Clotilde 1 – L’inconnue par Fafalécureuil

Clotilde
1 – L’inconnue
par Fafalécureuil


Chaque matin la même chose, des frissons qui parcourent mon dos, qu’il fasse chaud ou froid. J’ai mis quelques temps à comprendre qu’ils étaient liés à une présence. Chaque matin il était là, au même arrêt de bus, aucune autre explication possible, dès qu’il arrivait et passait à côté de moi, je frissonnais. Pourtant ce n’était même le genre de gars à me faire tourner la tête, plutôt pas mal mais assez discret, par contre ses yeux étaient particuliers, intenses. Un matin, ne sachant pas pourquoi, il arrivait en face de moi, je lui souris et il répondit à mon sourire par un petit mouvement de tête. Au moment où je croisais son regard, un frisson parcourut mon dos.

Le lendemain, je le croisais à nouveau et il devança mon sourire, surprise, je rougis et le temps de répondre à son sourire, il était passé. Ces frissons commençaient à m’obséder, j’en parlais à Nadia, une de mes collègues qui trouva la solution

– T’as flashé ma poule !
– Mais c’est pas mon type…
– C’est quoi ton type ?
– Euh, ben, plus grand, plus costaud, plus
– Et un mec qui te file des frissons dans le dos à chaque fois que tu le croises, ça compte pas ?
– …
– Fais quelque chose, ça fait longtemps que t’as quitté ton mec, branche le !
– Mais t’es dingue, comment je fais ?
– Je sais pas marche lui sur le pied pour lier connaissance !
– T’as pas mieux ?

Nadia était sympa, c’est sur, pour elle, hyper bien foutue, toujours à l’aise, c’était facile de brancher un gars. Ses chances de réussite (aidées par ses tenues plutôt légères) étaient assurées.

Moi, petite rouquine loin d’être mal foutue mais un peu quelconque, et trop timide, mes chances étaient proches de zéro. Le lendemain matin, prenant mon courage à deux mains, je me préparais à trouver mon mystérieux inconnu, et à savoir où il allait, ayant prévenu mes collègues que je serais en retard, je me fis un peu discrète et le suivis. Il ne pouvait pas m’avoir vue, il monta dans le bus bondé et après avoir composté mon ticket je me retrouvais entourée de monde et ne sachant pas où était mon inconnu, je me suis dit que j’étais folle de faire ça, mais je ne pouvais pas y résister. Après deux arrêts le bus se vida et le cherchant du regard, je m’assis. Dix secondes plus tard, il s’assit à côté de moi. Il me sourit et un frisson parcourut mon dos. Je lui souris aussi, ne sachant pas quoi faire d’autre. A l’arrêt suivant il se leva et me frôla le bras, toujours souriant… Je me retrouvais presque seule dans le bus et ma main était crispée sur ma cuisse. Je faisais demi tour et décidais le lendemain d’engager la conversation.

Après ma journée, une fois rentrée, sous la douche, je me surpris à commencer à me caresser, mes mains massant mes petits seins tous tendus. Ma main se glissait vers mon entrejambe, je glissais un doigt dans mon sexe pour entreprendre des mouvement de va et vient. Oh je me masturbe assez souvent, mais là je pensais à mon inconnu, imaginant qu’il me voyait, qu’il m’observait. Je jouis rapidement sous les flots d’eau brûlante et me surprit à lécher mes doigts. Après m’être séchée, je grignotais un morceau en regardant un vieux film.

Demain, je retenterai ma chance… Le lendemain je pris soin de me maquiller, j’enfilais une paire de bas, une belle robe et mes chaussures à talon,
Mon bus passa, personne, j’attendis le suivant, rien… Il n’était pas venu, pas de frisson aujourd’hui…

Je racontais tout à Nadia, qui me félicita pour mon nouveau look et qui m’invita à faire les boutiques samedi prochain.

Le lendemain, personne, ni le surlendemain… Par contre ma nouvelle tenue attira l’attention de plusieurs de mes collègues qui ne se gênaient pas pour inspecter mon décolleté et mes jambes. Ce qui finalement me rassura sur mes chances d’aborder mon inconnu.

Mais mes pensées étaient bloquées sur mon inconnu. Demain, on était samedi, je ne risquais pas de le voir et encore moins dimanche. J’en venais à être frustrée, Nadia avait tout à fait raison… Arrivée à la maison, je me servais une vodka et je m’assoupis dans mon canapé. Il était en face de moi dans le bus, le bus était désert et roulait sans s’arrêter. Sans aucune pudeur, je lui dévoilais mes jambes croisées, ma jupe remontait jusqu’au bord de mes bas, il me regardait en souriant, je voulais lui en montrer plus, je déboutonnais mon chemisier pour l’inviter à regarder le sillon entre mes seins. Puis, je décroisais mes jambes pour les écarter doucement. Je pris sa main et la posait sur mes cuisses ouvertes, il me caressait doucement, remontant vers ma culotte trempée. Ses doigts glissaient sous l’élastique et touchaient ma vulve. Je me levais pour enlever ma jupe et faire glisser ma culotte sur le sol. Puis je repris place, jambes écartées en face de lui. Ses doigts entraient dans mon sexe avec douceur, mes mains caressaient mes seins, je n’avais plus de chemise. Il me masturbait avec force et me fit lécher ses doigts. Puis il sortit son sexe et sans hésiter je me mis à genoux devant lui et le léchais, le suçais. Il posa sa main sur ma tête pour que je le prenne entièrement en bouche. Ma main malmenait mon sexe, mes doigts écrasaient mon clitoris et lorsqu’il éjacula au bord de mes lèvres, j’ouvris la bouche pour recevoir son sperme. La sonnerie du téléphone me tira de mon rêve, c’était Nadia qui me demandait de la retrouver avant midi au restaurant samedi matin. Troublée par mon rêve, je me rallongeais sur le canapé, et déboutonnait rapidement ma robe, puis j’enlevai mon soutien-gorge et mon string, mes mains parcouraient mon corps et mon esprit se mit à vagabonder, je voulais terminer mon rêve du train. J’imaginais son sexe coulisser en moi, ses mains caressant mes seins, titillant mes tétons. J’étais toujours dans ce bus, nue avec mes bas et mes talons, indifférente à ce qui pouvait se passer à côté de moi. Mes doigts s’activaient sur mon clitoris et je glissais un doigt enduit de mouille entre mes fesses. J’ouvris les yeux et vit dans le miroir du salon une femme nue, cambrée de plaisir, les jambes écartées en train de se masturber. Mon propre spectacle m’excita encore plus et j’enfonçais un doigt dans mon petit trou, je me branlais de l’autre main et lorsque j’explosais, je sentis mon sexe couler sur ma main que je léchais sans aucune hésitation goûtant le fruit de mon plaisir. Après m’être remise de mes émotions, je pris une douche et me glissais sous les draps. Je ne trouvais pas le sommeil, mon corps avait encore besoin de plaisir et je retournais, totalement nue à la cuisine ou j’avais planqué par prudence le vibro qui me servait de temps à autres. Je me baissais sur le lino glacé et tendis le bras sous le meuble, le contact froid sur mes seins était comme un électrochoc et je plaquais ma poitrine sur le sol, c’était presque douloureux tellement le sol était froid et en même temps mes seins étaient tendus de plaisir. J’attrapais le vibro et après l’avoir rincé soigneusement je l’enfonçais directement dans mon sexe, les vibrations se propageaient dans tout mon corps et je dus m’allonger sur le sol pour ne pas avoir la tête qui tourne. J’imaginais mon inconnu debout à côté de moi, il me voyait, nue, dans ma cuisine, les fesses tendues en train de me faire jouir.

Après un nouvel orgasme, je retournai dans mon lit et m’écroulais de sommeil. Le lendemain, je partais faire quelques achats avec Nadia, il faisait frais et j’avais enfilé des sous-vêtements de coton, des bas, un pull, une petite jupe et des chaussures à talon. Pas loin de midi, le soleil avait percé les nuages et je retrouvais Nadia au café, installée sur la terrasse, comme à son habitude, elle était toujours aussi sexy, je crois que j’étais jalouse d’elle. Elle m’embrassa et après avoir mangé, nous nous sommes lancées à la conquête des magasins. Nadia m’entraîna loin des magasins où je vais en général avec un sourire,

– C’est pas en t’habillant comme une nonne que tu vas accrocher ton inconnu du bus ma poule !
– Laisse tomber, Nadia, ça fait 3 jours que je l’ai pas vu
– Toi t’es en train de tomber dans ses bras alors que tu le connais même pas !
– Mais non, c’est pas ça…
– Mais si c’est tout à fait ça, et si tu veux avoir une chance de chopper ce gars là, suis-moi et fais-moi confiance !

Je n’avais pas la force de résister à son entrain, pendant plus de 2 heures, Nadia à bouleversé ma garde robe, des jupes, des tops moulants, une ou deux robes. Alors que j’essayais une robe, Nadia engouffra sa tête dans la cabine, me découvrant en petite tenue, un peu gênée, je rougis. Elle comprit ma gêne et s’excusa. Une fois à l’extérieur, j’avais troqué une robe contre ma tenue du matin dans la quelle j’avais beaucoup trop chaud. Nadia m’emmena boire un café.

– Clo, il faut que je te dise un truc…
– Quoi ?
– C’est un peu embêtant…
– Dis-moi…
– Je vais être franche, il faut absolument que tu dégages tes dessous, ils sont vraiment pas du tout euh…
– Ouais, je sais, mais j’ai mis ça ce matin pour être à l’aise… je n’ai pas que ça comme dessous…
– Ouf, je respire… ceci dit, suis-moi, je vais t’emmener au royaume des nanas

Un vrai tourbillon, là ou Nadia passe tout se chamboule, nous nous retrouvions à côté des cabines d’essayage d’un magasin de lingerie. Elle m’avait sélectionné plusieurs ensembles et m’avait obligée à les essayer.

– Clo, je peux entrer ?
– Euh… attends un instant, oui, je suis prête…
– Pas mal cet ensemble mais ça ne mets pas tes seins en valeur. Essaye de remonter les bretelles

Lorsque la main de ma collègue se posa sur mon épaule je réprimais un petit frisson, c’était étrange de sentir la main d’une femme sur ma peau et pas désagréable… Nadia ajusta la bretelle et admira le résultat. C’est vrai que je me trouvais plutôt mignonne dans le miroir de la cabine… La main de Nadia était toujours sur mon épaule et elle me souriait.

J’achetais l’ensemble en question plus quelques autres et lorsque je quittais le magasin, encombrée de paquets, je décidais de rentrer, Nadia devait accompagner son petit ami et elle me confia que ce soir ce serait le grand jeu avant de s’engouffrer dans la bouche de métro.

Je traversais la route et au moment de m’engager un motard s’arrêta pour me laisser passer. Un frisson parcourut mon dos, et ce n’était pas de la sueur… C’était lui ! Il me reconnut aussi (ça il me l’a dit plus tard…) et me sourit, je restait bêtement plantée sur le passage piéton. Il ne manifesta pas de signe d’impatience et se contenta de sourire de façon plus franche. Je me décidais à avancer, je me pris les pieds dans un de mes sacs, qui se déchira et tout son contenu se retrouva sur la route. Heureusement ce n’était pas le sac avec les sous-vêtements. Mon inconnu descendit de sa moto et s’avança vers moi,

– Pas de mal, mademoiselle ?
– Oh, euh, non… merci

ll se baissa pour m’aider à ramasser mes vêtements, c’était ma chance et je réfléchissais à toute allure pour trouver un prétexte. Je me relevais et soudain je poussais un cri de douleur

– C’est votre cheville !
– Oui, j’ai du faire un faux mouvement…
– Je peux vous aider, appuyez-vous sur mon bras

Je ne me fis pas prier, et je m’appuyais à lui, j’étais prête à faire n’importe quoi à ce moment là pour qu’il ne me lâche plus. Il examina ma cheville

– Elle n’a pas l’air enflé, ça doit être une petite élongation
– Vous pensez ?
– Il faudrait mettre un peu d’eau froide, vous pouvez marcher ?
– C’est douloureux mais je peux.
– Vous avez déjà fait de la moto ?
– Pardon ?
– Vous avez déjà fait de la moto ?
– Non, jamais…
– Si vous voulez je peux vous déposer chez un médecin
– Je ne veux pas vous déranger,
– Il n’y a pas de problème, et je ne peux pas vous laisser comme ça… Vous allez voir, j’ai toujours un casque de plus, on va mettre vos sacs dans les sacoches, ça devrait rentrer si vous n’avez rien de fragile.
– Oui, merci…

J’étais aux anges, il prit mes paquets et il les mit dans les sacoches de sa moto, il me tendit un casque et m’aida à le mettre, sa main effleura ma joue, les frissons dans mon dos s’intensifiaient. Il m’aida à enfourcher sa moto, ma jupe remontait sur mes cuisses, le contact du cuir chaud sur ma peau était agréable. Il démarra sa moto, me conseillant de me pencher dans le même sens que lui dans les virages et de bien me tenir sans me crisper.

– Ça ira tout seul, ne vous inquiétez pas,
– Ok…

Sans me poser plus de question, je passais mes bras autour de sa taille et me serrais un peu contre lui. Il embraya et la moto partit doucement dans le flot de la circulation. Au feu suivant, il me demanda si tout était ok et ou je devais le conduire. Je lui donnais carrément mon adresse et il me demanda de le guider. La ballade était agréable, j’étais en confiance avec ce parfait inconnu que je connaissais pourtant depuis longtemps. Des jeunes dans une voiture roulant à notre hauteur se mirent à siffler, ils ne se gênaient pas pour mater mes cuisses et j’imaginais leurs commentaires sans peine. Je me serrais un peu plus contre mon inconnu, essayant de profiter de chaque centimètre de contact avec lui, j’imaginais qu’il sentait ma poitrine se soulever dans son dos, qu’il sentait mes bras qui l’enlaçaient, la caresse de mes jambes pressées contre lui. Les vibrations de sa moto, la caresse du cuir chaud sur ma peau nue me faisaient mouiller, je sentais mon sexe s’humidifier. Je m’imaginais dans la même situation, mais sans culotte… Après un quart d’heure de route, il arrêta sa moto sur le trottoir devant ma porte et m’aida à descendre. Je m’appuyai contre son épaule et il m’aida à ouvrir la lourde porte de fer menant au jardin qui entoure ma maison. Puis il m’emmena jusqu’à l’entrée de la maison et je le guidais vers le canapé du salon où il me déposa. Il partit chercher mes sacs et me demanda s’il pouvait faire quelque chose de plus pour moi.

– Je ne sais pas trop quoi faire pour calmer la douleur,
– Il faudrait mettre des glaçons, ou de l’eau froide
– Vous pourriez en chercher la cuisine est juste à côté,
– Euh, oui, bien sûr…

Il revint quelques secondes après, avec des glaçons dans une serviette de cuisine, je lui tendis le pied et avec délicatesse il enleva ma chaussure, puis il s’arrêta et me conseilla d’enlever mon bas. Avant qu’il se relève, j’avais déjà remonté un peu ma jupe et je faisais glisser mon bas sur ma jambe avant de le poser sur le canapé.

– J’ai l’impression que votre cheville n’est pas enflée, comparé à l’autre…
– Ah ?
– Regardez, j’ôte votre chaussure…

Le contact de ses mains sur mes pieds me faisait fondre, je sentais des fourmillements dans tout mon corps. Il appliqua la glace, et je sursautais, surprise par le froid intense,

– Au fait je m’appelle Ronan
– Enchantée, moi c’est Clotilde
– Ça va mieux avec le froid ?
– Oui, je sens moins la douleur…
– Il faut le laisser aussi longtemps que possible, vous avez un anti inflammatoire ?
– Non, je ne pense pas,
– Je vais vous en chercher, j’ai vu une pharmacie juste à côté,
– Non, ne vous en faites pas, je vais me débrouiller…
– Ça me prendra cinq minutes, je serai de retour rapidement
– Ok, merci, prenez mes clés, elles sont là sur la table

Il prit les clés, me sourit et s’engouffra dans le couloir. Rapidement, je me levais, et je fonçais à la salle de bains, j’arrachais ma culotte trempée de mouille et la changeais pour un petit string crème que je venais d’acheter, beaucoup plus sexy, bien sûr, je fis de même avec mon soutien gorge. Je renfilais ma chemise en retournant au salon et me remis sur le canapé l’air de rien, j’étais prête à tout pour le faire rester chez moi. Après quelques instants, je ne pouvais pas résister et je glissais ma main entre mes cuisses, je me caressais doucement lorsque la porte d’entrée s’ouvrit, je retirais ma main et appelais

– Ronan ?
– Oui, c’est moi, j’ai ce qu’il vous faut
– Merci beaucoup, c’est vraiment sympa de votre part, vous ne me connaissez même pas,
– Je vous en prie, c’est tout naturel, et nous nous croisons souvent à l’arrêt de bus … Je pense bien que vous êtes la seule à sourire le matin !

Il m’avait remarquée ! Pas possible ! Je jubilais…

– Vous voulez boire quelque chose ? Je manque à tous mes devoirs…
– Oh je ne serai pas contre un petit quelque chose à boire…
– Euh, si vous voulez bien, ouvrez le placard de droite à la cuisine, vous y trouverez tout ce qu’il faut… faites comme chez vous
– Pas de problème

Et après quelques instants il revint avec deux verres et des jus de fruits. Il me servit et nous trinquâmes en souriant.

– Je pense qu’il faudrait enlever les glaçons maintenant,
– Oui, je commence à être engourdie,

Et sans un mot il me massa très doucement la cheville, j’étais au paradis, je fermais les yeux et soupirais d’aise. Il s’arrêta.

– Non, continuez, enfin je veux dire, s’il vous plaît, continuez…
– Oui, je vais vous mettre un peu de crème

Et il repris son massage, caressant doucement ma cheville, le dessus de mon pied. Après quelques minutes de bonheur, il se releva et s’assit à côté de moi. Il avait son casque en main.

– Vous partez ?
– J’ai un rendez-vous à 16h, ça ira pour vous ?
– Oui, bien sûr… merci pour tout ce que vous avez fait pour moi.
– Je vous en prie, c’est tout naturel

Son sourire me rendait folle, je ne voulais pas qu’il parte, alors qu’il passait sa veste, je tentais le tout pour le tout

– Pour vous remercier, je vous invite à dîner !
– Pour être honnête…
– Vous n’avez pas le droit de refuser…
– Quand vous voulez !
– Super ! Ce soir ?
– Avec votre cheville ce ne serait pas trop prudent…
– Alors venez manger ici, on commandera des pizzas si je ne peux pas faire mieux,
– Ok, quelle heure ?
– Disons, 20 heures ?
– Alors à tout à l’heure !

Et Ronan se sauva. Le bruit de sa moto s’éloigna, je me levais et fonçais à la salle de bains. Je me fis couler un bain et en attendant, je contemplais mon corps nu dans le miroir, mon corps mince, mes seins menus mais fermes, mes fesses un peu trop petites, mes jambes assez longues et fines, ma toison rousse, un peu trop fournie cachait mon sexe. Je pris un rasoir, des ciseaux et entrepris de débroussailler un peu tout ça, le résultat n’était pas terrible, et devant mon miroir j’avais plutôt envie de tout raser. Ce que je fis rapidement et soigneusement, ne laissant qu’une petite toison en triangle au-dessus de mon sexe. Le résultat était plutôt réussi cette fois et je glissais mon doigt entre mes lèvres gonflées de désir. Je plongeais dans mon bain pour me délasser, essayant de penser à la soirée, et à ce qui pourrait se passer, je téléphonais à Nadia pour tout lui raconter et excitée comme une puce, elle ne trouva pas de meilleure idée que de se précipiter chez moi. J’étais encore dans mon bain lorsqu’elle entra, la porte était ouverte et elle connaissait bien ma maison. Elle m’embrassa comme une tornade déposant sur le sol un grand sac. Elle s’assit sur la cuvette des toilettes et je dus lui raconter à nouveau mon aventure. La mousse commençait à disparaître et je voyais bien qu’elle me matait, la curieuse.

– Alors t’es prête pour le grand jeu ?
– Je croyais que c’était pour toi le grand jeu ce soir,
– Moi aussi, mais tout est prévu, dîner aux chandelles, et ensuite, je lui saute dessus directement dans le parking !
– Je sais pas encore ce que je vais faire de mon côté,
– Il faut surtout que tu ne lui laisses pas le temps de souffler, épate le, surprend le ! Je t’ai apporté plein de choses intéressantes dans le sac là et notamment une paire de talons aiguille, ils adorent ça tu verras.
– C’est sympa et pour le reste ?
– T’as des chouettes ensembles depuis tout à l’heure, profite en ! Une petite jupe, un petit chemisier échancré et l’affaire est dans le sac !
– Ok, bon, je vais sortir de l’eau,
– Oui, bien sûr, vas-y

Je me sentais un peu gênée de me montrer totalement nue à Nadia mais voyant qu’elle ne sortait pas, je quittais mon bain et elle me tendit une serviette, elle avait pris la plus courte et je la soupçonnais d’en profiter pour me mater.

– Sympa ton petit triangle…
– Tu aimes ?
– Oui c’est sexy et franchement je préfère ça, montre un peu…

Et je dévoilais mon sexe à mon amie Nadia comme si c’était tout naturel, Nadia s’approcha et posa sa main sur mon petit triangle, je mis ma main sur la sienne et d’un coup elle m’embrassa à pleine bouche, collant son corps contre mon corps. Ses doigts avaient rapidement investi mon sexe et me branlaient délicieusement. Soudain elle arrêta ses caresses et à regret me désigna le sac sur le sol,

– Il faut que je me sauve, tu trouveras plein de choses très intéressantes là dedans, tu me raconteras ?
– Nadia ???

Elle était déjà partie… Je me retrouvais de plus en plus excitée, nue dans ma salle de bain et Ronan devait arriver dans une heure… Je fouillais le sac et découvrait des choses que je ne soupçonnais pas de la part de Nadia, des dessous affriolants, des escarpins, des bas résille, des colliers, des godes, mais aussi une paire de menottes, un masque…

Mais le temps pressait et je devais me préparer, je pris un ensemble de lingerie rouge, très transparent que je complétais avec des bas clairs à la lisière brodée. Puis une jupe remontant haut sur mes jambes et un chemisier un peu étroit mettant en valeur ma petite poitrine. Je me maquillais un peu et passais des escarpins à talon haut de Nadia, je trouvais dans son sac un collier de cuir noir muni d’un petit anneau, je le reposais sur la tablette. Ensuite je préparais un repas simple et rapide et mis une bouteille de champagne au frais. La sonnette, il était là, et je me lançais vers la porte pour l’accueillir.

Spontanément je l’embrassais, il ne manifesta pas vraiment de surprise et me sourit d’un air amusé. Je l’invitai à s’asseoir et lui proposait une coupe de champagne, il accepta et nous trinquâmes.

– Je vois que votre cheville va déjà beaucoup mieux…
– Oh, euh, oui

Merde, je m’étais fais avoir comme une bleue, il devait me prendre pour la dernière des connes ou pour une pétasse qui avait envie de passer du bon temps.

– Le champagne est excellent,
– Euh, oui, il

Il fallait que je trouve une solution rapide…

– Ecoutez Ronan, je ne vais pas y aller par quatre chemins, vous m’avez tapé dans l’œil, depuis longtemps je vous vois le matin et je ne sais pas pourquoi, dès que vous approchez j’ai des frissons dans le dos. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est comme ça. Je sais que ça peut paraître un peu fort mais c’est comme ça, je n’y peux rien.
– Et donc vous avez fait semblant de vous tordre la cheville pour que je vous ramène ?
– Je ne sais pas ce qui m’a pris mais sur le coup, je n’ai pas réfléchi… Je vais être honnête, je ne suis pas du tout une nymphomane mais depuis quelques jours, je ne peux plus m’empêcher de penser à vous.
– Comment ça ?

Il prenait un air un peu amusé, il était peut être un peu fier aussi, au moins il n’était pas parti en courant…

– Et que faites vous en pensant à moi ?
– C’est à dire, que …
– Si vous voulez, considérez que je ne suis pas là et faites comme vous en avez envie…
– Et si…
– Jouons le jeu…
– Ok, je joue le jeu

Je repris une coupe de champagne, sans le servir et but une gorgée, pour me donner un peu de temps, risquer le tout pour le tout ? Et pourquoi pas, après tout. J’allumais la télé et me vautrait sur le canapé, rapidement les boutons de mon chemisier sautèrent et je caressais doucement mes seins tendus, j’ouvris complètement ma chemise et glissais ma main entre mes cuisses écartées, sans pudeur je caressais ma chatte à travers le tissu de mon string. Je glissais un doigt dans entre mes lèvres puis le portais à ma bouche. Ronan me regardait, un sourire complice aux lèvres… Je m’approchais de lui…

– Non, n’oubliez pas que je ne suis pas là…

Autant pour moi, je devais le faire craquer, je me dirigeais vers la salle de bains et je laissais tomber ma chemise, mes dessous, ma jupe pour me retrouver en bas et en escarpins. Je pris le sac de Nadia et retournai au salon pour me mettre face au grand miroir, debout. Je me caressais les seins, titillant les pointes, je pris un gode que je mis en bouche, léchant le bout avec application. Je me sentais totalement libre et la présence de Ronan, décuplait mon imagination. Je glissais ensuite le gode jusqu’à mon sexe et me l’enfilait doucement. Ronan restait impassible malgré la bosse que je voyais dans son pantalon. Comment faisait-il pour ne pas me sauter dessus ?

(À suivre)

bien que non terminée, cette série à obtenu le prix de la meilleure saga de domination pour l’année 2009

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