L’odyssée de Zarouny (Vargala 3) – 38- Héka et Juliana par Nicolas Solovionni

L’odyssée de Zarouny (Vargala 3) – 38- Héka et Juliana par Nicolas Solovionni

38- Héka et Juliana

Héka

Ayant réussie à trouver une place de passagère à destination de la planète Mabilla, Héka y débarqua un beau jour avec son gros baluchon et s’en fut directement à l’hôtel tenu par Juliana.

Cette dernière ne dissimula pas sa surprise :

- Toi !
- Ben oui, moi !

En quelques mots, Héka expliqua les raisons de sa présence ici, en édulcorant un petit peu le récit, tout de même.

- Tiens, j’ai une photo, le type disait s’appeler Abel Sorenian, mais c’est sans doute une fausse identité.
- Fais voir… Oui, j’ai vu cette tête là quelque part mais où et quand c’est une autre affaire ! C’était il y a plusieurs semaines en tout cas.

Flash-back

Après la bataille sur le tarmac de Mabilla entre l’équipage du Vienna et le détachement policier de l’infâme lieutenant Blaise, Abel Sorenian s’était retrouvé seul et désemparé.

Par précaution, il attendit que le Vienna décolle pour agir, chapardant de la nourriture pour subsister. Il s’adressa ensuite à la police locale où il fut reçu par un sous-fifre !

- Je devais, voyez-vous, réembarquer sur le vaisseau du lieutenant Blaise, mais comme il y a eu l’incident que vous savez, ils m’ont carrément oublié !

Sorenian n’aurait jamais dû dire ça. Le fonctionnaire l’envoya vertement promener :

- La police n’a rien à voir là-dedans, on ne peut rien pour vous.
- Mais qu’est-ce que je vais faire ?
- Ce n’est pas mon problème, foutez-moi le camp… et allez vous laver, vous sentez la serpillère.

Abel, désespéré se mit alors à faire le tour des hôtels, des restaurants, des bistrots où il offrit en vain ses services, c’est à cette occasion que Juliana l’avait rencontré, elle n’avait rien à lui proposer.

L’officier de police rendit compte à son chef. Pas content, le chef !

- Un type en accointance avec cette ordure de Blaise et vous l’avez laisser filer !
- Euh !
- Euh quoi ? Si la résistance apprend ça, on va encore en prendre plein la gueule ! On a sa photo ?
- Oui, en principe !
- Faites le rechercher, retrouvez-le et assignez-le à résidence dans un champ de patates, le plus loin possible. Soyez discret, je ne veux aucune publicité, aucune trace !

Sorenian fut facilement arrêté, puis exilé. Il s’évada quelques jours après et s’engagea dans la jungle locale dont il ignorait les dangers. Nul ne sut ce qu’il advint ensuite de lui.

Fin du flashback

- La police sait peut-être quelque chose ? Suggéra Juliana.
- O.K, j’irais voir, je voudrais prendre une chambre et manger un morceau.
- Pas de problème !
- Sinon, le gouverneur, il va bien ? Demande Héka.
- En pleine forme, c’est devenu un copain, on se rencontre régulièrement. Je pense qu’il serait content de te revoir.
- Pourquoi pas ! Tu n’es pas jalouse ?
- Oh lala pas du tout. Viens je vais te montrer ta chambre. Tu comptes rester combien de temps ?
- Aucune idée.

Ils montèrent

- Voilà, c’est ma meilleure chambre ! Le lit est génial, on peut y faire de bonnes ronflettes et pas mal d’autres choses aussi !

Une plaisanterie gratuite ou un appel du pied ? Héka aurait bien voulu en avoir le cœur net et osa se lancer :

- J’ai toujours à l’esprit, le souvenir de notre rencontre chez le gouverneur, c’était un moment délicieux !
- On était un peu folles !
- C’était bon, c’est le principal… Mais ça avait commencé comment ?
- Tu m’avais tapé dans l’œil ! Répond Juliana. Alors j’ai tenté un truc je t’ai parlé de ma poitrine, en te disant que je la trouvais trop grosse.
- C’est ça, et tu me l’as montré, et je l’ai embrassé.

Juliana hésite puis dans un souffle :

- C’est vrai, j’avais bien aimé ce qu’on avait fait ensemble ! Dit-elle avec une mimique nostalgique.
- T’aimerais recommencer ?
- Ben oui !
- T’es lesbienne ?
- Non, mais j’aime bien la compagnie de certaines femmes. C’est tellement plus doux qu’avec les hommes.

Héka était dubitative, si Juliana venait de se livrer à un véritable appel du pied, elle-même était en ce moment assez peu motivée.

- Et toi ? Insista lourdement Juliana.
- Moi c’est un peu pareil. Répondit Héka sans trop de conviction.
- Je suis un peu en manque en ce moment.

Héka se dit qu’elle pouvait toujours prétexter une grosse fatigue, mais d’un autre coté avoir une alliée dans la place n’était pas une mauvaise chose, et puis la libido, c’est un peu comme l’appétit, ça vient en faisant, et de toute façon ce ne serait pas une corvée.

Alors elle offrit ses lèvres à Juliana qui n’attendait que ça.

- Je vais prévenir mon employée que je vais rester occupée un moment.

Héka profita de l’absence momentanée de l’hôtelière pour se déshabiller complètement. Quand Juliana revint, elle la trouva assise sur la cuvette des toilettes, les cuisses écartées et en train de pisser.

- Oh ! S’écria-t-elle.
- Un problème ?
- Pas du tout, mais ne t’essuie pas !
- Coquine ! Moi je veux bien, mais si je ne fais pas que pipi ?
- Pas grave, quand je nettoie, je nettoie.
- Cochonne !
- Non, seulement quand je suis très excitée.

Héka se releva et offrit sa jolie chatte à sa complice du moment, et cette dernière s’acquitta de sa tâche avec beaucoup d’application.

- Je vais me rincer la bouche ! Annonça-t-elle.
- Embrase-moi d’abord !
- Comme ça ?
- Bien sûr !
- T’es encore plus cochonne que moi !
- Embrasse-moi, je te dis.

Juliana était partagée, elle aurait volontiers prolongé ces jeux délicieusement pervers dont ce baiser doré était l’illustration, mais en même temps elle avait surtout besoin de douceur, de sentir la caresse d’une peau, la chaleur d’un corps lové contre le sien, alors elle se dépoitrailla.

- Ils te plaisent toujours autant mes gros nichons ?
- Je vais te les bouffer ! Répondit Héka en portant son dévolu sur son téton gauche qu’elle se mit à sucer avec frénésie.
- Oh lala qu’est-ce que tu me fais ?
- Ne bouge pas, je m’occupe de l’autre !
- Tu fais ça trop bien !

Héka s’enivrait de la texture particulière de ces jolis tétons bruns maintenant érigés et durcis.

- Donne-moi les tiens, supplia Juliana.

La rousse se laissa faire en appréciant comme il se doit la douce langue de sa partenaire.

- Fais-moi voir ton cul ! Demanda Héka au bout d’un moment.
- Il n’a rien d’extraordinaire !
- Je m’en fous, j’aime bien les culs !
- Dans ce cas ! Fit-elle en exhibant son popotin.

Héka se mit à lui peloter les fesses, à les embrasser et à les lécher. Puis elle les écarta, sa langue s’approchant stratégiquement du petit œillet brun. Evidemment Juliana devina ses intentions.

- Attends, je vais me rincer.
- Pourquoi faire ?
- C’est peut-être pas tout à fait net, moi ça ne me dérange pas, mais…
- Ne t’inquiète pas, j’aime bien les culs « naturels » !

Effectivement, le cul de Juliana avait une odeur de cul, Héka ne détestait pas cette odeur, surtout quand elle était bien excitée, et excitée, elle l’était maintenant et pas qu’un peu depuis qu’elle avait sucé les seins de l’hôtelière.

Ainsi sollicité, le trou du cul ne tarda pas à s’ouvrir légèrement, Héka y enfonça un doigt et le fit aller et venir.

- Oh, c’est trop bon ce que tu me fais !

Encouragée la belle rousse doigta de plus belle, jusqu’à ce qu’elle en attrape une crampe, elle ressortit un doigt taché de légères traces brunâtres qu’elle fit disparaître en les léchant dans sa bouche.

- J’ai les doigts qui fatiguent, dommage que tu n’as pas un petit gode !
- J’en ai un, mais j’ai un truc encore mieux, je vais te montrer, bouge pas, je reviens.

Quelques instants plus tard, Juliana revenait avec un chapelet de boules de geisha.

- Tu connais ?
- Hé, hé ! Je te les mets ?
- Vas-y !

Héka approcha la première boule de l’anus de l’hôtelière, sans parvenir à la faire péntrer.

- Ouvre toi au maximum !
- Vas-y pousse, donne un coup sec.

La boule entre, les quatre autres finissent par entrer à leur tour au bout d’un certain temps. A présent seule la ficelle dépasse de façon insolite.

- Attention, je vais tirer !
- T’étonnes pas si je gueule !

Héka tira un coup sec, la première boule sortit provoquant un premier spasme de Juliana. Sans lui laisser le temps de se remettre la rousse continua de tirer, laissant quand le chapelet fut intégralement sorti, l’hôtelière à moitié groggy de plaisir

- Oh, ça va ? Tu vas t’en remettre ?
- Viens donc m’embrasser !

Elle ne se fit pas prier. Juliana proposa ensuite à sa partenaire d’inverser les rôles, ce fut donc au tour du cul d’Héka d’absorber puis de relâcher les petites boules magiques.

Les deux femmes épuisées laissèrent passer quelques minutes avant que Juliana fasse part de son intention d’aller faire pipi.

- Ça te dirait de me pisser dessus ? Proposa Héka
- Mais avec plaisir, ma chère !

Elles s’installèrent dans la salle de bain.

- Tu veux que je te pisse où ? Tu veux boire ?
- J’ai justement un peu soif ! Ironisa la jolie rousse.
- Alors on ouvre bien la bouche !

Quelques secondes d’attente et de concentration et tout d’un coup, ce fut les chutes du Niagara. Juliana ne parvînt pas à contrôler son débit, Héka avale ce qu’elle peut en manquant de s’étouffer, ça dégouline à côté, il y en a partout !

Les deux femmes partent dans un grand éclat de rire, Héka se badigeonne le corps avec l’urine et les deux femmes, faisant fi de l’inconfort du lieu emmêlent leurs bouches et leurs chairs en un ballet infernal.

C’est presque « naturellement » qu’elles se retrouvent en soixante-neuf, chacune léchant le sexe humide de l’autre jusqu’à se faire jouir en une frénésie diabolique.

- Quel pied ! Commenta Juliana.
- Quand je pense que je n’avais pas trop envie !
- Ben tu vois !

Grand moment calme où les deux femmes ne disent plus rien, puis il faut bien se relever et quitter ce carrelage inhospitalier.

Une douche bien sûr, qu’elles prirent ensemble, s’amusant à se caresser les fesses et les seins avec le gel de toilette.

- On recommencera ? Demande Juliana.
- Mais bien sûr, ma chérie !

Ce n’est qu’après une bonne sieste qu’Héka demanda à l’hôtelière de lui indiquer quelques pistes susceptibles de lui faire retrouver la piste d’Abel Sorenian

Mais de pistes, il n’y en avait guère. La police peut-être ?

Sur place un type lui expliqua, après qu’elle lui eut graissé la patte, que Sorenian avait été exilé par précaution dans les terres agricoles, et qu’il s’en était échappé.

- Aucun véhicule n’a été dérobé, il a donc pénétré dans la jungle à pied. Là-dedans personne ne peut survivre. Trop de bestioles, trop difficile de s’abriter et de se nourrir. Votre bonhomme doit être considéré comme mort !
- C’est une certitude ?
- Une quasi certitude.

Dépitée, elle revint à l’hôtel.

- Tu en tires une tronche ! Lui fit remarquer Juliana.

Elle lui expliqua.

- J’ai la rage ! Je suis venue ici pour rien, je ne vais quand même pas aller chercher ce connard dans la jungle.
- Tu vas faire quoi ?
- J’en sais rien, je n’avais pas beaucoup d’argent devant moi, j’en ai pas mal claqué pour venir ici, je n’ai pas assez pour le voyage du retour vers Vargala, faudrait qu’un vaisseau me prenne dans ses équipages. Je vais attendre.
- Et là-bas tu vas faire quoi ?
- Aucune idée, faut que je réfléchisse, mais je ne retournerai pas dans l’espace, je suis dégoûtée.

Juliana sentit que la jolie rousse avait envie de parler et l’encouragea à le faire.

- J’avais un projet, un gros projet, j’avais la possibilité de m’emparer d’un kit logiciel de navigation de l’armée. Des trucs ultras secrets qui se sont retrouvés au marché noir… je passe. Le gars qui les avait achetés les a légués au capitaine du Vienna. Je voulais m’en emparer… D’accord, c’est pas trop terrible comme démarche, mais d’un autre côté je me voyais déjà capitaine de vaisseau, célèbre, riche, respectée, adulée. Je voulais tellement ces trucs que j’étais prête à toutes les magouilles.

Héka essuya une larme.

- Ne pleure pas, raconte-moi tout !
- Je me suis procuré une drogue afin de neutraliser le navigateur du Vienna de façon à ce qu’un type qui devait devenir mon complice prenne sa place. En fait non seulement ce type était manipulé par les flics, mais il s’est révélé être le pire des salauds !
- Sorenian ?
- Oui ! Non seulement il nous a piégé en nous faisant atterrir sur Mabilla où les flics nous attendaient…
- Je ne suis plus bien, là ?
- C’est une autre histoire, je te la raconterai plus tard.

Le lecteur attentif se souviendra que Sorenian était en fait une taupe de l’ineffable lieutenant Blaise, un officier de police mandaté pour retrouver des pirates du cosmos et qui pistait par erreur le Vienna, le vaisseau dans lequel se trouvait Héka. Mais grâce à ces fameux logiciels si convoités, l’équipage put venir à bout des policiers. Tout le monde suit ?

- Le plus grave, continua Héka, c’est que le navigateur que je devais juste mettre hors service quelques semaines sans qu’il n’ait de séquelles est maintenant handicapé du cerveau à vie ! Et de ça, j’en suis malade !

Héka fondit en larmes, Juliana tenta de la consoler en allant lui chercher un verre d’eau et lui passa une serviette froide sur le visage.

Ce n’est qu’après un petit moment que Juliana lui parla d’autre chose :

- Je me suis permise de signaler ta présence au gouverneur. Il t’invite à diner ce soir. Tu acceptes ?
- Je sais pas, j’ai envie de rien
- Ça te changera les idées !
- Tu parles, il va me sauter, oui !
- Il n’a jamais violé personne, c’est un homme très respectueux, on gagne beaucoup à le connaître.

« Ma parole elle est amoureuse ! » Pensa Héka

- Tu es invitée aussi ?
- Non !
- Je ne comprends pas bien !
- Je t’expliquerai, mais plus tard ! Je lui réponds que t’es d’accord ?
- Ben ouais

Une barge vint chercher Héka en fin d’après-midi pour la conduire à la résidence du gouverneur de Mabilla, David Denzel.

- Héka, que je suis heureux de vous revoir, qu’est-ce qui me vaut l’honneur de cette visite sur notre planète ?

Elle lui livra une version abrégée et édulcorée des raisons de sa présence sur Mabilla. Manifestement, le gouverneur n’avait pas été mis au courant de l’affaire Sorenian.

- T’étais au courant, Georgia ? Demanda-t-il à sa peu farouche secrétaire et conseillère.
- Pas du tout ! Je suppose qu’il s’agit d’une initiative de la police, ils ont dû penser que ce mec était une menace pour l’ordre public et en même temps ils ont sans doute voulu le protéger.
- Tu pourras t’arranger pour en savoir plus ?

Une soubrette en tenue d’opérette vint alors annoncer que le repas était servi. Ce n’était pas un repas en tête à tête, mais à trois avec Georgia.

Après quelques charcuteries locales, on apporta une drôle de bestiole servie en rôtie

- Du kranfoul ! Précisa le gouverneur, une espèce de gros lézard stupide.
- Hum, c’est délicieux, et ça on dirait des pommes de terre ?
- Une variété locale, en fait ce sont des patates terriennes qui ont mutées.

Bref ils se régalèrent d’autant que tout cela était accompagné d’un petit vin plus que buvable.

Il fallut bien meubler la conversation, alors le gouverneur narra les évènements récents survenus sur la planète puisqu’Héka n’en connaissait qu’une partie.

On dégusta un excellent gâteau glacé en dessert, puis Danzel proposa que l’on passe au salon pour le thé

à suivre.

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