Julie à la montagne par Juju

Julie à la montagne.

Les mésaventures de Julie, jeune lesbienne ayant la tête dans les nuages.

par Juju

Une journée d’hiver comme beaucoup… Le soleil pourtant présent ne parvint pas à réchauffer l’air. Des plaques de glace se sont formées çà et là en lieu et place de la douce neige.

Rhaa, il gèle… et plus rien dans le frigo ; obligée de sortir. Je ne suis pas de bonne humeur, c’est le moins qu’on puisse dire ; après le fiasco de la soirée d’hier, c’est bien normal. Pourquoi faut-il que je me laisse devenir si lourde lorsque j’ai bu un peu… Rhaa, beaucoup… Quel mal de crâne ! Je ne me souviens même pas à quel moment je me suis retrouvée seule.

Julie sortit de son appartement, emmitouflée dans le set manteau-écharpe-bonnet de rigueur. Un peu d’argent en poche, et direction la petite superette de la station de sport d’hiver.

Ils pourraient sabler quand même…

Elle marchait lentement, prenant bien garde de ne pas se retrouver à terre. Arrivant dans la rue commerçante, elle passa à côté d’une femme, grande brune, la trentaine arrogante.

Quel regard… Elle a un visage d’ange ; je me sens rougir… à moins que ce ne soit le froid qui me monte aux joues… une boule dans la gorge… j’ai pourtant mon écharpe.

Elle se retourna sur son passage.

Même dans cette tenue, elle arrive à être…

- Whahhaaaaaaa

Un moment d’inattention, et c’est la chute sur une plaque de verglas ; sa tête cogna par terre. Lorsqu’elle rouvrit ses yeux, c’est sa belle qu’elle découvrit.

- Mademoiselle, vous allez bien ?
- Mieux… bien mieux.
- Vous pouvez vous lever ?

Elle me tendit la main pour m’aider à me redresser.

- Aie…

Et merde, ma cheville !

Elle se proposa de la ramener à son appartement, et Julie ne se fit pas prier. Elle s’appelait Carole, apprit-elle. Elles arrivèrent ainsi, clopin-clopant, liant partiellement connaissance, bras-dessus, bras-dessous, devant l’appartement de la jeune femme. Dans l’entrebâillement de la porte, elle remercia sa sauveteuse.

- Je vous offre un verre de…

Réfléchit ma fille… Du vin ? Non, tu n’en a plus… Un porto ? Idem… Un Kir ? Mais bien sûr… D’l'alcool de rose ? Pourquoi tu aurais ça… Réfléchis, et vite, elle va se barrer… En plus t’as juste l’air d’une débile, la bouche ouverte de la sorte…

- …Vodka !

Elle lâcha ça comme si elle venait de trouver l’idée du siècle… Et contre toute attente, Carole accepta l’invitation.

Quelle idée… J’en ai déjà mal au crâne rien que de penser à ce verre… Pourquoi j’ai jamais de jus de fruits moi ?

Les voilà donc toutes les deux, assises côte à côte sur le magnifique petit canapé-lit en faux poils d’ours polaire de l’appartement de location. Julie servit deux verres de Vodka. Elles discutèrent de banalité. Carole se révéla être infirmière, et elle proposa à la jeune femme de s’occuper de sa cheville blessée.

Julie due enlever son bas de combinaison, et se retrouvait donc avec une MAGNIFIQUE culotte… (Oui, mais confortable, et il faisait froid.) devant cette femme qu’elle désirait. Carole commença immobiliser la cheville avec un bandage. Ses gestes étaient caressant, doux, sensuels. Sa patiente rougissait de plus en plus.

Continue comme ça, et je vais pas pouvoir me retenir de te sauter dessus ma belle…

Puis l’infirmière alla chercher des glaçons ; il fallait stopper l’inflammation. Elle massait l’articulation avec un petit cube de glace, se baladant parfois un peu plus haut, sur la jambe. Julie appréciait et ne put contenir un soupir qu’on aurait pu prendre pour un frisson, mais qui ne trompa pas Carole qui s’enhardit, montant au-dessus du genou.

Leurs regards se croisèrent alors que Carole avait levé ses yeux, observant le doux visage de la jeune fille.

L’instant d’après, elles s’embrassaient timidement d’abord, puis plus intensément.

Une pause ; Julie regarda la belle trentenaire avec son air le plus coquin, puis commença à enlever le pull de celle-ci, qui fit de même avec sa partenaire. Bien vite, elles se retrouvèrent toutes deux en sous-vêtement.

Julie était une jeune fille de vingt-trois ans, brune, les cheveux au carré. Un peu rondelette, du haut de son mètre soixante-quinze, elle arborait deux mignons petits seins ; elle ne mettait de soutien-gorge que pour les grandes occasions.

Carole, elle, avait trente et un an. Moins grande, mais plus fine que la jeune fille, elle était aussi plus apprêtée. Ses longs cheveux descendaient sur une poitrine ronde, parée de dentelles assorties à son petit string.

- Allez p’tite allumeuse ! Vire-moi cette horreur.

Carole se faisait plus vindicative attrapant la culotte, et l’arrachant d’un geste vif.

Voilà, je suis nue, à sa merci… Elle me parle durement… J’aime ça. Je minaude, faisant mine de cacher mon intimité en croisant les jambes.

La belle femme alla rechercher des glaçons dans le freezer, laissant Julie seule sur le canapé, trépignante d’excitation. Elle revint alors, et reprit ses caresses glacées. Dans le cou… Julie pencha la tête, tendant les lèvres pour l’embrasser, fermant les yeux pour savourer, ouvrant les cuisses pour espérer… Sa respiration se faisait déjà plus bruyante.

Puis, le glaçon se promena sur la poitrine d’ange de la jeune fille, dardant ses petits tétons. Si durs qu’ils lui faisaient mal…

Mordille-les, prends-les, torture-les… un peu… rien qu’un peu…

Mais non, Carole continuait son petit jeu, remplaçant le glaçon fondu par un autre… Le ventre… son nombril… Son sillon inguinal ; Julie aimait qu’on la caresse là, à la limite pudique de son intimité…

Puis le glaçon vint embrasser son clitoris, jouant avec le petit bouton, doucement, arrachant un petit cri de surprise à la jeune fille, puis le délaissant, fouillant ses lèvres.

D’un coup, Carole poussa le petit glaçon à l’intérieur de cette bouche offerte. C’était froid… très froid ; Julie se redressa, surprise, douloureuse, fondante.

En se liquéfiant, le petit cube faisait flageoler la raison de la brunette. Carole, d’une langue experte, vint goûter le nectar qui ruisselait du sexe de Julie, qui s’était affalée sur le canapé, le corps offert, la tête pendante, les yeux fermés… Elle sentait une vague de plaisir monter en elle ; son bassin accompagnait machinalement les baisers et coups de langue de son amante. Caressant d’une main la longue chevelure brune, elle se cambra, jouissant de tout son être…

Elle rouvrit ensuite les yeux, un peu chancelante…

Hum… plus là ? Je suis où ? Hum… ma tête… Aie, ma jambe… Beuh…
Une chambre d’hosto… Et merde… un rêve…
Sympa le rêve… je me retrouve bloquée là, toute mouillée…
Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Quand je suis tombée ?

L’infirmière frappa à la porte… Entra…

Carole…

- Vous allez bien mademoiselle ?

- Comme dans un rêve…

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Une réponse à Julie à la montagne par Juju

  1. Obey dit :

    Comme quoi il n’y a pas besoin de bite pour faire un bon récit érotique

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