Mes supplices (2e épisode) par Anne_M

Vous ai-je déjà dit que Philippe prétend que j’ai des jambes de mannequin ?
Mais je ne sais pas si, dans sa bouche, c’est vraiment un compliment.
C’est vrai que je suis toute mince, presque maigre même. Je trouve mes
longues jambes plutôt pas mal pourtant. Mais quand il parle de « jambes de
mannequin », je sais que Phil pense plus spécialement à mes cuisses dont
l’intérieur est, c’est vrai, un peu creux, par manque de graisse. Mais au
moins, quand je marche très vite, je n’ai pas, comme certaines (n’est-ce
pas, Fabienne !?), les cuisses qui frottent l’une contre l’autre et qui
s’échauffent (private joke).
Ce détail de mon anatomie fait que, même en serrant les genoux très fort
l’un contre l’autre, il subsiste toujours un écart important, un espace
ouvert entre mes jambes, en haut, au niveau du sexe.
Moi, je trouve ça charmant. Sous le triangle foncé de mon pubis (poilu,
comme le savez maintenant), cela permet à l’abricot fendu de ma vulve de
s’afficher fièrement, de s’épanouir, sans être comprimé par de disgracieuses
adiposités.
Comme toutes les filles menues, j’ai le sexe légèrement proéminent, mais je
l’estime très harmonieusement dessiné. Mes grandes lèvres charnues et
épaisses cachent jalousement leurs petites sœurs rosées, très peu ourlées.
Et au sommet de ma fente bien fermée, l’étui cylindrique de mon clitoris se
devine à peine.
Philippe, qui est décidément très savant en matière d’anatomie féminine,
affirme aussi que je dois avoir des glandes de Bartholin en parfait état de
fonctionnement. Ah bon !? Jolie périphrase pour expliquer que je mouille
beaucoup avant et pendant l’orgasme.
Avant de passer dans notre « donjon », il nous arrive de visionner sur
l’écran du Mac l’une ou l’autre série de photos téléchargées à partir
d’Internet. Ce visionnage se fait toujours à la sortie de la salle de bains,
contiguë, à l’étage, du bureau privé de Phil. Je suis donc déjà toute nue.
Phil s’assied à sa table de travail, sur le fauteuil à roulettes. Il porte
son éternel jeans bleu clair et, aujourd’hui, un tee-shirt noir. Son
« esclave soumise » (c’est moi, enfin, en principe…) s’assied à califourchon
sur sa cuisse droite. Les grandes lèvres de ma vulve s’écartent et embrasent
à pleine bouche le tissu du jeans… Délicieux baiser !
Son bras droit m’entourant la taille, maniant la souris du Mac de la main
gauche, Phil me fait voir ses « trouvailles » récentes : quelques jolis
modèles, des « playmates », des « pornstars ». Mais ce qu’il préfère, ce
sont les « damsels in distress », les « helpless heroines », bondagées et
torturées. Ces images, parfois hallucinantes de perversité et de cruauté, me
font souvent grand effet à moi aussi. Au bout de quelques minutes, je sens
sous moi une petite auréole humide s’élargir sur la jambe du jeans de Phil
(les glandes de Bartholin, encore elles !). Et lui, il me commente les
images, sur un ton neutre, sans excitation apparente, de manière très
technique. Il m’explique que sur cette rousse suspendue par les pieds,
jambes écartées, une « crotchrope » aurait été du plus bel effet, ou que
cette autre blonde pulpeuse en « hogtied » est vraiment bandante.
Ah oui, pardon ! C’est vrai que le vocabulaire du bondage est très
américanisé. Pour les non initiés, une « crotchrope » (ou « corde
d’entrejambes ») est une cordelette doublée, enfoncée profondément dans la
raie des fesses et dans la fente du sexe, et qui pince le clitoris (j’y ai
droit parfois !). Le « hogtied » est le ligotage dans le dos des poignets et
des chevilles tous les quatre ensemble (ça aussi, j’y ai droit !).
Les images défilent… Tiens, encore elle ! Phil me montre aujourd’hui les
dernières photos qu’il a téléchargées d’un de ses modèles préférés, une
brunette tchèque aux yeux gris-vert, aux formes assez « pneumatiques »,
nommée Regina Hall (à ne pas confondre avec l’actrice noire américaine du
même nom, qui a joué dernièrement dans « Scary Movie » et dans « Ally
McBeal »).
Comme à chaque fois que cette donzelle apparaît dénudée, Phil soupire d’aise
(pour m’énerver). Je me demande combien de fois par semaine, il peut se
masturber devant l’image de son idole…
Très franchement, je dois reconnaître que cette fille est toute à fait
ravissante, avec sa croupe bien pleine, mais sans lourdeur, et sa poitrine
rebondie. La belle a, en revanche, le minou glabre sur les photos. Je
m’engouffre dans la brèche :
– Tu aimes les filles rasées maintenant ? c’est nouveau ça !
– Mes goûts n’ont pas changé, répond-t-il, mais je trouve qu’elle a le
plus charmant visage du monde.
Mais c’est pas vrai ! Il en est vraiment amoureux de cette jolie garce qui
se branle maintenant sur l’écran avec un godemiché rose fluo.
Je contre-attaque :
– Un charmant visage ? Mais elle a le nez bossu !
L’arête de son nez n’est pas tout à fait rectiligne (la mienne l’est !),
mais de là à parler de nez bossu, il y a effectivement de la marge.
– Mais, tais-toi, Anne, tu n’y connais rien !
Il a dit « Anne », pas « ma puce » ou « chaton ». Il s’énerve ou fait
semblant de le faire. J’entre dans le jeu en m’en prenant maintenant à la
poitrine de Regina, qui agite toujours dans son vagin le pénis en plastique.
– Avoue quand même qu’elle a les seins qui tombent. Au test du crayon,
elle est recalée à tous les coups.
Là, j’ai été trop loin !
– Lève-toi ! ordonne dit-il, d’un ton courroucé.
Il fait pivoter le fauteuil d’un quart de tour. Je me relève. Il se lève
derrière moi, en repoussant le siège. Avant que j’aie eu le temps de lui
faire face, il me saisit par les cheveux.
– Aïe ! Phil, tu me fais mal !
– Tu es là pour ça, non ? me répond-t-il durement.
Est-ce qu’on est encore en train de jouer au maître et à l’esclave, ou bien
est-ce qu’il est réellement fâché ? La trouille me prend au ventre. En deu
ans de pratiques sado-masochistes, Philippe a su chaque fois maîtriser ses
pulsions profondes. Je lui voue une confiance aveugle en me livrant pieds et
poings liés, au sens propre du terme, à ses fantaisies sexuelles. Nos jeux
n’ont jamais « dérapé » jusqu’ici. Mais si c’était le cas aujourd’hui

Me tirant toujours douloureusement les cheveux en arrière, il me pousse dans
le dos de l’autre main vers le couloir. Je gémis : il me fait vraiment mal !
Je manque de peu de heurter de la tête le chambranle de la porte de notre
« salle de torture ». Aussitôt franchi le seuil de la pièce, son étreinte se
relâche…
Je me retourne, livide, plus pâle que d’habitude, si c’est possible. Et Phil
me sourit, de l’air du type qui vient de faire une bonne blague. Bien sûr,
qu’il plaisantait, je le lis immédiatement dans ses yeux. Pour la forme, je
proteste :
– Tu m’as fait peur, méchant !
Et, en massant mon cuir chevelu endolori, j’ajoute :
– Et tu m’as fait vraiment mal !
Quelle conne ! Comme si ce n’était pas cela que j’étais venue chercher.
Phil pose ses deux mains sur mes joues, m’attire à lui, et nous nous
embrassons.
– N’empêche, reprend-t-il, que tu mérites une bonne correction pour avoir
insulté Gina.
Ah, il en est déjà au diminutif avec elle ! Mais, bon sang, voilà que je
deviens vraiment jalouse de cette pin-up racoleuse !
Cette fois, dans notre « donjon », seul le mur à droite de la porte est
recouvert d’une grande tenture de teinte bleu ciel. Du plafond, à un mètre
environ devant ce mur, pend une corde unique, toujours terminée par le
mousqueton en métal.
Phil m’oblige à m’agenouiller sur le parquet, au centre de la pièce. Et la
« victime » frêle et consentante que je suis entre ses mains se laisse
attacher aux poignets et aux chevilles les bracelets de cuir noir doublés de
feutrine.
Penché derrière moi, il passe rapidement une cordelette de nylon dans les
demi-anneaux des bracelets de mes poignets et les lie ensemble dans mon dos.
En appuyant des deux mains sur mes épaules, Phil me force à m’allonger sur
le dos. Il me contourne, attrape mes pieds et soulève mes jambes. Il
repousse alors mon corps étendu en le faisant glisser sur le parquet ciré,
jusqu’à ce que le sommet de mon crâne vienne heurter la plinthe du mur drapé
par la tenture bleue.
Il relève mes jambes un peu plus. Le mousqueton de la corde pendante est
cliqué sur les demi-anneaux d’acier des bracelets de mes chevilles.
Je reste ainsi quelques secondes, les jambes en l’air, mi-fléchies. Sous
moi, mes mains entravées posées au sol, paumes vers le haut, reçoivent mes
fesses dans leur creux. Tournant la tête à gauche et à droite, je suis des
yeux les va-et-vient de Phil, qui rassemblent les instruments de ma
« correction ». Il pose à côté de moi une sorte de grand carquois en toile
écrue, qui tient debout tout seul. J’ai compris…
Du carquois, dépassent plusieurs poignées gainées de cuir qui appartiennent
à des sticks en bois, à des baguettes flexibles en métal, à des cravaches et
autres badines, bref à toute une panoplie d’instruments bien cinglants.
Phil s’est saisi de l’extrémité libre de la corde et tire maintenant dessus.
Mes jambes se tendent, mes doigts perdent le contact avec mes fesses, qui
s’élèvent à cinquante ou soixante centimètres au-dessus du sol. La traction
de mon corps vers le haut fait glisser ma tête, mes épaules et mes bras sur
le parquet vers l’avant. Ma nuque se courbe et j’ai alors le menton contre
le haut de la poitrine.
Ma position, et surtout celle de mes fesses, est bonne. Mon « bourreau »
noue à un anneau la corde qui me suspend.
Prenant appui sur le triangle que forment mes épaules et mes bras attachés,
le reste de mon corps pendu se balance mollement et ondule au bout de la
corde. Mon petit cul ainsi placé est parfaitement offert aux coups qui vont
s’abattre inexorablement sur lui. Et, en fait, il les attend impatiemment.
Phil prend une première série de photos, surtout des gros plans de mes
parties intimes exposées. Si je suis encore capable de m’asseoir à son
bureau après la séance, je les visionnerai tout à l’heure.
Il s’agenouille face à moi. De ses ongles, il parcourt l’arrière de mes
cuisses tendues, puis les rondeurs de mon fessier. Arrivé à la hauteur de
mon anus, il accentue avec ses pouces l’écartement de ma raie, de façon à
découvrir le plissement bistre de l’œillet qui s’y dissimule. Je m’abandonne
déjà toute entière au plaisir de ce massage. Je gémis quand l’index de sa
main droite se pose sur le capuchon de mon clitoris. Le doigt inquisiteur
s’enfonce entre mes grandes lèvres, s’insinue dans la fente moite de mon
sexe, l’explore doucement et s’arrête à la commissure inférieure de ma
vulve. Le majeure rejoint alors l’index et tous deux s’introduisent d’un
coup dans mon vagin. Je frisonne. En même temps, son pouce distend
l’ouverture élastique de mon anus et pénètre résolument en moi…
Les doigts de Phil s’activent. Le viol simultané de mes deux orifices
m’amène déjà au bord de la jouissance. Mais mon ami sait faire durer le
plaisir, mon plaisir, et il ôte sa main de mon sexe. Il me contourne,
s’approche de mon visage et présente sous mon nez ses doigts trempés par mon
excitation. Je hume les yeux mi-clos le parfum douceâtre de mon lubrifiant
vaginal et l’odeur plus âcre et corsée de mes sécrétions rectales.
Phil se redresse et, en agitant les doigts de sa main souillée, il me
lance :
– Bon, on va nettoyer tout ça avant se poursuivre !
Et en franchissant la porte de la chambre, il me fait :
– Toi, tu ne bouges pas.
Évidemment ! Où veut-il que j’aille, attachée et suspendue comme je le
suis ! Je soupire. Je tortille mes épaules pour leur trouver une position
plus confortable. Pliant les coudes, je ramène mes mains contre mon dos,
pour me soutenir et soulager un peu la traction du poids de mon corps sur
mes chevilles entravées. Je fais gigoter mes orteils et les ouvre en
éventail pour faire circuler le sang dans mes pieds.
Bruits d’eau dans la salle de bains, au bout du couloir. Phil doit se laver
les mains.
Quand il revient dans notre « salle de torture », je rabaisse mes mains sur
le sol, paumes contre le parquet.
Phil tient une grosse éponge rectangulaire, imbibée d’eau tiède, qu’il passe
sur mes fesses. Il prétend que, pendant une flagellation, le son rendu par
la peau mouillée, ou simplement humectée, est plus « claquant », et donc
plus érotique. Quel perfectionniste, celui-là

Dans le carquois, Phil a choisi une longue badine en bois, grosse à peine
comme mon petit doigt, dont il teste la souplesse, comme le ferait un
escrimeur avec son fleuret avant l’assaut.
Il se place à ma droite. Je fronce les sourcils, je serre les dents, je
retiens ma respiration dans l’attente du premier coup. Mais celui-ci ne
vient pas. Phil a posé la badine en travers sur mes deux fesses. Il fait
glisser la longue tige sur ma peau sans défense, comme s’il maniait un
archet. L’extrémité arrondie et polie de la badine pointe ensuite vers mon
sexe, trouve son sillon et le suit, sans essayer vraiment d’y entrer,
jusqu’à l’anus. L’instrument picote la chair autour de mon petit trou
plissé.
Phil change de main et présente la baguette à plat sur ma fente qui, sous la
pression, s’ouvre et engloutit la tige. Petits mouvements de va-et-vient de
la badine entre mes petites lèvres, qui se gonflent déjà, et sur l’entrée de
mon vagin. Les yeux fermés, je souris béatement.
Mon ami n’attendait que cet instant de relâchement. Le premier coup claque
sur ma fesse gauche, avec un « flac ! » sonore et humide. Je sursaute. Le
temps de crier « ouaille ! », le deuxième coup strie ma fesse droite. De sa
main gauche, Phil me tient par le mollet. De l’autre, il me flagelle le cul
en cadence. Je gémis, je crie, je ris. Mes pieds s’agitent et tout le reste
de mon corps est comme pris de convulsions. Au bout de la corde, je me
débats frénétiquement. Et pourtant je suis heureuse. Mon petit cul rougi me
brûle, mais c’est un feu d’une autre nature qui s’est allumé dans mon
bas-ventre…
Un coup d’une violence extrême s’abat sur mes deux fesses en même temps.
Tous les muscles de mon corps se sont contractés en même temps. La douleur
fulgurante me fait monter instantanément les larmes aux yeux. Je hoquette :
– Non, arrête ! C’est trop fort !
Phil s’agenouille près de ma tête.
– Pardon, ma puce, je voulais tester ta résistance.
– Et bien, là, c’est trop fort ! Je suis sûre que je saigne maintenant.
Phil jette un coup d’œil rapide à mon cul martyrisé. Puis, tout en essuyant
de son pouce les quelques larmes qui coulent sur mes joues, il me déclare
avec un grand sourire :
– Je vois bien un liquide couler, mais ce n’est pas du sang.
Je comprends ce qu’il veut dire. Je lui souris à mon tour. Sous l’orage des
coups, je me suis mise à mouiller de plus belle. Et le trop-plein de ma
sécrétion intime, qui a commencé à perler à la commissure de mes grandes
lèvres dès le début de la flagellation, s’écoule maintenant en un filet
visqueux qui vient engluer mon anus.
Philippe dépose un baiser mon front trempé de sueur, puis il se relève.
J’ai fermé les yeux. Ainsi suspendue, tête en bas et pieds en l’air, j’ai
les oreilles qui commencent à bourdonner et le sang bat furieusement dans
mes tempes. J’entends pourtant distinctement les déclics de l’appareil photo
indiscret et impudique. Pourvu que personne d’autre que nous ne voie jamais
ces images de moi !
Phil décide de continuer à s’amuser un peu avec son esclave sexuelle
préférée (et unique j’espère). Je l’approuve mentalement. La vague de
jouissance que j’avais senti monter a reflué tout au fond de mon sexe. Je
veux pourtant jouir sans tarder.
D’une petite voix, dont le ton presque suppliant m’étonne moi-même, je
demande :
– Frappe-moi encore, s’il te plaît.
– C’est demandé si gentiment qu’on ne peut qu’obéir, me répond Phil.
La badine en bois s’en prend à mes cuisses, épargnées jusqu’ici. Ce sont des
séries de quatre coups successifs : trois petits attouchements rapides,
comme pour préparer la chair à recevoir immédiatement après un impact franc,
beaucoup plus appuyé celui-là. Clic, clic, clic… Claaac !!! Mon corps a
recommencé à danser et à onduler. Je pousse des « ouh ! » et des
« hummm ! ».
Les coups sonores continuent à pleuvoir sur mes parties exposées un bon
moment, puis l’orage s’interrompt brusquement.
L’esprit embrumé par une délicieuse souffrance, je suis parfaitement
incapable de dire depuis combien de temps je suis attachée.
Phil a repris l’éponge humide et la passe doucement sur ma peau tannée. Bon
sang, j’ai l’impression d’avoir la chair à vif !
– Tu es sûr que je ne saigne pas ?
– Non, ma puce, répond-t-il, mais tu mouilles de manière incroyable.
Je sens alors une pointe de l’éponge passer et repasser plusieurs fois sur
mon sexe, puis venir titiller mon anus par un petit mouvement circulaire.
Mon œillet s’ouvre sous cette caresse…
– Parfait, dit Phil en se relevant.
Il change d’instrument. Je le vois prendre en main une cravache qu’il a
achetée, il y a quelques mois, chez un sellier. C’est une tige flexible,
longue comme le bras, terminée par une étroite languette de cuir, repliée en
une boucle aplatie.
Phil passe d’abord la main sur la raie de mes fesses, comme pour la
rassurer. Ce sont ensuite quelques petits tapotements avec la langue de la
cravache sur mon anus refermé. Cela produit des « plic, plic ! » amusants.
Puis le contact du cuir souple contre mon œillet contracté se fait plus
fort, plus impérieux. Le son change quand mon anus se relâche sous l’assaut
et s’ouvre à nouveau. Ploc ! Ploc ! Ploc !
L’orgasme, qui s’était retiré loin à l’intérieur de mon vagin, se réveille.
La languette de cuir s’est insinuée dans la fente de mon sexe et en écarte
les bords. Je sens mon clitoris se gonfler de sang, son gland luisant pointe
à l’extrémité ouverte de son étui de chair. Phil, d’un mouvement rapide et
continu du poignet, fait clapoter l’extrémité souple de la cravache sur mon
bouton en érection.
Je halète. Mes genoux s’écartent autant qu’ils le peuvent malgré mes
chevilles entravées. Mon ventre se creuse. Tandis qu’une décharge électrique
me parcourt l’échine vers la nuque, une onde de jouissance part du plus
profond de mon vagin et se rue vers l’extérieur, emportant tout sur son
passage. Quand l’orgasme me secoue, j’ai l’impression que ma vulve explose
littéralement et éclabousse toute la pièce avec les gouttelettes de ma
liqueur de femme comblée.
Phil, qui a arrêté le titillement de mon clitoris quand il m’a vue
« partir », laisse échapper un « waw ! » de surprise. Toute modestie mise à
part, le spectacle a dû être grandiose !
Il paraît comme j’ai hurlé comme une louve. Mon corps, toujours agité par
les spasmes résiduels de l’orgasme, se détend peu à peu…
Dans ma demi-torpeur, j’aperçois maintenant Phil qui, debout devant moi,
face à mes jambes tendues toujours attachées, se masturbe avec vigueur. Son
jeans est tombé sur ses chevilles. Il a gardé son tee-shirt. Son pénis
raidi, légèrement recourbé, pointe vers moi. Les doigts de sa main gauche,
repliés en forme d’étui sur l’extrémité gonflée de son membre, font rouler
la peau du prépuce. Selon sa technique habituelle, Phil décalotte et
recalotte alternativement son gland avec un rythme tout d’abord lent, par un
mouvement d’avant en arrière de tout son avant-bras. Il ne me voit plus. Il
ne regarde que son sexe durci qui se cabre et tressaute sous sa propre
caresse. Le mouvement s’accélère ensuite et adopte un « rythme de
croisière » effréné. Tour à tour, l’orifice plissé du prépuce se referme sur
le bout de la verge et l’avale ; puis le fourreau de peau, tiré en arrière,
se distend et laisse jaillir le gland violacé et lubrifié.
Sa respiration se fait plus forte, plus rapide. Le feu dévorant de l’orgasme
s’est allumé aussi en lui. Tantôt, les jambes mi-fléchies, il est courbé en
avant par le plaisir qui monte. Tantôt, tout son corps se bande comme un arc
et se cabre.
Il grogne, il râle. Le mouvement de son bras s’est sensiblement ralenti.
Trois doigts de sa main se sont ouverts en éventail, et c’est uniquement
avec l’anneau formé par son pouce et son index qu’il poursuit le massage
voluptueux de son gland, maintenant complément décalotté.
Je guette le déchaînement de sa jouissance. Ses jambes jusque-là presque
jointes, s’écartent et se tendent. Son bas-ventre est pris de soubresauts
convulsifs, incontrôlés et incontrôlables. Le dos creusé, la tête en
arrière, la bouche grande ouverte, il éjacule dans un râle sourd et profond.
Le jaillissement du sperme est intense et répété. Le gland, étranglé à sa
base par le prépuce roulé, projette quatre ou cinq jets libérateurs, avec
des « fssssss » tout à fait audibles.
Le sperme de Phil a éclaboussé mes mollets et les traînées blanchâtres s’en
écoulent lentement sur ma peau.
Mon ami est tombé à genoux, son sexe palpitant toujours au creux de sa main.
Il continue à se caresser pour prolonger encore et encore le plaisir…
Tout à l’heure, sous la pluie tiède de la douche que nous prendrons en
commun, je pense que je remercierai Philippe de tant de bonheur par une
fellation gourmande comme il les aime, l’un de mes doigts s’égarant dans son
anus.
En sortant de chez Phil, mon petit postérieur, nu sous mon jeans, me
rappelle de passer à la pharmacie de la Grand’Place, pour y acheter un
nouveau tube (le grand modèle !) de crème adoucissante pour les peaux
« irritées ». Et comme à chaque fois, ce grand dadais d’apothicaire me
demandera :
– Des petits soucis dermatologiques, Mlle Mulder ?
– Rien de grave, M. Gallet, quelques rougeurs…
S’il savait…

Et bien, amis lecteurs, la littérature érotique est un art difficile,
surtout pour une débutante en la matière comme moi. Mon style est
certainement imparfait, certaines de mes expressions sont probablement mal
choisies. Mais l’important est que je prends vraiment beaucoup de plaisir à
cette rédaction, moi pour qui l’écriture d’une simple carte postale de
vacances relève de la pire des corvées.
Mais quand on « possède » bien son sujet, les mots viennent facilement…
À bientôt, sûrement…
Anne M.
Avril 2002

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