Une cavalière (2) par Paul01

Voilà une semaine que j’étais chez Brigitte. En réalité chez Brigitte et
Anne-Lise car en fait les deux amies habitaient la plupart du temps
ensemble. Disposant de plusieurs mois de vacances, j’avais tenté cette
étrange expérience de serviteur particulier des deux jeunes femmes.

Elles avaient inventé pour moi des jeux auxquels je prenais
beaucoup de plaisir. Par exemple, les yeux bandés, je devais reconnaître à
qui était le pied que l’on me donnait à embrasser. Bien que leur pointure
fussent différentes (36 pour Anne-Lise, 39 pour Brigitte) je me trompais
parfois. Faisant semblant d’être fâchées, elles me donnaient de secs petits
coups de cravache. Outre l’entretien de leurs bottes qu’elles salissaient à
loisir, elles m’ordonnèrent un jour d’assurer aussi l’astiquage des
chaussures de Solange, leur bonne, sous prétexte que « la pauvre avait autre
chose à faire ».

D’abord surprise par cette offre inattendue, Solange, une jolie petite
rousse à l’oeil effronté, n’hésita pas longtemps. D’un bref claquement de
doigts, elle me fit signe de la suivre et me conduisit dans sa chambre. Elle
s’assit sur son lit et d’un geste impérieux me désigna ses pieds :

 » Mes ballerines sont poussiéreuses ; commencez donc par elles ! »

Je m’agenouillais et les lui retirais. Solange avait elle aussi de jolis
pieds. Elle avait un peu transpiré mais n’en semblait guère gênée :

« Il parait que tu aimes ça, me dit-elle en me tutoyant pour la première
fois, alors régale-toi ! »

Et ce disant, elle me passa la plante du pied sur le visage en pouffant. Je
suçais chacun de ses délicieux orteils. Elle m’obligea ensuite à lécher
l’intérieur de ses chaussures. C’était la première fois que l’on me
demandait pareil « service » et j’hésitais :

« Si tu ne le fais pas, je le dirai à Mesdemoiselles » menaça-t-elle.

Je m’exécutais, passant la langue sur la semelle odorante et encore un peu
moite. En guise de remerciement, elle consentis à me masturber avec ses
pieds agiles.

Quand j’eus pris mon plaisir, elle me congédia :

« Maintenant ça suffit. Cet après-midi, il y aura une surprise pour toi. »

Cette promesse me laissa bien songeur.

Comme elle l’avait dit, Solange vint me chercher dans ma chambre. Il était
un peu plus de 14 heures. Une charrette légère attelée à un âne attendait
dans la cour. Brigitte et Anne-Lise arrivèrent peu après et prirent les
places arrières. Solange m’invita à monter devant à côté d’elle, pris les
rênes et donna vigoureusement du fouet à l’âne jusqu’à ce qu’il prenne le
trot. Comme ses patronnes qui étaient si généreuses en coups d’éperons avec
leurs chevaux, Solange paraissait prendre du plaisir à manier son fouet,
encouragée d’ailleurs par ses deux maîtresses qui riaient aux éclats :

« Allez !!! Du nerf !!! Plus vite Solange !!! Encourage-le ce paresseux !!! »

Et Solange qui riait aussi fouettait l’âne de plus belle. J’étais révolté :

« Ça suffit ! Dis-je, n’ennuyez plus cette pauvre bête ! Laissez-la
tranquille ! »

Cette rébellion de ma part ne parut pas les étonnées outre mesure.

« Vous trouvez que nous sommes injustes avec cet âne ? Et bien soit. Solange,
rentrons à la maison ! »

Pendant le trajet de retour, j’étais perplexe. Cette soudaine volte-face me
semblait bizarre. Je fus fixé à l’arrivée:

« Vous trouvez que nous sommes trop dures avec cet âne ? Peut-être avez-vous
raison. Voulez-vous prendre sa place ? »

Je fus un moment avant de réaliser ce qu’elles me proposaient. Puis, revenu
de ma surprise, je me mis à réfléchir. J’hésitais, je pressentais une
expérience d’une autre mesure que celles que je vivais depuis une semaine.
D’un autre côté, j’éprouvais une étrange fascination pour la façon dont
elles montaient à cheval. Je finis par acquiescer.

Elles étaient sûres de ma réponse car Solange avait déjà préparé un
harnachement particulier. Torse nu, je fus bientôt attaché aux brancards.

« Vous êtes prêt ?  » me dit Brigitte,  » Anne-Lise et moi, nous allons chacune
à notre tour faire un petit circuit avec vous. La gagnante sera celle qui
aura mis le moins de temps. Et vous aurez le privilège de faire l’amour avec
elle. »

Anne-Lise avait été désignée par le sort pour commencer. Elle s’installa
dans la légère voiture et demanda à Solange d’aller lui chercher sa cravache
de dressage. La bonne revint avec une longue badine de rotin prolongée par
une fine lanière. Elle la tendit à sa maîtresse avec un oeil brillant.
Anne-Lise claqua la langue.

Je m’élançais sans trop de peine. Au début, Anne-Lise m’encourageait avec de
secs « Allons !!! Plus vite !! » Je savais qu’elle n’allait pas en rester là.
Et en effet, à mi-parcours, elle me dit en soupirant :

« Paul, vous n’avancez pas. Je vais essayer de vous guérir de votre mauvaise
volonté! »

Au même moment, il y eut un léger sifflement et je sentis un pincement sur
l’épaule. Ce premier coup fut suivi d’un autre un peu plus fort. La douleur,
légère que je ressentais -légère au début-, était accompagnée d’une sourde
excitation. A chaque fois que la lanière me cinglait, mon sexe se durcissait
un peu plus. En fin de parcours, telle un jockey à l’arrivée d’une course,
elle augmenta la cadence de ses coups et leur puissance tout en
m’encourageant de « Plus vite petit !!!! Bien !!! Oui !!! Bien !!! » La
douleur cette fois-ci était lancinante. J’arrivais enfin. J’avais couru de
mon mieux et bouclais le circuit en un peu moins de 30 minutes.

J’eus droit à une heure de repos, puis ce fut Brigitte qui prit place dans
la charrette. J’appréhendais ce moment car je savais qu’elle était encore
plus cruelle que son amie. J’avais raison. Aussitôt montée, elle me cingla
avec vigueur. Je protestais, mais elle se mit à me frapper plus fort. « Allez
!!! Hue !!!  » Répétait-elle en scandant ses encouragements de grands coups
qu’elle m’allongeait avec sa badine de rotin. Elle frappait de préférence
les endroits déjà meurtris par son amie. Un moment, je me retournai et vis
que son visage était rouge de plaisir. J’avais présumé de mes forces et les
derniers cent mètres furent terribles. Elle me fouettait sans arrêt et je
crus tomber. Enfin, je franchis la ligne d’arrivée.

Brigitte avait gagné. J’eus une belle récompense, car, le soir même, les
deux jolies cavalières et leur bonne étaient dans mon lit. Elles furent
toutes les trois adorables, me câlinant, passant du baume sur mes bleus, et
faisant si bien que je les honorais l’une après l’autre. Cependant,
l’expérience avait été bien rude. Un peu trop. Le lendemain, ma décision
était prise. Je fis leur fis mes adieux à leur grande surprise. Quand elles
virent qu’elles ne pouvaient pas me retenir :

« Paul, me dirent-elles, vous avez été un compagnon de jeu merveilleux.
Revenez-nous quand vous voudrez ! ».

De temps en temps, il m’arrive de croiser une de ces trois jeunes femmes
dans la ville où j’habite. Nous nous saluons discrètement. Peut-être un jour
retournerai-je les voir. Qui sait.

Paul

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