Surprenante randonnée par Estonius

Et encore un ! Comment un minuscule caillou se débrouille-t-il pour pénétrer
dans une chaussure de marche et venir se loger sous le talon ? Comment se
fait-il qu’au lieu de l’enlever tout de suite on essaie de s’en accommoder
avant finalement de s’arrêter en maugréant pour le retirer ?

Eric et William m’attendent.

Ça fait une heure que l’on marche sous une chaleur écrasante ! Et une idée
me taraude l’esprit depuis le lever du lit :  » je vais y passer !  »
D’ailleurs je suis venu un peu pour ça ?

Mais si je commençais depuis le début :

Présentation : Etienne, la presque quarantaine, divorcé, dragueur et hétéro,
physique moyen, cheveux rares, lunettes et léger bidon, pas vraiment
sportif, employé de bureau dans l’assurance.

J’ai rencontré Eric lors d’une des nombreuses restructuration de la boite,
et rapidement nous avons sympathisé et nous sommes trouvés des affinités y
compris sur notre façon décontracté et sans tabous d’aborder le sexe.

Le point de départ fut sans doute comme c’est devenu la mode dans les
bureaux une de ces fameuses blagues qui circulent sur les messageries
internes. Cette fois là, quelqu’un nous avait fait suivre un truc assez
classique, il s’agissait d’une fille qui faisait un interminable strip-tease
et qui se révélait à la fin être un troublant transsexuel, cela était
assorti de conclusions genre beauf dépité…

- Quel con ce G…. avait crié Eric ! Il est très beau ce travelo !
- C’est vrai qu’il est assez troublant !
- Ah ! Tu es d’accord avec moi, c’est vrai qu’il est troublant, tiens, si un
jour j’ai l’occasion je me laisserais peut-être tenter, je ne veux pas
mourir idiot…

Il marque alors une pause, puis me demande à brûle pourpoint :

- Tu as déjà essayé avec des trans ?
- Non, mais ça me fait fantasmer !
- Et tu essaierais ?
- Si j’avais l’occasion. Mais cela dit je ne cherche pas, pour le moment ils
sont très bien dans mes fantasmes…

Ça n’avait pas été plus loin, mais nous avions évoqué plusieurs fois
d’autres aspects des fantaisies érotiques, la domination, l’uro, et même la
bisexualité… C’était tout, que des paroles… jusqu’au jour où…

… Un boulot de dingue et demain, vendredi je ne pourrais pas rester tard,
je décide de travailler jusqu’à 18 heures. Je me retrouvais bientôt seul
avec Eric. Je suis sûr que ce qui se passa ensuite était prémédité…

Je me rends aux toilettes afin d’y faire un petit pipi qui devenait urgent,
quand voici Eric qui se pointe, et qui contrairement à tous les usages
tacites (et oui, Mesdames, il y a un cérémonial inconscient de l’utilisation
des urinoirs, ainsi jamais un mec ne se placera au direct voisinage d’un
autre s’il y a de la place ailleurs, et si il se trouve obligé de côtoyer un
autre pisseur, jamais il ne tournera la tête, dont les seuls mouvements  »
autorisés  » iront du haut vers le bas et vice versa, c’est comme ça !)

Je disais donc qu’Eric contrairement à tous les usages tacites se positionne
devant l’urinoir voisin du mien et sort son sexe sans s’approcher trop du
bord. Gêné je regarde ailleurs, mais l’autre pas fou, entame la conversation
:

- Quelle journée !

Je réponds je ne sais quelle banalité, et j’entends le bruit de son pipi qui
atterrit dans la cuvette. Je ne sais pas trop quoi faire, et j’ai beau
réfléchir très vite, à part terminer mon affaire prestement et m’enfuir rien
d’autre ne me vient à l’idée… Et puis il y a ce fameux phénomène qui fait
que quand on ne veut pas regarder quelque chose, on finit par le regarder
quand même. A moins que trahi par le fait que je n’entendais plus le bruit
de son jet, je m’étais convaincu que je pouvais regarder sans crainte… Et
voilà que de façon décontractée, Eric entreprend de se faire raidir sa
queue, comme ça sans se cacher, par pure provocation.

- Alors, comment tu la trouves ?

Je réponds d’une espèce de petit rire nerveux, vous savez genre  » je ne vais
pas le contrarier avec sa blague qui ne me fait pas rire ! »

- Touche-la un petit peu !
- Une autre fois… Parvins-je à articuler (la jolie phrase réflexe, qui en
fait signifie  » j’espère bien jamais  »

Mais tout cela se compliquait car l’embarras de la situation et le culot
inouï de mon collègue de bureau me poussait à m’échapper du lieu, mais je ne
le faisais pas. Ça devait être purement biochimique, une production
d’hormones était en train de me provoquer ce qu’il faut bien appeler un
début d’excitation.
Paralysée, j’étais ! Et il fallait prendre une décision. C’est sans doute le
démon de la luxure qui à ce moment là me souffla que toute fuite n’aurait
que des inconvénients, en effets mes rapports avec Eric deviendraient peu
évidents à gérer, et puis rien ne l’empêcherait de recommencer. La seule
façon de rester maître du jeu était donc d’accepter, mais tout en contrôlant
la situation. Mon cœur battait la chamade, mon gosier était sec comme un bac
à sable, et je devais être aussi blanc qu’un drap. Comme un zombi
j’approchais ma main du sexe offert, et je fis ce qu’il me demandait, je le
touchais un peu… Je n’avais pas fais ce geste depuis le collège. Quelle
sensation de retrouver ça ! Cette douceur de peau liée à ce franchissement
d’interdit ! Il fallut que je me force à lâcher son sexe après l’avoir
caresser moins de cinq secondes. Cette fois mon érection était totale et
quand Eric à son tour s’approcha de mon sexe, je me laissais faire, mais
sans pour autant l’encourager. Il eut la bonne grâce de ne pas
s’éterniser…

Nous sommes revenus au bureau et n’avons ni l’un ni l’autre fait d’allusions
à ce qui venait furtivement de se passer.

Ma nuit fut agitée et masturbatoire. Je m’en voulais d’avoir été si timoré.
J’aurais dû le caresser plus longtemps, on aurait pu se masturber
mutuellement, voir se sucer, voir… oh là là ma pauvre tête… Je réalisais
que j’en avais tout simplement envie, et puis l’occasion serait facile…

Facile pas tant que ça ! La scène ne pouvait se rejouer que le soir, or Eric
partait désormais de bonne heure, j’en fus dépité. J’attendis encore
quelques jours. Puisque le soir ce n’était pas possible, pourquoi ne pas
essayer le matin et j’arrivais un jour au travail vers 7 heures, Eric
n’était pas encore là, mais d’autres l’était, ce n’était pas la bonne
solution. Alors j’ai pris mon courage à deux mains :

- Eric, je voudrais te dire un truc, on pourrait aller boire un pot, à la
sortie du boulot…

Je lui proposais un café discret, m’imaginant déjà que nous pourrions nous
rejoindre aux toilettes, mais non, Monsieur préférait la grande brasserie du
coin. Qu’importe après tout…

- Je… je j’ai été très troublé par ce qui s’est passé l’autre fois dans
les toilettes…
- Il ne s’est rien passé ! Coupa t-il immédiatement.

Je tombais de haut, ainsi il s’était laissé entraîner par un instant de
folie et le regrettait, je n’avais jamais envisagé les choses comme cela !

- Bon tant pis, je n’ai rien dis non plus…

Et complètement groggy je le plantais là, jetant un billet pour payer nos
consommations auxquelles nous n’avions pas touché. Moment fatidique, il va
me rappeler ou pas ? En principe dans les films c’est au dernier moment que
ça se passe ! Mais non ! Rien. Je sors du bistrot, il ne m’appelle pas, il
ne me suit pas, je suis tout seul… comme un con.

Je m’en remettrais, et puisque c’est ça j’irais voir ailleurs, ce qui
n’était même pas une caresse avait réveillé en moi des pulsions enfouies, je
ne les refoulerais pas. Maintenant quant à savoir comment je vais devoir m’y
prendre c’est une autre paire de manche. Mais le soir je me masturbais en
m’imaginant sucer une bite… Et ce n’était pas celle d’Eric.

L’affaire rebondit le lendemain. Alors que je m’étais fait une raison,
arrivé en fin de journée, je constatais qu’Eric était prêt à partir mais
qu’il ne le faisait pas. Son bureau était rangé et il tapotait sur son
clavier d’ordinateur. Je ne cherchais pas trop à comprendre et finis par
prendre congé de mes collègues. C’est une fois dans la rue que je compris
son manège, il m’attendait tout simplement.

- Je te dois des excuses ! Dit-il m’abordant.
- Mais, non on ne parle plus de tout ça et c’est tout !
- Juste un mot, et après je te laisse, d’accord

Compliqué le mec, mais je n’allais pas lui dire non, ce n’est pas mon genre.

- Voilà, j’ai plein de fantasme, et je n’arrive pas à les concrétiser…

Alors il me raconte qu’il cherche quelqu’un pour l’aider, quelqu’un en qui
il pourrait avoir confiance, quelqu’un qui le guiderait, qui aurait de la
patience… Il avait cru, vu la façon dont je réagissais à ses propos que
j’aurais pu être cette personne, mais il avait été déçu de mes propres
hésitations lors de l’épisode des toilettes.

- En fait on est un peu dans le même état d’esprit… Répondis-je. Mais je
ne vois pas pourquoi on n’essaierait pas ensemble ?
- Parce ce que on est pas vraiment sûr de ce qu’on veut, mais j’ai peut-être
une idée…

Et il me raconte qu’il connaît un ancien collègue qui rêvait de le
déniaiser, ce type grand amateur de nature lui avait proposé de faire ça en
forêt… Eric avait refusé, n’ayant qu’une confiance limitée dans le type en
question. L’autre lui avait dit que de toute façon sa proposition tenait
toujours, même si c’était dans plusieurs mois…

- Tu comprends, on sera trois, les rapports ne seront pas les mêmes, il ne
pourra pas s’imposer comme si on était deux…

Restait à savoir à quoi ressemblait ce joyeux personnage, il me le décrivit.
Je donnais mon accord et quinze jours plus tard nous nous retrouvions un
samedi matin, tous les trois devant la gare de Fontainebleau.

Eric me présente son collègue. Il se prénomme William, plutôt bel homme,
visage fin, yeux bleus comme la mer et cheveux blonds décolorés plaquées sur
le côté.

Je lui tends la main mais le mec m’embrasse sur les joues, ça fait un peu
drôle !

Quelques minutes plus tard, nous étions dans la forêt…

L’ambiance est sympa, mais un peu réservé et il ne passa rien de notable
jusqu’à ce satané caillou dans la chaussure. Les deux autres finissent par
s’apercevoir que je prends du retard et stoppent pour m’attendre. Je les
rattrape :

- Il commence à faire chaud, allez, on se fout torse nu ! Propose William
qui joint le geste à la parole

Bonne idée. Eric l’imite et je ne peux donc pas faire autrement que
d’enlever à mon tour mon tee-shirt.

- Oh ! Mais c’est qu’il a des super tétons ton copain ! Remarque William.
Des vrais tétons de gonzesse. Fais voir un peu ça !

Et voila qu’avant que j’aie le temps d’émettre la moindre protestation, il
approche ses mains de mes bouts de seins et commence à me les rouler entre
les doigts. Je ne vous dit pas l’effet que me fait cette caresse, mais c’est
la première fois que c’est un homme qui me la prodigue. Je me laisse faire,
une onde de plaisir me traverse et me voilà avec une érection du tonnerre de
Brest.

William lâche une de ses mains pour me la mettre à la braguette, constatant
ainsi l’état d’excitation des lieux

- Mais c’est que ça le fait bander, cette petite pute ! Qu’est ce que tu
veux ? Que je continue à te pincer ?
- Oui !
- Fais gaffe dans quoi tu t’embarques, tu n’as rien à craindre, mais quand
on est parti dans nos trips on y va à fond. Je continue toujours ?
- Oui !

Excité comme j’étais je ne me voyais pas répondre autrement (et puis il
venait de me dire que je n’avais rien à craindre)

- On ne va peut-être pas rester là, il y des gens qui peuvent passer !
Intervient Eric
- Il y a peu de chance, c’est un coin qui est surtout fréquenté par des gens
qui veulent faire du sexe… mais on ne sait jamais… Il me semble qu’il y a
une clairière pas trop loin en passant par-là. C’est dommage ça va faire
descendre l’érectomètre, ce petit contretemps, mais bon, allez, en route !

On reprend notre marche, on passe par un chemin peu fréquenté, du coup nous
voici obligé de remettre nos hauts afin de ne pas se faire griffer par les
branches basses.

L’excitation calmée, me voici moins rassuré, ce William me parait correct,
mais sait-on jamais, et puis que vont-ils me faire, je vais devoir les
sucer, ça c’est une certitude, reste la sodo, je pense qu’ils seront assez
intelligents pour arrêter s’ils s’aperçoivent que je ne supporte pas… et
puis… et puis quoi ? On verra bien…

Nous voici arrivé dans la clairière ! Elle n’est pas bien grande, mais à
l’abri des promeneurs d’occasions.

- Voici un bel endroit ! Proclame William ! Je crois bien que c’est ici que
ton collègue va se faire dépuceler ! Reprend-il à l’adresse d’Eric.
- On va reprendre où on en était resté ! Répond ce dernier enlevant de
nouveau son haut.

Je fais de même, c’était trop bon et d’un geste volontaire je me positionne
devant William

- C’est à quel sujet ? Ah oui, tu veux encore que je te fasse le seins !
T’es vraiment une petite pute !

Ça y est, il me les serre ! Ça y est, je rebande, le scénario se répète

- Dis le que tu es une petite pute !
- Je suis une petite pute !

Me voilà tout surpris d’être capable de sortir des choses pareilles !

- Tu sais ce qu’on va te demander, maintenant, petite salope ?

Il pourrait peut-être s’abstenir de me traiter de tous les noms, mais si
après tout ça l’excite…

- De te sucer, je suppose !
- Gagné ! T’es qu’un gros vicelard, il y a longtemps que tu en rêvais de
sucer une bonne bite ?
- Ben oui !

Les deux compères finissent de se déshabiller. Ils commencent à bander, La
queue de William est légèrement plus grosse que celle d’Eric, et plus
épaisse, je l’aime moins. Les deux hommes se rapprochent alors, se mettent
côte à côte, se masturbent mutuellement quelques instants tout en
s’embrassant sur la bouche, ce qui me surprend un petit peu, puis ils me
demandent de me mettre à genoux.

- Allez, suce !

Par réflexe je commence par celle d’Eric, j’approche doucement ma bouche de
cette belle queue bien droite, je fais frôler le gland sur les bords de mes
lèvres fermées, ma langue avance, j’en recueille le goût légèrement salé,
puis d’un coup d’un seul je mets tout ce que je peux dans la bouche. Un
fantasme est en train de se réaliser, j’ai une bite dans la bouche et j’aime
ça, je coulisse avec les lèvres comme j’ai vu le faire dans les films X,
puis je change de bite, celle-ci plus grosse est moins facile à sucer, mais
on s’y fait, et le contact est délicieux.

- T’aimes ça sucer des bites, hein petite salope ?

Je ne réponds pas, j’ai la bouche pleine. Je me délecte, je me régale, je
passe de l’une à l’autre et je suis excité comme rarement je ne l’ai été. La
bite d’Eric devient de plus en plus salée, je crois comprendre que quelques
gouttes de pré jouissance ont perlé… Tout se passait bien quand, soudain
William se tourne :

- Maintenant tu nous suces le trou du cul !
- Non !
- Comment ça, non ?
- Je ne fais pas ça !

J’ai bien le droit non ! William aura alors cet argument absolument
surréaliste !

- Si tu ne nous suces pas le cul, on ne t’encule pas !

Dingue ! Je suis tombé chez des dingues, justement si on ne me sodomise pas
on fera ça, où je ferais ça une autre fois avec quelqu’un d’autre, je ne
suis pas si pressé, et ne suis pas obligé de tout faire le même jour…
Voyant que je m’enferme dans mon refus. William me demande de me relever.

- C’est pas grave, on va arranger ça !

Et le revoilà qui me serre à nouveau les tétons ! A nouveau je me laisse
faire, je ne devrais pas… J’ai compris sa tactique, il va m’exciter au
maximum et en profiter pour faire en sorte que je dépasse mes limites.

- Les fantasmes, c’est donnant, donnant ! Me précise-t-il.

J’allais répondre que j’étais plutôt d’accord quand à cet instant un
raclement de gorge nous fit sursauter. Nos visages se tournent vers
l’origine de ce bruit incongru. Ce sont deux nanas. On ne cherche pas à
comprendre et on s’efforce par pur réflexe de cacher nos nudités.

- Pas de panique ! Dit la plus petite des deux filles. On voulait juste
regarder, mais plutôt que de nous planquer, on préfère vous demander !
- Ecoutez, on y tient pas trop, commence William.
- Pourquoi pas, moi ça ne me dérange pas ! Intervient Eric. Et qu’est ce que
tu en penses toi ? Me demande-t-il dans la foulée.

J’accepte aussi, sans trop savoir pourquoi. Il me semble que notre trip va
prendre une toute autre dimension si on est regardé, et puis c’est
rassurant, devant des spectateurs (pardon des spectatrices) mes deux
acolytes ne pourront pas faire n’importe quoi.

- Alors c’est d’accord ? Demande la petite blonde

Et comme William ne proteste plus, les voilà qui s’installent toutes deux en
s’asseyant sur une grosse branche tombée au sol. C’est complètement
ahurissant cette situation… Les deux femmes sont très différentes, la plus
petite est sans doute une vrai blonde avec un visage tout rond, ses seins
avantageux; galbent son tee-shirt blanc. Sa copine est plus grande,
filiforme, sans beaucoup de relief mais elle a un visage purement ciselé, et
un joli teint mate, sans doute une beurette, elle est vêtue d’un petit haut
couleur framboise qui lui dénude deux belles épaules dorées et d’un short
beige.

- C’est notre truc à nous de regarder des hommes entre eux ! Précise la
blonde. Mais on en a un peu marre des vidéos, alors on cherche du réel… Au
fait je m’appelle Karine et ma copine c’est Sophia.

Du coup Eric et moi, nous nous présentons, William, par contre, paraît
contrarié et s’est remis son short.

- Vous êtes bi ou homo pur et dur ? S’enquière Karine.

C’est presque à l’unisson qu’Eric et moi-même lui répondons que nous sommes
bi, ce qui est d’ailleurs en ce qui me concerne complètement exagéré, je
serais plutôt un hétéro entrain de faire une expérience.

- Nous aussi ! Reprend la petite blonde ! Vous savez, on n’est pas farouche,
si vous nous excitez bien, on pourra s’amuser un peu tous les cinq, enfin si
ça vous dit ?

Dingue, voilà nos plans qui se chamboulent complètement, un regard complice
avec Eric, les filles comprennent. Par contre William prétexte une migraine
subite et douloureuse, prend ses affaires et disparaît de la clairière. Eric
ne fait rien pour le retenir. Je suis là avec lui, on est comme deux cons,
avec nos fringues roulées en boule pour nous cacher le sexe devant deux
belles mateuses tombées du ciel !

- Bon, ben vous pouvez démarrer les mecs !

Nous réalisons que l’absence de William a rompu l’argument qui nous
permettait de faire des choses ensemble. Il va donc falloir nous débrouiller
sans lui. On se regarde, on ne sait pas trop quoi faire.

- Approchez-vous un peu de nous, qu’on voit bien ce qui se passe, et arrêtez
de cacher vos bites, elles ne vont pas s’envoler !

Conscient que si on reste comme ça, on va devenir ridicule, j’envoie
valdinguer ma fringue qui me sert de cache sexe, Eric m’imite et nous voici
l’un en face de l’autre, la bite à l’air.

- Elles sont mignonnes vos bites, on en a vue des plus grosses, mais elles
me plaisent bien ! Commente Karine
- De toute façon j’aime pas les grosses ! Rajoute Sophia dont j’entends la
belle voix un peu rauque pour la première fois.

J’attrape la queue d’Eric et la masturbe un petit peu, il fait pareil. Je
voudrais bien bander un peu plus, mais tout ce contexte bizarre doit me
perturber. Je demande à mon partenaire de me pincer les seins, il n’a pas
trop envie, j’insiste lui demande de le faire juste un peu, et miracle je
rebande. Du coup il lorgne vers ma bite, s’accroupit devant et me la met
dans sa bouche. !

- Whaouh, super ! Ça on aime bien regarder ! S’esclaffe Karine.
Continuez comme ça, nous on retire le bas et on va s’astiquer la chatte en
vous regardant…

Effectivement, et pendant qu’Eric me pompe le gland, de fort bonne façon, je
dois dire, je vois Sophia qui se lève qui retire son short et sa culotte,
qui plie tout cela bien méticuleusement et qui se rassoit les jambes
écartées, pour ensuite se caresser la vulve. Karine quant à elle paraît
beaucoup moins soigneuse et se masturbe déjà frénétiquement, le jeans gisant
sur ses chaussettes.

- Arrêtes un petit peu, sinon je vais jouir ! Annoncais-je à Eric.

Ce dernier se releva aussi sec, et je le suçais à mon tour. Voilà qui me
plaisait bien plus ! Je retrouvais mes émotions de tout à l’heure avec ce
bel organe au contact si doux en présence de mes lèvres et de ma langue, je
m’en pourléchais les babines comme s’il s’agissait d’une friandise, léchant
toute la verge, suçotant les couilles, puis embrassant le gland avant de
mettre tout ce que je pouvais dans ma bouche comme un véritable glouton.

Je jette un coup d’œil sur les deux nanas. Si Karine est toujours aussi
déchaînée, je suis fasciné par la beauté de Sophia, dommage qu’elle soit un
peu maigre, mais pour l’instant elle a relevé son débardeur dévoilant deux
petits seins couleur caramel et terminé par d’énormes tétons marrons très
foncés qui semblent dressés vers le haut. Cette vision enchanteresse
m’excite au plus haut point…

Mais voici qu’Eric se dégage !

- Tu suce bien, dis donc !
- Merci ! Euh, ça vous a plu les filles ?
- Pour un début ce n’est pas mal, on a hâte de voir la suite ! Répond
Karine.

La suite, quelle suite ? Mais ce n’est pas trop difficile à deviner ! Elles
souhaitent nous voir se sodomiser. Le problème c’est que je ne suis
absolument pas prêt, ni comme passif, ni comme actif. Reste ce que peux en
penser Eric, mais je le devance…

- C’est que c’est pas trop mon truc ! Annonçais-je !
- Oui, mais là vous êtes au spectacle, vous allez nous faire ça pour nous,
rien que pour nous et bien comme il faut.

Eric se fait conciliant !

- On peut peut-être essayer !
- Non désolé !

C’est alors que Sophia se lève et vint vers moi ! Elle est magnifique, toute
nue dans le chatoiement de la clairière !

- Tout à l’heure, quand tu suçais ton copain, je t’ai vu me regarder, et
j’ai aimé la façon dont tu m’as regardé… Alors fais-le pour moi, tu ne le
regretteras pas !

Elle est tout sourire, elle n’attend pas ma réponse, regagne sa place, ouvre
son sac et tend un préservatif à Eric :

- Allez, encule-le !

Eric revêt le condom, je me mets à quatre pattes, je ferme d’abord les yeux,
mais me ravise croisant le regard de Sophia.

- Bon, ben pousse, quand faut y aller, faut y aller ! Me dit mon collègue,
fataliste.

Je sens le contact du gland latexé sur mon anus, il aurait sans doute fallu
un gel ou un machin pour lubrifier. Alors Eric change de tactique, il
commence par me lécher l’anus avec une conviction étonnante, j’ai bientôt le
trou du cul tout baveux, et comme si cela ne suffisait pas, il introduit un
doigt qu’il fait aller et venir plusieurs fois de suite. Qui l’aurait cru,
ce traitement inhabituel commence à m’exciter le cul ? A nouveau il approche
sa bite, je pousse, je sens que ça rentre, ça y est, il pénètre mieux, il
pénètre encore mieux. Ça y est, je me suis fait enculer et tandis qu’il va
et qu’il vient dans mon fondement je recroise à nouveau le sublime regard de
Sophia.

Les deux filles se masturbent à présent, elles sont toutes proches l’une de
l’autre, chacune tripote le sein de l’autre et de temps à autre, elles
s’échangent un baiser fougueux. On banderait à moins. Je sens qu’Eric n’en
peut plus, il semble vouloir ralentir l’allure, mais entraîné par son
excitation il jouira dans la capote à l’intérieur de mon cul. Il se retire.

- Ne bouge pas, tu vas l’avoir ta récompense ! Me dit Sophia.

Mais Karine lui saute entre les jambes et sans que sa complice ait pu
protester, la voilà qui lui lèche sa vulve dégoulinante, avant de s’attaquer
à son clitoris. Quelques minutes après, un cri fulgurant retentira dans la
clairière. Sophia a joui. Karine la regarde crier son plaisir avec l’air
d’un ange qui retrouverait ses ailes, laisse passer quelques secondes et lui
saute au cou afin de l’embrasser fougueusement. Puis la petite blonde se
réinstalle sur le tronc d’arbre écartant bien les cuisses de façon à se que
sa camarade la fasse jouir à son tour. Eric et moi on mate, je n’ai pas joui
et je me branlote négligemment…

Après que Sophia ait fait jouir sa complice, elle se lève et viens nous
rejoindre.

- Merci, les mecs, vous nous avez donné un beau spectacle ! Oh, là là, que
c’était excitant.
- Je vais vous avouer un truc, on n’a pas vraiment l’habitude !
- Je sais, ça s’est vu, mais justement ça rend le trip encore meilleur… Mais
dis, donc tu n’as pas joui, toi et je te dois une récompense !
- Hé, hé !
- Tu sais, on est des vraies cochonnes, si tu as un truc un peu spécial qui
te ferais super plaisir, ça ne me dérange pas de te le faire…
- J’aimerais bien t’embrasser tes bouts de seins !
- Humm, ils te plaisent mes gros tétons, hein, mon salaud !

Ça y est, elle aussi elle va faire dans la coprolalie… Je me penche, tente
un petit coup de langue sur l’extrémité de la pointe gauche.

- Vas-y mon biquet, tête-moi !

C’est fou ce que ces gros machins m’excitent, Mes mains ne restent pas
inactives et j’en profite pour lui peloter les fesses. Sophia a saisi mon
sexe qu’elle entreprend de masturber un moment mais sans précipitation, puis
elle passe sa main sous mes testicules, approche un doigt de mon petit trou.

- Non pas là ! C’est encore un peu sensible ! Tentais-je de protester.
- Tss, tss… laisse moi faire… C’est déjà tout resserré.
- Oui, mais…
- Embrasse-moi donc au lieu de dire des conneries.

Et la voilà qui me roule une pelle d’enfer tout en continuant à me doigter
le cul. Ce doigtage me déclenche une sensation bizarre, il est en trop, ou
plutôt il vient trop tôt après ma sodomisation de tout à l’heure, pourtant
je dois dire que ces aller et retour rapides dans mon rectum me provoquent
un trouble certain.

- Ce qui serait bien… Me précise-t-elle. C’est que vous inversiez les
rôles, ce serait excitant de te voir enculer ton copain, non ? Qu’est ce
qu’il en pense, lui d’abord ?

Elle se retourne ! Et surprise : Eric ne peut répondre, il est quasiment
couché sur le sol, occupé à lécher méticuleusement l’entre jambe de Karine.
Celle-ci a ramassé une petite branche souple et s’en sert pour lui donner à
intervalles réguliers des coups sur les fesses. Charmant spectacle !

- Il y en a qui ne s’emmerdent pas ! Commente ma jolie beurette.

Ouf ! Je ne serais donc pas obligé de jouir dans le cul de mon collègue.
Comment dire à Sophia que j’aimerais tout simplement la pénétrer de façon
classique, où alors lui faire une belle levrette ? Je n’ose tout simplement
pas, cette nana m’intimide…

- T’aimes ça que je te branle le cul, hein petit pédé ?
- Tu fais ça très bien !
- Tu peux me faire pareil, si tu veux ?

J’hésite, allez donc savoir pourquoi ?

- T’es un grand timide, pourtant je suis sûre que tu aime des tas de trucs
cochons ? Non ?
- Oui et non !
- C’est pas une réponse, ça ! Dis à Sophia ce que tu aimes bien ?
- J’aime bien qu’on me tripote les seins
- Ça j’avais remarqué, et puis ?
- Euh…
- Allez dis moi, je ne serais pas choquée, où alors tu veux que je devine ?
Voyons voir ? Le pipi peut-être ?
- J’adore !
- Et bien ça tombe bien, j’ai envie de pisser et il y a longtemps que je
n’ai pas inondé une jolie queue.

Elle enlève enfin son doigt de mon anus, se le porte à la bouche sans même
en vérifier l’état (quelle belle cochonne !) puis me demande de me coucher
sur le sol ! Super pratique de s’étaler comme ça dans une clairière, pleine
de brindilles et d’autres saloperies. Mais bon, c’est pour la bonne cause…

Sophia me chevauche debout, elle se concentre un petit peu, puis son jet
doré jaillit de sa source tombant dru sur mon sexe.

- Branle-toi en même temps, je vais avancer. Je peux t’arroser le visage ?
- Oui !

Et pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, tel le corbeau de la fable, j’ouvre
une large bouche, recueillant quelques gouttes de ce délicieux nectar… En
même temps je me masturbe, essayant de retarder au maximum le jaillissement
de mon plaisir…

Karine qui entre temps a joui de nouveau s’approche, suivie d’Eric. Et alors
que Sophia n’en finit pas de m’uriner sur le visage, c’est maintenant la
petite blonde qui m’asperge le ventre… et tandis que de façon fort
surprenante mon collègue pisse à son tour, mon sperme gicle en trois ou
quatre longues rasades.

Je suis crevé !

- Ça va, les mecs ? demande Karine.

On acquiesce, on ne va pas dire le contraire… Mais on va faire quoi
maintenant, on va se séparer comment ? On va gérer tout ça comment ?

- Vous vous rendez compte qu’on vient de rentrer dans votre mémoire à tous
les deux ! Continue t-elle ! Vous vous en souviendrez toute votre vie !
- Ben ouais…
- Mais ce qui est important c’est que ce soit un bon souvenir, il ne faut
pas avoir honte de ce qu’on a fait, il n’y a pas de mal à se faire du bien,
il n’y a pas de mal à faire du sexe si on est d’accord pour le faire, il n’y
a rien de sale en amour !

Gentille Karine, mais quelque part ses propos me font du bien !

- Bon, les mecs, je vous propose un plan ! Intervient Sophia. A midi vous
nous payez le restau, et cette après midi on continuera à se balader tous
les quatre dans la forêt, je suis sûr qu’il y a encore des tas de rencontres
passionnantes à faire…

FIN

Estonius (Août 2003)

Ce texte a obtenu le 1er prix Vassilia du « meilleur récit BI publié sur
notre site en 2003

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