Soubrette de Charme 3 – Chronique d’une matinée chaude et humide par Hélèna Sévigsky et Boris Vasslan

Résumé des chapitres précédents : Farida est embauchée comme soubrette
chez Gabrielle et René couple plutôt décontracté sexuellement, après
quelques fantaisies et punitions, tout cela pratiquées dans une certaine
bonne humeur, elle participe à sa façon à sa première réception qui donne
lieu à des frasques bisexuelles aussi insolites que variées

Reprenons !

La soirée s’est terminée presque classiquement, j’ai pu trouver dans le
congélateur de quoi remplacer les saucisses manquantes. Curieusement si les
hommes se sont rhabillés pour prendre le repas, les femmes sont restées les
seins à l’air mais ont tenu à remettre leur culotte. Il y a décidemment des
choses que j’ai du mal à comprendre.

Ma patronne eut la gentillesse de me proposer de venir prendre place à
table, j’acceptais mais tout en restant discrète, il fallait bien faire le
service… et après le café, les ébats sexuels reprirent mais mollement. Ce
fut en fait de l’échangisme classique, Mon patron s’envoyant Carole, tandis
que Gabrielle s’occupait de Guillaume notre invité qui avait du mal à rester
lucide. Il m’avait pourtant promis de me faire « ma fête », j’y échappais donc
sans que cela ne me prive de quoique ce soit.

Après cette journée folle, les choses se calmèrent et petit à petit je
prenais dans cette maison, mes habitudes. J’avais mes mardi et mercredi de
libre (parfois échangeable contre le dimanche… passons) mais j’avais la
permission, si je le désirais, de rester sur place et même de profiter des
commodités du lieu, piscine, billard, bibliothèque, home-cinéma… C’est
dire si j’étais choyée, mais je n’en abusais pas, il fallait bien que je
rentre chez moi relever le courrier et arroser les plantes vertes.

J’appris donc que Monsieur René était haut fonctionnaire, mais sans autre
précision, quant à Madame, elle s’occupait de la gestion d’une galerie d’art
rue de Seine, laquelle semblait bénéficier de jours et d’heures d’ouverture
assez élastiques.

Mes journées de travail finissaient par se ressembler les unes les autres,
le matin, je me levais avant tout le monde et après ma douche je m’habillais
d’un jogging, pour filer en bicyclette à la boulangerie du « village » acheter
du pain et des croissants, je m’habillais ensuite en soubrette, (ben, oui
amis lecteurs, je ne vais pas faire les courses à vélo sans culotte…) et
servais le petit déjeuner de ces messieurs dames, soit dans la salle à
manger ou en cuisine s’ils étaient levés, soit au lit, puis je vaquais à mes
occupations, il y en avait pas mal dans cette trop grande maison.

Comme cela me l’avait été indiqué, les sollicitations sexuelles de mes
employeurs n’avaient rien de systématiques, et donc une dizaine de jours
après ce début en fanfare, il ne s’était rien passé, si ce n’est quelques
attouchements de familiarité.

Je reprenais donc mon service, ce jeudi, mon troisième jeudi déjà ! J’étais
arrivé la veille au soir et après avoir salué mes employeurs, je restais
dans ma chambre occupée à la lecture d’un bon roman fantastique.

Le ciel était ce matin là d’un bleu magnifique et si la température était
encore moyenne, l’absence d’humidité promettait un temps superbe pour la
journée, voilà qui était une bonne nouvelle. Arrivé en cuisine je fus
accueillie par Tougris le chat domestique qui pris d’une crise d’affection
se mis à ronronner en se frottant après mes jambes. Voilà une matinée qui
décidemment commençait bien. A l’heure convenue, je servais Madame restée
couchée dans sa chambre, puis Monsieur, encore en robe de chambre dans la
salle à manger occupé à relire des notes.

- Ah ! Farida, bonjour, je commence un peu plus tard, ce matin, j’ai
rendez-vous avec un tordu à La Défense, mettez le petit déjeuner au chaud,
je n’ai pas encore pris ma douche.
- Ah, bon, vous ne préférez pas prendre votre petit déjeuner avant la douche
?
- Quelle drôle d’idée ?
- Vous trouvez, moi je fais comme ça !
- Ah, oui ? Non, je ne vais pas changer mes habitudes à mon âge ! Mais, je
ne sais pas si c’est une idée, vous m’avez l’air en pleine forme, Farida, ce
matin ?
- Je suis comme d’habitude ! Répondis-je, flairant déjà le traquenard.

Mon patron m’explique alors qu’il a quelques douleurs en ce moment et qu’il
lui est parfois pénible de prendre sa douche tout seul. Il me demande donc
de l’accompagner à la salle de bain…

Et voilà c’est parti !

Il quitte prestement sa robe de chambre sous laquelle il est entièrement
nue, son sexe bandouille à moitié et il se le tripote quelques instants
négligemment par pure et amusante provocation je suppose. Je n’ai jamais
estimé qu’un homme fût un objet érotique, mais malgré son âge, René ne
présente pas trop mal et n’a rien d’adipeux.

- Farida, vous allez vous éclaboussez si vous ne vous déshabillez pas !

Ben voyons ! Je vais mettre mes affaires dans une pièce à côté et reviens
complètement à poil !

- Ben, voilà, tu sais que t’es pas mal toi ?
- Merci Monsieur !
- Hum tu m’excites !
- J’en suis content pour vous Monsieur !
- Mais bon, je ne suis pas là pour faire des folies, il faut bien que je
prenne ma douche…

Et le voici qui s’installe debout, dans la baignoire, qu’il règle la
température de l’eau à la douchette, qu’il s’asperge le corps… évidemment
comme il n’a pas fermé le rideau de douche je reçois plein de flotte sur
moi, mais la chose était plus ou moins prévue.
Il s’applique ensuite du shampooing sur ce qui lui reste de cheveux, puis je
rigole, il recueille une noix de gel douche dans la paume de la main, mais
semble hésiter à s’appliquer cette matière froide sur la peau. J’ai envie de
l’encourager pour m’amuser mais je m’abstiens. Après un bref savonnage, il
m’interpelle :

- Farida, vous allez me laver le cul, j’ai du mal à l’atteindre !

J’obtempère, il me semblait pourtant que l’endroit en question était d’une
accessibilité plus facile que par exemple le milieu du dos, mais bon…

Je lui frotte le gant de toilettes sur les fesses.

- Ah : Farida, vous avez des mains de fée !
- Merci Monsieur !
- Euh, écartez bien mes fesses, il faut tout laver, n’est pas ?
- Je comprends monsieur, je vais tout laver.

Je fais comme il a dit et entreprend de lui laver le trou du cul puisqu’il
faut appeler les choses par leur nom, ça commence à m’exciter assez cette
affaire là !

- Hum Farida, vous me faites bander !

Un coup d’œil dans le miroir. Je constate que c’est parfaitement exact.
Monsieur exprime son désir de façon parfaitement vertical.

- Si tu pouvais me lécher un petit peu, ça serait rafraîchissant !

Je crois donc qu’il s’agit déjà de pratiquer une fellation sur ce joli
membre qui semble ne demander que ça, et indique à mon patron qu’il faudrait
pour cela qu’il se retourne afin que la chose soit faisable.

- Mais, non Farida, tu n’as rien compris, c’est le cul que je veux que tu me
lèches !
- Oh pardon !

Voilà qui me passionne beaucoup moins, mais je m’apprête à exécuter l’ordre
quand soudain je me ravise, certes l’endroit est propre (et pour cause je
viens de participer à son nettoyage) mais…

- Ben alors qu’est ce que tu attends ?
- C’est qu’il y a de la mousse !
- Et alors ? Ce n’est pas bon la mousse ?
- Ben, non, ce n’est pas terrible, terrible !
- Ils devraient inventer un truc, une mousse comestible, je ne sais pas,
moi, un truc à la crème chantilly. Je ne comprends pas que personne n’ai
encore pensé à ça ?
- Hi ! Hi !
- Bon, alors tu fais quoi ? S’impatiente René.
- Je peux toujours rincer, et aller chercher s’il n’y a pas une bombe de
chantilly dans la cuisine.
- Un rinçage m’aurait suffit, mais finalement tu as une bonne idée, dépêche
toi d’y aller avant que je débande !

Et, hop, me voici partie toute nue vers la cuisine, où j’ouvre le
réfrigérateur dans lequel je ne suis pas sûre de trouver l’article demandé,
et je réfléchis déjà à un produit de substitution.

- Et bien Farida, qu’est ce que tu fous à poil dans le frigo ?
- Euh, je cherche de la chantilly !
- Ah ! C’est pour le petit déjeuner de Monsieur ?
- Non, ce serait plutôt pour lui lécher le cul, Madame !

Je lui résume brièvement la situation.

- Tout le monde devient fou dans cette maison… Il ne doit plus y en avoir,
prends donc un yaourt aux fruits, ça fera aussi bien l’affaire !

Je choisis un pot à la framboise, puisque c’est moi qui vais lécher, autant
que ce soit dans mes goûts.

- Farida !
- Oui, madame !
- Tu sais que tu es mignonne, toi ?
- Décidemment c’est la journée, Monsieur me l’a déjà dit. Mais je vous
remercie du compliment, Madame.
- Tu vas voir ce qui va t’arriver tout à l’heure toi… Me menace t-elle
alors.

Je me précipite de nouveau dans la salle de bain ou Monsieur René m’attend
bien sagement.

- Je n’ai pas trouvé de chantilly, mais j’ai ramené du yaourt, ça ira !
- Ça ira, mais il faudra que tu veilles à ce qu’il y ait toujours de la
chantilly à la maison sinon tu seras punie.
- Bien Monsieur ! Je vois que Monsieur n’a pas débandé. Elle est bien jolie
la bite à Monsieur !
- Hé, je l’aime bien moi aussi. Répond-il en se la tapotant avec
familiarité.

Je rince le cul de mon patron, je l’essuie, puis j’enduis du yaourt entre
les globes fessiers, quand j’estime qu’il y en a assez, je me mets à lécher
tout cela.

- Si vous pouviez vous baisser un petit peu et écartez les jambes, ce serait
encore meilleur.
- Ah ! Bon ! Puisque ce sont les domestiques qui commandent à présent,
allons-y !

Je sais très bien que le jeu ne consiste pas à enlever tout le yaourt étalé
sur ces fesses, mais à prendre prétexte de ce léchage pour aller lui
astiquer le petit trou. J’en approche ma langue, furette un peu sur la
partie plissée avant de piquer à la sortie de l’anus, puis de forcer
légèrement. Monsieur est aux anges.

- Hum, c’est bon, essaie de pénétrer un petit peu !

Je ne réponds pas, je n’ai qu’une langue, mais je fais ce que je peux et
puis elle n’est pas extensible. L’affaire dure un certain temps, je
m’enhardis à lui peloter les testicules par derrière, il se laisse faire, je
pense alors savoir comment conclure l’affaire, dans quelques secondes je
vais m’emparer de sa verge, je vais la masturber et peut-être la sucer. Mais
non, René ne voyait pas les choses comme ça !

- Mets moi un doigt !
- Mais, Monsieur, ce n’est pas possible !
- Comment ça ce n’est pas possible ?
- Regardez mes mains, Monsieur

Et je lui montre mes beaux ongles ! Je ne vais quand même pas le griffer, ce
pauvre petit trou du cul qui ne m’a rien fait !

- Bon, ben je ne vais pas t’obliger, mais je ne vois qu’une solution, c’est
que tu le coupes !
- Ça m’embête un peu, vous ne voulez pas que je vous introduise autre chose,
je ne sais pas, un manche de brosse à dents, c’est pas une bonne idée, non ?

Mon patron est un homme bizarre, mais attachant, il peut rester des heures
entières sans sortir un mot, et brusquement se mettre à parler avec passion
de n’importe quel sujet, c’est qu’il est cultivé l’animal, et il tient à le
faire savoir. Aussi se lance-t-il dans une longue explication, me racontant
qu’il aime observer les mains des femmes, et que quelques années plus tôt il
se trouvait surpris de constater que certaines avaient des ongles longs sauf
celui de l’index, qu’il croyait que cela étaient pour des raisons
professionnelles, mais qu’il avait constaté à plusieurs reprises que ce
n’était point là l’unique raison.

- Et, oui Farida, quand je vois une femme avec l’ongle de l’index raccourci,
je me dis, tiens c’est peut-être une coquine ? Réfléchis-y ! Mais en
attendant prend donc la brosse à dents.

La façon dont René me parlait de ses fantaisies sans rien vouloir m’imposer
me comblait. Ces gens là étaient d’une correction et d’un respect
exemplaire. Du coup, je voulu comme on dit « marquer le coup ».

- Qu’est ce tu fabrique, Farida ?
- Ben, je me coupe l’ongle, Monsieur !
- Mais je ne te l’ai pas demandé !
- Je sais bien, mais moi ça me plait de vous faire plaisir.
- Hum t’es merveilleuse, toi.

Du coup le voici qui se retourne et me gratifie d’un très bref bisou sur la
bouche. Il est content le monsieur !

- Juste un petit coup de lime, et je suis à vous !
- Tu sais faire ? Demande-t-il et sans attendre ma réponse il me précise  »
Tu n’introduis pas le doigt tendu, tu pousse avec le plat du doigt comme si
tu tapais sur un clavier  »

Ben, oui, la technique ce n’est pas innée, je m’introduis là dedans, lui
fais quelques allers et retours.

- Je t’apprendrais à me le faire encore mieux, mais on n’est pas bien
installé et je n’ai plus trop le temps.

Il se tourne à nouveau, il bande toujours autant.

- Allez fais moi jouir !

Quelle est jolie cette quéquette ! Je la branlotte quelques instants,
m’amusant à recouvrir puis à bien dégager le gland, puis j’approche ma
bouche et du bout des lèvres j’astique le méat, tandis que mes lèvres se
referment en « o » sur le gland à présent tout congestionné. Je lâche un
moment la prise, me mouille les lèvres pour améliorer le contact et je
reprend. Je reste ainsi sur l’extrémité de la verge, sans la faire pénétrer
davantage dans ma bouche, tout en masturbant la hampe. René se laisse faire,
d’une main il me caresse les cheveux, de l’autre il agace son téton, il
pousse des petits gémissements de plaisirs entrecoupés de  » oh, c’est bon  »
assez répétitifs. Il a la gentillesse de me prévenir que  » ça vient  » !
C’est vrai que des bites j’en ai vu des centaines mais je n’en ai pas sucé
tant que ça ! Je commence un superbe final en lâchant cette fois mes doigts
et en enfonçant la verge le plus profondément possible dans mon palais, puis
en la faisant coulisser ainsi. Puis le déclic. S’il me prévient que son
plaisir est proche ce n’est pas par gentillesse, et je me rappelle la
première fellation que je lui ai faite. J’attends alors le soubresaut
annonciateur de la jouissance, je dégage alors très vite la verge de ma
bouche, l’attrape de ma main et dirige le sperme qui s’éjacule sur ma
poitrine. C’est beau la technique, hein ?

- Bravo Farida ! Ça fait du bien !
- Merci Monsieur !
- Bon, je vais me rincer la quéquette et je vais m’habiller. Se croit-il
obligé de préciser.
- Heuh, il va falloir que je me rince aussi, je vais peut-être profiter de
votre douchette, proposais-je !
- Autrement dit tu voudrais que je te douche ? Demande René.
- Oh, Monsieur, je n’ai pas dis cela, mais après tout pourquoi pas ?
- Bon, rentre dans la baignoire, on va s’occuper de toi !

Sur les conseils de mon patron, je m’y accroupis, il se rince alors un petit
peu sa verge, puis le reste du corps, parce que ce n’était toujours pas
fait, de l’eau me tombe sur mon corps mais sans me laver complètement du
sperme qui s’y est déposé. C’est alors que je le vois pointer sa bite
débandée vers moi. J’ai compris que la douche qu’il me proposait ne serait
pas à l’eau. Je lui fais un joli sourire, lui faisant comprendre par là que
j’ai tout compris et que j’accepte le cadeau. Et voilà que Monsieur me pisse
dessus comme s’il n’avait pas pissé depuis trois semaines, il en fait
pleuvoir partout, sur ma poitrine, sur mes cuisses, je me lèche les babines,
lui signifiant pas là qu’un peu sur le visage ne me dérange guère. Du coup
il me vise carrément la bouche et j’en avale une goulée, un peu trop vite,
d’ailleurs manquant de m’étouffer, on rigole, il a fini, je me rince pour de
vrai. On se sèche.

- Vas me chercher ma culotte, j’en ai mis une propre dans le couloir sur le
petit meuble.
- Mais Monsieur, c’est une erreur, c’est une culotte à Madame, celle-ci
- Je sais bien, mais ça m’excite de partir parfois au travail avec des
culottes de femme, je ne le fais pas systématiquement ce ne serait plus
drôle ! Parfois, je me mets des bas aussi !

Des bas ! J’en reste baba !

Avec tout cela, je suis toute excitée, mais je me dis que la journée sera
forcément fertile en événements

En allant faire réchauffer le petit déjeuner de Monsieur René je croisais de
nouveau Gabrielle, ma patronne :

- Alors, elle était bonne la bite de mon mari, ce matin ? demanda-t-elle
d’un air égrillard.
- Délicieuse madame !
- Je parie que tu es toute excitée, non ?
- Ben, oui…
- Ça tombe bien, moi aussi… Au fait Farida, tu as une lessive de blanc à
faire, tu en profiteras pour changer nos draps…

C’était tout Gabrielle, ça ! Capable presque dans la même phrase de passer
de la bagatelle aux taches ménagères.

Ainsi donc ma patronne ne travaillait pas ce matin, je m’attendais donc à ce
qu’elle me tombe dessus à un moment où à un autre, mais jusqu’à 10 heures je
ne voyais rien venir. Après tout elle était peut-être partie se calmer toute
seule

Les draps, une fois essorés, je les emportais dans une bassine
afin de les pendre à l’extérieur. Pendre le linge, en voici une besogne
nulle ! Comme si ces gens là ne pouvaient pas se payer un sèche-linge ! Et
que je te balance le drap sur la corde et que je te le mette en plis, et que
je te lui fixe une pince et un autre pince, et on continue, passionnant je
vous dis ! Je décide de faire un mini pause ayant une envie qui devient
pressante.

- Farida !
- Oui ! Madame.
- Ou vas-tu ?
- Je reviens madame, un besoin urgent.
- Attends un peu…

Je me tournais vers ma patronne, elle s’était attifée un peu n’importe
comment en cette chaude matinée, un short en Jean’S et un tee-shirt blanc.
Elle n’avait pas mis, ce qui était exceptionnel chez elle, de soutien gorge
ce qui fait que ces tétons pointaient outrageusement sous le tissu. Hum…
excitant tout ça !

- Dis donc Farida, au lieu de regarder mes nénés, tu ferais mieux de faire
attention à ce que tu fais !

Ça y est les hostilités ont commencé. Je vais passer à la casserole, reste à
savoir de quelle façon, mais je suis très joueuse, sinon je ne serais pas
ici !

- Je fais de mon mieux, Madame ! Répondis-je, entrant dans son jeu !
- Ah, oui, en foutant toutes les pinces à linges par terre !
- Il y en a que deux ou trois, mais je vais les ramasser.
- Enlève moi tout ça, tout le haut ! Ordonna soudain Gabrielle, désignant
mes vêtements.
- Tout le haut ?
- Allez, dépêche-toi !

Je regardais les alentours avec un peu d’inquiétude.

- Rassure-toi, personne de l’extérieur ne peut nous voir ici !

Bon, puisqu’elle le dit… Et me voici les nichons à l’air !

- Je vais t’apprendre, moi à être sage ! Non seulement tu suces mon mari, et
tu reluques les seins de ta patronne, mais en plus tu fais tomber les pinces
à linges par terre, non mais tu te rends compte ?
- Punissez-moi, madame ! Parvins-je à répondre en me retenant de ne pas
éclater de rire.
- Te punir, on va s’en occuper de suite, déjà je t’interdis de pisser sans
ma permission, et pour le reste…

Elle ne termina pas sa phrase. Je m’attendais à une gifle, ce ne fut pas
cela ! Gabrielle avança ses deux mains vers mes seins, puis attrapa mes
tétons entre le pouce et l’index, et serra !

- Aïe !
- Tais-toi, et supporte ! Dis-moi que c’est bon !
- C’est bon, Madame, aïe !

Elle serrait à présent encore plus fort en faisant un mouvement de torsion.

- Ça t’excite, hein ?
- Oui, Madame, aïe !
- Pourquoi tu râles alors !
- Ça fait un peu mal !
- Faudrait savoir ?
- Ça fait mal, mais j’aime bien !

Elle lâcha brusquement ces doigts, moi j’en aurais bien voulu encore de ses
petites misères, mais elle avait un autre projet. Gabrielle ramassa deux
pinces qui étaient à terre, les compara, déclara que finalement elles ne
convenaient pas, puis en choisit deux identiques dans la corbeille où ils
étaient déposés. Un peu d’appréhension quand même, certaines pinces ne font
pas grande chose, mais d’autres font mal, et puis il y a la durée, certaines
sont striées de petites excroissances qui à la longue blessent les chairs.
Mais bon quand on est maso, il faut assumer. Je lui tendis donc fièrement ma
poitrine, prête au supplice !

Et hop première pince ! Pas insupportable mais pas inoffensive non plus, il
faudra voir à la longue. Après m’avoir placé la deuxième, ma maîtresse
m’indiqua :

- Tu finis de le pendre le linge comme ça ! Quand tu auras fini, tu iras
chercher le martinet dans le petit placard de la chambre et tu me rejoindras
au bord de la piscine.

Pas idiot son truc ! Si je me dépêche de finir de pendre le linge pour
écourter le temps où j’aurais à porter les pinces, je rapproche le moment où
elle va me flanquer une fessée au martinet ! Et si je m’arrange au contraire
pour retarder le châtiment les pinces vont me faire de plus en plus mal.
Bien sûr, je pourrais tricher, mais d’une part elle s’en apercevrait et puis
je n’en ai tout simplement pas envie.

Je décidais donc de faire  » naturel « , je terminerais mon pendage de linge
et j’irais recevoir après ma fouetté promise ! Ce ne serait pas bien long de
toute façon, l’affaire d’un quart d’heure au maximum. Les pinces
commençaient à me faire assez mal, j’aurais bien aimé savoir comment elles
étaient faites, je regardais dans le panier si par hasard il n’en restait
pas une de la même série. Effectivement ces pinces plastiques étaient
striées de petites barres lesquelles rentraient dans la peau creusant des
sillons où le sang ne circulait plus. L’extraction serait sans doute
douloureuse.

Elle ne m’avait pas indiqué quel martinet emprunter, il y en avait trois,
j’essayais sans être sûre de rien de choisir celui qui ferait le moins
mal… Comme quoi on a beau être maso… et je rejoins ma patronne au bord
de la piscine.

Gabrielle était intégralement nue sur une chaise longue, elle lisait un
bouquin tout en se faisant dorer au soleil ! Quel charmant spectacle !

- J’ai fini de pendre le linge, Madame, et je vous ai apporté le martinet.
- Putain qu’est qu’il fait chaud ! Répondit-elle, complètement hors sujet.

Et comme elle ne disait rien d’autre et que j’étais là comme un gourde je me
crus obligée de rajouter :

- J’aimerais bien avoir l’autorisation d’enlever ces pinces, madame ! Et
puis je commence à avoir très envie de faire pipi….

Du coup, Gabrielle sembla sortir de sa torpeur et me regarda :

- Tu es quand même vachement mignonne !

Ça doit faire la troisième fois depuis ce matin, mais bon… Puis elle
reprit :

- Passe-moi ce martinet ! Lequel tu as pris ? Celui-ci, mais il est nul,
tant pis on fera avec ! Bon, tu te tiens droite tu mets tes mains derrière
le dos, je vais t’enlever tes pinces !

L’horreur ! L’horreur absolu, elle va m’enlever les pinces à coup de
martinet !

- Non !
- Quoi, non ! Tu n’as pas confiance !
- Si, mais ça va être dur !
- Tu préfères que je t’attache les mains !
- Non, mais faites vite ! Je vais fermer les yeux !

J’attendis, on ne m’avait jamais fait ça, mais je connaissais l’exercice. Un
coup cingla sur ma poitrine, la pince resta en place, je me mordis les
lèvres. Deuxième coup !

- Aïe !

L’horreur ! La pince s’est déplacée libérant les chairs meurtries et
permettant au sang de revenir les irriguer, mais se raccrochant quelques
millimètres plus loin complètement de travers. Le troisième coup
heureusement la fit tomber. Ouf ! La pince de l’autre téton tomba du premier
coup !

- Aïe !

Finalement ça ne s’était pas trop mal passé, mais des larmes me coulaient
sur les joues, des larmes que je ne pouvais sécher, Gabrielle m’ayant
interdit de bouger mes mains de derrière mon dos.

- Ben ma bibiche ? Faut pas pleurer !
- Je ne pleure pas !
- Je vois bien que si !
- Allez viens m’embrasser, on joue, d’accord !
- D’accord, je ne me plains pas Madame !
- Alors viens m’embrasser !

Je m’attendais à un petit bisou de consolation, quelque chose de très
affectueux, quoi… Au lieu de ça elle me roule carrément un patin. Elle est
déchaînée, ses mains courent sur mon corps, me caressent les seins, me
pétrissent les fesses, me taquinent la chatte. Je lui rends la pareille,
tant que je peux. Et nos langues n’en peuvent plus de se lécher l’une contre
l’autre, dégoulinant nos salives. Je suis excitée comme c’est pas possible
mais cette envie de pisser commence à me prendre à la gorge. Je fais quoi,
je lui redis que je ne vais pas tenir longtemps, ou alors je me pisse dessus
? Je me dégage de son étreinte.

- Madame, il faut que je fasse pipi ! Je ne tiens plus !
- Et si je te dis non !
- Je ne crois pas que je pourrais tenir longtemps
- Alors on va arranger, ça ! Me répond-elle.

Et sur ce, elle s’allonge sur le sol !

- Vas-y asperge moi !

C’est donc cela qu’elle voulait, elle ne va pas être déçue. Ça va être une
vraie fontaine cette affaire là !

- Place-toi au-dessus de moi, à la hauteur de ma chatte !

J’enlève ma petite jupe et j’y vais…. Même pas le petit laps de temps
préliminaire habituel, non, ça dégringole tout de suite… Les grandes eaux,
il pleut sur son ventre. Elle me demande de remonter vers ses seins.

- Vas-y ; fous m’en partout, j’adore ça !

Je lui asperge la poitrine, puis j’essaie d’anticiper ses désirs en avançant
encore, je mouille son cou, j’avance toujours…

- Garde en un peu pour ma soif !

La cochonne, je vise son visage, elle ferme les yeux, mais ouvre une large
bouche… Elle en reçoit une goulée complète, ça a dû descendre trop vite,
voilà qu’elle tousse. Je m’en voudrais quand même de l’étouffer ! Je tente
de stopper autant que je peux.
- Attends !

J’attends !

- Faut pas faire comme ça… accroupis toi, et colle moi ta chatte sur la
bouche, et essaie d’y aller par petites rasades.

J’aime quand on m’apprend des choses, je fais donc comme elle me dit, elle
avale avec une conviction qui me laisse coi ! Mais la source finit par se
tarir ! Elle se tortille, se caresse son corps mouillé d’urine.

- Ah ! Ce que j’aime ça, ce truc ! Répète-t-elle.  » Tu en voudrais aussi ?  »
- Oui, je veux bien !
- Mais je n’ai pas une grosse envie, je vais voir ce que je peux faire…

Elle me demande de m’allonger à mon tour et c’est elle qui vient me coller
sa chatte sur la bouche ! Je ne vous dis pas la sensation. Je ne sais pas ce
qui me prend, mais ça me fait soudain trop envie, je commence à lécher ce
sexe offert !

- Non, tu ne bouges pas, ça va me déconcentrer !

Déception ! J’attends sagement, me délectant néanmoins de ce parfum si
particulier… Elle me prévient que ça va venir… effectivement une goutte
tombe, un petit filet… C’est bon ! J’avale ! Si ça continu je vais finir
par me régaler avec ce truc, moi ! Plus rien ! J’attends de nouveau ! En
voici encore un petit peu. Puis plus rien !

- Ça va c’était bon !
- Hum… délicieux…

Et sans attendre ses instructions, je me remets à lécher. Elle me laisse
faire… Evidement c’est tout mouillé de pipi tout ça, mais ça ne me dérange
pas du tout, je lape un peu partout. Je ne suis pas pressée… Et puis
surprise, elle se lève… Elle se tourne alors, puis se replace à nouveau
sur ma bouche, mais de l’autre côté ! Je réalise que ce changement de
position va lui permettre de me rendre la politesse. Effectivement nous
voila parties toutes les deux dans un soixante neuf grandiose ! Quel plaisir
de lécher tout en se faisant lécher. Ses coups de langues m’électrisent.
Avec toute l’excitation accumulée depuis ce matin je risque d’éclater d’un
moment à l’autre. Mais elle fait durer le plaisir, se gardant bien de
toucher au clitoris pour le moment. Ma langue continue à s’agiter et au goût
salé de l’urine a succédé maintenant quelque chose d’autre, plus sucré,
presque mielleux, je comprends qu’elle est en train de mouiller. Je décide
de faire une petite pause, comme ça, j’ai envie, je redresse un peu mon
visage et m’en vais coller mes lèvres sur son petit œillet brun. Elle ne
proteste pas, mais je n’y reste pas, c’était juste une fantaisie en passant.
Et puis ça y est… Gabrielle me lèche le clito. Je fais de même avec le
sien. Je sens que nous allons jouir en même temps ou presque. Nos corps sont
agités d’une frénésie inimaginable, on n’est plus sur terre, on ne sait plus
bien où on est. C’est trop bon… J’éclate la première, me forçant tout de
même à conserver le contact de ma langue, je la sens toute prête. Elle jouit
à son tour. Je n’en peux plus, j’en pleurerais de joie ! Gabrielle alors
telle une panthère se retourne une nouvelle fois et vient sur moi, pour
m’embrasser et me prendre tendrement dans ses bras. On est bien, on est
toutes mouillées de sueur, d’urine et de mouille, mais on est aussi inondées
de bonheur.

Après quelques minutes, elle me propose de venir nous rafraîchir dans la
piscine.

- Tu sais nager !
- Oui !
- On dit  » oui, madame !  » Me rétorque-t-elle en rigolant, puis elle me
pousse dans le dos avec le plat de ses mains !

Et plouf me voici dans la flotte ! Elle vient m’y rejoindre quelques
instants plus tard ! On s’amuse comme des gosses, on s’éclabousse, on
s’attrape les jambes, on se fait des bisous tout mouillés.

J’ai vraiment bien fait de répondre à cette annonce me dis-je in petto. Mais
si l’événement qui suivit constitua ma première erreur, celle-ci eut pour
effet de marquer à jamais la philosophie de ma vie, celle qui est encore la
mienne aujourd’hui.

Mais, laissez-moi plutôt, vous raconter :

Nous étions à nous sécher, à nous reposer et à nous offrir aux rayons du
soleil, quand un moment Gabrielle me demanda de lui passer de la crème
solaire…

Je vous ferais grâce, chers lecteurs des détails de cette scène, qui fait un
peu cliché dans les récits érotiques, n’empêche que cette petite fantaisie
contribua à réveiller notre excitation à toutes les deux, et que la
prestation d’abord purement utilitaire, était devenue caressante pour finir
de façon complètement débridée. Mes mains s’étaient faites baladeuses, et le
passage de la crème n’était plus qu’un prétexte. C’est alors que Gabrielle
me fit cette étrange réflexion.

- Tu sais ce que j’aurais envie en ce moment ? Farida
- Dites Madame !
- D’une bonne queue qui me limerait bien ! Oh que ça me ferait du bien !

Je me surpris à être un peu gênée par cette sortie inattendue, avant de me
reprendre rapidement. Qu’allais-je imaginer ? Je ne pouvais en rien
prétendre être ni la seule ni même la meilleure à calmer ses ardeurs, je
n’étais d’une tocade, une soubrette de charme… et puis ça ne se passait
pas si mal que ça…. N’empêche que… Bon, et Puis de toute façon, je me
demandais bien comment elle pourrait satisfaire, là tout de suite cette
envie inopinée de quéquette !

Il se trouva alors que (coïncidence, prémonition, antémémoire ?) quelques
minutes plus tard, le petit amplificateur résonna de la sonnerie de la
grille d’entrée.

- Ben c’est quoi ? Se demanda Gabrielle ! Il est trop tôt pour la factrice !
Ah c’est vrai on est Jeudi, c’est l’entreprise de jardinage… Oh et mais en
voilà une bonne idée…Farida, va enfiler une robe de chambre et va lui
ouvrir, mais attends, on va faire un truc… fais-le patienter un peu.

Je me dirigeais vers l’interphone qui m’annonça effectivement la société  »
machin-truc  » et je demandais à la personne de patienter cinq minutes.

- Non, tu vas voir, le jardinier qu’ils nous envoient, il est mignon comme
tout, il s’appelle José, l’autre fois je l’ai dragué, il s’est laissé faire
tout de suite, il m’a fait l’amour comme un dieu…

Elle m’énerve, elle m’énerve !

- Allume-le, et dit lui que je suis là et que je meure d’envie de le
revoir… Et puis tu sais ce qui serait vachement pervers, tu vas lui dire
de venir me voir, de ne pas prononcer une parole mais de m’exhiber son zizi
! Allez file !

Vous parlez d’une mission stupide, comment je vais arranger ça moi ! Et puis
l’allumer, avec une robe de chambre et mes cheveux pas vraiment secs, c’est
d’un érotisme. J’actionne l’ouverture de la grille et vais l’accueillir à la
sortie de sa camionnette.
- Bonjour !

Je découvre l’étalon ! Un type d’une trentaine d’année, peut-être un peu
moins, pas mal, les cheveux coiffés très court, la peau mate, les yeux
bleus, pas mal. Pas vraiment mon genre, mais pas mal ! Il me dévisage et à
l’air vraiment surpris de mon accoutrement. Je fais un mouvement d’épaule
afin d’accentuer l’échancrure de mon  » vêtement « . Il a l’air de plus en
plus ahuri !

- Bonjour ! Finit-il par dire
- Vous êtes José ?
- Non, je suis Monsieur (peu importe son nom, je ne l’ai pas noté) José
s’est blessé, et je le remplace !
- Blessé ce n’est pas grave au moins ?
- Non, mais il a quinze jours d’arrêt.

J’allais continuer la conversation mais je me rends compte que c’est
inutile, le plan de Gabrielle s’écroule ! Quelque part ce n’est pas pour me
déplaire.

- Bon je vais commencer par tondre tout ça ! Je partirais à 16 heures ! Il y
aura quelqu’un pour m’ouvrir la grille ?
- Il y aura moi, vous sonnerez à l’office.

Je le laisse.

- Ben alors, il n’a pas voulu ? Me demande ma patronne
- Ce n’est pas José ! L’informais-je alors !

Elle eut alors ce réflexe de pudeur instinctive qui la fit prestement
enfiler tee-shirt et le reste.

- Bon tant pis ! Je vais allez bouquiner dans le salon et écouter un peu de
musique, je commence à avoir chaud. Tu nous prépareras quelque chose de
rapide pour midi, on mangera toutes les deux !

Chic alors ! Voilà qui me faisait plaisir, j’étais donc dans son esprit plus
qu’une soubrette, j’étais aussi un être humain qu’on pouvait avoir à sa
table… Sentiment tout bête mais qui me remplissait d’aise. Dans ma petite
tête je préparais déjà le déjeuner, il devait y avoir des nems au frigo, on
ferait des nems, des nems avec du riz ! En, voilà une bonne idée !

Et puis, je ne sais pas pourquoi, ça m’est passé dans la tête, sans doute de
savoir que Gabrielle était dans de si bonnes dispositions à mon égard, une
idée perverse germa dans mon esprit !

- Et si j’allais l’allumer, le remplaçant de José !
- Il est comment ?
- Pas mal !
- Essaie de faire une manœuvre d’approche, mais surtout n’insiste pas !
- Je crois que je saurais faire, Madame, j’ai quelque expérience en ce
domaine, je vous raconterais !
- Ah, oui ! Et pourquoi tu ne me racontes pas tout de suite ?
- Heu, c’est un peu long, il faut que j’aille me changer !

Ben oui c’était tout bête, quand je travaillais au peep-show j’avais appris
comment entre deux show déambuler entre les clients de l’établissement qui
traînaient devant les cassettes vidéo et les magazines. Les regarder dans
les yeux, fixer leur braguette, toujours sourire, se caresser les lèvres
avec les doigts, mille et un petits trucs.  » Tu ne voudrais pas une petite
séance spéciale ?  » Certains refusaient tout de suite, on avait consigne de
ne pas trop insister, mais si le contact se faisait, on en rajoutait des
couches.  » Je vais te faire un truc super, parce que tu m’a l’air sympa,
toi…  » Ceux qui refusaient le faisaient soit parce qu’ils n’avaient pas
d’argent, soit parce qu’ils connaissaient le truc : une branlette assistée
pour le prix d’une passe, plus les risques de surenchères…. Mai souvent ça
marchait ! La chair est faible et les hommes sont bêtes.

Pourquoi ça ne marcherait pas avec le jardinier ? Pourquoi irait-il refuser
ici, il n’y avait ni argent en jeu, ni piège ?

Le temps de me rhabiller en soubrette, d’en vérifier la profondeur du
décolleté, de m’assurer que mon absence de culotte serait devinable en
adoptant les positions qu’il faudrait… Ah, oui il me faudrait un prétexte
! Il fut vite trouvé, je m’emparais d’un panier, il me faudrait quelques
brins de menthe pour accommoder les nems, il y en avait plein dans le petit
carré sauvage du fond du jardin.

Je regarde où il travaille, il a l’air d’avoir du mal à faire démarrer sa
tondeuse…

- Vous êtes courageux de travailler sous cette chaleur ! Attaquais-je.
- J’ai l’habitude !

La réponse est sèche, il ne semble pas avoir envie de bavarder, par contre
il ne peut s’empêcher de reluquer ma tenue ! Le poisson est ferré !

- Je vais cueillir un peu de menthe, je fais des nems à midi, j’adore ça les
nems, vous aimez ça vous ?
- Oui !

La réponse me parait bien diplomatique !

- Moi j’adore la bonne bouffe, c’est un des plaisirs de l’existence, non ?
Vous aussi, je suis sûre ! Relançais-je.
- Ouais !

Quel enthousiasme ! Ça ne fait rien je fais comme si…

- Ça ne m’étonne pas, vous avez un visage à aimer les plaisirs de la vie,
tous les plaisirs, je me trompe ?
- Pour l’instant je travaille ! Répond-il en s’efforçant de sourire.
- Oh ! je crois que j’ai une bestiole qui m’est rentrée dans mon décolleté !
Oh, la sale bête !

J’y glisse un doigt et sort un téton devant le visage cramoisi du jardinier
!

- Je ne sais pas à quoi vous jouez, mais laissez moi travailler !
- Je ne suis pas méchante tu sais ! Je ne te plais pas ?
- Ecoutez, je vais vous dire un truc, je suis marié, j’adore ma femme et je
ne la trompe pas, alors rhabillez-vous et foutez-moi la paix.
- Mais quel rapport, je ne veux aucun mal à ta femme ! Si on se donne un peu
de plaisir elle ne le saura jamais.
- J’ai ce qu’il faut chez moi, pour la dernière fois, foutez-moi la paix !
- Laisse toi faire, tu ne regretteras pas !
- Mais bon sang, tu vas dégager, oui ! Sinon je vais le dire à ta patronne,
elle est au courant ta patronne que tu fais la pute ?

J’allais lui demander ce qu’il avait contre les putes, j’allais lui dire que
tout cela serait gratuit, j’allais lui dire… mais ma réplique resta dans
ma gorge ! Je venais de me rendre compte que ça ne marcherait jamais. Et
puis lui dire quoi sur ma patronne, lui répondre que oui, elle était au
courant, était dans ces conditions la mettre dans une position difficile, et
dire le contraire rendait la situation absurde. Alors de même qu’un animal
qui se sait vaincu dans un combat, va conclure en essayant de surprendre son
adversaire par un geste inattendu, dans un mouvement d’ultime défi je me
dépoitraillais complètement !

- Regarde ce que tu rates !
- Salope !

La gifle qui s’en suivit ne me blessa pas physiquement, étant à moitié
ratée, mais elle m’atteint psychologiquement. Je regardais le bonhomme
incrédule, ne comprenant pas qu’il ait pu porter la main sur moi, me
reculais, et finis par m’enfuir les larmes au bord des yeux.

Je tombais de haut ! Trop de choses dans ma pauvre tête ! Non le monde réel
n’était pas celui des clients des sex shops et des peep show ! Oui, le
challenge que je me faisais gloriole de remporter devant ma maîtresse en
mettant en avant mon expérience (tu parles d’une expérience !) était un
échec lamentable ! Oui le sexe était encore au 21ème siècle codifié par des
rapports absurdes, et l’aborder de façon simple n’était qu’une source
d’incompréhensions et de malentendus…. Et puis ce type et ses idées toutes
faites, ses préjugés, je fondais en larmes ; tapais sur mon lit de colère
avec mon poing. Faire quelque chose ! Prendre une décision, une décision de
quoi ! Foutre le camp, pour quoi faire, mettre le jardinier à la porte ? De
quel droit ! En parler à Gabrielle ! Trop tôt, beaucoup trop tôt !

Alors rien, ne rien faire, digérer l’incident, rester digne et continuer à
travailler, comme si de rien n’était ! Montrer à ce type mon plus profond
mépris ! Et puis on verrait bien, toute erreur peut servir si on sait en
tirer les leçons !

Je m’arrangeais un peu, me remaquillais, réajustait ma tenue. Je venais de
réaliser que j’avais oublié dans le jardin mon panier destiné à ramasser la
menthe. Alors toute droite, toute fière je sortis le chercher, je le
ramassais… Un coup d’œil au jardinier qui œuvrait un peu plus loin avec sa
tondeuse…. Je ramassais les tiges de menthe, et m’apprêtais à passer
devant lui avant de rentrer à l’office. Le bruit de la tondeuse avait cessé,
il était planté, me regardait, il vint vers moi ! Dans un réflexe, j’ôtais
mes escarpins, s’il devenait menaçant il me faudrait courir et arriver avant
lui dans la maison en appellent Gabrielle à mon secours…mais pour
l’instant je ne bougeais pas !

- Mademoiselle, je voudrais m’excuser ! Commençât-il !
- Hein ?
- Oui, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais je regrette d’avoir levé la main
sur vous.
- Bon, n’en parlons plus !
- Je… Je peux vous caresser ?
- Non !
- Mais tout à l’heure…
- Je sais, mais je n’aime pas les gens qui ne savent pas ce qu’ils veulent !

Et sur ce, je pressais le pas pour rentrer, de nouveau décontenancée, je
m’en voulais de ne pas l’avoir traité d’hypocrite, je suis comme ça je ne
suis pas quelqu’un de méchant.

Trop d’émotion en une demi-heure ! Des larmes me reviennent, mais ce sont
des larmes de rage. Cet incident a été une révélation, je sais maintenant
que les gens ne vivent leur plaisir qu’à travers des pulsions qu’ils ne
maîtrisent qu’à peine. Et tout cela parce que le sexe est soit sacralisé
soit diabolisé. Alors que le sexe n’est que le sexe, alors que le sexe n’est
qu’une forme de plaisir qui ne demande à personne d’en faire une activité à
part ! Alors que le sexe devrait être une fête ! Moi cette fête du sexe,
cette fête de la vie, je l’assumerais, on ne vit qu’une fois et pas très
longtemps, on ne m’empêchera pas de faire ce que je veux avec ceux et celles
qui le voudront et tant pis pour ceux que notre plaisir dérangent !

Ah ! Mais !

- Ben alors Farida, il a eu un empêchement ton biquet ?
- Je me suis plantée grave !

Alors je lui racontais tout, ma drague fouareuse, le retournement de veste
du jardinier, mais aussi le peep-show, et puis le reste de ma vie…

J’aimais la façon qu’elle avait de m’écouter, ne m’interrompant que pour
demander des précisions et non pas pour ramener sa science ou pour me narrer
des contre-anecdotes. Du coup je regardais mieux son visage, sa peau
satinée, ses belles lèvres magnifiquement ourlées, son nez joliment ciselé,
ses fines oreilles, et puis d’autres petits trucs qu’on ne voit que chez les
gens qui nous intéressent vraiment, ces petites ridelles aux coins des yeux,
la fine peau de ses paupières, les petites rides aux commissures des lèvres,
l’imperceptible duvet au-dessus de la lèvre supérieure… Ses lèvres… Je
sais, je l’ai déjà dit :

- Débouche une bouteille de rosé, on va trinquer !

Je la maudis de rompre ainsi ce moment d’intimité qui me rapprochait d’elle
!

- Tchin, Tchin !
- A la votre, Madame !
- Tu es belle, Farida quand tu me regardes comme ça !

La chair de poule tout d’un coup !

- C’est vrai madame ? Je voudrais vous dire… je voudrais vous dire…
- Ne pleure pas !
- Je ne peux pas le dire !
- Ça ne fait rien j’ai compris !

On s’enlaça, le baiser fut profond, non il ne fallait pas prononcer le mot,
le sexe et les sentiments n’ont pas à se mêler de façon systématique, mais
quand deux êtres sont dans une telle communauté d’esprit et de pensée, quand
leur complicité atteint ce paroxysme, en ce moment précis personne ne peut
les atteindre…

Je finis par me dégager, il était inutile de se presser maintenant nous
aurions à présent le temps de nous aimer…

- Attendez je vais sortir les nems, je les ai fait réchauffer longtemps au
four traditionnel à petit feu, c’est bien meilleur qu’au micro-onde…

Fin de l’épisode !
Mais ce n’est pas fini…

Hélène Sevigsky – mai 2003
helenesevigsky@hotmail.com

Ce contenu a été publié dans Histoires, Récits, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>