Delia Acte 4 par Clairane

ACTE IV

Ce fut Lydia qui la première sortit de notre courte hébétude heureuse me
tétant le sein en bébé goulu et gourmand, me regardant d’un œil malicieux,
mouillant d’une même léchure et mon sein et celui de Délia écrasé contre le
mien.
Je me laissais aller à cette bouche gourmande à ces lèvres savantes, dansant
imperceptiblement, me frottant contre la cuisse soyeuse de Délia. Doucement
les soupirs reprirent avant que d’un rire nous décidâmes d’arrêter nos
caresses quelque temps pour nous restaurer, boire, fumer, se regarder, se
dire les océans d’émotions qui nous avaient submergés, se sentir complices
et comblées, ensemble, bien ensemble, femelles folles et fières de leur
beauté et de l’amour et des désirs qu’elles partageaient.
Mais bientôt, avec Lydia, le jeu reprit, de nos regards, de nos rires, de
nos œillades et effleurements. Un ton plus grave, un tempo plus lent.
J’étais contre elle, sa cuisse contre la mienne, plus loin Délia nous
regardait, le fourreau grand ouvert, dégrafé, les seins majestueux, le
porte-jarretelles délicat d’un gris précieux sur sa peau satinée et brune de
soleil. Elle regardait nos jeux, nos sourires entendus, nos mains qui
s’attardaient sur les cuisses, les seins, nos doigts qui se mêlaient, se
caressant d’un doigt encore léger, errant, baladeur, buissonnier, promeneur
et rêveur.
Peu à peu le jeu se fit plus tendre. Délia gémit sous sa propre caresse et
sans doute du plaisir de nous voir si étroitement enlacées, embrassées,
serrées l’une contre l’autre. Lydia s’allongeant à demi, me poussa vers son
ventre et, m’enjambant, m’offrit sa chatte lisse, adolescente.
Le bijou était beau, nu, magnifique, splendide et majestueux dans sa coupure
nette, à peine ouvert sous le friselis des lèvres nacarats où perlait et
luisait le désir, renflé. Paysages de collines, de vallées d’où émergeait à
peine la crête ciselée d’un ergot que je léchais des yeux, m’en régalant,
avide. Le pli de l’aine était noir, rose les lèvres, miel et cannelle la
peau des cuisses qu’elle avait levées haut et que je caressais, empoignant
les fesses dures et douces, dévoilant le cœur plissé d’une rose noire.
Délia s’approcha.
- » lèche-la chérie, lèche-la bien..  »

Elle appuya son visage contre le ventre chaud légèrement bombé et ferme
quelle embrassa, les yeux lourds sur ma bouche qui s’approchait, embrassait
les cuisses, se plaqua lèvres contre lèvres en un long baiser, avant que,
lèvres décloses, je darde une langue qui ne demandait qu’à lécher, laper,
ouvrir cette blessure, se faire proue et soc, en boire tous les jus,
respirer tous les parfums, se faire impérieuse ou légère pointue ou large.
Cette chatte, si nue, ce pubis nubile que je reconnaissais mien, mienne
cette petite langue de chair, mienne ce ciselé des lèvres, mien ce parfum…je
buvais ma sœur jumelle, je redevenais moi, brûlante et brûlée, léchante et
léchée, attentive toujours et à ma propre ivresse et à celle que je
dirigeais, suscitais, faisais fleurir et couler. Peau si douce où mes mains
s’extasiaient, minou, si lisse, sexe pubère, chaton que je léchais et
léchais encore comme chatte, comme lionne, carnassière et saoule de
tendresse, bavante.
- » lèche-la chérie, lèche-la bien..  »
Ma langue remontait de l’anus au ventre, rencontrait les lèvres de Délia,
revenait sur le clito dardé, s’enfonçait parfois, dure, lapait la rosée du
désir, lutinait le bouton, butinait, se faisait large et gloutonne,
s’extasiait, se perdait, n’en finissait pas de goûter, bouffer les lèvres
douces, le bouton durci que j’aspirais, faisais rouler entre mes lèvres,
entre mes dents, revenait vers l’anus qu’elle cherchait à forcer, enduisait
de salives.
Délia me mangeai des yeux, gémissant parfois des  » .. Lèche, lèche …  »
éperdus, écartait les petites lèvres, dégageait un bouton d’amour luisant,
gonflé et dur qu’elle agaçait du doigt sur le bout de ma langue. Je léchais
ses doigts qu’elle glissait dans la fente menue Elle approchait sa langue la
mêlait à la mienne, me regardait, m’appelait sa chérie, s’enivrait de ma
gourmandise qui devait lui rappeler d’autres léchures,  » oh ! Marion.. ;  »
laissa-t-elle échapper, puis m’abandonnant, elle se colla contre le corps
ami et visage contre visage, yeux dans les yeux, bouche à bouche mêlant
leurs langues elle se mit à danser à se frotter contre les hanches de Lydia,
à se branler, à me montrer ses doigts qui tournoyaient s’enfonçaient
allaient du cul au con.
Suçant toujours et encore le jeune conin trempé, je joignis
le doigt à mes lèvres, l’enfonçais, sentis sa chatte se serrer autour, faire
anneau d’un mariage de chair alors qu’elle se soulevait pour s’enfoncer
l’anus, et se branler le cul au rythme où je lapais son con qui laissait
dans ma bouche suinter le miel et la rosée de son plaisir…..
Je glissais deux doigts dans sa chatte. Sa danse se fit plus ample. Plus
fort l’abandon, Plus plaintif son feulement. Délia à nouveau se glissa vers
moi, approcha son visage laissa perler de sa bouche quelques jets de
champagne :
- » bois…bois  » implora-t-elle.
Puis elle ajouta
- » tu vas boire encore, amour, tu vas boire, elle va te donner, ma
chienne… te donner amour… oh ma chérie  »
Lydia dressée maintenant sur les coudes, levait plus haut, écartelait plus
encore les cuisses, sans cesser d ‘onduler, de tendre le ventre vers ma
bouche.
- » Tu veux ? « demanda encore Délia
Je hochais la tête regardais Lydia qui me souriait
Elle s’accroupit, cuisses bien écartées.
- » Tu veux ?  » Demanda-t-elle à son tour.
Elle se laissa aller.
Je reçus le jet sur le visage, sur ma bouche ouverte sur le conin aimé. Je
ruisselais d’elle. J’en voulais encore. Encore. Qu’elle me mouille ! Qu’elle
coule sur moi ! Que je la boive, que je la nettoie de ma langue comme la
lionne son lionceau, avidement, follement, que je reçoive l’offrande, que je
me perde surtout dans une ivresse qui me submergeait.
Mais déjà, contre moi, lèvres à lèvres Délia me tenait serrée et jouissait à
son tour et sous ses doigts en criant, se mouillant des jus qui m’avaient
mouillés…

Clairane44@hotmail.com
Première publication sur Vassilia, le 30/09/2001

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Une réponse à Delia Acte 4 par Clairane

  1. rodox dit :

    Du bon lesbos agrémenté d’un doigt d’urine. Que demande le peuple ?

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