Aventures à Saint-Claude ! par Frédérique Wagner

Vous connaissez tous la vieille blague qui demande
- où fait-on les meilleures pipes?
Et sa réponse
- A Saint-Claude dans le Jura et dans le bois de Boulogne à Paris

Figurez-vous qu’il m’est arrivé une drôle d’aventure à Saint-Claude(Jura).

Comme beaucoup de filles de mon âge (36 ans pour les curieux), j’ai un peu
roulé ma bosse sur le plan des rencontres. J’ai connu différents hommes et
même quelques femmes avec lesquels j’ai eu plaisir(plus ou moins il faut
l’avouer) à faire un bout de route ensemble.

J’ai donc été amenée un jour à venir en France depuis ma Suisse natale et à
passer à Saint-Claude, ville qui n’est pas très éloignée de Lausanne où
j’habite.
J’y avais quelques affaires professionnelles à y régler, étant assistante de
production de films documentaires et techniques, et à mettre au point un
projet de film concernant une entreprise de la région.

Devant rester deux ou trois jours sur place je m’installais dans un hôtel du
cru. Un soir, dans ma chambre, je me suis amusée à regarder le porno de
Canal+ qui passait et, un peu éveillée et échauffée par le spectacle, je me
suis amusée à mimer à usage personnel les scènes qui se déroulaient sous mes
yeux. Je me suis prise au jeu et soudain, les jambes en l’air et largement
ouvertes, les doigts dans la chatte, en plein début d’orgasme, j’ai soudain
ressenti une douleur insupportable au niveau des reins : je m’étais faite un
bon tour de rein !

Tout érotisme envolé, toute libido éteinte, je me trouvais bien emmerdée,
coincée, souffrante, enfin dans le pétrin !

J’appelais la réception à qui je demandais s’il y avait un kinésithérapeute
dans le coin, on me donna un numéro de téléphone avec un prénom féminin.
J’appelais à l’aide et la personne au bout du fil, qui avait une voix très
douce, me dit qu’elle passerait à la fin de ses rendez-vous dès le
lendemain.
J’annulais les miens et attendais impatiemment la visite promise, bloquée
dans mon lit à mon grand dam.

Pour vous permettre de me situer, je suis une (assez) grande rouquine,
mince, pas trop mal foutue, qui aime bien la vie et tout ce qui va avec.
Célibataire(quoique maman d’une petite fille), rien ne me fait trop peur
quand il s’agit de se faire du bien.

Et du bien j’en attendais!

Vers 19h, la nuit était tombée, la réception m’annonça l’arrivée de M., ma
kiné salvatrice.
C’est une jolie femme de mon âge qui se présenté à moi, blonde à cheveux
courts, de taille et corpulence moyenne, mais ce qui frappa le plus fut sa
bouche, pulpeuse à souhait, ouverte sur un joli sourire dans un visage ovale
charmant.

Je lui indiquais mon problème et elle souleva les draps pour évaluer les
dégâts. Il faut vous dire que je dors toujours nue et qu’en conséquence
j’étais dans cette tenue, d’autant plus que je savais que l’homme de l’art
était en fait une femme.

Si M. fut surprise, elle n’en laissa rien paraître ; Très professionnelle
elle me demanda de m’allonger sur le dos, puis sur le ventre. Elle
m’examina, faisant passer ses doigts le long de ma colonne vertébrale, ce
qui me fit frissonner. Elle était vêtue d’une jupe assez courte, et ayant
enlevé son manteau et sa veste, restait vêtu d’un plus assez moulant qui
laissait apparaître des formes sympathiques. Mais je n’étais pas là pour me
rincer l’œil mais pour me faire soigner!

Elle me fit asseoir ensuite sur le bord du lit, elle enleva ses chaussures
et monta dessus. Elle passa derrière mon dos, me demanda de croiser les bras
et de les poser sur mes épaules, ce que je fis. Je la sentis se coller
derrière mon buste, me prendre dans ses bras, me demanda de respirer,
d’expirer et de me laisser aller et, avec que je puisse réagir, elle me fit
pivoter le buste avec force et souplesse. J’entendis un petit craquement au
niveau du dos et, miracle, plus de douleur.

Ebloui par un tel résultat, je m’écriais
- Bravo ! Je n’ai plus mal, je vous dois la vie! Ou presque !
Elle éclata de rire et descendit du lit et me demanda
- Et bien, madame, comment avez-vous pu vous faire ça? Un geste brusque, une
contorsion?
Involontairement, en pensant à la cause je rougis. Elle perçut mon embarras
et ma rougeur.
- Vous semblez embarrassée, excusez-moi, je ne voulais pas vous gêner
- Pas du tout, cela ne me gêne pas, en fait, je me suis fais mal en mimant
une scène, c’est plutôt marrant en réalité
- Marrant? Je ne comprends pas, ou plutôt si, je crois comprendre, vous
n’étiez pas seule?
J’éclatais de rire et je lui racontais ma mésaventure. Elle rit aussi et je
réalisais soudain que j’étais encore totalement nue devant cette femme. Je
remarquais aussi qu’elle me regardait sans complexe et soudain elle me fixa
droit dans les yeux.
- Vous savez, moi aussi, il m’arrive de m’amuser toute seule, j’y prends
beaucoup de plaisir, mais il m’arrive de rêver que je partage mes jeux
Je gardais mes yeux dans les siens et lui repondis dans un sourire
- Moi aussi, et moi aussi j’aime partager mes jeux avec quelqu’un qui ne
veuille pas tout de suite me planter quelque chose dans le ventre ou
ailleurs!

Elle s’avança vers moi, très sereine, me souris, leva la main droite et, du
dos de la main, caressa mon sein gauche,
- vous avez un joli corps, croyez-moi, j’en vois beaucoup
Sa main remonta vers ma joue droite et, toujours du dos de la main, la
caressa. Elle s’approcha un peu plus, ses yeux dans les miens, son visage
s’approcha du mien et s’arrêta à quelques centimètres du mien
Je sentais son souffle sur ma bouche, je le sentais qui s’amplifiait un peu.
Je restais immobile, comme suspendue dans le temps et l’espace, dans
l’attente de je ne sais quel espoir.
Son visage s’approcha encore un peu, sa bouche se posa sur la mienne,
immobile et douce, puis ses lèvres s’arrondirent pour un baiser léger comme
la brise sur mes lèvres.
Je sentis ses deux mains qui s’étaient posées sur mes hanches et en
caressaient le galbe.
Elle murmura dans un souffle
- ne bouges pas, laisse moi faire
Sa bouche revins sur la mienne, sa langue se glissa, trouva la mienne, et
j’eus un des baisers les plus sensuels de ma vie.
Sa bouche glissa vers mon cou où elle déposa un long baiser qui me fit
frissonner, puis vers mes seins autour des mamelons desquels sa bouche
s’arrondit. Sa langue les enveloppa avec tendresse, puis avec passion, je le
sentis durcir et jaillir comme je ressentais jaillir au fond de mon ventre,
une boule de chaleur qui remontait jusqu’à mes reins. J’avançais
inconsciemment le bassin vers elle. Elle me redit
- attends, laisse moi faire
Sa bouche descendit encore, joua un instant avec mon nombril ou sa langue
fourragea un instant. Je n’en pouvais plus, je sentais que mes cuisses
commençaient à être humides, mon odeur intime remontait jusqu’à mes narines
qui se dilataient de plaisir.
Je sentis son souffle sur ma toison, puis soudain sa langue écarta l’entrée
de mon sexe.elle monta et descendit, tendue et exigeante comme un petit sexe
d’homme, mais ô combien plus douce et patiente, puis je sentis qu’elle
commençait à téter mon clitoris, jouant des lèvres et de la langue avec,
provoquant une sensation que j’avais rarement eu auparavant.
Je serras sa tête sur mon ventre et commençais à balbutier des mots sans
suites
- oui, prends-moi, manges moi, suces moi, oh comme c’est bon, continue, je
m’écoule en toi, tu me possèdes mieux qu’un homme ne saurait le faire,

Et je jouis follement en elle et je sentais qu’elle me buvait et continuais
rageusement maintenant à me manger la chatte. J’étais comme folle, je
l’écartais brusquement, et je m’agenouillais, face à elle, et dans un baiser
passionné je bus aussi à ma source, dans sa bouche.
Elle se releva alors, toujours habillée, et, d’un temps uni, comme si nous
nous étions serré la main, me dit
- Bien, je suis contente de vous avoir soulagé. Je vais donner ma note
d’honoraire à la réception, vous réglerez tout ensemble, ils ont l’habitude.
Faites attention pendant quelques jours et tout devrait bien aller.
Maintenant il faut que je vous laisse, j’ai une autre visite à faire. Au
revoir et bon séjour à Saint-Claude
Là dessus elle me serra vraiment la main et quitta la chambre, comme elle
était arrivée : tranquillement.
J’avoue qu’aujourd’hui encore je me demande si je n’ai pas rêvé cette
soirée, seul une petite propension au mal de dos me rappelle que ce rêve ne
fut, en aucun cas, un cauchemar, j’en garde encore la trace brûlante dans
mon souvenir.

Frédérique

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