Syphon par Elian Lvekman

Syphon par par Elian Lvekman

Dans la lumière douce où s’invite ma voisine,
Elle traverse la pièce, entrant dans la cuisine.
Dans la lumière douce où s’invite ma voisine,
Son tablier fleuri danse près de l’évier,
Où l’eau murmure encore des secrets oubliés.
L’évier est bouché, la patience s’étire comme un fil d’argent dans l’air paisible.
Couché au sol, je m’en vais réparer, cherchant la clef d’un mystère sous les veines de la porcelaine.
Je dévisse le syphon : un souffle d’eau vive m’asperge, fraîche et imprévue, réveillant mes sens.
J’ouvre les yeux, et le monde soudain s’éclaire d’une vérité impudique, lumineuse.
La voisine n’a pas de culotte : une liberté effleurée, fragile et nue comme la brume matinale.
Je revisse le syphon, humble artisan d’un quotidien fait d’imprévus et de tendres étrangetés.
Mais d’où vient cette fuite ? L’énigme demeure, palpitante sous le chant discret de l’eau.
Son tablier fleuri danse près de l’évier,
Où l’eau murmure encore des secrets oubliés.
L’évier est bouché
Couché au sol je m’en vais réparer
Je devisse le syphon
Me voilà aspérgé
J’ouvre les yeux
La voisine n’a pas de culotte
Je revisse le syphon
Mais d’où viens cette fuite ?
C’est ma voisine qui pisse

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