Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine –5 – Maria-Ines et Herman par Maud-Anne Amaro

Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine –5 – Maria-Ines et Herman

par Maud-Anne Amaro

Maria-Ines

– Regarde ce que j’ai reçu ! S’écria Herman, très énervé, en exhibant le courrier envoyé par Rosemonde dont il venait juste de prendre connaissance.

La très jolie Maria-Ines le lut rapidement, assez surprise

– C’est peut-être bidon ! On ne sait pas d’où ça vient ! Répondit-elle en se passant la main dans ses longs cheveux bruns.
– Y’a un numéro de téléphone…
– Pfff ! En admettant que ce soit vrai, quel intérêt aurait cette mystérieuse personne à nous prévenir ?
– Va savoir ? Et la lopette qui n’a rien vu venir ! On perd notre temps avec ce type, il ne sert à rien ! Se désola Herman.
– Pas si sûr ! On va lui demander de venir !
– Ce week-end !
– Non, ce soir !

Flash-back, un peu plus d’un an auparavant.

(Sinon, on ne va pas tout comprendre !)

Ce n’était pas un véritable enterrement puisqu’il n’y avait pas de corps, celui de Pierre Gringola ayant disparu en mer

La cérémonie funèbre fut évidement lugubre, tous les amis du navigateur, dont pour certains d’entre-eux on se demandait d’où ils sortaient, y allèrent de leurs interminables hommages à Pierre Gringola. Thérèse qui avait obtenu l’autorisation de sa mère supérieure s’était déplacée et avait préparé un discours qu’elle fut incapable de lire, submergée par l’émotion. La tante Madeleine avait prétexté des difficultés à se déplacer pour sécher la cérémonie et s’était fait représenter par Romuald son secrétaire particulier, qui droit comme un piquet lut un message surréaliste où il était question de l’enfer, du diable, des anges, de rédemption et autres bondieuseries. Quant à Louis, personne ne sachant comment le joindre, il n’était point présent et n’apprit l’événement que bien plus tard.

Mais il se passa autre chose pendant cette cérémonie et Maria-Ines, sa compagne éplorée, ne manqua pas de s’en apercevoir. Il faut dire que l’affaire manquait cruellement de discrétion. De quoi s’agissait-il ? Des yeux de Romuald qui n’arrêtaient pas de fixer la jolie Maria-Ines de façon concupiscente. (mais nous reviendrons sur cet épisode fort important un peu plus loin…)

Maria-Ines avait tenté mais en vain de manœuvrer auprès de feu son amant pour qu’il l’épouse, mais ce dernier n’était pas du genre à se fixer et collectionnait les conquêtes féminines comme d’autres épinglent des papillons. Ce n’est pas que Maria-Ines en pinçait particulièrement pour Pierre, quoi que ce dernier fût plutôt bel homme, mais ce sur quoi elle lorgnait en priorité était l’héritage de sa tante Madeleine.

Paradoxalement la disparition de son amant au fond de l’Atlantique arrangeait ses projets. A défaut du père, la nouvelle cible serait le fils.

Herman

Quand il naquit on le prénomma Herman, au grand désespoir de la tata qui ne comprenait pas pourquoi on ne l’avait pas appelé Jean-Pierre ou Robert. C’était évidemment un beau bébé puisque la première loi de la maternité veut que tous les bébés soient beaux, adorables et ressemblent à leur papa. C’est quand il grandit que Pierre subodora un problème. Le bébé ne ressemblait en rien à son père, et de plus il n’était pas beau, mais vraiment pas beau. Pierre finit par comprendre qu’il avait été conçu un soir de partouze bien arrosée où sa femme avait oublié sa pilule et qu’il n’était pas le père biologique du gamin. La maman était entre-temps décédée suite à une mauvaise chute de cheval.

Pierre en prit son parti, de toute façon, il ne pouvait faire autrement. Quant à la laideur du gamin, il appliqua le premier des mensonges des parents de gosses peu gâtés par la nature : « Ça s’arrangera quand il grandira !’

Evidemment, cela ne s’arrangea pas, l’enfance d’Herman fut un calvaire, les caïds des cours de récréation le choisissant comme souffre-douleur, et cela sous le regard indifférent du personnel enseignant. Quand vint le temps des premiers émois de l’adolescence, il se rendit compte qu’aucune fille ne voulait de lui, même les moches. Par dépit, il s’essaya aux garçons mais sans plus de succès.

Il se fit une raison et pratiqua les plaisirs solitaires, qu’il alterna avec les coïts tarifés quand il en eut l’âge « autorisé. »

Un jour un hélicoptère repéra le trimaran de Pierre Gringola sans aucun marin à bord. On prévint Herman qui s’effondra, en perdant son père, il perdait la seule personne qui lui avait témoigné un peu d’amour.

C’est à ce moment-là, ou plus exactement quelques jours après que Maria-Ines joua sa carte, une seule carte mais elle fut grandiose.

– Herman, je n’ai plus aucune raison de rester ici. Je partirais après la cérémonie funèbre. C’est dommage, j’appréciais beaucoup ta compagnie.

Et par miracle le cœur meurtri d’Herman se remplit de joie. « Elle appréciait bien sa compagnie » avait-elle dit. Jamais personne ne lui avait encore dit une telle chose !

Certes, avec le recul, Herman se trouvait bien obligé d’admettre que Maria-Ines avait été gentille et patiente avec lui, même quand il avait essayé – allez savoir pourquoi ? – de la brancher sur des sujets qu’elle ne maitrisait pas. Et puis surtout Maria-Ines au contraire de beaucoup d’autres n’affichait pas un masque de connivence derrière lequel se dissimilait le mépris.

Mais de là à lui dire qu’elle appréciait beaucoup sa compagnie ! Il en restait baba !

Alors c’est pratiquement par réflexe qu’il répondit :

– Si tu veux rester, ça ne me dérange pas !

Il regretta aussitôt ces paroles craignant que Maria-Ines quitte la maison familiale pour de bon. Mais Maria-Ines le rassura aussitôt en l’assurant qu’elle n’était pas contre le fait de rester avec lui « quelque temps ».

Vous imaginerez sans peine dans quel état se trouvait Herman !

Maria-Ines avait encore quelques cartes à abattre, la suivante ne fut pas bien difficile :

– Je vais te faire un aveu, lui confia-t-elle un peu plus tard : tu te doutes bien qu’avec mon physique j’attire les mecs come un pot de miel attire les mouches.
– Ben oui ! Répondit-il bêtement, se demandant bien où elle voulait en venir.
– Seulement voilà, j’en ai soupé des play-boys et des bellâtres, ils ne m’ont jamais rien apporté, sauf peut-être des plaisirs sans lendemain. Ton père il était différent !
– Il était beau, mon père !
– Oui, mais il n’en jouait pas, et puis il avait autre chose, c’était un garçon intelligent, diffèrent, atypique, ses conversations étaient intéressantes, bref j’étais bien avec lui.

Elle se força à faire venir une larme, l’exercice n’est pas si difficile quand on s’est un peu frotté à l’art de la comédie.

– T’as hérité des qualités de ton père…
– Arrête ton baratin, je suis moche comme un pou !
– Moche ! Non ! Ça, tu n’as rien d’un play-boy, on pourrait même dire que tu as un physique un peu difficile. Et alors ?

Incroyable ! Elle aurait pu lui jouer la carte de l’hypocrisie ou celle sans doute pire de la prétendue « beauté intérieure ». Non elle jouait celle de la franchise. Il ne sut bien sûr pas répondre.

– On va jouer cartes sur table, Herman, tu aimerais me caresser ?
– Te caresser ?
– Tu ne vas pas me dire que tu n’y as jamais pensé ? Réponds-moi franchement, on est entre nous : tu aimerais me caresser ?
– Je ne vais pas dire non !
– Fais-le, je t’autorise.
– C’est un jeu ?
– Non ! Je sais que ça te ferai plaisir, et moi ça ne me coute rien, alors… Vas-y caresse-mo !
– Juste un peu alors ?

Herman approcha sa main des jolis bras dénudés de Maria-Ines.

– C’est doux n’est pas ?
– Oui, c’est très doux !
– Tu caresses bien !
– Tu dis ça pour me faire plaisir !
– Non, j’aime bien qu’on me caresse.

Maria-Ines ne bluffait pas complètement, elle adorait être caressée, même si en l’occurrence elle eut préféré un partenaire plus sexy.

Néanmoins même si la vénalité était au bout de l’opération de séduction qu’elle mettait en scène, elle ne méprisait point sa proie, considérant que le pauvre type était plus à plaindre qu’à blâmer.

– Tu aimerais me caresser partout ?
– Ne me donne pas de faux espoirs !
– L’espoir de quoi ? Je ne suis pas en train de te draguer, mais ça ne me dérange pas d’être gentille avec toi !
– J’ai du mal à suivre, là !
– Continue de me caresser ! Je voulais dire : si tu veux que je procure un peu de douceur, un peu de plaisir, pour moi ce ne sera pas une corvée.
– Comme ça ? Sans contrepartie ?
– T’as oublié d’être idiot, toi ! Ça fait partie de ton charme ! Mais prends donc ce que je te donne, pour l’instant c’est complètement gratuit, on parlera du reste après.
– Non maintenant !
– Continue de me caresser ! Tu en meurs d’envie.
– Je veux savoir !
– Bon, on va raisonner autrement. Je me donne à toi, disons pendant deux heures, on ne va pas chronométrer, mais c’est pour dire qu’on peut prendre notre temps.
– Et en échange ?
– En échange, rien, je t’offre juste un moment très agréable avec moi. Après on causera, je te ferrais une proposition. Si tu l’acceptes, on y trouvera tous les deux notre compte. Si tu refuses, on en restera là et je te quitterais sans être fâchée, tu auras même droit à un gros bisou.

Herman n’était pas fou et voyait plus ou moins venir le truc, à tous les coups, une question d’argent. Mais puisque les câlins qu’elle lui promettaient en ce moment étaient gratuits, il se dit qu’il serait vraiment idiot de les refuser. Aussi quand Maria-Ines le sollicita de nouveau afin qu’il reprenne ses caresses, obtempéra-t-il sans problème.

– Tu veux peut-être que j’enlève ma robe ?

Herman ne répondit pas, ses yeux le firent à sa place. Maria-Ines se débarrassa de sa robe mais aussi de son collant.

– Comme ça, tu pourras me caresser les cuisses ! Elles sont jolies mes cuisses, et très douces, non ?

Le « pauvre » Herman bandait maintenant comme un taureau de compétition. Sa main allait et venait sur les cuisses de la belle brune qui n’avait plus désormais que comme vêtements un string minuscule (comme tous les strings) et un soutien-gorge en dentelles d’un très beau violet.

– Hum, tu caresses bien !

Herman failli lui demander d’arrêter son cinéma, mais se dit : « à quoi bon, laissons-la jouer puisque tout cela est un jeu ! » En fait il se demandait jusqu’où était-elle prête à aller la jeune femme.

– Monte plus haut !
– Plus haut ?
– Ben oui, plus haut

La main d’Herman monta jusqu’à la limite du string, elle redescendit pour mieux remonter, et ainsi, plusieurs fois de suite.

Sans prévenir, Maria-Ines souleva légèrement ses fesses afin de pouvoir se débarrasser de son string, une fois la chose effectuée, elle écarta les grandes lèvres de sa chatte, laissant Herman, bouche bléée.

– Alors ? Ça te plait ?

Herman était incapable de répondre, partagé entre sa raison qui tentait de le garder d’un plan diabolique et sa bite complétement à la fête.

N’empêche que devant ce con offert, il ne savait que faire.

– Tu as peut-être envie de faire pipi ? Lui lance Maria-Ines à brûle-pourpoint.

Herman ne comprend pas le sens de cette question et ouvre de grands yeux étonnés. L’idée que cette suggestion ait un rapport avec ses penchants urophile l’effleure un instant, mais il ne s’agissait pas de ça, d’ailleurs comment pouvait-elle savoir ?

– Quand on va faire pipi, on se lave les mains, reprend-elle, et si tu te laves les mains, tu pourras me tripoter mon minou.
– Ah ! D’accord !
– Et pendant que tu y es, mets-toi à poil et lave toi le zizi, comme ça, je pourrais te gâter encore mieux.

Herman se demandait jusqu’où la jeune femme était prête à aller. Il le savait maintenant…

Maria-Ines regretta ce caprice prophylactique, estimant que la pause qu’elle demandait au jeune homme était de nature à le démotiver.

Mais il existait une solution toute simple :

– Je viens avec toi !

Dans la salle de bain, Herman se demanda par quoi commencer ?

– Déshabille-toi ! Lui dit Maria-Ines.
– Tu ne retires pas ton… ton…
– Mon soutien-gorge ? Ne t’inquiète pas, je vais bientôt l’enlever !

Herman fut bientôt nu, à l’exception de ses chaussettes. Il bandait comme un sapeur

– Eh bien dis donc, tu as une belle bite, toi !
– C’est malheureusement pas ce que les femmes regardent en premier !
– Elles ne savent pas ce qu’elles perdent. Bon, tu veux faire pipi ?
– J’ai pas vraiment envie, et puis c’est pas trop facile quand on est comme ça !

Le « comme ça » désignait, le lecteur l’aura compris, sa bite bandée.

– Je vais faire couler de l’eau, ça va t’aider.

« Mais pourquoi faudrait-il que je pisse ? Je peux me laver les mains et la bite sans être obligé de faire ça ? »

– Alors ?
– Ben non, ça ne vient pas !
– C’est moi qui t’intimide ?
– Je ne sais pas !
– Apparemment, je te fais de l’effet on dirait ?
– Oui, mais…

Il laissa volontairement sa phrase en suspens.

– Mais quoi ?
– C’est pas facile à dire !
– C’est grave ?
– Non, c’est complexe !
– Vl’a aut’chose ! S’amusa-t-elle. En attendant tu débandes !
– Ah ? C’est vrai ! Tu veux vraiment que je pisse.
– C’était juste un prétexte pour te faire laver les mains !
– Sont pas sales !
– C’est mieux quand même !
– Je vais les laver ! Mais dis-moi : tu m’aurais regarder pisser ?
– Pourquoi ? Ça te gêne ?
– Non au contraire !

Le lapsus était volontaire.

– T’aimes bien qu’on te regarde pisser ?
– Dans mes fantasmes ! C’est juste une petite fantaisie comme ça !
– Et si moi, je faisais pipi devant toi, ça te dirait ?
– Oh, oui ! S’exclama Herman, incapable de dissimuler son enthousiasme.
– Je peux t’arranger ça, je crois que j’ai justement une petite envie.

Et sans attendre de réponse, Maria-Ines s’assit sur la cuvette en se positionnant de telle façon qu’Hermann puisse s’en mettre plein la vue, se concentra quelques instants en fermant les paupières, puis ouvrit les vannes, laissant s’écouler un jet jaunâtre et dru qui subjugua le jeune Herman.

Celui-ci s’accroupit non seulement pour mieux voir mais pour opérer ce geste fou consistant à placer le creux de sa main sur la trajectoire du jet pisseux, en recueillir quelques gouttes et les porter à sa bouche.

Il ne put ensuite s’empêcher de rougir de cette audace spontanée.

– Excuse-moi, je ne sais pas ce qui m’a pris !
– T’excuser de quoi ? On ne fais rien de mal et moi je trouve ça rigolo !
– Ah ?
– J’en ai vu d’autres tu sais !

Elle regretta aussitôt ces paroles. Certains hommes sont bien contents de trouver des putes afin d’assouvir leurs fantasmes mais les méprisent pour ce qu’elles représentent à leurs yeux.

Mais Herman ne releva pas, tout à ses propres pensées. Si Maria-Ines était si large d’esprit qu’elle voulait le faire croire, la donne changeait complètement. Aussi mettant son amour-propre de côté, décida-t-il de jouer lui aussi « cartes sur table ».

– Autant que les choses soient claires, je n’ai pas une sexualité normale.
– Et elle a quoi de pas normale, ta sexualité ?
– Ben…
– Ben quoi ? Tu attends les petits garçons à la sortie des écoles…
– Mais non…
– Alors quoi ? Tu encules des lapins et des canards ?
– C’est pas ça !
– C’est quoi ?
– Je ne fais rien d’illégal, simplement j’aime des trucs un peu spéciaux…
– Comme le pipi ?
– Mais aussi les godes, les fessées, j’aime bien jouer à l’esclave.
– C’est pas grave, ça ! C’est tout ?
– Non, des fois je fais des trucs avec des travelos et même avec des mecs.
– T’es gay ?
– Non parce que je fantasme trop sur les femmes, je dois être bi, mais je me fous des étiquettes, je suis comme je suis, c’est tout.
– Alors mon petit Herman, viens m’embrasser, on est fait pour s’entendre.

Le jeune homme n’en cru pas ses oreilles à tel point qu’il ne put empêcher une larme de venir lui mouiller l’œil.

Confiant désormais dans la suite, il se lava les mains. Taquine, Maria-Ines vint derrière lui et lui flatta les fesses.

– C’est vrai que tu as un vrai petit cul de gonzesse ! Y’a des mecs qu’ont dû se régaler !
– Bof !
– Quoi bof ? Ce n’est pas vrai peut-être ?
– En fait, je n’ai pas plus de succès avec les hommes qu’avec les femmes, je suis allé deux fois dans un sauna gay, à chaque fois j’ai fait banquette.
– Mais alors, tes expériences gays ?
– Chez une domina, elle me met une cagoule.
– Ah ?
– J’aime bien qu’on me domine. Quand la fille a vu que j’aimais bien les godes, elle m’a proposé de participer à des séances collectives. J’ai tout de suite accepté. Mais la fille n’était pas trop sympa, quelque part, elle m’énervait.
– Parce que ?
– Bof ! Aucune complicité, j’avais même l’impression qu’elle me méprisait, j’étais juste une de ses pompes à fric.
– Toutes les filles ne sont pas comme ça !
– Si, plus ou moins, après j’ai changé plusieurs fois, j’y retourne parce que ça me démange de trop, mais il y a toujours quelque chose qui ne va pas.
– Parce que t’es peut-être pas tombé sur les bonnes filles.

A ce stade de leurs relations, Maria-Ines ne pouvait bien évidemment deviner que si Herman avait des problèmes avec les dominatrices professionnelles, c’est que lui-même avait un comportement exécrable se figurant que puisqu’il payait cela lui donnait tous les droits. Elle ne souhaita cependant pas prolonger cette conversation et histoire de faire diversion, se mit à lui gifler les fesses sans trop forcer.

– Ça j’aime bien ! Indiqua-t-il.

On s’en serait douté !

Du coup elle frappa plus fort et encore plus fort à tel point que le « pauvre » Herman eut bientôt son cul aussi rouge qu’un coquelicot.

– T’as un gode ici ? Demanda la belle aventurière.

Il en possédait même plusieurs, s’en alla choisir l’un d’eux, de taille moyenne et moulé de façon très réaliste.

– Mais, il est beau comme tout ce machin, montre-moi comment tu suces des bites ?

Herman porta le godemiché à sa bouche et s’amusa de sa langue à pratiquer de savantes circonvolutions sur le gland de latex.

– Eh bien, dis-donc, tu suces comme une vraie petite pute ! Qui c’est qui t’as appris ? Non ne réponds pas, on s’en fout, tu me raconteras ça un autre jour. Allez tourne-toi, je vais m’occuper de ton cul.

Maria-Ines introduisit un doigt dans l’anus du jeune homme et s’évertua à le faire aller et venir à une bonne cadence à ce point que Herman en frétillait d’aise. Après ce petit hors d’œuvre, elle encapota le dildo, puis tartina le cul du jeune homme d’une noisette de gel intime. La pénétration fut immédiate et facile… Des ondes de plaisir envahirent bientôt notre laideron qui les ponctuaient d’étranges soupirs.

– T’aimes ça, hein ?
– Oui, maîtresse !
– Ah bon, je suis ta maîtresse, alors ? Et toi, tu es quoi ? Une petite salope ?
– Oui, maîtresse !
– Tu aimes ça que je te dise que tu es une petite salope ?
– Oui, maîtresse !
– Tu vas voir, on va bien s’amuser tous les deux, et si tu veux je m’arrangerai pour te faire faire des trucs avec un autre homme.
– Oui, maîtresse !
– T’as bien bientôt fini de faire le perroquet ?
– Pardon, maîtresse.

Maria-Ines fit pilonner le gode dans le fondement du jeune homme pendant de longues minutes. Sexuellement elle ne ressentait aucune excitation. Elle n’était pas en train de prendre son pied mais exécutait une opération stratégique qui si elle réussissait lui assurerait peut-être la fortune. Aussi son esprit s’évadait pensant à des choses aussi futiles que son dîner du soir ou l’ensemble qu’elle devait retirer chez le teinturier.

– Je vais le retirer ! Dit-elle après un long moment.

Elle le retira, mais le replaça aussi sec, Herman en grogna de plaisir, encore une fois, puis elle le retira pour ce bon.

– C’était bon ! Commenta le jeune homme en se retournant.

Maria-Ines lui fit face et dévoila enfin sa superbe poitrine.

– Voilà ! Je te les offre, tu peux les peloter, les lécher, ils sont à toi.

Herman ne s’en priva pas, passant frénétiquement de l’un à l’autre, caressant, cajolant, léchant, aspirant, pinçant …

– Non tu ne pinces pas ! Protesta-t-elle.
– Ah, moi j’aime bien !
– Oui, mais moi, j’aime pas !
– Non, je veux dire, moi j’aime bien me faire pincer les miens !
– Ah ! Ça par contre, ce n’est pas un problème.

Du coup, elle s’empara des petits bouts de seins du jeune homme et se mit à les pincer, à les tirer à les tortiller.

– T’es tout excité, tu as la bite qui mouille. Tu veux jouir comment ? Je te suce à fond ?
– Non, suce-moi un peu et après j’aimerais me branler sur tes seins !

Il n’entrait pas dans les intentions de Maria-Ines de contrarier le jeune homme. Sans doute ne pouvait-il jouir qu’en se branlant ?

Si c’était le cas, peut-être lui serait-il reconnaissant s’il elle le faisait jouir autrement. Aussi mit-elle en œuvre tout son art de la pipe afin d’y parvenir. Titillement du méat, balayage de la couronne, gorge profonde, pistonnage et coucouilletes : tout y passa. Dix fois, vingt fois, elle crut qu’il allait jouir tellement il était proche, mais elle finit par laisser tomber l’affaire.

– Je t’ai bien sucé ?
– Oui, tu suces bien !
– Bon fais comme tu voulais ! Branle-toi sur mes beaux nichons, ! La prochaine fois si tu veux je te pisserais dans la bouche.
– Oui, oui…
– Tu avaleras tout ?

Sa réponse fut inaudible couverte par le gémissement de sa jouissance, Maria-Ines en avait plein les seins. Vicieusement, elle étala tout cela, mais cela n’intéressait déjà plus Herman qui cherchait un Kleenex pour s’essuyer le zigouigoui.

« Et moi je n’ai pas droit au kleenex ? Quel goujat ! »

Bien sûr Herman flottait sur son petit nuage. Malgré son visage ingrat, il avait oublié d’être idiot, il était même d’une intelligence supérieure à la moyenne et seule une propension chronique à la paresse l’avait empêché d’accomplir de brillantes études. Après donc, une période d’euphorie bien compréhensible, il se souvint que la gentillesse et l’extrême disponibilité de Maria-Ines avaient des raisons bien plus terre à terre que ses « beaux yeux » qui d’ailleurs n’étaient pas beaux puisque le pauvre jeune homme était atteint d’un strabisme divergent l’obligeant à porter d’impossibles lunettes.

Que cherchait-elle ? La fortune de son père, dont il allait hériter ? Certes ce négoce marchait assez convenablement et son produit permettait de vivre très confortablement, mais il n’y avait quand même pas de quoi s’affoler.

Il le saurait bientôt, se dit-il.

Lui parler ? Le problème était que dans sa courte vie, il n’avait jamais et pour cause vécu ce genre de situation et qu’il craignait de se faire manipuler.

Mais, il n’eut pas à provoquer la discussion, c’est Maria-Ines qui après avoir laissé au jeune homme le temps de récupérer, se lança.

– Bon, on va mettre les choses sur la table, on est en ce moment tous les deux dans un deal opaque. Ce serait mieux si on y voyait clair ensemble, non ?
– Humm.
– Dans cette situation, tu peux y trouver ton compte, tu peux avoir une belle femme qui te gâte, et crois-moi faire ça avec toi ne sera jamais une corvée. Je suppose que tu serais peiné de me voir partir ?
– Sans doute.
– Alors on va faire un truc ensemble, on va essayer de récupérer l’héritage de ta grand-tante !
– C’est ça le deal ?

Herman se retint de lui dire qu’il pensait la chose impossible, il se retint aussi de lui demander comment elle pouvait légalement toucher ce jack pot alors qu’elle n’était même pas de la famille. Non, il se dit que c’était une bonne chose qu’elle coure après un rêve irréalisable, pendant ce temps-là, elle resterait près de lui.

– Ça te convient ? Demanda-t-elle.
– Ça me semble parfait.
– Tu ne me demandes pas si j’ai un plan ?
– Je te fais confiance.

Herman ressentit comme une amertume, il aurait tant voulu être aimé pour lui-même, mais c’était sans doute trop demander à son destin qui après l’avoir accablé lui avait enfin accordé de façon inespérée une sexualité presque digne de ce nom.

« Quand je pense qu’elle m’a fait laver les mains pour que je lui tripote la chatte et que je l’ai même pas fait ! »

à suivre

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2 réponses à Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine –5 – Maria-Ines et Herman par Maud-Anne Amaro

  1. Guillou dit :

    Très chaud ! A lire d’une seule main.

  2. Forestier dit :

    La galerie de portraits continue, et c’est toujours aussi bien, toujours aussi pervers, toujours aussi bandant

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