Un petit coup de vent malicieux – 1 par Héléna Sevigsky

Contrairement à  » La Flaque  » qui est principalement autobiographique, (merci à ceux qui m’ont dit l’avoir aimé) ce récit est de pure invention. Mais j’ai mis beaucoup de moi-même dans le personnage de Sophie !

Hello ! Bonjour c’est Sophie ! (J’adore les histoires qui commencent comme ça !)

Dire que les rencontres se font par hasard est un euphémisme. N’empêche que celle-ci…

Je me faisais tranquillement bronzer sur la plage sous un soleil torride. Je sors un moment de ma torpeur pour envisager de me recouvrir les seins que je ne tiens pas à surexposer, quand un petit coup de vent malicieux me livra un chapeau que je n’avais jamais commandé.

Un chapeau bien commun, genre  » Bob « , blanc, banal. Je le prends, machinalement. Je regarde vaguement autour de moi, constatant que personne n’avait l’air de le rechercher, et je m’assoupis sans relâcher l’objet.

- Excusez-moi, mais je crois bien que c’est mon chapeau !

L’affaire aurait pu en rester là, si la créature qui m’interpellait ainsi avait été différente. Mais là, je marquais un temps d’arrêt à contempler cette créature de rêve au bronzage parfait et à la poitrine arrogante. Elle avait un visage d’ange encadré de cheveux auburn. Ses lèvres étaient magnifiquement ourlées et son joli petit nez bien dessiné. Elle était vêtue (si je puis dire) d’un bas de maillot tout noir avec des boucles dorées sur le coté.  » Le genre pute « , aurait dit mon mari, pour qui ce qualificatif n’avait rien de dépréciatif !

A ce stade du récit, il est sans doute temps que je présente. 1 m 65, un peu trop enveloppée (mais c’est de ma faute, je suis incapable de suivre sérieusement un régime plus de 15 jours), ma poitrine est trop grosse (90D), je n’ai pas assez de fesses et j’ai trop de cuisses. Mon nez est trop long et je suis myope comme une taupe. Vous le voyez, un vrai top modèle ! Et pourtant je plais… Allez donc comprendre les hommes. ? Mes cheveux ? Quoi mes cheveux ? Ils descendent sur mes épaules et ils sont blonds décolorés et puisque quelques crétins ont décrété que toutes les blondes étaient connes, vous en tirerez les conclusions que vous voudrez !

Je vis avec un homme que j’appelle  » mon mari  » alors que nous ne sommes pas mariés. Il s’appelle Tony, il est aussi quelconque que moi, ni beau, ni moche, mais intelligent et cultivé, et surtout plein d’humour. Il a deux défauts (bien plus, en fait, mais restons dans le cadre du récit.) C’est un véritable ours : Aller chez des gens ou en inviter à la maison est pour lui une véritable épreuve, une atteinte à sa tranquillité. C’est aussi un obsédé sexuel (pas du tout honteux) Et après avoir eu droit aux revues danoises en tous genres, il y a eu la période vidéo X, maintenant ce serait plutôt Internet. Un jour ça m’a pris, j’étais seule à la maison, j’ai recherché s’il ne possédait pas de jardin secret sur son disque dur. Faire certaines découvertes m’aurait gênée, mais je voulais savoir ! Je trouvais sans trop de mal le répertoire où il stockait ses images. Il y avait un peu de tout, des pipes, des partouses, des lesbiennes, des travestis, des pisseuses, des fouetteuses (complètement polymorphe le Tony), des choses un peu surprenantes, mais qui n’allait pas jusqu’à me choquer. Je remarquais aussi un répertoire intitulé  » divers « , j’y dégottais côtoyant quelques bizarreries (des catcheuses, des « body-buildeuses ») une cinquantaine d’images carrément gays. La chose m’amusa.

Tony me fiche une paix royale et je lui rends bien. Sexuellement ça vivote plus qu’autre chose, je supporte ses fantasmes, mais ça m’énerve quand même quelque part qu’il soit obligé de visionner des kilos de viandes pour les activer. Ce n’est pourtant pas l’imagination qui lui manque, et là-dessus je suis assez ouverte à la nouveauté. En 15 ans on a du faire le tour de tout ce qui était acceptable, je l’ai attaché, je lui ai flanqué des fessées, je l’ai sodomisé avec un gode, on a joué à des jeux de pipi. Par contre la seule tentative d’échangisme avec un couple pourtant super sympa a été un fiasco total. Sinon, il m’a trompé, on a mit les choses au point. J’ai admis que tant qu’il ne prendrait pas de maîtresse attitrée, je tolérerais… Je l’ai trompé aussi, mais ça ne m’a pas vraiment passionné, les mecs deviennent vite collants. Par contre j’ai eu l’occasion deux fois d’avoir des relations avec des femmes. Une extase rare. Si c’était à refaire, je serais restée célibataire et je me serais envoyé une nénette de temps en temps. Maintenant c’est trop tard, j’y tiens à mon nounours.

Fin de la parenthèse, on revient sur la plage avec la femme qui vient rechercher son chapeau.

- Vous ne voulez pas me le rendre ?
- Si, bien sûr !

Je suis hypnotisée. Dans une seconde elle va déguerpir, je ne la reverrais sans doute jamais, il faut que je dise quelque chose; n’importe quoi !

- On ne s’est pas déjà vu quelque part ?
- Je ne pense pas, vous êtes de quelle région ?
- Paris
- Nous aussi ! Peut-être dans le métro, tout simplement ?

La conversation n’est plus relançable, j’ai une idée je farfouille dans mon sac, je suis sûre qu’elle fume.

- Vous aussi, vous avez perdu quelque chose ? S’amuse-t-elle.
- Je cherchais une cigarette, mais j’ai du oublier mon paquet !
- Je peux vous dépanner, on vient d’acheter une cartouche. Venez ! On est juste à côté !

Et hop ! Je la suis. Oui !

- Oui moi aussi je fume celles-là, je vais vous chercher la monnaie…

Un coup d’œil sur leur emplacement. Le mari roupille à l’envers, je n’en vois rien. Un bouquin policier, je regarde le titre et je lance ma dernière bouée !

- Tiens, je croyais avoir lu tout Brussolo, je ne connaissais pas celui-là !
- Il vient de sortir…

Et toc, la conversation est partie, ça se passe très bien, on se découvre plein de goûts communs. J’en profite pour regarder un peu l’environnement de ces messieurs-dames. Ça à l’air d’aller plutôt bien pour eux : des tas de bijoux, des trucs de marques, que ce soit les lunettes, les maillots, les serviettes, et même le sac de plage. On parle bouquins, cinéma, cuisine. Et puis bon, ne voulant pas non plus avoir l’air de m’imposer, je lance le traditionnel :

- Bon, je vous laisse !

L’autre ne me retient pas, et je rejoins ma serviette de bain. J’étais beaucoup plus troublée que je voulais me l’avouer. Le visage et le corps de cette inconnue m’obsédait à ce point que je me couchais sur ma serviette de telle façon que je puisse l’observer, les yeux cachés derrière mes grosses lunettes de soleil. Je ne pouvais m’empêcher de la reluquer. J’étais devenu voyeuse, et l’objet de mon voyeurisme était une femme. Il fallait que je m’abreuve de son image, que je la fixe, qu’elle reste indélébile dans ma mémoire.

- Tu devrais de tourner, tu va te brûler le dos !

C’est Tony qui rentre de sa balade, il s’amuse des heures entières à arpenter le bord de mer et à mater les nanas, entrecoupant cet étrange cheminement par des séquences de barbotages aquatiques. Je ne pouvais conserver un tel trésor visuel pour moi tout seul ! J’interpellais Tony.

- T’as vu la nana ?

Et je lui désignais mon inconnue.

- Comment tu la trouve ?
- Pas mal ! Vraiment pas mal ! Tiens, j’en ai vu une tout à l’heure et blablabla…

C’est tout à fait Tony, ça ! Il faut absolument qu’il me parle d’autres choses, j’en ai rien à foutre, moi des nanas qu’il a été maté. Je lui permets de le faire, il devrait déjà s’estimer heureux, je ne lui demande pas de me faire l’article. Je laissais tomber.

En quittant la plage, je me débrouillais pour passer à coté de l’inconnue et lui susurrais un timide :

- Au revoir ! Bonne fin de journée !

Auquel elle ne répondit que par un silencieux, mais ravissant sourire qui suffit à mon bonheur et ce n’est que 50 mètres plus loin que je réalisais que j’avais complètement oublié de lui payer son paquet de cigarettes.

Le lendemain, je la cherchais, en vain. Me voilà en manque ! Je scrutais la plage. Elle n’était nulle part ! J’étais désemparée, comme un gosse qui à perdu son joujou. Tony ne comprenait rien :

- Mais tu fais quoi ?
- Je cherche la nana d’hier !
- Et pourquoi donc ?
- Parce que !

J’en aurais chialé. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Je me couche sur ma serviette, espérant qu’elle est simplement retardée et qu’elle finira par arriver. Mais non ! Au premier retour de Tony je prétexte un mal de tête et je quitte la plage.

Le jour suivant, je m’étais fait quand même une raison, je suis peut-être un peu bizarre, mais je ne suis pas foldingue quand même. Malgré tout je conservais un secret espoir de revoir à nouveau cette obsédante inconnue, et c’est avec une certaine appréhension que je me rendis sur la plage !

Et aujourd’hui, elle était là, magnifique, elle s’était mise un petit slip léopard, qui ne cachait pas grand chose. J’avais mon plan, celui de la veille. Je laissais donc Tony prendre quelques mètres d’avance et préparer notre place et m’approchait de la fille :

- Bonjour !
- Bonjour !

Elle était tout juste aimable, sans doute voulait-elle me signifier par-là qu’elle n’avait nullement l’intention de prolonger ce qui n’avait même pas été un contact. J’en fus immédiatement contrariée.

- Je vous ai rapporté le paquet de cigarette que je vous ai emprunté avant-hier !
- C’était pas la peine ! Gardez-le ! Bonne journée !

Et zlouf, elle replonge dans sa lecture me laissant plantée comme une andouille. Je me sentais humiliée, pire : ridiculisée. Une journée à me morfondre, la joie de la revoir, et tout cela pour finir par me faire proprement envoyer promener… Et puis, je ne sais plus comment c’est sorti, mais c’est sorti et je lui balançais :

- Je n’aurais sans doute plus jamais l’occasion de vous adresser la parole. Mais je voulais vous dire que je vous trouve très belle ! Bonne journée !

Et je m’éclipsais, les yeux embués de peine, me demandant si ma répartie était aussi pertinente que cela ! Mais je suis folle ! J’avais espéré quoi, au juste ? M’en faire une amie, une copine ! On ne se fait pas d’amie en vacances, ou alors juste le temps des vacances ! Non qu’une femme aussi belle puisse s’intéresser un petit peu à ma modeste personne me flattait. Mais j’étais donc redevenue inintéressante à ses yeux. L’avais-je seulement été un instant ?

Tony ne s’aperçut nullement de ma détresse et partit accomplir sa première promenade amphibie de l’après-midi. Je pris un bouquin et tournais ostensiblement le dos à cette pétasse peu amène. Mais ma lecture ne parvenait pas à m’accrocher. Qu’est ce qui m’arrivait de me mettre dans des états pareils parce qu’une petite bourgeoise me snobait ?

Renonçant à lire, je décidais d’aller nager un peu, et pour ce faire, comme j’en ai l’habitude, je remis mon haut de maillot. Je m’approche de l’eau, j’y trempe mes doigts de pieds. Elle est bonne, évidemment !

- Ça vous dirait de faire une partie de raquette avec moi ?

Non ! Mais c’est pas possible, je rêve ou quoi ? Elle est là devant moi, tout sourire, ses deux raquettes et sa baballe à la main. Il y a 10 minutes, elle me battait froid, et maintenant parce que madame s’ennuie, elle veut que j’aille faire joujou avec ! J’aurais du l’envoyer promener, je ne suis pas à sa disposition ! Mais non ! Trop heureuse de ce retournement de situation complètement imprévu, j’acceptais, me laissant complètement dominer par l’aura que dégageait cette nénette. Pour rien au monde je n’irais la contrarier, et ne souhaitant pas passer pour une nunuche, je retirais mon haut de maillot. Ce serait donc la première fois de ma vie que je me livrerais à des jeux de plages les seins nus.

Et c’est parti ! Elle joue remarquablement bien, ne perdant pas une seule balle, parvenant même à rattraper des coups compléments tordus. Ce doit être le genre de nana à fréquenter toutes les semaines les cours de tennis. Je fais ce que je peux, je me surpasse, m’étonnant de me débrouiller finalement pas si mal que ça. Mais il y aussi autre chose : La voir jouer comme ça devant moi est un plaisir craquant… Son corps qui ondule, ses seins qui tressautent. Je me rends compte que je suis tout simplement en train de mouiller mon bas de maillot en jouant à la balle avec une bourgeoise. Je lui lance une balle très basse. Cela l’oblige à avancer pour la relancer, et elle ne pourra, je suppose, la relancer que basse. Elle s’avance, tend son corps en avant, rate son coup et dégringole dans la flotte. Je m’avance pour récupérer la balle. Elle émerge, éclate de rire, je ris à mon tour.

- Joli coup, mais tu ne l’as pas fait express !

Mauvaise perdante ? Mais je m’en fous ! Car voilà qu’elle me tutoie à présent ! Et j’ai la faiblesse de prendre ça pour une reconnaissance.

- On nage un peu ?
- OK ! C’est quoi ton prénom ?
- Cynthia !

Je suis persuadé qu’elle vient de l’inventer à l’instant, mais qu’importe ? Elle ne me demande pas le mien, elle s’en fout ! Et nous voici parties à faire les sirènes. Là aussi elle me surpasse sans problème, mais ce n’est quand même pas le genre à étaler sa supériorité. Au bout d’un quart d’heure, moins peut-être, je reprends pied, n’ayant pas son endurance.

- Ben alors ? Rigole-t-elle

Et la voici qui m’asperge comme le ferait une gamine ! Je l’asperge à mon tour, on joue à la flotte comme de vraies mômes. Nous regagnons le rivage, nos conjoints respectifs sont ailleurs.

- Viens avec moi, tu va me passer de la crème (Je l’aurais pariée ! Et les lecteurs aussi qui vont crier au cliché !)

Cette fille joue avec mes nerfs. A-t-elle devinée que je serais incapable de faire cela sans mouiller ? Ah ! Le massage à la crème solaire ! Combien de fois, sur les plages n’a t-il pas été le prélude à des attouchements ensuite beaucoup plus torrides Je fais couler un peu de liquide entre les deux épaules et je commence mon tartinage. Je suis dans un autre monde. Je plane ! Ça ne m’empêche pas de m’appliquer, de masser, de caresser.

Et ben dit-donc ! Tu fais cela vachement bien toi ! Il faudra que je te donne mon adresse, tu viendras me masser à domicile !

Elle dit cela en plaisantant, mais moi j’en suis toute retournée ! Qu’elle se taise ! Mais qu’elle se taise ! Je vais craquer, et mon trouble va être de plus en plus visible. Mais l’autre à décidé d’être salope jusqu’au bout :

- Et si je me tourne de l’autre côté, tu continueras à me masser ?

Ah ! Non ! Pourquoi a-t-elle fallu qu’elle me sorte ça ? Et je m’imagine déjà en train de le faire, de lui prendre les seins, de les caresser, de les pétrir, de les sucer…

- Chiche ! Que je lui réponds !
- On ne va pas faire ça ici ! Mais j’ai bien envie de te donner l’occasion de le faire ailleurs !

Mon dieu ! Elle va me faire fondre ! J’espère simplement que c’est vrai, que ce ne sont pas des paroles en l’air !

- Bon aller, on change ! A mon tour de te tartiner !

Mais je n’ai rien demandé, moi ! Mais je me laisse faire, je me couche sur sa serviette, et à son tour elle fait couler de la crème !

- Je te mets de la mienne, de toute façon ça ne te fera pas de mal, c’est de la bonne qualité !

Si elle savait comme je m’en fous de la qualité de sa crème. Elle a les mains douces. Si ça continue, je vais me taper un orgasme comme ça, sans me toucher la minette. Mais ce devait être une diablesse que j’avais rencontrée. Elle m’applique de la crème sur les flancs, insistant lourdement à la hauteur des seins.

- Soulèves-toi un tout petit peu !
- Mais pourquoi ?
- Fais ce que je te dis !

L’ordre est sec, madame n’est pas du genre à ce qu’on discute ses ordres. Non mais, elle se croit où, celle-ci ? Je ne suis pas sa chose ! N’empêche que j’obéis quand même ! Je me soulève de quelques centimètres. Elle en profite aussitôt pour passer ses mains sous mes seins à la hauteur des tétons, et elle me les pince !

- Salope ! Murmurais-je en rigolant.
- T’aimes ça ! Hein ?
- Oh oui ! Continue !
- Plus fort ?
- Oui plus fort !

Elle le fait, je suis aux anges, mon seul souci est de savoir comment je vais m’empêcher de gueuler quand ma jouissance va venir. Cette pensée incongrue a pour effet de me déconcentrer un tout petit peu. Mais voilà qu’elle retire ses mains, et qu’elle continue à me masser le dos de façon hyper classique. Qu’est ce que je fais ? Je lui dis, ou je lui dis pas ! Je décide de lui dire :

- J’aurais aimé que tu continue !
- Bien sûr, mais pas ici !
- Où alors ?
- Chez moi !
- Comme tu veux !
- Mais attention où tu mets les pieds, je suis une vraie cochonne ! Dit Cynthia en rigolant.
- Ça tombe bien, moi aussi !

Qu’est ce qui me prend de répondre des trucs pareils ?

- Et ton mari, aussi, c’est un petit cochon ?
- Oh ! Lui, un vrai pervers, tout y passe… (et je ne pensais à ce moment là qu’à sa passion de collectionneur d’images à fantasmes)
- C’est très bien ! Ce soir, viens à la maison avec ton mari, on se fera une petite bouffe !

Bien sûr que je suis contente. C’est complètement inespéré. Bien sûr que je lui dis oui, mais je réfléchis à cent à l’heure. Mon ours de Tony n’acceptera jamais, par contre, il ne s’opposera pas à ce que je vienne seule, et ce sera aussi bien pour ce que nous voulons faire. Je me retourne, je m’assoie, le lui dis :

- Non ! Tu te débrouille pour venir avec lui, si tu viens toute seule, je te vire !
- Euh ! On pourrait faire un compromis, mon mari vient juste pour l’apéro, et après il nous laisse
- Non ! S’il se tire, je te vire !

Je n’ose plus rien dire : surtout ne pas casser le beau cadeau qu’elle vient de me faire ! Je me débrouillerais, je saurais faire, je ferais tout ce qui est possible pour faire venir Tony. Mais pourquoi me parle-t-elle comme cela ? Pourquoi joue-t-elle avec moi ? Elle est en ce moment tout sourire, j’ai l’impression qu’elle me dévore des yeux, mais qu’est ce qu’elle me trouve de si extraordinaire ?

- Tu trouve que je suis vache ? Hein ? Demande-t-elle ?
- Non, mais je ne comprends pas bien !
- Tu auras l’occasion de comprendre, ne t’inquiètes pas. Et tu ne le regretteras pas ! Mais ça tu le sais !

Elle me griffonne ensuite l’adresse sur un bout de papier et me fait un petit plan (les adresses de vacances sont toujours extrêmement simples !)

- Une dernière chose !
- Oui ?
- Approche-toi, c’est un secret !

Comme une conne, j’approche mon visage du sien, prête à écouter ce secret si mystérieux, Mais voici qu’elle m’attrape littéralement le visage et qu’elle colle sa bouche contre la mienne. L’estocade sans aucun doute. On s’embrasse fougueusement ! Le temps s’immobilise tandis que nos langues s’entremêlent et que nos salives s’échangent. C’est Cynthia qui mettra fin la première à ce doux baiser 100% pur femmes.

- Allez, maintenant casses-toi, et ne me fais pas faux bond ce soir !

Je me casse comme elle dit : à ma place Tony est là, il m’a vu, mais je ne sais pas encore s’il a vu ce qui s’est passé avant

- Tu roules des patins aux nanas, maintenant ?

Instinctivement, je reluque son ridicule caleçon de bain

- Et alors ? Ça te fait bander, on dirait !
- Tu vas la revoir ?
- ON va la revoir, on est invité tous les deux chez eux ce soir, et pour une fois, pour une seule fois dans ta vie, tu va me faire plaisir, énormément plaisir, tu vas venir avec moi, sans rouspéter et rester jusqu’au bout !
- Mais…
- Il n’y a pas de mais, ne me refuse pas cela Tony ! Ne me le refuse pas ! Je pense que tu n’auras pas à le regretter !

J’avais une telle détermination dans le ton de ma voix, qu’il ne répliqua pas. Ce n’était pourtant pas encore gagné pour autant ! Mais je gagnerais, je le savais !

ET CE SOIR NOUS IRONS CHEZ CYNTHIA…
Hélèna
helenesevigsky@hotmail.com

Note : Je ne souhaitais pas écrire une suite à cette histoire qui dans mon idée était d’abord un truc assez soft destiné à faire vagabonder les fantasmes des lecteurs… Mais, bon ! On ne se refait pas, maintenant que j’avais crée mes petits personnages, j’ai eu envie de continuer à jouer avec ! La suite est donc à votre disposition, chers lecteurs (et elle est forcément moins soft…)

Première publication sur Vassilia, le 28/11/2000

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2 réponses à Un petit coup de vent malicieux – 1 par Héléna Sevigsky

  1. sabrina dit :

    le calme avant la tempête

  2. Eva dit :

    Trop mignon

  3. angie dit :

    C’es presque soft mais c’est si doux qu’il ne m’en faut pas plus pour me mettre en émoi
    Maintenant ma petite chatte réclame mon doigt

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