Possession par Jan-Lou01

1
Tout avait commencé bien banalement.
Comme beaucoup le tournant de la quarantaine avait vu chez moi l’apparition
de fantasmes nouveaux dans une vie jusque là très sage de cadre BCBG.
Hanté par des fantasmes de soumission, je m’étais donc mis en quête d’une
Maîtresse capable de m’initier. Ce n’est pas ce qui manque sur le web !
Pourtant je mis du temps à faire mon choix : je ne savais pas trop ce que je
voulais, je ne voulais rien de violent ni vulgaire, je voulais trouver une
certaine sensualité, du cérébral, pas de la douleur, mais éviter aussi les
dominas prétentieuses qui se prennent pour des agrégées de philo.
Finalement j’en repérai une. Le contact au téléphone m’avait paru bon :
simple et direct mais quand même aimable.
A l’arrivée au RV j’étais tout de même bien stressé, le cœur battant, très
anxieux de la façon dont ça se passerait. Quand elle ouvrit la porte je ne
fus pas déçu : c’était vraiment une femme superbe, un corps très sensuel
gainé de la tenue en latex traditionnelle des dominas et chaussée de grandes
cuissardes noires.
Elle a vite senti mon anxiété et après quelques propos badins pour me
détendre m’a ordonné rapidement de me déshabiller, sauf le slip. La suite de
la séance fut bien classique : elle me fit longuement embrasser ses pieds,
me fit ramper par terre, puis après avoir joué sur mon sexe avec ses talons,
m’a fait mettre à quatre pattes et retirer mon slip. Je ne savais alors plus
du tout où j’en étais… Ce n’est que lorsque je la vis mettre un gant de
latex que je compris où elle en arrivait.
Elle commença alors à me doigter l’anus d’une main, lentement puis
profondément, tout en tenant fermement ma tête contre elle …Quant à moi je
découvrais un plaisir nouveau, que je n’arrivais pas à comparer à autre
chose. Je couinais de plaisir et mon érection en devenait douloureuse.
Quand elle estima que j’étais prêt, elle se releva, se mit rapidement un des
godes ceinture qu’elle avait (sans doute le plus petit), y enfila un
préservatif et se replaça à genoux derrière moi.

- Tu m’as excitée espèce de petite pute, tu vas comprendre maintenant…
- Oui…Maîtresse mais doucement, je suis vierge
- Tu crois que je ne m’en suis pas rendue compte, pauvre conasse ?

Et sans me laisser le temps de répondre elle me pénétra.
J’étais en train de me faire sodomiser ! Mon anus suffisamment dilaté ne
résista pas ; malgré une douleur fugitive mon plaisir fut immédiat. J’en
demandais encore, agrippant ses jambes avec mes pieds, remuant ma croupe, ce
qui l’excita apparemment beaucoup.
Je lui demandai enfin l’autorisation de jouir, ce qu’elle accepta, et
j’explosais littéralement dans ma main…

2
Je pensais après cette séance avoir enfin accompli mon fantasme et donc
gagné une certaine sérénité.
Grave erreur.
Ce besoin d’être pris, possédé à nouveau devint obsessionnel.
Je recontactai ma Maîtresse.
Elle me dit qu’elle était très contente de moi et qu’elle acceptait de me
revoir, mais que cette fois je devais arriver au RV après avoir enfilé des
bas sous mon pantalon…
Rien que sentir les bas sous mes vêtements pendant le trajet m’agita
terriblement et j’arrivai chez elle, non seulement sans l’anxiété de la
première fois, mais déjà très excité.

Je me retrouvai donc à nouveau debout, face à elle vêtu seulement d’une
paire de bas et d’une paire de chaussures à talons aiguilles qu’elle m’avait
prêté.
Il n’y eut pas les préliminaires de la première fois. Elle me fit rester
debout face à elle, assise sur son canapé. J’étais très inconfortable sur
ces chaussures, mais encore plus excité. Après m’avoir contemplé ainsi
pendant quelques minutes en jouant avec mes testicules avec la pointe de sa
botte, elle alla à nouveau chercher son gode ceinture.

- Puisque tu veux être une pute déclara-t-elle, il faut apprendre à faire
ton boulot. A genoux devant moi, tu vas me montrer comment tu suces.

J’obtempérai évidemment.
Elle joua ainsi avec son gode sur mes lèvres, puis me l’enfila profondément
en me tenant fermement la tête. J’hoquetai et bavai, alors elle se dégagea
et me gifla.

- C’est nul, espèce de chienne, tourne toi, tu ne mérites que de te faire
enculer !

Je demandai pardon d’une voix un peu étranglée.
Je n’aimais pas beaucoup l’impression de cette tige de caoutchouc dans la
bouche et je me dis que le sexe d’un homme devait finalement être moins
désagréable…mais j’écartai cette pensée un peu honteusement.
La séance se poursuivit comme la fois précédente, mais elle me sodomisa plus
longtemps, plus profondément aussi et avec un peu moins de précaution.
Lorsque je demandai à jouir elle ne m’autorisa pas. Elle me retourna
d’abord, fit soulever mes jambes et me repénétra de face.

- Maintenant tu peux jouir, dit elle, mais je veux que tu bouffes ton
sperme, tu dois apprendre quel goût ça a.

Cette dernière déclaration m’acheva. Elle m’obligea alors à
récupérer tout mon sperme avec mes doigts et à les lécher. Je n’eus pas le
droit de me doucher et je sortis encore plus secoué que la première fois.

3
Dès lors revoir ma Maîtresse devint une idée fixe.
La troisième séance ressembla à la seconde, sauf qu’elle m’attacha les
poignets de façon que je ne puisse pas me masturber pendant la sodomie. Je
me rendis compte aussi qu’elle avait changé la taille du gode depuis la fois
précédente : il était un peu plus gros et plus  » formé  » également.
Elle réussit ainsi à me faire jouir sans que je me touche, uniquement en me
parlant pendant qu’elle me besognait.

La quatrième séance marqua le vrai changement. D’abord je dus mettre de
vrais bas sous mes vêtements, avec porte jarretelles et culotte string en
dentelle. J’arrivais donc encore plus secoué chez elle.
Lorsqu’elle m’ouvrit sa porte je constatai déjà qu’elle avait abandonné sa
tenue de domina pour une petite robe moulante, aussi sexy, mais plus  »
civile « .
C’est en entrant dans son séjour que j’eus un choc.
Il y avait déjà un autre type : la cinquantaine, assez classe, un peu
bedonnant, assis sur le canapé, en costard-cravate.
Ma Maîtresse m’expliqua qu’il s’agissait d’un ancien soumis un peu voyeur.
Elle ne me demanda pas mon accord pour démarrer la séance devant ce type qui
devait être aussi un amant et que je devais appeler Monsieur.
Il y eut donc les préliminaires devant le canapé : debout, en escarpins à
talons aiguilles, bas, porte jarretelles, mains attachés dans le dos. Elle
joua, comme à son habitude avec mon sexe qui débordait de la culotte, de la
pointe de son pied. Le plus curieux est que je ne me sentais pas du tout
gêné par la présence du type. Lui par contre avait l’air d’apprécier le
petit jeu, et je l’aperçus bien à travers le pli de sa braguette qui
gonflait…
Je me rendis toutefois compte que Monsieur n’était pas seulement voyeur.
Quand ma Maîtresse me demanda de me mettre à genoux devant elle, je vis bien
que ce n’était plus pour honorer ses pieds : elle avait saisi le sexe que
Monsieur avait enfin sorti, bien raide et droit, et le tenait par la base de
la hampe. Le message était assez clair, mais elle crut bon de le confirmer :

- Tu vas me montrer si ton éducation est suffisante aujourd’hui : tu vas
sucer Monsieur, bien sûr, mais attention, tu ne dois pas le faire jouir.

Je n’avais jamais eu le moindre rapport homosexuel auparavant ; comme
beaucoup de gens  » normaux  » il s’agissait pour moi de quelque chose de
franchement écoeurant. Pourtant je n’étais plus en état de contester et puis
la pensée du gode dans la bouche me revenait et je voyait bien qu’il
s’agissait d’une suite logique. Comme j’avais toujours les mains liées,
Maîtresse guida ma tête et Monsieur enfila doucement sa bite entre mes
lèvres.
C’est vrai que c’était meilleur que le gode !
Je tentai maladroitement un va-et-vient avec ma tête, mais m’étranglai et ça
ne plut pas à Monsieur qui demanda d’une voix grave que ma Maîtresse détache
mes mains pour que je puisse être plus stable. Je pris donc appui sur ses
cuisses et d’une main maintint son sexe. C’était beaucoup mieux et le pire
c’est que j’y prenais goût ! Monsieur avait l’air désormais satisfait.
Tellement que je craignis de le faire jouir et me retirai rapidement. Mais
Monsieur grogna :

- Dis donc salope, tu n’as pas à t’arrêter comme ça, allez !

Et je le repris. Naturellement il ne tint pas longtemps et le pire arriva :
une première secousse m’indiqua qu’il était trop tard, je sentis un jet
chaud dans le fond de ma gorge, puis une succession de giclées qui me força
à me retirer pour recracher avant de m’étrangler.
Je n’avais pas vu pendant ce temps là que ma Maîtresse s’était harnachée son
gode sous sa petite robe qu’elle avait relevée.

- Cochonne, salope, je t’avais dit de ne pas le faire jouir, maintenant tu
vas payer !

Moi, bavant et hoquetant je n’arrivai pas à répondre ; et puis je bandais
comme un fou !
Pendant que Monsieur se levai et retirai son pantalon, elle me gifla deux
fois, me jeta par terre, et sans ménagement, saisissant ma croupe et
déchirant ma culotte me pénétra brutalement.
Je poussai un cri de douleur, mais une fois possédé, je ne dis plus rien. Je
compris en voyant que Monsieur se branlait à nouveau ce qui allait suivre.
Il y eut d’abord une première étape où, je dus refaire bander Monsieur en le
suçant pendant que ma Maîtresse s’appliquer à me dilater suffisamment. Cette
double possession de mon corps me rendit fou, je n’avais toujours pas joui…
Puis ma Maîtresse se retira et Monsieur prit naturellement la place après
avoir enfilé son préservatif. Je le sentis à peine rentrer.
Cette séance durait trop et je commençais à fatiguer. Le fait de me faire
enculer par un type ne me faisait plus rien du tout… Ma Maîtresse était
partie se rasseoir et nous contemplait en fumant une cigarette. Au bout de
quelques minutes, Monsieur re-jouit dans un grognement contenu. En se
retirant, alors que j’étais encore à quatre pattes devant lui, il eut un
petit geste qui me fit sursauter : il attrapa doucement mes testicules et
les pressa. Ce fut comme une décharge et j’éjaculai lamentablement par
terre.

Epilogue
Après cette séance, ma Maîtresse devint ma seconde vie. Non pas honteuse,
mais terriblement épanouissante. Je la retrouvai tous les quinze jours. Elle
ne chercha pas à me travestir plus, elle préférait laisser ma virilité pour
mieux l’humilier.
La plupart du temps désormais les séances se déroulaient avec un autre type
; une fois elle avait fait venir une très belle transsexuelle , encore bien
montée pourtant qui me sodomisa plus brutalement que les autres, comme s’il
s’agissait d’une vengeance sur les hommes  » normaux « .
Je ne pense pas être devenu homo ou bi : ce que je fais là c’est pour ma
Maîtresse, même si je reconnais y prendre un plaisir croissant.

Je n’imagine pas de ne plus voir ma Maîtresse. Je ne l’aime pas, je la
crains, mais je ne peux pas me passer d’elle.

C’est j’imagine ce qu’on appelle être esclave.

Ce contenu a été publié dans Histoires, Récits, avec comme mot(s)-clef(s) , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>