bien fumant ! Hum ! Mais j’ai déjà déjeuné d’un innommable café soluble et d’un croissant de la veille !

Je décide de prendre un peu l’air à la fenêtre. La face arrière de l’église me bouche la moitié de la vue. Je regarde à droite et à gauche et aperçoit une fenêtre grande ouverte donnant sur une mansarde. Rien d’original me direz-vous ? Sauf que dans la mansarde il y a un lit ! Et que sur ce lit il y a un corps nu ! Je n’en distingue pas le visage, hors de mon champ visuel, mais cette paire de fesses me nargue !

On ne se refait pas ! Et de toute façon qu’auriez-vous fait à ma place ? Je reste scotché attendant qu’il se passe quelque chose. C’est dans ces moments là que l’on se rend compte que l’esprit humain est fragile ! Parce que : que voulez-vous qu’il se passe ? L’être humain (et j’espère bien qu’il s’agît d’une femme !) va finir par bouger, qu’est ce qu’il va se passer ? J’aurais la vision d’un corps plus ou moins nu qui va durer, perception rétinienne comprise, moins de 2 secondes. Tout cela pour une paire de nénés, alors qu’il me suffit d’aller au bord de la mer pour en voir des paquets entiers !

Mais justement dans ces moments là, on ne raisonne pas ! Surtout pas ! On attend !

Je dois en être à ma troisième cigarette, moi qui ne fume d’habitude presque pas, quand le corps se met à bouger, mais c’est pour se mettre légèrement de coté. On ne distingue toujours pas d’indice probant qui pourrait m’éclairer sur le sexe de cette personne. Mais je me dis que si ça a bougé, c’est que ça se réveille, et que ça ne va pas tarder à re-bouger ! J’essaie d’ajuster ma vue au maximum, si seulement j’avais des jumelles, je ne distingue pas de système pileux, c’est donc une femme ! Quoique certains mecs n’ont pas beaucoup de poils. Bon on attend !

Effectivement cinq minutes plus tard, ça se retourne, et… Merde, c’est un mec !

Et c’est à ce moment là que les réactions vont diverger ! Sans doute une partie des gens dans mon cas auraient de dépit fermé cette putain de fenêtre en maugréant après les exhibitionnistes qui sont tous des pédés, etc, etc… Mais l’autre partie elle fait quoi ? Ben elle reste ! Et me voici tout étonné d’en faire partie, de cette deuxième partie !

Parce que, il y a une suite au spectacle, et cette suite, je la regarde aussi. Le type s’est saisi de sa bite et se met à jouer avec, ce n’est pas une vraie masturbation, ça n’en a pas le rythme, mais n’empêche, il se tripote, et il bande comme un cerf. Et dernière surprise de la matinée (Pour le moment ! Pour le moment !) Je sens un frétillement tout à fait caractéristique au niveau de mon entre-jambes ! Mon dieu ! Je bande ! Ce qui n’est pas grave ! Bien au contraire ! Mais que cette situation-la me fasse bander ! Voilà qui est singulier !

Et le voilà qu’il se lève l’animal, et qu’il se dirige vers la fenêtre ! D’instinct, je me recule ! J’ignore s’il m’a vu ! Et puis s’il m’a vu, qu’est ce qua ça peut bien faire ? Je regarde l’heure, j’ai encore une bonne heure devant moi avant d’aller bosser. Je vais satisfaire un petit besoin naturel, puis poussé par je ne sais quelle curiosité je me rapproche de la fenêtre, l’air faussement décontracté, genre  » je viens d’arriver, j’ai rien vu avant ! « , je regarde en direction de la fenêtre de tout à l’heure ! Le citoyen y est toujours, il a par contre noué une serviette de bain autour de sa taille…et (je vous avais bien dit que les surprises n’étaient pas terminées), et le mec me salue de la tête !

Alors là, il faut que je vous dise, on apprend ça dans les séminaires de formation, quand on à une activité qui nous fait connaître une multitude de gens, on ne peut pas tous se les remémorer, il nous est donc conseillé de répondre à toutes salutations même si la bobine du  » salueur  » ne vous rappelle rien. C’est un réflexe, je réponds donc au type par un même signe de tête ! Je m’aperçois aussi rapidement que vue la topologie des lieux seul un nombre restreint de personne sont susceptible de mater notre animal. Il savait donc parfaitement ce qu’il faisait.

Donc on reprend, pour ne pas perdre le fil, il me salue, je lui rends ce salut, et c’est alors qu’il dénoue sa serviette de bain, m’apparaissant complètement à poil dans l’embrasure de sa fenêtre, et pour me montrer que le geste n’est pas gratuit, il se met à se tripoter ostensiblement le zizi !

Un maniaque sexuel ! Au secours ! Et moi au lieu de laisser tomber et de laisser l’hurluberlu à ses délires, je continue à mater, fasciné par l’étrangeté de la scène ! Et ce trouble qui me reprend dans la braguette. Je devrais arrêter les déplacements. C’est sexuellement dérangeant !

Le type quitte un moment la fenêtre, le show serait-il terminé ! Non le voici qui revient, toujours à poil mais avec un téléphone à la main qu’il m’exhibe ! Je ne comprends pas vraiment, ou plutôt je trouve confortable de ne pas chercher à comprendre ! Il insiste ! Il me fait d’autres gestes ! Je fais l’andouille ! Il repart ! L’affaire va donc se terminer ! Non ! Il revient, mais avec un ensemble de feuilles d’essuie-tout non séparées… et dessus il y a un numéro de téléphone ! Il me communique son numéro de téléphone ! Dingue ! J’ai quand même l’impression que ce gars là prend de sacrés risques ! A ce moment là, j’aurai pu clôturer l’anecdote, il y avait déjà de quoi raconter ! Mais non, son téléphone, je le note ! Et je l’appelle !
Il se pointe à la fenêtre avec son téléphone
- Allô ! Eh bien c’est moi, à la fenêtre !
- Enchanté ! Me feriez vous l’honneur de partager mon petit déjeuner ?
- Pourquoi-pas ?
Le ton était courtois, correct et surtout me paraissait normal, j’avais en effet un peu peur de tomber sur  » le parfait gogol « . Il me donne ses coordonnées et j’y vais. J’ai l’impression d’être sur une autre planète, je ne réalise pas bien. Je sonne le type est là, toujours à poil si ce n’est sa serviette de bain nouée à nouveau autour de sa taille.
- Entrez-donc ! Je m’appelle Victor !
Je me présente à mon tour, l’endroit est petit mais propre et coquet.
- Venez dans la cuisine, je vais faire du café.
Je le suis, et hop ! Lle voici qu’il dénoue sa serviette, j’ai ainsi son cul devant moi. Un trouble étrange m’envahit. Je ressens soudain le besoin morbide de toucher, je me retiens cependant. Il jette carrément la serviette dans un coin et arrivé dans la cuisine se tourne vers moi !
- Je suppose que ça ne vous dérange pas de me voir à poil ! Hein ?
- Non, mais admettez que la situation est un peu étrange !
- Justement c’est ce qui donne du piquant à la vie !
C’est effectivement un point de vue ! Puis tout en préparant le café, il enchaîne :
- Alors vous êtes un peu voyeur ?
- Juste un peu, je ne recherche rien, mais si j’ai l’occasion, je ne vais pas me priver !
- Vous avez peut-être des histoires de voyeur à me raconter, des histoires vécues ?
Je cherche dans ma mémoire, je ne trouve pas grand chose
- A vrai dire ce genre d’évènements est plutôt rare, bien sur chez quelqu’un qui cherche ce doit être plus courant ! Et vous, vous aimez vous exhiber ?
- J’adore !
Mes yeux n’arrivent pas à se détourner de sa quéquette. Il va se passer quelque chose, je le sens. Déjà le fait d’être venu jusqu’ici est assez surprenant. Mais je ne suis pas prisonnier, je peux partir quand je veux, là tout de suite. Mais en ais-je seulement envie ?. Apparemment le type ne sait pas trop sur quel pied danser afin d’aborder des choses plus hard. Je décide de l’étonner.
- Elle est jolie ta quéquette !
Tout surpris le Victor, surpris agréablement vous vous en doutez bien !
- Mais si tu as envie de la caresser, ne te gène surtout pas !
- Et si je te disais que je n’ai jamais fais cela ?
- Je te crois, mais… vraiment jamais ?
- Ça remonte à loin en tout cas !
- Caresse-là, elle va se redresser de joie !
J’y touche, je la caresse, c’est doux, ça bouge, ça grossit. Je sens la mienne qui frétille dans mon slip. Cette matinée va être un tournant de ma vie sexuelle, je le sens. Ou plutôt non pas un tournant, une révélation. Ce n’est pas parce que je vais m’amuser (et j’en ai à ce moment là vachement envie) avec une bite que je vais me mettre à négliger les femmes !)

Et puisque nous en somme à ce genre de réflexions qu’il soit permis à l’auteur de ce petit texte sans prétention de s’insurger contre une certaine beauferie qui parce que quelqu’un se découvre des affinités homosexuelles, se permet de dire avec une suffisance crasse :  » ‘Tiens, il a changé de bord « . Et bien non je n’ai pas changé de bord, j’ai essayé autre chose ! Mais la bêtise à toujours le dernier mot, et les bisexuels (à voile et à vapeur) sont encore moins compris -si cela était encore possible- que les homos. Fin de la parenthèse !

Je ne caresse plus, je branle maintenant carrément la queue de ce super inconnu. Mais l’excitation me gagne trop ! Je veux ma part et prestement je me déshabille. Victor m’invite à passer dans la chambre. Si l’on m’avait dit, il y n’a même pas une heure qu’en découvrant ce cul à poil sur ce plumard par cette fenêtre ouverte, je finirais par y rejoindre son mâle occupant, je lui aurais sans doute ri au nez. Victor me caresse partout, il a les mains douces, cet olibrius ! Il veut m’embrasser sur la bouche, je refuse, je lui dis ne pas être encore prêt pour ça, il a le savoir-vivre de comprendre. Et nous branlons mutuellement la bite, nos deux queues sont bandées à leur maximum, je sais que cela va continuer en fellation. Qui fera le premier pas ? Je me surprends en le faisant, et j’accueille dans ma bouche ce membre chaud, doux, délictueux, je le lèche de la langue, je le suce des lèvres, son gland turgescent est une merveille, je l’embrasse comme j’embrasserai de plaisir le nez mutin d’une femme transie de froid, je l’embrasse parce que c’est beau, parce que la situation m’excite, parce que ce type est trop sympa, parce que j’aime ce que je suis en train de faire, je suce un mec, ce matin dans cette ville de province à 30 mètres du carillon du clocher de l’église et j’en suis fier, et j’ai envie de gueuler à tous ceux qui critiquent sans savoir :  » essayez donc, bande d’ignares, essayez donc et vous changerez peut-être d’avis ! Et si vous ne voulez pas essayer, libre à vous, mais au moins ne critiquez pas ce que vous ne connaissez même pas, ce que vous ne connaîtrez sans doute jamais !  »
Victor me suce à son tour, cela ne me paraissait pas indispensable, mais là surprise était aussi par ici ! Ce type suçait divinement ! J’en ai pourtant connu des suceuses et des bonnes, et si cette fellation n’est pas la meilleure que j’ai reçu, on en est malgré tout pas très loin ! S’il continue comme cela je vais jouir dans sa bouche ! Mais qu’importe, je vais pour lui dire. Trop tard j’éjacule ma liqueur, il la boit. Sublime ce type m’a donné trop de plaisir, il faut que je lui rende la pareille. Je fais ce que je peux, il à l’air d’aimer, je sais très bien que je n’aie ni l’expérience ni l’habitude. Je le lui dis !
- Comme toute réponse il me fait un large sourire et me caresse le trou du cul ! Non, pas ça, je veux dire : pas ce matin ! Demain ou ce soir. Il faut que j’y aille.
Je reprends son sexe dans mes mains, je le branle à fonds, il jouit enfin. Je regarde ma montre, il faut que j’y aille.
- Excuse-moi, je m’y prends comme un manche !
- Mais tu es tout excusé. Reviens quand tu veux ! Tu connais le chemin !

Je sortais, les idées pas très claires. J’avais besoin de prendre de la distance, de trier tout cela, de l’analyser. J’avais sauté à pied joint dans cette nouvelle expérience. Maintenant avec un tout petit peu de recul, les choses ne me paraissaient pas aussi évidentes. Je voulais essayer d’approfondir. La journée entière j’essayais de comprendre en portant un regard critique sur les gens que je côtoyais. Mais c’était toujours la même chose ! Les visages des femmes continuaient de m’émoustiller comme ils l’avaient toujours fait, et imaginer une paire de sein ou un joli cul bien rebondi me stimulait toujours autant mon imagination. Par contre j’avais beau regarder avec un œil différent la tronche des mecs, je n’arrivais pas, même en me forçant à y trouver un quelconque érotisme. J’en concluais qu’un concours de circonstance m’avait fait faire un coup de folie. Cette affaire serait donc sans suite, et pour me le prouver, je draguais comme un malade une petite secrétaire fort appétissante. J’essayais de décrocher un rendez-vous, elle ne me disait pas non, mais me faisait poiroter. Quelques minutes avant la sortie du bureau, elle m’avisa que ce soir, décidément, elle ne pouvait pas, mais que demain peut-être…

Pas grave ! Ne souhaitant pas aller au restaurant ce soir, je me fis quelques courses, des trucs sympas, une bonne bouteille ! J’allais me faire un bon repas de célibataire ! Et pour la suite de la soirée je louais deux cassettes pornos que je choisissais non pas en en fonction des histoires, mais en fonction des modèles, l’une avec des travestis, et l’autre  » classique « .

En rentrant dans mon pigeonnier, j’ouvrais la fenêtre pour aérer un peu. Instinctivement je regardais en direction de la fenêtre de Victor, elle était fermée. Je me surpris d’en en être déçu ! Le souvenir des évènements du matin m’envahit brutalement. Saisi d’une impulsion subite, je me saisis du téléphone et composais son numéro. Personne ! Je décidais de me passer la première casette, je me ferais à manger ensuite. Elle n’était pas mal du tout cette casette avec de belles scènes impliquant des beaux travelos bien membrés, et très féminins. J’attrapais une trique sévère que j’entretenais juste ce qu’il faut, n’ayant pas l’intention de jouir pour le moment ! Le film fini, je n’en pouvais plus, j’avais mentalement sélectionné quelques passages qui accompagneraient bien ma jouissance au cas où ! Mais avant toutes choses, aller voir à la fenêtre ! Et, joie, c’était ouvert, j’attendais quelques minutes, mais rien ! Je me décidais donc à appeler.
- C’est moi, je peux passer !
- Je suis avec quelqu’un, ça m’embête un peu !
- Demain matin, alors ?
- Euh, ben non, je te rappellerais !
Je raccrochais dépité et réalisais soudain que ce zouave n’avait pas mon numéro. Il s’était bien amusé, excité par l’insolite de l’instant et n’avait tout simplement plus envie. Ca me désolait, mais ça avait le mérite de classer le problème. Ca m’énervait, je n’avais plus faim pour l’instant, je verrais cela plus tard, plus non plus envie de me masturber. J’enfilais une veste et pris ma sacoche, décidé à aller faire un tour en ville, un tour  » comme ça « , un tour pour rien, pour m’aérer, pour me changer les idées, pour réfléchir, peut-être !

Je marchais ainsi deux heures durant, ne m’arrêtant que pour apaiser ma soif d’un pauvre demi-panaché sans panache ! Je rentrais, et si me idées n’étaient pas plus classées qu’auparavant, au moins j’étais un peu calmé. Je m’apprêtais donc à me faire le petit programme prévu, petite bouffe un peu arrosé, masturbation devant la cassette X et éjaculation devant les scènes de la cassette « trans » que j’avais repéré, puis dodo ! Un coup d’œil à la fenêtre, avant, comme ça par réflexe ! Des feuilles d’essuie-tout sont dépliées, quelque chose est indiqué dessus, mais c’est écrit un peu petit, je m’y prends à plusieurs fois, et je crois deviner  » rappelle ! « . Un moment d’hésitation ! Et si ce message ne m’était pas destiné ? Mais qu’est ce que je risque, j’appelle !
- C’est pour moi le message ?
- Oui ! Passe si tu veux, je vais te présenter un copain !
- J’arrive !

Me voici soudain requinqué : j’y cours, j’y vole, je m’y précipite !
Victor m’ouvre, son éternelle serviette autour de la taille, il me fait un bisou comme il le ferait à une vieille copine
- Je te présente Jemba ! C’est Jean-Baptiste, mais pour les amis c’est Jemba !
Jemba est un antillais très légèrement efféminé, il s’est également enveloppé d’une serviette, mais la quitte aussitôt, libérant une magnifique queue noire ! Cette vision me provoque quasi immédiatement un début d’érection. Et soudain j’ai la réponse à mes questions existentielles de l’après midi ! Ce ne sont pas les mecs qui me font bander, c’est leur queue !
- J’ai raconté à Jemba comment on s’était rencontré, ça l’a tout excité et il a eu envie de te connaître !
Mais la queue de Jemba, je l’ai déjà dans la main, c’est un régal de toucher une chose aussi douce, je la masturbe légèrement, je la décalotte, j’en embrasse le mât, et sans trop réaliser, je la fourre dans ma bouche et commence à m’en régaler, ma langue passe partout, sur le gland, sur le prépuce, descend sur les couilles.

J’arrête un moment afin de me déshabiller, je n’ai jamais du me déshabiller aussi vite ! Victor et Jamba sont devant moi, je m’agenouille et me mets à sucer leurs queues alternativement, je passe de la noire à la blanche, de la blanche à la noire. Je suis au bord de l’implosion. Et puis une pulsion me trotte dans la tête, je sais que maintenant je suis psychologiquement prêt, si l’un d’eux veut me sodomiser, je lui offre mon cul sans hésitation.

Jemba se libère un moment de mon étreinte et se retourne me gratifiant du spectacle de sa magnifique paire de fesses.
- Suce-moi le trou !
Il y a décidément des gestes qui n’étaient pas dans mes fantasmes, même les plus enfouis. Je le fais plus par obédience que par plaisir, mais je me surprends à trouver la chose agréable, et m’acharne de la langue contre son œillet, le forçant à s’entrebâiller, y pénétrant autant que je le peux. L’autre est aux anges !
- Oh ! La petite pute, elle m’encule avec sa langue !
Victor, lui est passé derrière moi et commence maintenant à m’administrer le même traitement, je le sens me mouiller la rondelle, j’essai de m’ouvrir au maximum, mais je manque dramatiquement de pratique. Je sens un doigt s’engouffrer dans mon inimité. Mon dieu ! Je sais que le moment est proche maintenant ! Dans quelques minutes, une bite me pénétrera, je me serais fait enculer ! Cela sera un souvenir indélébile de ma vie sexuelle. Et j’ai l’impression qu’il sera encore plus fort si c’est moi qui le demande, alors je le lui dis :
- Vas-y encule-moi !
Ca ne tarde pas, Victor s’est saisi d’un préservatif et force l’entrée de mon anus, il a manifestement du mal à passer, je pousse autant que je peux, j’agis sur mes muscles et je tire sur mes fesses. Ca y est, ça passe ! Et ça s’enfonce de plus en plus ! J’ai maintenant une bite en moi. Je suis un enculé et j’en suis fier, et voici que ça s’agite, que ça remue, c’est un peu douloureux tout de même, il cherche son rythme, ralentit un peu puis accélère de nouveau, la douleur fait place peu à peu à un plaisir trouble, c’est trop bon ! J’aurais voulu en même temps m’occuper de Jemba, mais encore une fois, je suis trop novice pour faire trente six choses à la fois ! Quelque chose se passe derrière moi, la pine de Victor ne bouge plus, je comprends qu’il jouit, son silence me déçoit un peu, moi qui ai l’habitude des éjaculations démonstratives. Je me demande alors qui va s’occuper de la mienne quand je sens la bite de Jemba quémander l’entrée de mon trou ! Hé ! Mais c’est que ce n’est pas la même taille ! Comme tout cela va-t-il entrer ? Et bien ça ne rentre pas si mal que ça, le chemin est fait, semble-t-il ! C’est un peu douloureux, beaucoup plus que tout à l’heure, je m’apprête à le lui dire et à laisser tomber, mais j’attends quelques instants, ça va mieux, ça va beaucoup mieux, ça va même très bien, quel pied. Jemba me ramone comme un artiste. Instant hélas trop brefs, lui aussi jouira très vite. Ce type a des facultés de récupération assez dingues, il ne s’accorde aucun répit, va chercher un préservatif dans la boite, sur la table, me le tend :
- A ton tour de me prendre !
Je lui dois bien ça et ça me fait plaisir de lui en donner.
Je m’étonne de la facilité avec laquelle je le pénètre. L’action sera brève, moi qui d’habitude mets un certain temps à jouir, là c’est venu très vite, j’en suis un peu gêné. Jemba à quand même eu le temps d’apprécier ! Tant mieux. Je me retire confus.
- Viens ! Je vais te rafraîchir dit alors Victor à Jemba.
Nous nous dirigeons vers l’étroite salle de bain, et j’assiste alors à ce spectacle époustouflant. Victor avec une rapidité déconcertante se met à pisser en dirigeant le jet bers le sexe de Jemba ! Il en met partout, ses couilles sont dégoulinante d’urine. Jemba apprécie :
- C’est bon, c’est tout chaud !
Je me surprends à bander devant l’étrangeté de la scène, ce qui n’échappe pas à la vigilance de Victor
- T’en veux une petite goutte ?
J’allais dire non, mais il n’attend pas ma réponse et m’asperge à mon tour, le contact de ce jet doré me redresse lentement mais sûrement ma queue, je bande à nouveau. Et puis saisi d’une impulsion subite, je quittais précipitamment l’endroit.
- Quelque chose ne va pas ?
- Si mais ça fait beaucoup pour un seul jour, je vous laisse !
Ils me proposent de m’emmener dans une pizzeria, je refuse poliment, j’ai besoin d’essayer d’y voir clair, au calme, sans personne pour m’influencer, et sans que mes réflexions soient parasitées par des éléments extérieurs comme au travail cette après midi. Je prends congé, je rentre.
J’ai faim maintenant, je sors du frigo toutes les bonnes choses que j’ai achetés et les dispose sur la table, j’ai vraiment à ce moment là envie de m’en foutre plein la lampe.
Mon regard est soudain attiré par une grosse enveloppe posé dans un coin. L’envoi journalier de ma boite. Je l’ouvre sans conviction : le bulletin archi nul de l’entreprise, les communications sans intérêts de ma direction générale… je m’apprête à mettre tout le paquet à la corbeille, quand j’aperçois une enveloppe un peu plus personnalisée que le reste. Je déchire l’enveloppe et en lit le contenu.
 » Suite à votre demande, nous vous proposons de transférer votre logement de fonction temporaire à  » tel et tel endroit  » Veuillez nous adresser un fax pour confirmation et blablabla…  »

Quel démon me poussa alors à prendre cette feuille, à la froisser, en faire une boulette et pour être bien sûr que je n’irais pas la récupérer, la jeter à travers ma fenêtre ouverte ?

FIN
Eddy Stokien © edvardstokien@hotmail.com
Première publication sur Vassilia, le 23/12/2000

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Une réponse à Résidence des Mésanges par Eddy

  1. chelsey01 dit :

    La résidence des mésanges , J’ai la bite qui me démange !

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