Techniques de masturbation féminine par Hélèna Sevigsky

 
Et commençons donc par un petit croquis

Et oui, un croquis car s’il est permis d’appeler un chat, un chat, en matière de chatte c’est un peu plus compliqué et je suis sidérée en lisant certaines histoires, de la méconnaissance de notre sexe qu’ont certains bonhommes. On confond la vulve et le vagin (un clitoris à l’intérieur du vagin, ça n’a aucun sens), on confond les grandes et les petites lèvres, on ne sait pas très bien ou se situe le canal urinaire, on se livre à des caresses allant du mont de vénus au pubis (alors que c’est la même chose) … bref, c’est le bordel et certains ne cherchent pas trop à savoir. Pourtant un sexe féminin, ce n’est pas si compliqué et quand on sait l’ouvrir et le découvrir avec délicatesse pour le couvrir de tendresse… j’arrête, je vais être hors sujet !

Une très belle vue de trois-quart qui montre très nettement l’emplacement du méat urinaire,  à mi chemin entre le clitoris et le vagin. Le modèle a eu la délicatesse d’écarter ses lèvres afin de nous permettre de mieux voir !

Avant propos
Il est navrant de constater qu’à l’aube du 3ème millénaire, la sexologie n’est toujours pas une science exacte, ainsi on en est toujours à débattre de deux sujets :

Le plaisir vaginal est-il un plaisir distinct du plaisir clitoridien, puisque certaines femmes seraient vaginales d’autres clitoridiennes. La tendance actuelle dira plutôt que tout part du clitoris, le plaisir vaginal n’étant qu’une sorte de rayonnement du plaisir clitoridien.

L’autre sujet concerne ce fameux point G ! Et bien le point G existe, mais ce n’est pas un organe particulier, c’est une sorte de renflement qui de par sa forme permet de rassembler de nombreuses terminaisons nerveuses et par conséquent d’être ultra sensible.

Comment ?

Je n’ai rien contre le cinéma X (ce n’est tout simplement pas mon truc, mais ça a le droit d’exister), mais en matière de masturbation féminine, on y voit de drôles de choses ! Ainsi l’héroïne (évidemment en bas et porte-jarretelles) qui se saisit d’un vibro masseur, se l’introduit dans le vagin, joue avec et ne fait que ça ! Et bien cette image est complètement farfelue. Je n’ai rien non plus contre les vibros (on y reviendra) mais sauf cas d’exception que je ne demande qu’à connaître, la masturbation féminine sera toujours essentiellement clitoridienne.

La masturbation classique

On se touche le clitoris par un mouvement du doigt (souvent l’index ou le médium ou même les deux réunis). On peut faire varier le rythme et commencer en douceur, mais très souvent celui-ci va progressivement s’accélérer. On peut aussi remplacer le mouvement de va et vient par un mouvement circulaire, ça revient à peu près au même.

D’autres vont faire agir simultanément le pouce et l’index, en  » roulant  » le clitoris.

L’autre main ne doit pas rester inactive et caresse les autres parties érogènes ou sensibles du corps. La peau étant elle même une zone érogène, on peut donc se caresser partout, mais on préférera les bras, l’intérieur des cuisses, les fesses, le cou, les pieds (pour les amateurs) et évidemment les seins, le globe mammaire lui-même mais surtout le téton, qu’il ne faut pas hésiter à serrer, à tortiller, à pincer…

L’excitation montant, le clitoris va augmenter de volume, le rythme respiratoire va s’accélérer, le bassin va se me mettre à bouger et le vagin va émettre de la cyprine. Cyprine dont vous n’hésiterez pas à vous servir comme lubrifiant pour votre masturbation, une stimulation humide étant toujours plus efficace qu’une sèche. Lubrifiez aussi vos petites lèvres. Si vous n’avez pas commencé à « mouiller », lubrifiez avec de la salive.
On peut également se frotter les grandes lèvres et tirer légèrement sur les petites. Le méat urinaire est également une zone très sensible. Vous faites cela soit avec l’autre main, soit avec la main courante, si vous souhaitez faire une « pause ».

La masturbation indirecte

Certaines femmes ont le clitoris extrêmement sensible, d’autre part une stimulation continue peut devenir irritante. C’est pour cette raison que certaines préfèrent l’exciter de façon indirecte en frottant sur le capuchon du clitoris sans toucher celui-ci. On peut même le faire à partir du mont de Vénus, où la pression exercée va finir par provoquer l’excitation souhaitée.

La masturbation avec introduction

 

 

Cela n’a rien d’une panacée, mais il faut bien admettre que certaines femmes ne parviennent pas à jouir avec la seule stimulation du clitoris et des zones adjacentes (mais je continue à penser cette stimulation comme nécessaire). On peut donc compléter la masturbation par l’introduction d’un ou deux doigts dans le vagin. Et si on n’en met qu’un, autant mettre le médius puisque c’est le plus long (attention à vos ongles !) On peut aussi s’introduire un objet (attention à l’hygiène : protégez-vous de l’objet en le capuchonnant suivant sa taille soit par un gant en latex soit carrément d’un préservatif.)

Le gode vibrant est évidemment un plus ! La vibration permettant d’exciter simultanément toutes les zones sensibles du sexe. Ce n’est pas mal, il faut bien l’avouer ! Mais essayez donc de poser l’extrémité du vibrateur sur votre clitoris, c’est moins spectaculaire pour la photo, mais… essayez vous me direz !

Enfin, il faut bien parler aussi de l’excitation anale ! On a dit pas mal d’approximations là-dessus ! Du genre : le plaisir anal serait plus intense chez l’homme que chez la femme, la présence de la prostate chez l’homme (leur point G) constituant, dit-on une zone érogène extrêmement sensible ! Je veux bien, et d’ailleurs j’ai tendance à le croire ! Mais on fait comment pour mesurer si c’est l’homme ou si c’est la femme qui prend le plus de plaisir par l’anus ?

Par ailleurs, il est assez étonnant (mais ça c’est vérifiable et vérifié) que chez beaucoup de femmes très clitoridienne, l’introduction vaginale n’apporte pas grand chose, par contre l’anale, si !

Rappelons que si on peut très bien se pénétrer l’anus d’un objet ayant pénétré le vagin, par contre le contraire est anti hygiénique et c’est un truc à vous faire attraper une bonne infection (idem pour les doigts)

La masturbation par frottement d’objet

Vous faites une petite boule de la grosseur d’une balle de tennis avec ce qui vous tombe sous la main, une manche ou une jambe de pyjama, un coin de la taie d’oreiller (ou même un coin du drap), vous vous couchez avec la boule bien appuyée sur le clitoris. On ne touche à rien, vous vous contentez de remuer des hanches en vous dandinant. Il y a des variantes : on peut prendre carrément le coin de l’oreiller, mais je vous laisse imaginer…Certaines femmes sont de véritables accros de la masturbation par frottement et sont capables de jouir en se frottant contre un dossier de chaise, un coin de table…
On m’a dit beaucoup de bien du coin du lavabo et de sa pierre en céramique toute fraîche…

Une variante intéressante : le foulard

Prenez un foulard (en soie de préférence, c’est plus doux), roulez le un peu sur lui-même, faites-le passer sous votre entre-cuisse, juste entre vos grandes lèvres. Vous tenez une extrémité devant avec un poignet, l’autre extrémité derrière avec l’autre main, tout cela très près du corps, puis tirez sur le foulard de façon alternative, une fois devant, une fois derrière. On peut aussi faire ça avec un linge mouillé.

La masturbation par frottement sans objet

On cite souvent l’exemple des couturières de l’époque de la machine à coudre à pédale, qui s’excitaient (volontairement ou pas, l’histoire ne le dit pas) rien qu’en pédalant les cuisses serrées l’une contre l’autre… N’achetez pas de machine à coudre, il vous suffira pour essayer de croiser les jambes en pressant « en cadence » vos cuisses l’une contre l’autre

Positions

La meilleure position sera allongée sur le lit (ou semi-assise sur un canapé) entièrement nue. En principe et de façon quasi naturelle, on a tendance à écarter les jambes. Pourtant il est reconnu que le fait d’avoir les jambes serrées (contraction des muscles des fesses et des cuisses) contribuera à la montée du plaisir. Si vous êtes couchée, relevez-vous la tête à l’aide d’un oreiller afin de vous voir mieux.
Si vous avez l’intention de vous servir d’objets (godes, pinces, lubrifiant spéciaux), emportez les près de vous. Fermez votre portable et décrochez le fixe. Il n’est pas non plus inutile d’apporter une serviette de bain, que vous allez mettre sous votre corp… à moins que vous ayez de toute façon l’intention de changer les draps.

Il peut être amusant de changer de position. Certaines femmes se masturbent par derrière, couchées sur le lit sur le ventre ou de préférence semi-agenouillée.

La salle de bains et les toilettes

Plus on sera dégagée des contraintes de l’inconfort, plus le plaisir sera intense. Il y aura toujours des gens pour prétendre que les meilleures masturbations se font à bicyclette. En ce qui me concerne, je préfère être couchée ou tout du moins assise. La pièce de prédilection sera donc la chambre à coucher ou à défaut le salon.

La salle de bain et les toilettes étant tout comme pour l’homme des endroits très particuliers et un peu magiques, ce sont des salles d’eau, et le mouillé a toujours fait bon ménage avec le sexe ! Quoi de plus beau qu’un corps de femme mouill ? (je sais… je sais…) Et puis pas besoin de faire compliqué ! Vous avez tout ce qu’il vous faut sous la main : le savon pour vous frotter le sexe, ou éventuellement le gant et l’éponge, mais surtout vous avez la douchette. N’hésitez pas à vous envoyer le jet de la douche directement sur le clitoris, en ayant eu soin d’écarter les petites lèvres pour bien le dégager, amusez-vous à faire varier la pression et la température. Faites des pauses et dirigez le jet vers vos tétons, cette caresse d’eau est divine. Il n’est pas interdit non plus de dévisser la douchette afin que le jet sorte directement du tuyau.

Les toilettes sont aussi des endroits où l’on jouit beaucoup. Est-ce l’espèce de trouble qui caractérise cet endroit qui nous rend psychologiquement réceptives à ce genre de choses ? Allez savoir…
Certaines femmes se masturbent et se forcent à retenir leur miction, d’autres au contraire commencent par pisser, l’urine prenant alors le rôle de premier lubrifiant pour commencer à se masturber (rappelons une fois encore que l’urine est complètement stérile)
Une variante classique et amusante pour ceux qui ont un jardin et qui sont protégés des regards indiscrets, consistera à s’amuser à s’envoyer le jet du tuyau d’arrosage juste là où il le faut…

Stimulation

Les fantasmes ne fonctionnent pas chez la femme comme chez l’homme.

Les images sont rarement un facteur d’excitation (tout simplement parce que la porno est faite par les hommes et pour les hommes). Mais rarement ne veut pas dire jamais et je me souviens notamment d’une scène torride entre deux femmes, hummmm..
Par contre, le récit érotique peut jouer un rôle stimulant non négligeable (on peut se masturber en bouquinant ou tout simplement en rejouant dans sa tête les scènes les plus chaudes.)
Encore plus simple : se remémorer un épisode particulièrement chaud avec un partenaire, ou alors on mélange tout ! Et c’est ça aussi le fantasme : imaginez quelqu’un avec qui vous voudriez faire l’amour…
Et puis le déclencheur de fantasme auquel on ne pense pas toujours peut être votre propre corps… Ne vous masturbez pas en débraillée, déshabillez-vous donc complètement, regardez votre corps, regardez-le aussi dans une glace, au début mais aussi pendant la montée du plaisir. Il est assez troublant de nous voir quand on atteint un certain degré d’excitation…
L’orgasme
Un truc assez efficace quand vous sentez le plaisir arriver consiste à presser vos talons l’un contre l’autre (cela va accroître la pression sanguine au niveau de l’aine). Certaines conseillent également de contracter puis de relâcher les muscles du bassin et des fesses, mais en fait la plupart du temps, vous allez le faire par réflexe, et heureusement d’ailleurs parce que tout contrôler dans ces moments là est une véritable gageure !

A l’instant de la jouissance proprement dite, deux phénomènes peuvent se produire : une sorte de tétanisation du corps qui va se tendre, se raidir, parfois s’arquebouter, et puis vous allez crier ! Ne luttez pas contre ces deux phénomènes, ils sont naturels et vous n’en serez que mieux après ! .

Surtout ne cessez pas votre masturbation pendant l’orgasme, d’abord parce qu’il n’en sera que plus intense et surtout parce que cela va vous permettre de pouvoir « repartir » rapidement si vous en éprouvez le besoin !

 

Addenda

Le sujet est la masturbation féminine. Il s’agit certes de la composante essentielle, fondamentale, dirais-je de l’auto érotisme féminin, mais ce dernier ne se limite pas à cela. Peut-être un jour ferons-nous un dossier sur le sujet, je vous parlerai alors :

- des jouets pour la pénétration anale : les godes, plugs et ces fameuse boules de geishas qui n’ont pas (le saviez-vous ?) été inventées pour pénétrer notre rectum mais celui des hommes !

- du plaisir de se raser sa minette et de se découvrir complètement différemment

- de l’auto-masochisme et de plein d’autres choses encore… Regardez : les jeux uros ont été abordés largement sur notre site, mais la glace ? Prenez un glaçon, parcourez-vous le corps avec, laissez le fondre au contact de vos seins, de votre clitoris, de vos lèvres, de votre vagin, hummmm j’arrête…

lire aussi : Le dossier masturbation et Techniques de masturbation masculine
© vassilia2 et les auteurs 2002

Vous pouvez bien entendu, réagir sur ce texte, contributions, trucs et astuces, témoignages, histoires, images etc…

 

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5 réponses à Techniques de masturbation féminine par Hélèna Sevigsky

  1. MATILDA dit :

    J’aurai aimé que l’on traite les 6 points d’excitation chez la femme, les apprendre par des photos plusieurs et texte précis et non pas une simple excitation de jeune fille qu’est le clito !

  2. Nathalie74 dit :

    Merci pour l’astuce du foulard, c’est génial

  3. Claire dit :

    un article très intéressant.
    Les bonhommes devraient le lire, ça leur apprendrait des trucs

  4. jeanpierre dit :

    ma femme ne se masturbe jamais!! je ne l’ai jamais vu faire une tel chose au bout de 20 ans de mariage et cela me désole vraiment!!

  5. Mamu dit :

    Est- ce que c’est dangereux de se masturber avec un glaçon dans le vagin ?

    Merci de me répondre
    Cordiales salutations

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