Martinov 32 – L’avocat ripou – 2 – D’étranges petits bonhommes

Martinov 32 – L’avocat ripou – 2 – D’étranges petits bonhommes

Mardi 4 février.

Martinov et Romain son vraiment heureux de se retrouver à ce point qu’ils se roulent une pelle. (oh les cochons !)

– On va joindre l’utile à l’agréable, indique Martinov, Nous avons eu la visite d’un hurluberlu qui prétend voir des petits bonhommes se balader sur son bureau (bref il lui explique…). Est-ce que tu penses que ça pourrait être autre chose que des hallucinations Je pensais à des hologrammes…
– Non, un hologramme dans une grande pièce ou dans un couloir, ça peut le faire, mais pas des bonhommes de 10 centimètres. Tu te rends compte le réglage qu’il faut maintenir pour que les pieds des bonhommes collent juste sur le bureau… il ne faut pas qu’ils flottent au-dessus, ni qu’ils s’y enfoncent. Un mec qui veut s’amuser peut faire ça en y mettant le temps, mais si c’est pour déstabiliser quelqu’un je n’y crois pas une seconde. De plus un projecteur d’hologramme ça se voit !
– Et des petits automates avec un programme incorporé ?
– Evidemment tout est possible, mais je ne te dis pas l’usine à gaz pour écrire un tel programme. Ce qui est possible dans un jeu vidéo devient compliqué dans le cas d’automates, il faut gérer les distances, éviter les collusions… moi je ne saurais pas faire… et puis ils disparaissent comment dans ce cas-là tes bonhommes ?
– Oui évidemment…
– Ne reste donc que les hallucinations ?
– C’est l’une des deux hypothèses
– Et quelle serait l’autre ?
– Une élucubration de mythomane ! Mais enfin payer pour enquêter sur un scénario inventé de toutes pièces, faut quand même le faire, mais ne croyez pas que ce soit impossible, les mythomanes, c’est comme les cons, ils osent tout !
– Je n’avais pas pensé à ça !
– On ne peut pas penser à tout… mais on peut maintenant passer à d’autres distractions… si vous en êtes d’accord ! Indique Romain en plaquant sa main sur la braguette du professeur. Mais tu bandes, Martinov !
– J’ai pris mes petites pilules !
– Ah je comprends mieux
– Veux-t tu laisser le professeur tranquille ! Intervient Edith. Je me le réserve !

Bon joueur Romain s’en va peloter les nichons de Béatrice.

– Ben, faut pas te gêner ! S’amuse-t-elle.
– Là où il y de la gêne, il n’y a pas de plaisir !
– Dans ce cas, fais-toi plaisir, mais ce serait tout de même mieux si je me mettais à l’aise, non ?
– Oui, oui, montre-moi tes gros nichons !
– Tu les a déjà vu dimanche !
– Oui, mais je ne m’en lasse pas !

Alors Béatrice se dépoitraille et Romain se fait une joie de sucer les tétons de la belle, déjà tendus d’excitation.

– Et toi tu bandes ?
– Moi je bande tout le temps !
– Vantard !
– Allez on défait tout ! Oh regarde ma salope de femme comme elle turlutte bien le professeur !
– Ça t’excite, hein ?
– Je suis tout le temps excité !
– C’est pas un peu fini, oui ? Allez, on enlève tout !

Et après un festival de caresses diverses et variés pratiquées par les deux couples du moment, un petit curieux qui serait passé par là aurait pu assister au spectacle insolite d’une double sodomie, celle de Béatrice par Romain et celle d’Edith par le professeur Martinov. Et comme la radio était restée allumée, tout cela au son de la Marche hongroise de Berlioz

La musique cesse, les couples se déboitent, Romain est momentanément hors course, mais pas le professeur (merci les petites pilules ) qui vient solliciter Romain afin de l’enculer, tandis que Béatrice et Edith roulent sur le tapis avant d’entamer un soixante-neuf torride.

Les deux femmes ayant joui, Edith entraîne Béatrice dans la salle de bain.

– Ça fait si longtemps que je n’ai pas gouté à ton pipi…
– Vas-y régale-toi, ma grande, je vais t’en envoyer une belle rasade !

Lundi 10 février

Et huit jours plus tard, Lestincourt revenait prendre livraison de ses petits joujoux.

– Voilà, tout fonctionne, ça a été un peu plus compliqué que prévu, les mécanismes de deux des nains étaient irréparables, j’ai donc remplacé les pièces, mais je ne vous compte pas de supplément.
– C’est très aimable de votre part !
– Nous vous avons préparé un projet de devis pour votre histoire de « petits bonhommes ». Si vous voulez en prendre connaissance.

Lestincourt le lit et semble quelque peu contrarié.

– Si je comprends bien, vous me proposez de venir et de rester chez moi pendant trois jours ?
– Pas à plein temps, rassurez-vous ! Lui précise Béatrice. Je ne dormirais pas chez vous.
– Oui mais quand même !
– Ça vous pose un problème ?
– Je suis un célibataire maniaque et je tiens à mon intimité. Et puis vous verriez le bordel chez moi…
– Mais cher monsieur, comment voulez-vous que nous enquêtions sur cette affaire si nous ne nous rendons pas sur place ? Lui explique Béatrice
– Ecoutez, je ne suis pas venu chez vous par hasard, j’ai appris que vous aviez élucidé brillement pas mal d’énigmes tordues. Je pensais que vous pouviez vous pencher sur mon problème sans avoir besoin de vous déplacer.
– Nous sommes des chercheurs indépendants et non pas des magiciens, je ne vois pas comment résoudre votre affaire à distance. Si vous n’acceptez pas les modalités du devis, laissons tomber, mais je ne vois pas bien qui acceptera d’enquêter sans venir chez vous… un charlatan peut-être ?
– Vous me décevez !
– Vous vous en remettrez ! Conclut le professeur. Béatrice va vous raccompagnez à la porte. Bonne fin de journée, monsieur.

Et le voilà parti !

– Quel con, ce type ! Ne peut s’empêcher de rouspéter le professeur.

Mercredi 12 février

Mais le lendemain Lestincourt sonnait de nouveau au domicile du professeur Martinov.

– J’ai un peu réfléchi depuis hier, vous pouvez me recevoir cinq minutes ?
– On est un peu débordé et on attend du monde ! Mentit Béatrice… mais si ce n’est que pour cinq minutes.

L’homme s’installe dans le fauteuil visiteur sans qu’on ne lui ait invité à le faire.

– Je disais donc que j’ai réfléchi. Je suis d’accord pour accepter que vous veniez chez moi, mais uniquement dans les tranches horaires que je vous ai indiqué sur ce petit papelard.
– On va voir, il faut que je me concerte avec mon assistante, vous pouvez revenir dans une heure ? Lui propose le professeur.
– Et que voulez-vous que je fasse pendant une heure ?
– Ma foi je n’en sais rien du tout ! Mais si vous ne souhaitez pas revenir, on en restera là… sinon il y a un bistrot sur la droite, leur café n’est pas mauvais.

Contrarié de ce contretemps qu’on lui impose, il se rend néanmoins au troquet indiqué.

– Qu’est-ce que tu en penses, Béatrice ?
– On va accepter, comme il habite Paris je vais m’en occuper toute seule. Mais on va bien préciser sur le devis que notre intervention n’est pas liée à une obligation de résultats.

Lestincourt à son retour fait encore la fine bouche.

– Donc si vous ne trouvez rien, je devrais vous payer quand même ?
– En fait, c’est payable d’avance.
– Je ne sais pas si je vais accepter.
– Il faut parfois savoir prendre des risques, c’est vous qui voyez.
– Je peux réfléchir ?
– Ecoutez monsieur, vous nous avez fait assez lanterner ! Ou vous acceptez maintenant ou alors vous nous lâchez la grappe ! Eructe le professeur.

Martinov pensait que son coup de gueule allait faire fuir définitivement le type… mais non il déclara accepter le devis en l’état et sortit son carnet de chèques.

Je passe demain chez vous à 10 heures ! Lui indique Béatrice en le raccompagnant à la porte.

Jeudi 13 février

Lestincourt habite un modeste appartement de deux pièces dans un immeuble ancien près de la gare de Lyon. Il fait entrer Béatrice.

– Ah venez ! Je vais vous montrer où apparaissent les petits bonhommes.
– Attendez que j’enlève mon manteau.
– Oui bien sûr !
– Je le pose où ?
– Ou vous voulez !

« Quel accueil ! il n’est même pas foutu de me proposer un café, ça m’aurait réchauffé, ça caille dehors. Et puis quel bordel ! Comment peut-on vivre dans un tel capharnaüm ? »

Par pure provocation Béatrice lui demande s’il n’aurait pas un petit café à lui offrir.

– J’ai que du soluble !
– Ça ira très bien !

Elle prend bien son temps pour boire ce café bas de gamme, ce qui fait trépigner d’impatience Lestincourt.

– Alors voyons voir la scène de crime ?

Il lui montre un large bureau à l’ancienne dont la moitié est occupée par un ordinateur de bureau. Sur l’autre moitié git une assiette non lavée avec des restes de poulet, un pot de yaourt vide et des épluchures de mandarines.

« Il fait sa vaisselle quand, ce mec ? »

– C’est là ?
– Au milieu des assiettes et des pots de yaourts ?
– Ça n’a pas l’air de les gêner. Remarquez, parfois il n’y a rien sur la table…
– Bon d’accord, alors voilà ce que je vais faire : j’ai apporté une micro-caméra, on va l’installer sur le mur en face. Il va falloir que je la connecte à votre ordinateur…
– Non, non, vous ne touchez pas à mon ordinateur.
– Mais enfin c’est sans risque et si vous avez des choses à dissimuler, je ne les verrais même pas !
– Non, non ! Vous ne touchez pas à mon ordinateur.
– Vous n’êtes pas un client facile, vous !
– Je vous ai déjà dit que je tenais à mon intimité.
– A ce niveau, c’est la parano !
– Le devis que j’ai signé ne vous autorise pas à être impertinente.
– Oui bon, ça va ! Je vais revenir à 14 heures avec ce qu’il me faut pour travailler. Et si vous voulez un conseil, changez de marque de café, le vôtre est dégueulasse.

La gueule qu’il fait, Lestincourt !

L’après-midi Béatrice revenait équipée cette fois d’une micro-caméra munie d’une carte SD.

– Voilà, je branche la caméra, et je reviendrais demain avec mon propre ordinateur portable pour regarder ce qu’elle aura enregistré. Surtout si vos petits bonhommes se pointent notez bien l’heure, ça me facilitera les choses0.

Vendredi 14 février

– Bonjour
– Bonjour, j’ai acheté un autre café, c’est toujours du soluble, mais il devrait être meilleur !

« C’est pas vrai, le voilà qui devient aimable ! »

– Il sont revenus, vos petits bonhommes ?
– Oui hier soir à 20 heures 10 !
– On va regarder

Béatrice introduit la carte SD dans son portable et fait défiler jusqu’à 20 heures avant d’actionner l’avance rapide

– Mais ils ont où vos bonhommes, je ne les vois pas !
– Pourtant je les ai bien vu !

« Donc, se dit Béatrice, s’il s’était agi d’hologrammes je les aurais vu sur la carte SD, c’est donc des hallucinations ! Mais comment je vais lui faire admettre ça ? »

– Je vois bien que vous ne me croyez pas ! Reprend Lestincourt…
– Ce n’est pas que je ne vous crois pas, c’est que je ne sais que penser !
– Ce sont peut-être des créatures qui viennent d’une autre dimension et qui ont développé une sorte d’invisibilité face à la photographie.
– Mais c’est scientifiquement impossible, mon cher monsieur !
– Avec tout le respect que je vous dois, vous ne possédez pas la science infuse et je maintiens mon point de vue.

Béatrice est à deux doigts d’aller au clash, mais ce Lestincourt est un client, elle doit donc prendre sur elle, ce qui ne l’empêche pas de lui envoyer une vanne.

– Bon alors si je vous suis, ce sont des mecs d’une autre dimension qui viennent vous visiter en jeans et en t-shirt ?
– Pourquoi pas ?
– Et pourquoi ne consulterez pas un psy ?
– Je l’ai fait, je vous en ai d’ailleurs parlé, et je ne suis pas fou ! Eructe-t-il
– Baissez d’un ton s’il vous plait. Je n’ai jamais dit que vous étiez fou, le psy que vous avez consulté n’était sans doute pas très compétent, alors qu’un bon psy pourrait simplement déterminer si vous avez ou non des hallucinations. Voulez-vous que je vous en conseille un ?
– Je vous rappelle que j’ai accepté que vous veniez chez moi uniquement pour m’aider à élucider un phénomène que je ne comprends pas et non pas pour recevoir des conseils de magasines de salles d’attente.
– Bon ma conviction est faite, Nous vous enverrons un rapport. Je vais vous laisser, vous et vos délires.
– Je considère que votre attitude frise l’escroquerie. Je vais portez plainte et réclamer le remboursement de ce que je vous ai versé.
– C’est ça, portez plainte, ça me fera l’occasion de rigoler.

Béatrice récupère son grand sac à main ainsi que son manteau qu’elle enfile. Elle récupère également la micro-caméra. Et soudain Lestincourt abat une carte :

– Et si je vous disais que j’ai le moyen de vous prouver que je n’hallucine pas ?
– Pfff !
– Ecoutez-moi, je vais acheter de la peinture à l’eau et en étaler une grosse flaque à l’endroit où les petits bonhommes apparaissent. Ils vont donc patauger dans la peinture et laisser des traces de pas…

Béatrice est davantage contrariée que surprise par cette proposition. Elle pensait en finir avec cette affaire débile, mais là elle va être obligée de revenir.

A suivre

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3 réponses à Martinov 32 – L’avocat ripou – 2 – D’étranges petits bonhommes

  1. Mercure dit :

    Tout le monde s’encule… à la queue leu leu…

  2. Belly dit :

    Une partie carrée toute chaude comme je les aime

  3. Pascalou dit :

    A force de jouer aux play-mobil, ça finit par monter à la tête

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