Un frais parfum… Dans les collines par Georges_K

 

Un frais parfum…
Dans les collines
par Georges_K

« Un frais parfum…

…Sortait des touffes d’asphodèle »… En marchant je me remémorais ce vers – mensonger comme tant d’autres – de Victor Hugo. Mensonger car l’asphodèle, cette belle fleur blanche en touffe au bout d’une longue tige raide qui sèche quand le printemps est passé, ne dégage aucun parfum. Elles fleurissent en masse dans toute la péninsule de Marseilleveyre, qui sépare la Pointe Rouge (sud-est de Marseille) de la baie de Cassis, ensemble de collines, de ravins et de plateaux calcaires bordé de calanques, où je me promène presque quotidiennement toute l’année, sauf bien sûr en juillet et août, quand la préfecture interdit ces lieux pour cause de danger d’incendie.

Ce jour-là, c’était au début du printemps, la saison la plus agréable. Je ne connais pas tous les chemins de la péninsule car en dehors des dizaines de voies balisées et colorisées (rouges, jaunes, bleus, verts, noirs), on peut emprunter des centaines de traces qu’utilisent les lapins et surtout les sangliers. Je fais comme eux, j’improvise. Oui, les sangliers. On ne les voit pas, le jour. Mais la nuit ils pullulent, jusque près des habitations (j’en ai vu dans ma résidence), en tous cas dans le grand parc « Pastrée ». Il est facile d’en repérer les traces: ils labourent la terre de leurs défenses, à la recherche de racines tendres.

Donc ce jour-là, j’étais sur l’un de ces chemins incertains, indistincts, qui passent en bas de sortes de petites falaises, décrochage rocheux d’une dizaine de mètres, voire moins, dans lequel on trouve de nombreuses grottes naturelles, capables, sans doute, en leur temps, d’avoir abrité nos lointains ancêtres. Je suis convaincu qu’ils y vivaient heureux !

J’ai coutume de marcher discrètement, peut-être parce que j’essaie d’imiter, depuis ma lointaine enfance, la marche silencieuse du guerrier Sioux ? Allez savoir ! Et tout à coup, j’ai cru entendre un petit bruit. Des sangliers ? En rencontrer de jour, c’est un rêve. Un chasseur m’avait dit : « Tu peux passer à un mètre sans les voir ». Mais n’avais-je pas entendu le gémissement d’un marcassin ? Cela semblait venir d’une grotte, justement. Je me suis approché en m’efforçant de ne pas même briser une brindille et de rester à l’abri des taillis, plutôt denses, de chênes Kermès et de ronces entourant un pin d’Alep. Caché derrière le tronc, j’ai vu : ce n’était pas une famille de sangliers.

C’était deux femmes en train comme on dit de se réjouir d’être nées. Une femme brune à cheveux bouclés était confortablement étendue sur le dos, pantalon et baskets ôtées, jambes écartées. Un corps délicieux, un peu gras. On dit ici « une belle plante » ! Celle-là, je lui donnais trente ans. L’autre semblait plus jeune, la vingtaine au maximum, plus mince aussi, et plutôt blonde. Je l’ai vue allongée face au ventre de la première, dans le prolongement du corps, entre les jambes, très occupée à bouche goulue dans la chatte de la brune. Figé, vous pensez bien, le sang au visage d’abord, au bout du ventre ensuite. Quel intéressant spectacle ! La blondinette travaillait dur. Fesses nues elle aussi, de ravissantes petites fesses musclées, et en haut un genre de chemise gris perle. La brune se tortillait légèrement et doucement de plaisir, c’est son soupir que j’avais entendu. Deux garces magnifiques, tellement sympathiques que, dézippant ma braguette, j’ai commencé à leur rendre un discret hommage, dans le genre de celui, que, selon la légende, les esclaves troyens rendaient à Andromaque, quand elle chevauchait Hector !

Elle avait glissé ses deux mains sous les fesses de l’autre, ce qui lui permettait de fouiller profond, mais pouvait constituer, disons, une faute tactique. En effet, dans cette position, la langue fatigue vite, surtout quand on la manie avec tant d’ardeur. À sa place j’aurais gardé une main libre, pour disposer d’un doigt. Un doigt rend service, et permet de reprendre souffle. La femme apprécie un doigt bien raide qui fouille le fond. Inexpérience ! Dans le cas présent, il fallut interrompre l’opération, pour cause de crampe. La blonde a soulevé sa tête et sa poitrine (position yoga du Naja) tandis que la brune, s’asseyant, lui prenait la tête à deux mains. Elle embrassait et léchait la bouche, les joues, le menton de sa complice, et moi je pouvais, à cinq mètres, presque en sentir des effluves fruitées : ananas, mangue, melon…

Mais dans cette position, la brune me faisait face et soudain, d’un coin d’œil affolé, elle m’a vu !

Le sang a quitté son visage. La plus jeune s’est retournée et a poussé un léger cri de surprise, esquissant un geste dérisoire pour cacher le milieu de son corps. Moi j’ai fait un pas en levant les mains comme pour dire : mes intentions sont innocentes, tandis que ma verge déclinante s’inscrivait tout en même en faux contre cette protestation. Les mots dans un tel cas sont sans valeur aucune, mais le regard de la brune en direction de mon organe me fit entrevoir une issue, et me suggéra les termes suivants :

« Pardon, je passais et j’ai entendu un petit bruit. Je ne veux pas déranger ».

Un mélange d’amusement et de concupiscence dans son regard m’engagea à aller plus loin, avec une audace irraisonnée :

« Continuez, faites comme si je n’étais pas là. Ou bien s’il vous faut du renfort, considérez que ma langue, et tout le reste, sont à votre service ! ».

La blonde jeta un coup d’œil à son amie avant de prendre comme elle le parti de sourire tandis que le sang revenait en force sur les faces des deux filles, avec des respirations pressées, composant des expressions dont la sévérité était toute de surface. Pour la discrétion, c’était raté, le mal était fait.

Dans un coup d’audace, la brune, se renversant en arrière tout en s’appuyant sur ses deux coudes, déclara :

« Otez votre pantalon, vous êtes ridicule comme ça ! »

Dans cette position, elle mettait en valeur des seins fort beaux, en forme de pomme ou d’orange, ce dernier fruit pour la couleur, avec des aréoles qui, comme ma verge, étaient détumescentes mais, comme elle, ne demandaient certainement que la moindre stimulation pour prendre à nouveau du relief.

J’ai donc baissé et ôté mon pantalon. Mon cœur, que la surprise avait emballé, se calmait et mon sexe grossissait par le bout, par le gland. Il est mon meilleur argument, je l’avoue. N’étant moi-même ni grand, ni beau, je sais que la nudité m’avantage, car je suis comme on dit « bien pourvu ». Très jeune j’avais su le contenu consolant des formules qui disent le peu d’importance de la taille du sexe de l’homme, par les commentaires de quelques femmes expérimentées et leur soupir d’aise lors de la pénétration.

Dans le cas présent, j’ai été mis tout de suite à contribution, mais par ma langue, comme je l’avais proposé, car la jeune fille blonde, intimidée, me laissa tout de suite la place. Son amie, qui l’avait appelée Alice, lui chuchota quelque chose à l’oreille, que je ne pus entendre. Alice s’éloigna de quelques mètres.

Allongé sur le ventre, cul nu, j’ai mis ma bouche contre un sexe épanoui comme une fleur tropicale, comme un fruit de mer chaud, comme une source volcanique tendre et impérieuse en même temps. L’interruption, si courte qu’elle ait été, avait modifié à la fois l’état des sucs, déjà un peu séchés, et celui des chairs, trop sensibles et moins irriguées par le sang. Il fallait procéder avec délicatesse pour ranimer les sensations refroidies, contrariées, tandis que le désir, la faim de plaisir, restaient intactes et même exaspérés. J’ai donc procédé doucement, en me concentrant sur le bas de la vulve et ses bords, léchant, mais surtout pressant lèvres sur lèvres. Tout à ma tâche, je me demandais ce que pouvait faire Alice et en jetant vivement un coup d’œil sur le côté, effrayante vision, je vis qu’elle levait une badine qui pouvait être du noisetier (ou d’un autre arbuste) dans l’intention évidente de me cingler les fesses avec la plus grande énergie. Stoïque j’encaissai le coup, suivi de trois autres assénés sur les reins, les fesses, le haut des cuisses en poussant une sorte de grognement rauque. Je continuais de plonger ma langue au plus profond du conin.

« Flo, je continue ? » dit Alice.

Flo ne lui répondit pas mais me dit à moi :

« Mets la moi ! ».

Grimpant le long de son corps de la longueur de nos torses j’enfonçais alors dans son paradis une verge raide comme un os.

« Je continue, Flo ? » Insistait Alice.

Sans doute, elle ne se résignait pas à l’inaction. Aussi lui proposais-je une posture : qu’elle vienne se mettre à quatre pattes la chatte au-dessus de la bouche de Flo, me tournant le dos, puis qu’elle écarte les genoux pour que le contact se fasse et qu’elle mette sa joue sur le sol, ainsi que la plus grande partie de sa poitrine, pour que ses fesses saillent et que ma langue, maintenant disponible, aille goûter à son anus.

Ainsi fîmes-nous. Je cognais de mon mieux contre le bassin de Flo, qui glissait sous mon ventre une main pétrissant son clitoris, l’autre main agrippée sur mon dos, et dans le même temps je tâchais de pousser mon visage entre les fesses d’Alice pour atteindre de la langue son petit trou. De temps à autre, je léchais aussi délicatement le tour du sein gauche de la brune.

Quel travail ! Mais quel plaisir ! Alice escaladait avec le plus d’ardeur le septième ciel, les sens irrités, sans doute, par son attente, sa jeunesse, et la double stimulation que Flo et moi lui prodiguions. Prise de spasmes, elle a lâché un gros pet aussi bruyant qu’odorant. Ah ! Nous étions, Flo et moi, aux premières loges, un peu choqués, un peu arrêtés dans notre enthousiasme. Mais n’est-ce pas, quand on lèche un trou du cul, c’est quand même le genre d’accident qu’il faut savoir encaisser. Seulement Alice, convulsée de plaisir, frottait son visage et seins contre la pierre à s’en blesser, durcissait son ventre et tout à coup, la brune et moi, bouche bée, vite fermée, nous assistâmes à l’irrésistible et lente émergence d’un superbe et gros étron de bronze dilatant l’anus de la blondinette. L’espace d’une seconde, Flo et moi nous nous sommes écartés pour éviter la chute de la chose et sans réfléchir, ma brunette ordonna, comme s’il s’agissait d’une vengeance, mais par une association d’idée très naturelle :

« Encule-là ! ».

Et en effet, n’est-ce pas ? Là d’où sort une crotte, une bite peut entrer. J’ai hésité. La sodomie reste une opération délicate, surtout s’il s’agit (et je supposais que c’était le cas) d’une première intrusion anale. Mais c’était dans l’ordre des choses et Flo m’impressionnait de son autorité. Je me rapprochais, sur les genoux, et les mêmes fluides qui avaient permis la sortie de la matière, facilitèrent l’entrée de mon braquemart. L’introduction fut, de fait, aisée. L’anus était prêt. Tout de suite dedans, je ressentis les derniers spasmes de la jouissance d’Alice. Flo s’était mise de côté et cherchait le meilleur point de vue, car cette opération la fascinait. En même temps, elle se branlait et parvenait tout de suite à un bel orgasme. Quant à moi, je refusais de jouir immédiatement et demandais à la jeune fille de se mettre sur le dos car j’aime spécialement enculer de face.

Et là, tout en regardant ses yeux presque fermés par la béatitude et le trouble persistant, sa bouche innocente modestement close, faisant lentement mon membre entrer et sortir de son anus, appréciant l’ouverture et la fermeture légèrement et intimement rugueuses de ce merveilleux organe, je sentais le plaisir devenir intenable et exploser, ébranlant mes nerfs dans la totalité de mon corps.

Nous sommes restés ensuite tranquilles, comme assommés par le plaisir pris ensemble, assis dans la grotte, admirant la nature, et comme dit le poète : regardant, ensemble, dans la même direction…

Les filles avaient emmené dans la grotte du vin et un casse-croûte qu’elles ont gentiment partagé avec moi. Une belle après-midi.

Qui sait si nous n’avions pas été observés par une famille de sangliers ?

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Une réponse à Un frais parfum… Dans les collines par Georges_K

  1. Claire dit :

    Quel talent ! Quel ravissement dans le choix des mots, dans la façon de décrire les ébats avec un doigt de détachement,et d’humour. Du grand art. Un récit à redécouvrir d’urgence. Je le relirais !

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