Ondes courtes 15 – Douce Dolorès par Sylvie_Deplicadour

Je laisse Henri au bord de la piscine à sa méditation d’après plaisir.

Je me suis enveloppée dans un drap de bain noué au-dessus de mon sein droit.
Il me descend jusqu’aux genoux, comme un espèce de kilt sans épingle qui
s’ouvre à chacun de mes pas. J’enfile des tongs de caoutchouc mousse pour
éviter de marcher dans la pelouse tropicale. Des tongs prototypes fabriquées
par mon père au labo d’essai. Non commercialisables parce que pratiquement
inusables…

Quand j’arrive à la boyerie, Dolorès est sur le point d’en sortir. La
chambre de sa mère, qu’elle occupe en permanence, sent la cire à épiler. La
jolie jeunette m’a entendue arriver. Mais j’ai dû la surprendre, parce
qu’elle pique un fard. Elle vient de finir de ranger l’Epilacire. Je suis un
peu surprise de voir que Dolorès s’épile, ce n’est pas dans la mentalité
mexicaine, d’autant qu’en général les Indiens n’ont pas un système pileux
très dense. Mais je me souviens que ma mère a offert cet appareil à la
sienne. C’est vrai qu’en fait, elle et sa famille sont d’origine européenne
et bien que blonde Dolorès a un système pileux  » de chez nous « .

Le chambre est sobre et bien rangée. La jeune fille est méticuleuse, je le
sais bien. Ça me chagrine de la voir réduite à un rôle de simple domestique,
mais je ne peux pas changer le monde. Au mur de la chambre est suspendue une
étagère avec des livres. En espagnol, mais il s’agit de livre  » intelligents
« . Il y a des auteurs espagnols et mexicains, et bien sûr les Evangiles. Le
Mexique est très catholique.

Je sais bien que Dolorès nous a vus, Henri et moi. Que pense-t-elle de nos
ébats ? Je ne m’en soucie pas trop. Je franchis le seuil de la chambre. Par
la fenêtre ouverte, je jette un œil vers Henri toujours allongé au bord du
petit bassin. Nu.
Dolorès a suivi mon regard, mais elle continue à refuser de regarder mon
frère. Elle s’est figée, les yeux fixés sur la haie de filaos naissants. Je
tends la main vers la bretelle gauche de la robe. Je tire un peu la bride
vers l’avant, dégageant l’aisselle épilée encore marquée du rouge de la cire
chaude. Je laisse glisser ma main à plat sur le flanc de la jeune fille
jusqu’à la hanche. Je sens son corps tendu qui vibre sous le fin coton.

Mes doigts prennent le tissu à fleurs par la couture à hauteur de la hanche.
Doucement, je fais glisser la robe vers le haut. Les yeux fermés, la
jeunette me fait face. Je pose mon autre main sur l’autre hanche et je
dénude le ventre un peu rond de la jeune Mexicaine. Dolorès écarte un peu
les pieds et se cambre, m’offrant son sexe. Lorsque je plie les genoux pour
approcher mon visage du clair buisson qui orne le mont de Vénus, mon drap de
bain se dénoue et je me retrouve nue.
C’est un signe. Je pousse doucement Dolorès vers son lit où elle s’assied,
les yeux toujours fermés. Tendrement, je l’allonge, les jambes pliées et les
pieds écartés.

Je décide de tenter de la convaincre de se détendre. Je m’occupe de ses
seins. Je les masse, doucement, patiemment. Ils se mettent à pointer et
Dolorès commence à haleter. Ça y est, le ventre commence à onduler.

Je m’intéresse plus aux seins et aux aisselles de ma nouvelle copine qu’à sa
grotte magique. Mais elle porte sa main sur son bouton de plaisir et elle
commence à se masser avec art. Manifestement, elle sait se faire plaisir.
Alors je décide de prendre le relais. Je pose ma main sur le buisson, mais
Dolorès semble ne pas vouloir laisser sa place. Alors je l’abandonne pour
venir entre ses jambes. Je fais une pression douce mais ferme pour écarter
les genoux. Elle se laisse faire. J’ai une vue imprenable sur son panorama.
Je porte les deux mains au bord de ses lèvres pour me faire une idée de son
entrée. Elle chasse mes doigts et s’écarte elle-même pour me permettre de
mieux voir… Elle est effectivement vierge, ce qui va limiter mes
entreprises. Je vois les doigts me présenter un bouton rose vif encore en
attente de quelque chose. Je sais quoi. Je pose ma bouche en haut de la
fente offerte et je commence à agacer ce clitoris sensible en le massant
entre les lèvres de ma bouche. Puis je passe la pointe de ma langue et je
caresse avec le bouton de plaisir qui se durcit encore un peu. J’ai passé
les bras autour des cuisses de Dolorès, mes mains sont posées sur son ventre
et je soigne cette caresse buccale en faisant tout ce que j’aime qu’on me
fasse. La lumière baisse brusquement parce que quelqu’un qui ne peut être
que Henri s’encadre dans la porte.

- Ben je vois qu’on s’embête pas !

C’est effectivement la voix de mon frère. Dolorès ne réagit pas ; elle
commence à geindre. Je suis occupée à la conduire vers une bouffée de
plaisir et je ne mesure pas que le spectacle que j’offre à mon frère va lui
donner des idées.
Je suis appuyée sur mes genoux juste assez écartés pour toucher les pieds de
Dolorès, et penchée sur l’entrejambe que je fais jouir dans la limite des
possibilités d’une pucelle. Elle est en train de monter vers le ciel et je
ne peux pas la laisser en cours d’ascension. Henri s’en doute parfaitement.
Je sens qu’il s’approche. Puis un doigt se présente à l’entrée trempée de ma
grotte magique. Le doigt entre lentement mais je laisse faire.

Henri commence à me masser le bouton de fleur. Je grogne de réprobation mais
il n’abandonne pas ses privautés. Il se présente derrière mon postérieur
sans défense. Je sens ses genoux se positionner entre les miens. Sans
vergogne, il dispose sa corne d’abondance à l’entrée de mon corps. Il prend
son temps. Je sens la grosse pointe ronde pénétrer un peu dans mon fourreau.
Puis Henri prend mes hanches et les immobilise. Je me concentre sur le
croque-mademoiselle que j’ai entrepris. Fermement, lentement et d’une seule
poussée Henri enfonce sa grosse colonne de chair bien tendue dans mon
intérieur. Elle vibre de tension, elle est chaude, elle me remplit. C’est
l’intérêt de la levrette. On n’a pas besoin de sourire et on gagne bien deux
centimètres !

Dolorès geint doucement ; elle frotte le haut de sa fente trempée contre mon
nez. Son ventre me masse le visage et le couvre de son élixir odorant.
Maintenant, la jeune Mexicaine est toute seule. Elle ne sent de ma présence
que cette langue qui tente encore de servir à quelque chose, et surtout les
bosses contondantes, mon nez, ma lèvre supérieure, sur lesquelles elle masse
son clito rose.

Henri va et vient dans mon fourreau. Alors je me concentre pour le serrer en
moi mais je ne maîtrise plus rien. J’entends le bruit trempé qui vient
d’entre mes jambes. Je sens ma liqueur interne qui glisse le long de mes
cuisses dans une odeur que je ne sépare pas de celle de Dolorès. Puis la
colonne de Henri durcit dans un dernier effort.
Mon frère est seul lui aussi, maintenant. Il est cramponné à mes hanches et
je sens ses boules remontées qui massent mon périnée à chaque coup de
boutoir qui me secoue. Soudain, dans une étreinte ultime, Henri colle mon
derrière contre son ventre. Nous sommes soudés l’un à l’autre. Dans un
balancement qui entraîne mes hanches et que je suis bien obligée de suivre,
mon frère m’inonde de crème chaude que je sens gicler au fond de moi sur ce
cône dur et lisse que j’ai appris à masser au fond de Soledad ou de Nancy.
Je ne bouge plus, la bouche dans la toison du ventre de Dolorès enfin
immobile, le menton trempé et couvert de poils clairs, les fesses pointées
vers le plafond de la chambre. Mon frère immobile entre mes cuisses
ouvertes, finit de se vider au tréfonds de moi. Je sens les derniers spasmes
de sa colonne encore dure mais qui se détend peu à peu.

Au bout de quelques minutes, je ne sens plus la présence chaude en moi, et
comme Henri est toujours appuyé sur mon ventre, j’attends patiemment qu’il
se retire. Mais il ne bouge pas. Ses mains sont simplement venues se poser
sur mes seins qu’elles caressent doucement. Alors je sens comme une
reptation dans mes entrailles. Henri est en train de se regonfler doucement.
Je ne demande pas mieux qu’il remette le couvert. J’aurai peut-être alors
droit à un plaisir réel. Parce que j’ai plus donné que reçu, aujourd’hui.

La semence que m’a donnée Henri tout à l’heure ressort de moi dans une odeur
fade, mais mon frère a repris de la vigueur. Je suis maintenant à quatre
pattes, appuyée sur mes genoux placés entre les pieds de Dolorès et mes bras
tendus, les mains posées de chaque côté de ses hanches. La jeune Mexicaine
me regarde dans les yeux, les bras étendus sur son traversin de part et
d’autre de sa tête, les genoux écartés, le sexe ouvert sur son hymen en
étoile. Henri va et vient en moi lentement et profondément. Je sens la
couronne de son gland qui frotte dans mon intérieur. Henri sait qu’il sera
long à arriver à nouveau au plaisir et se concentre sur le mien. De temps en
temps, il pousse encore plus loin et je sens le bout de sa colonne masser le
fond de mon fourreau. C’est chaud, c’est bon, je me sens mollir. Je me
concentre sur ce qui se passe dans mon intérieur. Dolorès a glissé sa main
sur mon bouton rose. Et elle y a posé un doigt, je ne sais pas lequel. A
chaque fois que Henri me bouscule de son ventre, mon bouton reçoit une
caresse de plus. Je sens que j’ai de plus en plus envie de faire pipi, mais
je sais que  » ça  » ne sortira pas, que c’est autre chose. L’envie est de
plus en plus forte et je sens ma peau rougir sous des ondes de chaleur. Mes
seins sont gonflés de sang et de je ne sais quoi, j’ai les oreilles chaudes,
je sens mon sexe couler encore puis le plaisir monte brusquement, mon corps
m’a échappé et mon ventre ondule de plus en plus fort. Je râle sans pouvoir
m’en empêcher, des ondes chaudes courent sur la peau de mon corps comme des
risées de l’Alizé sur la mer tropicale et au moment du point d’orgue je sens
des giclées de liquide chaud arriver dans mon intérieur. Henri finit de se
vider alors que je n’aspire plus qu’à ce qu’il m’abandonne enfin. Je veux
savourer cette plénitude toute seule.
Me voici abandonnée à moi-même. Je suis vautrée entre les jambes de Dolorès
et Henri est parti vers la maison…
Je sens ressortir de moi ce qui y est entré… Le dessus de lit de Dolorès v
être trempé… Je m’en fiche. Je reste là, les yeux fermés, le visage san
doute tendu. Je suis couchée sur le côté, l’oreille droite posée sur les
poils trempés du ventre de la jeune Mexicaine comme sur un oreiller. Je
tente de reconstituer au fond de moi cette onde de chaleur et de vibration
qui m’a parcouru pendant deux minutes ou plus tout à l’heure. Je reprends
peu à peu mon souffle et je finis par me relever, quittant le havre de paix
de l’entrecuisse de ma copine. Je  » trantrolle  » comme on dit dans les
Pyrénées. C’est-à-dire que mes jambes tremblent et que ma démarche est mal
assurée. Je me sens confortablement molle et chaude au plus profond de mon
intimité. J’aspire à aller faire la sieste pour être seule et jouir à
nouveau, de mémoire.
Dolorès a pris des précautions. Je la vois ramasser un morceau de tissu
trempé de ce qui est ressorti de moi tout à l’heure mais aussi de ce qui a
coulé d’elle. Le dessus de lit ne sera donc pas taché. Donc, elle avait
prémédité que nous  » jouerions  » ensemble.

Avant que je ne quitte sa chambre, nue, ma serviette et mon
maillot de bain à la main, Dolorès me rattrape et pose sa main sur mon
trésor. Puis elle enfonce lentement son index et son majeur droits dans mon
intimité encore imprégnée de ma liqueur et de celle de mon frère. Elle me
masse, mais elle sent bien que je n’ai plus envie. Alors elle me laisse
repartir et se lèche les doigts en fermant les yeux avec délectation.

- Ce soir, monsieur et madame sont invités, dit-elle. Vous voulez que je
viennent dans votre chambre ?
- Ce sera avec plaisir. Mais si mon frère nous surprend, il vaudra sans
doute  » t’initier « .
- Je ne le laisserai pas me déflorer. Je veux bien lui faire des choses
agréables, mais je ne le laisserai pas me faire ce qu’il vous fait à vous.
- Rassure-toi, lui dis-je pour conclure. Il ne te touchera pas. Tu pourras
lui faire ce que tu veux, mais c’est moi qui recevrai ses hommages… Tu
resteras pucelle puisque tu le veux, j’y veillerai.  »

Après tout si c’est son truc. Elle a sans doute plus de dix-huit ans, et
apparemment, elle ne semble pas trop  » bégueule « . Mais sans doute le poids
des conventions est-il très fort dans son milieu familial. J’oublie toujours
qu’elle appartient à cette catégorie particulière de Mexicains qui sont
venus de Lorraine avant la réforme agraire de 1917 qui a interdit aux
particuliers de posséder des terres… La disparition des fermes à laissé les
ouvriers agricoles dans la misère. Ceux qui n’avaient pas assez de réserves
pour louer des terres aux municipalités, en tout cas. Et il paraît que bien
de ces familles devenues mexicaines ont conservé des traditions très…
passéistes. On peut dire ça comme ça. Mais pour moi s’il y a une chose de
sacrée, c’est de faire de son corps ce que l’on a envie, sans autres
contraintes que celles… de son corps, justement.

Dolorès remet sa robe après s’être lavée. Elle a une après-midi tranquille
et en profite pour se mettre à lire un roman qui semble une variante
hispanique de la collection Arlequin.

J’ai rejoint la véranda où je me balance mollement sur la  » berceuse « . Je
fais les mots fléchés d’un vieux  » Femme Actuelle  » qui a bien six mois. Un
mouvement attire mon attention du côté de la chambre de Dolorès. Elle est
sortie et s’est adossée à la haie de filaos qui sépare le potager du reste
du jardin. Elle porte des lunettes de soleil et se livre à une sorte de
danse. Jambes écartées, elle ondule du ventre comme si elle avait un
houla-houp, mais elle n’a rien. Les mains sur les hanches, elle relève peu à
peu sa robe, livrant à mon regard le trésor de son hémisphère sud. Je croise
mes jambes à hauteur des genoux et je contacte et détend en rythme les
muscles de mes cuisses. Je me fais ainsi un petit massage intime. Je songe à
Soledad, encore à Phœnix. Si seulement j’avais la même particularité
qu’elle…

Au bout d’un moment, ma copine de jeux arrête sa danse envoûtante après
avoir laissé doucement redescendre sa robe. Elle me fait un petit sourire et
un geste de la main qui semble vouloir dire :  » A ce soir « . Je lui envoie
un bisou sur le bout de mes doigts.

(illustration fournie par l’auteur)

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