Les trois petites surprises… (à vous de deviner !) par Fiona

, de retour. Comme promis fin décembre je voulais dédier, en toute
modestie par rapport aux siens, un petit texte à Héléna. Le voici….

Des escaliers, comme une écolière amusée, sans savoir, trois surprises
t’attendent.
D’une longue boîte fermée, tes yeux s’animent, tu tourne autour, tu
t’impatiente. Trop curieux, tes doigts sont rattrapés. Un bruissement. Tu
savoures, frétille, veut couper court, juste un instant, une envie. Mais des
frottis de soie forcent tes yeux à s’éteindre, musèlent tes lèvres casquent
ta chevelure.
Sans mot, saisie debout dans l’intrigante attente, ta mise à nu s’instaure.
La boîte s’ouvre, du papier crisse, des étoffes susurrent.
Par le bas te voilà prise, tes pieds se chaussent, se haussent, des lanières
serpentent à tes chevilles, fermes emprises. Cambrée, instable, par tes
fesses nues empoignées, ton équilibre reprend.
Sur ta toison, froissée, de la soie encore. Sur une jambe, puis l’autre,
s’enroule un élastique. À tes formes emparées, remonte, t’enserre à la
taille. Contre les plis de l’aine, à dessein relâché.
Ses doigts s’y glissent, reprennent, évaluent, ajustent. Sa ferme poigne
t’enjoint à t’accroupir. Entre tes cuisses offertes, une main se plaque,
brusquement possessive, te frotte, te pénètre, se relâche, te relève.
Invitées, tes mains s’élèvent, danseuse frissonnante. Pointes dressées, tes
seins s’affirment. Léchées, tes aisselles impudiques s’affolent. Doigté,
caressé, ton sexe s’ouvre.
Un fourreau bruissant glisse, embronche, soustrait tes proies, te façonne,
se plaque à tes contours, tes bras et mains reviennent, te voilà ajustée.
Retournée, pans béants du tissu largement échancrés, dos à nu, tu te
creuses.
Un doigt reptile trempe à tes lèvres, s’insinue sous l’étoffe, force ton
sillon, remonte, s’empare du fermoir, t’enveloppe à chaud.
Conduite aux épaules, sans voir sans savoir, sous l’escalier montant. Dos
imprimé aux barreaux, en croix tes jambes s’écartent, tes bras se lèvent,
tes mains se rejoignent, par des morceaux d’étoffes, attachée, te voilà
livrée, à qui ?
Dans le silence imposé, tu geins, implore, marmonne une envie. Pour rien !

Aux aguets exposée, tu retiens. Bruissements familiers, soudain percés. Une
cascadante sévillane les couvre.
D’une porte gémissante, l’oreille est alors surprise, deux pas tintent sur
un bois de palier. Du cuir respire, glisse sur les marches, étouffé par le
crin, tremble la rampe.
Creusant tes paumes offertes, jaillies des liens, un doigt ganté les vrille,
tes doigts frétillent, qu’une bouche enfourne, salive, aspire. Une main
pleine te fouine au collet, ratisse à la nuque, va et vient, presse aux
replis, se joue de ta tête.
Entre les barreaux, un genou crisse, dans l’arc du dos libre de liens,
s’insinue, se frotte, s’enfonce, insiste. Ventre en avant, possédé,
frictionné, ensevelie sous une enivrante crinière, tu es prise au menton,
doigtée aux commissures. Un petit pan du puzzle surprise s’assemble….. De
mots crûs d’envies saphiques susurrées, qu’une pointe de langue bouchonne,
tu ballotte, te courbe, t’étire, te tends. Empêtrée, tu tente d’échapper,
renonce, donne, t’offre.
Des doigts s’insinuent aux cuisses, fourragent ta croupe, tu t’entrouvres.
Lâchée, tu frémis. La sévillane reprend.
Ou est-il ? Ou est-elle ? Bâillonnée, tu geins à mourir, des envies.
Humiliée, rires !

A quatre mains plus tard, enfin, par-devant, à nouveau troussée, reprise aux
hanches, forcée aux cheveux, excitée aux seins, léchée, râpée, mouillée, aux
joues, au creux des bras, aux cuisses, au ventre….
Trop ! Tu geins encore, tes envies reprennent, tu implores, te débat… Une
main se plaque à l’entrejambe, se frotte, froisse la culotte, une autre
ouvre tes fesses, sous l’élastique deux doigts trempés s’infiltrent,
pénètrent ton anneau, s’y enfoncent…
- Là, comme ça, maintenant, viens !
Non ! Pas ça, pas comme ça, tu marmonnes, tu rue aux liens…
- Allez !
Contorsions, te refuse comme souillonne, te tends. Les mains pourtant
s’activent…
- Tu vas voir, c’est bon, laisse aller…

Alors tu perds, t’as envie, tes muscles se relâchent, tu laisse aller. Un
peu d’abord, la honte… Puis le petit filet chaud sur les cuisses, les
jambes, sous les pieds… Une main presse la culotte, toison trempée, une
langue lèche, une voix encourage… Abandon du corps, cavalier sur sa monture,
jambes écartées, tout vient, murmures… La sévillane court…
Ah que c’est bon !!!

© Fiona – Janvier 2002

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