Jade, la femme (Jade 3) par Roland C

Les faits que je vais vous raconter se déroulent quelques mois après ceux
relatés dans mon récit  » Videur dans un boite gay « . (non publié sur ce
site)

A l’époque je travaillais dans une boutique de bande dessinée. Même si cela
ne payait pas très bien, je dois reconnaître que c’est un boulot qui me
plaisait. J’aime bien la BD, et l’ambiance de la boutique, que ce soit au
niveau des collègues ou des clients, était vraiment bonne. Avec certains de
nos plus fidèles clients nous formions une belle bande de passionnés, une
bande dans laquelle je m’étais tout de suite bien intégré. Un soir en
sortant du boulot j’ai eu une surprise de taille, une jeune femme
m’attendait devant la boutique. Une mignonne asiatique d’une vingtaine
d’années, un peu maigrichonne, mais plutôt jolie. Sa petite robe estivale et
ses mouvements gracieux lui donnaient une certaine classe et mettait son
corps mince en valeur. Le plus remarquable était probablement ses beaux yeux
noirs, à l’expression innocente, qui ressortaient dans son visage fin et
doux. Il n’y avait aucun doute, c’était Juliette qui réapparaissait, après
avoir disparu de ma vie un an auparavant.

Pour ceux qui n’ont pas lu les deux précédents textes de cette série, voici
un petit retour en arrière. J’ai fait la connaissance de Juliette un an
auparavant, alors que je travaillais comme vendeur dans un sex shop. Elle se
prostituait, sous le surnom de Jade, devant la boutique, et au fil des
semaines nous avons sympathisé puis sommes devenus amants. Pendant un
certain temps nos relations sexuelles se résumèrent aux fantastiques
fellations qu’elle me faisait. Un peu plus tard je compris, avec stupeur,
pourquoi elle me refusait son sexe. Jade était un transsexuel inachevé, ce
fut un sacré choc pour moi, qui me suis toujours considéré comme un hétéro
pur et dur. Malgré cela je fis l’amour avec elle / lui, le / la sodomisant
avec un mélange de délice et de culpabilité. Quelques semaines après cela
Juliette disparaissait en me laissant un mot m’expliquant, qu’ayant réunit
la somme nécessaire, elle/ il allait devenir enfin une femme.

C’était donc Juliette qui se tenait là, devant moi, avec une mine éclatant
et un sourire magnifique. Je suis resté immobile à la regarder sans savoir
ce que j’allais faire. Ce sont mes deux collègues qui m’ont sorti de ma
stupeur en se moquant de moi.

 » Hé Roland, tu dors. C’est toi que vient voir cette jolie demoiselle ?  »

Le second renchérit.

 » Si tu restes comme ça, moi je l’emmène dîner.  »

Visiblement il / elle leur faisait de l’effet, un effet terrible. Moi
j’étais en train de rougir d’embarras, je ne savais vraiment pas quoi faire.
Paradoxalement c’est Juliette qui me sorti de mon embarras.

 » Alors Roland tu me présente ?  »
 » Oui, oui euh… Christian, Etienne, je vous présente Juliette… Une très
bonne amie. Juliette, mes collègues de travail. »

Mes deux compères répondirent en cœur.

 » Enchanté de faire ta connaissance Juliette.  »
 » Enchantée messieurs. Ca ne vous dérange pas si je vous pique Roland tout
de suite ?  »

Elle ajouta avec un clin d’œil.

 » Ca fait très longtemps qu’on ne s’est pas vu.  »

Pendant qu’Etienne pouffait de rire, Christian répondit à Juliette avec un
sourire complice.

 » Pas de problème mademoiselle, de toute façon on ferme.  »

Il ajouta, en me mettant une grande claque dans le dos.

 » Vas-y Don Juan, bonne soirée.  »

Je me suis donc dirigé vers Juliette, puis nous avons marché vers la station
de métro par laquelle je passais habituellement pour rentrer chez moi.

 » Ca va Roland ? T’as l’air d’avoir vu un fantôme.  »
 » Oui, c’est exactement ça, j’ai failli tomber à la renverse.  »

Et je me suis mis à rire bêtement, puis aux éclats, d’un rire qui s’est
communiqué à Juliette. Nous avons tellement ri qu’ils nous a fallu nous
arrêter pour reprendre notre souffle.

 » T’as pas changé Roland, toujours aussi drôle.  »
 » J’espère bien.  »
 » Moi par contre j’ai changé pour de bon.  »

Elle me tendit un papier, sorti de son sac à main. C’était un compte rendu
du dernier examen de contrôle qu’elle avait subi, suite à l’opération qui
avait fait d’elle une femme. La conclusion du compte rendu était que
l’opération était un succès total.

 » Tiens j’ai aussi ça.  »

C’était une carte d’identité à son nom indiquant un sexe féminin.

 » Félicitation Juliette. Tu as enfin réalisé ton rêve, je suis heureux pour
toi.  »

Elle me regarda avec une certaine timidité que je ne lui connaissais pas.

 » Tu pourrais m’héberger chez toi pendant quelques jours ? Là je suis un peu
à la rue.  »

Je me suis étonné en répondant sans hésiter par l’affirmatif. Et pourtant
j’ignorais comment ça allait se passer si je me trouvais seul avec elle,
surtout maintenant que son changement de sexe était achevé.

Nous sommes tranquillement arrivés chez moi. A peine passée la porte nous
nous sommes, après un bref moment d’observation, retrouvés dans les bras
l’un de l’autre, à nous embrasser goulûment. Après de longs et profonds
baisers, elle a quitté mes bras pour sortir un document de son sac. C’était
le résultat négatif d’un test HIV, apparemment reçu quelques jours plus tôt.

 » Roland, il date de quand ton dernier ? Enfin tu comprends… personne ne m’a
encore touché depuis que je suis une vraie femme et je voudrais que ça se
passe sans capote.  »
 » Il y a un mois suite à une petite aventure. J’avais pris mes précautions
comme d’habitude mais je fais quand même le test de temps en temps. Depuis
j’ai pas fais l’amour, mais si tu veux….  »

Elle m’arrêta en m’embrassant avec fougue. Je n’étais pas complètement à
l’aise, c’était Juliette, oui, mais c’était un transexuel aussi. Néanmoins
je ne me torturais pas l’esprit comme auparavant, car je me sentais
incapable de lui résister, de minutes en minutes mon désir pour elle
augmentait. Du coup je me laissais totalement aller à cette envie d’elle qui
montait en moi. Je m’abandonnais à la vague de sensations délicieuses qui
déferlait sur moi à son contact. Nous nous sommes embrassé avec gourmandise
nous dévorant l’un l’autre pendant que nos mains pétrissaient nos corps avec
plaisir. Après quelques instants Juliette s’est libérée de mon étreinte avec
un sourire, puis elle a enlevé lentement sa robe. Lentement avec grâce,
sensualité elle fit tomber cette robe sous laquelle elle était nue.

 » Regarde-moi Roland. Regarde la femme que je suis.  »

Je retrouvais ce corps que j’avais déjà aimé auparavant, mince, harmonieux.
Sa poitrine avait quelque peu augmenté de volume mais restait d’une taille
très moyenne, compensée par la perfection de sa forme. Le plus grand
changement était qu’aujourd’hui entre les magnifiques jambes de Juliette ne
se trouvait plus un pénis et des testicules rabougris par la prise
d’hormones. Dorénavant entre ses cuisses se trouvait, surmonté par une
discrète toison pubienne, un merveilleux sexe féminin. Elle se rapprocha de
moi et m’appuya sur les épaules, je me mis à genoux pour contempler sa
féminité. Je ne saurais vous décrire correctement ce que j’ai ressenti,
j’étais face à un sexe de femme qui n’en était pas vraiment un. Les lèvres
étaient peu opulentes est quasiment fermées, j’avais l’impression de
contemplé le sexe d’une adolescente encore vierge.

 » Donne-moi du plaisir Roland.  »

J’ai immédiatement cessé d’observer sa féminité avec cette sensation de
vivre quelque chose d’étrange. Je lui ai obéit et me suis mis doucement à
lécher sa chatte, ouvrant de ma langue ses lèvres virginales. C’était la
première fois qu’une femme m’offrait sa virginité et, malgré la
particularité de Juliette, cela m’excitait. Je la léchais longuement
doucement et elle finit par pousser des gémissements de plaisir. Son sexe
étant maintenant épanoui comme une fleur magnifique je me mis à explorer ce
lieu de plaisir avec mes doigts. Mes caresses tactiles furent accueillies
par des gémissements et des râles de plaisir. Au fur et à mesure que
j’augmentais la cadence des mes caresses digitales et buccales sur les
lèvres et le clitoris de la belle asiatique, ces gémissements devenaient des
cris de jouissance. Elle poussa un dernier et puissant cri de plaisir alors
que son corps était secoué par un orgasme. Sous la violence de cette
jouissance dont elle avait tant rêvé et qu’elle goûtait enfin, Juliette se
laissa aller et urina. Je fus arrosé de son urine, mais ne fis rien pour y
échapper, accueillant ce liquide avec satisfaction. A voir ce témoignage du
plaisir intense qu’elle avait ressenti, je dois reconnaître que j’éprouvais
une sorte de fierté purement machiste.

 » O mon dieu Rol…  »
 » Chut..  »

Je plaquais ma bouche sur la sienne pour l’embrasser fougueusement en jouant
frénétiquement avec sa langue. Je la serrais très fort contre moi et je
sentais son corps tremblant encore sous l’effet de la jouissance.

Lorsqu’elle se fut remise de cette première vague de plaisir je la
conduisais vers le lit, sur laquelle je la fit s’étendre. Tout en
contemplant ma jolie asiatique, je me déshabillais et à peine nu je me
jetais sur elle avec avidité. Je commençais à couvrir son corps de baisers
n’épargnant aucun centimètre carré de sa peau si douce à la saveur si
féminine. Puis je saisis mon sexe pour le présenter devant le sien et en le
regardant droit dans les yeux.

 » Tu es prête ?  »
 » Oui.  »

Avec douceur j’enfonçais mon pénis entre ses lèvres délicates, pénétrant
dans cette chatte vierge qu’elle m’offrait. Toujours avec une grande douceur
je me mis à la limer, tout caressant sa poitrine, et en goûtant à sa bouche.
Elle vit descendre ses mains le long de mon dos sur mes fesses, pour ensuite
m’imprimer le rythme à suivre. Attentif à son désir j’accélérais, tout en
restant le plus tendre possible. Nos corps s’entremêlaient avec délice,
rendus glissant par la transpiration, nos cris de plaisir envahissaient la
pièce. Et une véritable folie sexuelle s’empara de nous, nous sommes frottés
l’un contre l’autre et étreint avec plus de force. Juliette me tirait en
appuyant sur mes fesses pour que je la pénètre le plus loin possible et je
me mis à aller et venir en elle avec force. A chaque fois que me sexe
entrait en elle de tout son long, nous crions tout deux de plaisir.
J’accélérais encore le rythme et elle m’encourageait par des  » encore  » et
des  » plus vite, plus fort  » retentissants. Nous ne faisions plus l’amour,
nous baisions laissant nos instincts se déchaîner avec pour seul but le
plaisir, la jouissance. Juliette n’a pas tardé à atteindre l’orgasme en
hurlant sauvagement son plaisir et sa joie de jouir comme une femme. Je ne
tardais pas à la rejoindre sur les ailes d’Eros, jouissant à mon tour et
emplissant sa chatte de mon sperme.

Après cela nous nous sommes endormis enlacé comme des amoureux vivant leur
première nuit d’amour. Plus tard nous nous sommes réveillés affamés et nous
avons mangé là, étendu sur le lit, nus, puis nous avons à nouveau fait
l’amour. Le lendemain matin je dois avouer que c’est avec une certaine
difficulté que je me suis arraché à la tendre étreinte de Juliette, pour
aller travailler.

Toute la semaine s’est partagée entre travail et relations sexuelles
effrénées jusqu’à épuisement. Mais si lorsque je me trouvais avec Juliette
les choses étaient simples, car je n’avais que le sexe en tête, ce n’était
pas le cas lorsque je n’étais pas avec elle. Au travail je ne cessais de me
poser des questions sur notre relation et la façon dont elle pouvait
évoluer. En effet au fond de moi, je continuais à être mal à l’aise avec le
fait que Juliette était un transsexuel, cela me posait des problèmes vis à
vis de ma propre identité sexuelle. Je dois le reconnaître j’étais
complètement perdu et ne savais pas quoi faire. C’est Juliette qui résolue
le problème pour moi, un soir à la fin de la semaine en rentrant du travail
je trouvais l’appartement vide. Elle était partie et m’avait laissé un mot
comme elle l’avait fait un an auparavant.

 » Mon chéri,
A nouveau je te quitte en te laissant juste un mot. Je tiens beaucoup à toi,
mais je ne crois pas que nous soyons fait pour vivre ensemble. Je sais qu’en
jouant sur ta générosité et ton désir de moi j’aurai pu obtenir de toi ce
que je veux. Mais je m’y refuse, je t’aime trop pour te forcer à t’engager
dans une relation à laquelle tu n’es pas prêt.
Je te souhaite tout le bonheur du monde
Ta copine Juliette  »

A la lecture de la lettre j’ai éprouvé un mélange de peine et de
soulagement. J’étais peiné à l’idée qu’elle ait du prendre une telle
décision et soulagé qu’elle ait fait ce que je n’avais pas le courage de
faire. J’appréciais beaucoup Juliette mais jamais je n’aurais été capable
d’avoir avec elle une relation stable et basée sur autre chose que le sexe,
cela à cause de sa transsexualité. Jamais je n’aurai pu faire abstraction de
cette particularité pour avoir une vie de couple normale avec elle. Je ne
l’ai jamais revu mais j’espère qu’elle est heureuse.

Voilà maintenant vous savez pourquoi je suis mal à l’aise avec le thème de
l’homosexualité. En dehors de Juliette j’ai toujours eu des relations et des
désirs purement hétérosexuels. Encore aujourd’hui je ne sais comment
considérer cette aventure et cela me pose pas mal de questions. Mais la
morale de cette histoire, si toutefois il doit y en avoir une, je crois que
c’est ma femme qui la détient. Lorsque je lui ai raconté ces faits ma douce
Apolline a conclu.

 » Quand on désire quelqu’un, s’arrêter à son sexe c’est aussi con que de se
préoccuper de sa couleur.  »

Elle a probablement raison, mais j’ai du mal à m’en convaincre.

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