Spirales Première circonvolution par Serge Virinoviev

Spirales
Première circonvolution par Serge Virinoviev
Récit autobiographique
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SPIRALES

Après avoir quitté l’école communale de Saint-Germain en 1956, alors âgé de onze ans et demi, j’ai pris la direction du lycée à la ville.

Adieu ma petite école rurale mixte et bienvenue dans un lycée réservé exclusivement aux garçons, de vieux bâtiments gris et sinistres ainsi que des baraquements ajoutés dans l’immense cour goudronnée.

Je me suis éloigné de mon village où je vivais esseulé depuis bien des années en évitant les autres enfants après la sortie des classes, lesquels avaient fait de moi leur souffre-douleur.

J’ai subi leur stupidité et leur cruauté quand ils prenaient plaisir à m’insulter, me traitant de sale polak et de bâtard car ma mère était d’origine polonaise et mon père avait fui la Russie lors de la révolution d’octobre 1917.

J’ai enduré les sévices corporels de mes jeunes tortionnaires sans jamais me plaindre à mes parents et même si j’ai appréhendé le lycée, cet univers inconnu, j’ai été heureux de ne plus fréquenter la cour de récréation de l’école primaire.

J’ai mal vécu mon enfance et mon adolescence d’où ont été absentes les marques d’affection et de gentillesse de ma mère de même que le fait d’être obligé de me terrer, de vivre comme un reclus, de n’avoir personne avec qui partager des jeux de gosses.

Quand j’ai atteint l’âge de la puberté vers onze ans j’ai découvert alors le plaisir solitaire, cela va de soi.

Au lycée circulaient discrètement des revues pornographiques dont Color Climax, une revue de qualité n’ayant rien à voir avec l’insipide Paris Hollywood et ses photos retouchées couleur sépia, non celles-ci sur papier glacé comportaient des photos en couleur qui n’étaient ni floutées ni gommées, bien explicites et réalistes, qu’il était possible de se procurer en échange de quelques sacs de billes en verre durant la récréation.

Mes parents étaient loin d’être riches et seul mon père travaillait à l’usine de produits chimiques voisine pour un modeste salaire. Dans ma classe au lycée j’étais le seul fils d’ouvrier, les parents des autres élèves étant les rejetons de la bourgeoisie locale, fils de gros commerçants, de notaires, d’avocats, de médecins, etc. Malgré tout n’ayant jamais eu le moindre sou d’argent de poche j’ai fini par chaparder quelques pièces dans le porte-monnaie de ma mère afin de pouvoir acheter des billes en verre à l’épicerie-bazar de Saint-Germain et de les échanger contre des revues pornographiques.

Je me suis donc retrouvé en possession de deux de ces brochures que je convoitais tant et dans lesquelles j’ai, grâce à des photos plus que suggestives, réalisé que mon sexe pouvait me procurer bien d’autres plaisirs que celui de la masturbation que je pratiquais le plus souvent possible lorsque je le pouvais, le soir sous mon édredon de plumes dans ma chambre à l’étage ou de nombreuses fois dans la journée le jeudi, jour sans classe à l’époque, quand mon père était au travail et ma mère chez une amie ou bien partie chercher de l’herbe pour ses lapins dans les herbages.

Oui je pratiquais ce que l’Eglise réprouvait et réprouve toujours tant je trouvais cela agréable, délicieux, et c’est devenu pour moi un besoin permanent, vital et essentiel, pour me sentir tranquillisé, apaisé et rassuré.

C’est devenu ma thérapie, mon anxiolytique, mon antidépresseur et un excellent somnifère bio, sans composants chimiques, me permettant de m’endormir sereinement. Je pourrais dire en souriant que je suis devenu dépendant, accro aux préceptes d’Onan grâce à ma main droite qui devint une amante d’une grande dextérité.

Ce qui devait arriver arriva !

Un jour où ma mère entreprit de changer mes draps elle remarqua qu’ils étaient maculés de taches dont il est inutile que je vous révèle la provenance. Le soir à table j’ai eu droit à un sermon solennel de la part de ma mère alors que mon père se taisait, le nez plongé dans son journal, visiblement mal à l’aise. Elle m’expliqua en hurlant presque les dangers et surtout ce qu’elle considérait comme l’immoralité de la masturbation.

On ne fait pas joujou avec sa quéquette ! ! !

Mes draps ne furent plus jamais souillés par ma semence, non pas que j’ai mis fin à mes branlettes quotidiennes, non, mais je me suis organisé de façon à ne plus maculer mon lit. Pour cela je subtilisais des torchons dans l’armoire à linge qui en contenait une quantité impressionnante. Bien entendu ma mère ne s’aperçut jamais de leur disparition. Quand ils devenaient bien trop rêches après avoir longuement été utilisés, je les jetais sur le tas d’ordures ménagères de la décharge publique se trouvant à proximité du jardin ouvrier de mon père que j’allais aider à jardiner.

Pour ma mère j’étais redevenu un garçon bien sage et qui n’était plus dans le péché, tout allait pour le mieux !

Elle était loin de se douter que non seulement je continuais à me masturber mais que je le faisais encore plus souvent depuis le jour où elle

me sermonna.

Grâce à Color Climax que je cachais dans la niche sous la tablette en marbre de ma table de nuit avec le torchon destiné à éviter de maculer mes draps en l’appliquant sur mon gland au moment de l’éjaculation, je n’ignorais plus rien de la fellation, du cunnilingus, de la sodomie et je fantasmais devant les photos de ces pratiques sexuelles tout comme devant celles d’hommes nus, de préférence en érection, autant que devant celles de femmes exposant leurs seins, leurs vulves ou leurs anus.

Au lycée c’en fut terminé de l’instituteur unique, nous avions un professeur par matière enseignée et nous devions endurer la tyrannie de quelques pions sadiques.

Ma 6ème me parut interminable dans cet univers semi-carcéral et je détestais le latin que l’on m’avait imposé en section classique.

Je passais les récréations seul à traîner entre les baraquements délabrés n’ayant pas réussi à me faire le moindre copain et durant les vacances d’été qui suivirent j’ai presque été heureux de retrouver notre jardin et surtout ma chambre où ma seule amie qui ne me décevait jamais était ma main droite qui m’offrait tant de bonheur.

Puis ce fut la 5ème où j’ai été orienté en section M, c’est-à-dire moderne, sans latin mais avec beaucoup plus de mathématiques, ce qui ne faisait pas mon affaire non plus. La catastrophe que j’appréhendais arriva au mois de juin 1958 lorsque j’ai appris que je devais redoubler mon année.

Ne sortant pratiquement pas de chez moi et étant dans un lycée de garçons je n’avais toujours pas de petite amie je ne fréquentais aucun garçon de ma classe ni de Saint-Germain. Les grandes vacances de cette année-là furent évidemment identiques à celles des années précédentes.

Sans enthousiasme j’ai repris la direction du lycée où je végétais et malgré la promesse faite à mes parents je n’ai pas fait preuve d’une grande assiduité dans mes études.

On me laissa passer néanmoins en 4ème M’( M prime ) avec toujours plus de maths où j’excellais dans la nullité car cette matière ne m’intéressait pas du tout contrairement au français, à l’anglais et à l’allemand ou bien encore au dessin. Je n’étais pas ce que l’on appelle un matheux.

Encore un été banal à jardiner avec mon père, à aller ramasser de l’herbe pour les lapins avec ma mère et à fantasmer sur de nouvelles revues Color Climax en me branlant à la première occasion dès que je me retrouvais seul à la maison.

Tous les autres jeunes de mon âges avaient des hobbies, jouaient aux cow-boys et aux indiens et quant à moi mon passe-temps favori était l’onanisme, le plaisir solitaire. Je ne pensais qu’à cela à longueur de temps.

C’est « à l’arraché » que je suis passé en 3ème, l’année du BEPC, diplôme aussi important à l’époque que l’actuel baccalauréat. Je percevais bien au vu de mes résultats scolaires, de mes notes et des commentaires de mes professeurs, que je courrais directement à l’échec et, bien entendu, j’ai échoué à cet examen malgré les épreuves de rattrapage.

J’avais maintenant 15 ans et demi et physiquement je m’étais affiné, j’avais grandi, et quand je rencontrais des passants à Saint-Germain en allant chercher le pain ou le lait à la ferme, certains me disaient  » bonjour jeune homme  » . Mes anciens jeunes bourreaux avaient grandi comme moi et ils m’ignoraient enfin !

Bien que n’ayant pas été reçu au BEPC j’ai quand même pu accéder en classe de seconde lors de la rentrée de septembre 1961.

J’ai fait connaissance avec ma nouvelle classe et j’étais loin d’imaginer les événements qui allaient permettre au soleil de briller sur ma destinée.

Le hasard a voulu que je me retrouve assis près d’un nouvel élève arrivant de la banlieue parisienne et dont c’était la première année dans ce lycée.

Comme tous les ans nous nous sommes présentés à notre professeur principal ce qui m’a permis d’apprendre que mon voisin de pupitre se prénommant Christian était lui aussi fils de parents d’origine polonaise.

Le fait que nous nous soyons installés l’un près de l’autre était peut-être un signe du destin.

Il était un peu plus jeune que moi de quelques mois, ce qui était normal car j’avais redoublé ma 5ème. Il avait un visage très doux avec des traits fins et aussi une silhouette plus juvénile que la mienne.

Le courant passa très vite entre nous et enfin j’ai trouvé en lui un vrai et bon copain.

Christian m’était plus que sympathique, il avait toujours le sourire aux lèvres et ses yeux avaient quelque chose de malicieux. Nous passions nos récréations ensemble et avec lui je suis parvenu à rompre mon isolement. A la sortie des classes il m’accompagnait jusqu’à la gare routière où je prenais le car pour Saint-Germain. Lui habitait en ville avec ses parents près du marché couvert. Nous nous entendions bien et il n’y avait jamais le moindre heurt entre nous.

Tout commença durant un cours d’anglais alors que notre professeur était debout au tableau, le dos tourné.

Nous avions le nez dans nos livres respectifs et soudainement Christian étant assis à ma gauche, côté fenêtre, j’ai senti sa main droite se poser sur ma cuisse gauche.

J’ai cru tout d’abord à un geste amical, familier, jusqu’à ce que sa main remonte doucement sur mon pantalon vers mon entrejambe.

Je vous laisse imaginer quelle a été ma surprise quand ses doigts ont atteint ma braguette. J’ai été saisi d’une peur panique m’attendant à ce que notre professeur se retourne et, les pupitres n’étant pas fermés sur le devant, surprenne son geste ne souffrant aucune ambiguïté. J’ai donc retiré sa main délicatement sans le brusquer et à la récréation du matin au cours de laquelle nous sommes restés ensemble, aucun de nous deux n’a évoqué ce qui s’était passé.

Par contre, tout au long de la journée, durant les cours, je n’ai cessé de penser à ce qu’il avait fait et à sa main inquisitrice posée sur mon pantalon à l’endroit de mon sexe qu’il avait commencé à palper à travers le tissu.

Le soir dans ma chambre, lorsque je me suis allongé sous mon édredon, je me suis mis à bander aussitôt mais je n’ai pas sorti de revue pornographique de ma cachette. C’est en pensant intensément à Christian que je me suis masturbé m’imaginant que c’était lui qui me branlait.

Si nous n’avions pas été en cours mais dans un lieu discret je l’aurais vraisemblablement laissé continuer son exploration intime tant j’avais besoin de plaisir sexuel. Je n’ai pas dit à Christian que j’avais pris du plaisir en rêvant que c’était lui qui me masturbait.

Dans les jours qui suivirent il renouvela à plusieurs reprises ce qu’il m’avait fait en cours d’anglais et j’ai été obligé de repousser sa main à chaque fois.

J’aurais souhaité le laisser faire car c’était excitant mais j’avais la peur au ventre tant je craignais que nous soyons surpris, lui à me toucher ma verge et moi à accepter ses caresses. Je n’osais penser à la réaction de mes parents si j’avais été collé ou renvoyé temporairement pour cela, pour attouchements sexuels avec un autre garçon, ma mère m’aurait tué !

Tous les soirs qui suivirent les palpations génitales de Christian, c’est uniquement en l’imaginant nu, en essayant de visualiser son sexe durci dans mes pensées, que je me suis branlé frénétiquement !

Avait-il réellement envie d’avoir des rapports sexuels avec moi, ou bien était-ce un jeu d’adolescent en forme de provocation ? Je n’en savais rien car, les jours passant, nous n’évoquions toujours pas ce sujet.

Je désirais tant l’avoir près de moi en dehors du lycée et, Christian ne connaissant rien de la vie rurale, il me vint à l’idée de l’inviter à venir passer un jeudi avec moi à Saint-Germain.

Mes parents, heureux de constater que j’avais enfin trouvé un copain, acceptèrent de bon cœur sa venue et les siens n’y virent aucune objection.

A la date convenue c’est son père qui au volant d’une 403 Peugeot noire l’amena chez nous. Après quelques échanges de politesse avec ma mère il reprit la direction de la ville distante d’une quinzaine de kilomètres.

J’avais concocté pour Christian une journée « découverte de la nature » et je renaissais à la vie.

Je lui ai montré ma chambre dans notre modeste maison d’ouvrier sans lui dire que sous la plaque de marbre de mon chevet se trouvaient des revues pornographiques et le torchon destiné à éviter que mon sperme ne se répande sur ma literie.

Je n’avais pas de jeux de société mais seulement quelques rares voitures miniatures au 1/43ème, des Norev en plastique, moins chères que les Dinky Toys en métal. Mais Christian n’était pas venu à Saint-Germain pour jouer aux petites voitures.

Mon père ne rentrant du travail que le soir et ma mère ayant décidé de s’absenter, j’ai entraîné Christian avec moi dans la visite de mon petit village. Celui-ci n’étant pas très étendu nous en avons vite fait le tour. Je lui ai proposé ensuite de descendre à la rivière et à la gare ferroviaire, non loin du bourg, où il y avait toujours des convois à l’arrêt avec des locomotives à vapeur en attente de chargement à l’usine de produits chimiques.

Nous avons vite atteint le pont métallique et l’avons traversé pour aller jusqu’au passage à niveau au-delà duquel il n’y avait plus aucune maison d’habitation.

En limite de Saint-Germain se dressait un coteau assez abrupt que l’on appelait « les Fougerolles » et un petit sentier permettait de le gravir jusqu’au Landes de Rouilly sur son sommet, des centaines d’hectares de maquis, de taillis, d’arbrisseaux et de rochers.

J’ai suggéré à Christian d’aller nous y promener car nous avions tout notre temps jusqu’à l’heure de l’angélus.

Nous fîmes un arrêt pipi au cours duquel nous nous sommes soulagés tous les deux sur le bas-côté de la petite route menant au coteau, ce qui me permit de jeter un coup d’œil vers Christian en train d’uriner sans se détourner et donc d’apercevoir sa bite.

Christian se retournant vers moi constata que mon regard était focalisé sur son mignon petit bout et n’ayant pas pris soin de lui tourner le dos pour pisser lui aussi avait les yeux posés sur mon sexe décalotté pour la circonstance.

Ce qui venait de se passer m’avait fortement troublé et je n’arrivais pas à me défaire de la vision de sa petite verge qu’il tenait délicatement avec deux doigts.

La pente était raide et la montée du chemin forestier se révélait assez pénible. Nous avons marché ainsi durant un bon moment, peut-être une heure, en évitant de bavarder pour garder notre souffle, et nous sommes arrivés devant une clairière sur notre droite, un herbage à l’abandon dont l’accès était censé être fermé par ce qui avait été autrefois une barrière.

Une cabane ou du moins ce qu’il en restait trônait au milieu de ce petit pré dont les foins n’avaient visiblement pas été fauchés depuis des années.

Nous avons entrepris de faire une halte bien méritée dans cette remise qui nous tendait les bras. Elle était assez grande mais n’avait plus de porte et était constituée de planches vermoulues et disjointes recouvertes de tôles ondulées.

A l’intérieur se trouvait un tas de foin dans un coin ainsi que quelques vieux outils rouillés jetés en vrac sur un sol de terre battue.

Nous nous sommes laissé tomber sur la meule de foin odorant et sec tellement nous étions exténués par cette longue et éprouvante ascension.

Nous étions au début de l’automne et il faisait encore beau. Sous les tôles de la cabane il faisait même très chaud.

Christian était avachi près de moi et nous demeurions silencieux récupérant de nos efforts.

Je n’ai pas sursauté quand le plus naturellement du monde il réitéra ce qu’il me faisait sous notre pupitre en classe.

Sa main se posa sur mon genou et remonta progressivement et lentement le long de ma cuisse.

Ici nul danger d’être pris en flagrant délit par un professeur alors je l’ai laissé faire tout en appréciant ses privautés.

Très rapidement m’est venue une érection et quand il me toucha ma braguette il s’aperçut que je bandais en palpant et en pétrissant la belle proéminence bien visible sous le tissu.

Tout ceci se passait sans échanger un seul mot et tout ce que l’on pouvait entendre c’était ma respiration qui s’était accélérée.

Christian ne s’engagea pas plus loin dans ses investigations et alors qu’il allait retirer sa main de lui-même je l’en ai empêché en la pressant fortement sur mon sexe gonflé et dur avec mes paumes moites.

Nous sommes restés ainsi durant un bref moment et j’ai eu envie moi aussi de savoir si Christian bandait. J’ai donc relâché la pression sur sa main appuyée sur ma verge et je suis allé directement à son entrejambe pour constater que la sienne était aussi dure et gonflée que la mienne.

J’avais soif d’aller au-delà de ces attouchements et je songeais même à me masturber en sa présence avec l’idée folle d’éjaculer sur lui, mais j’étais littéralement tétanisé par ce qui nous arrivait avec des pensées lubriques plein la tête.

Voyant que rien d’autre ne se passait, sans plus réfléchir et sans lui demander son avis, j’ai déboutonné sa braguette et y ai introduit mes doigts, sentant sous le léger tissu de son slip , bien plus que son phallus, « sa bite ! »

Je n’utilisais plus le mot quéquette et au lycée j’avais appris bien d’autres synonymes à ce vocable puéril. Les autres lycéens parlaient de bite et de pine et accessoirement de queue, de nœud, de dard et j’en passe.

Je m’étais moi aussi approprié ce vocabulaire très explicite et mes testicules étaient devenus mes couilles, mes roustons, etc.

Les dés étaient jetés !

Nous n’allions pas en rester-là, c’était évident !

Ressortant mes doigts de sa braguette en un tour de main j’ai dégrafé la boucle de sa ceinture et, après avoir écarté les deux pans frontaux de son pantalon, j’ai introduit ma main dans l’élastique de son slip de coton blanc.

C’était la première fois que je tenais dans ma main une autre verge que la mienne, douce, lisse, chaude et toute dure !

Christian bandait de plus belle et je pensais qu’il allait procéder de la même façon avec moi, mais non, il se laissait faire appréciant que je lui tienne sa bite car il souriait aux anges les yeux mi-clos sa main toujours fermement appuyée sur ma braguette.

J’ai lâché à regret son sexe car j’avais besoin de mes deux mains pour ouvrir mon pantalon à mon tour et que je fis glisser sur mes genoux.

La bosse déformant mon slip était conséquente et je n’ai pas hésité une seconde, mon sous-vêtement alla rejoindre mon pantalon.

Christian avait maintenant les yeux écarquillés et rivés sur ma bite tendue et dressée presque à la verticale.

C’est moi qui ai rompu le silence qui couvait entre nous en lui chuchotant dans le creux de l’oreille que je souhaitais qu’il baisse son slip lui aussi, ce qu’il fît immédiatement sans se faire prier.

J’avais moi aussi les yeux grands ouverts et fixés sur sa jolie queue, plus petite que la mienne mais aussi dure et aussi tendue, ainsi que sur ses testicules également moins volumineux que les miens et bien lisses.

Nous n’étions pas circoncis ni l’un ni l’autre et j’étais impatient de voir le gland décalotté de Christian qui n’avait comme toison qu’un très fin duvet blond à peine visible sur son pubis et totalement absent de ses organes génitaux.

C’était la première fois que je voyais autrement que sur des photos un autre sexe masculin que le mien et de plus je venais de le toucher, je rêvais !

J’étais en extase devant ses organes génitaux qui me mettaient dans tous mes états tant ils me plaisaient et tant j’avais envie de les caresser et de les embrasser !

Nous sommes restés quelques brefs instants à contempler nos bites et c’est moi, une fois de plus, qui ai demandé à Christian d’une voix murmurée et douce s’il se masturbait. Il ne me répondit pas mais il acquiesça d’un hochement de tête.

J’aurais été déçu s’il m’avait fait savoir qu’il ne se branlait pas.

Nous étions absolument seuls et parfaitement isolés ici, nous ne risquions aucune visite inopportune et mon cerveau bouillonnait.

Je me disais que loin du village, en pleine nature, dissimulés, nous pouvions tout oser ici avec Christian qui s’était montré réceptif à toutes mes initiatives jusqu’ici.

Je ne ressentais aucune gêne à avoir ma bite en érection exhibée à sa vue et il ne semblait pas mal à l’aise non plus de la regarder avec intérêt.

Nous étions nus sous la ceinture et me sentant un peu empêtré dans mon pantalon et dans mon slip qui entravaient mes jambes je les ai fait glisser sur mes chevilles avant de les ôter entièrement gardant quand même mes sandalettes afin de ne pas me blesser avec une quelconque écharde. Voyant qu’il ne se décidait pas à en faire de même je me suis penché sur lui, sa bite érigée frôlant mon visage et j’ai fait subir à ses vêtements le même sort qu’aux miens.

Nous n’étions pas installés dans des conditions de confort optimum et de plus le foin sec et cassant nous grattait les jambes, les fesses et nos couilles, mais ce n’était pas là mon souci du moment.

J’étais entraîné dans un tourbillon de volupté dont je refusais de m’échapper et, advienne que pourra, je me doutais de ce qui allait se passer maintenant.

Je savais également que Christian ayant une attitude passive dans notre relation sexuelle naissante, ce serait à moi de prendre toutes les décisions pour le guider vers ce que nous attendions tous les deux.

Le temps n’était plus à la réflexion et aux hésitations !

J’étais en pure admiration devant le sexe majestueux, affriolant et désirable de Christian et plutôt que de discourir j’ai choisi d’agir sans plus tarder.

J’ai pris sa verge dans ma main gauche et, sans la masturber je me suis mis à la caresser avec douceur la sentant frémissante sous mes doigts. Le sourire béat de Christian prouvait qu’il appréciait cette attention de ma part.

Je bandais tellement que j’étais prêt à imploser et il valait mieux que Christian ne me rende pas mes caresses car j’aurais éjaculé très rapidement, trop rapidement !

Néanmoins, saisissant sa main je l’ai posée sur ma bite avant de lui ouvrir les doigts et de les refermer sur celle-ci, l’obligeant à me la serrer. Je voulais qu’il me la tienne tout simplement et je lui ai chuchoté de ne surtout pas me branler.

J’étais presque à l’agonie, complètement déboussolé et jamais je n’avais été ainsi troublé, même en visionnant mes revues pornographiques.

Ma main se promena sur sa bite avec délicatesse et elle s’attarda de plus sur ses testicules que je palpais et que je faisais rouler sous mes doigts sans aucune difficulté, la peau de ses bourses que l’on appelle le scrotum, terme que j’ai appris bien plus tard, était bien souple et distendue.

Christian m’observait, la tête penchée sur le côté, et il devait bien se rendre compte de mon émoi.

Doucement j’ai tiré sur la peau du bout de sa bite, sur son prépuce, et j’ai décalotté Christian, découvrant son gland.

Ce fut un vrai choc pour moi !

Il était beau, mignon, adorable, tout rose, tout brillant, tout lisse et soyeux, tout gonflé avec son petit orifice au bout.

J’étais captivé, charmé, presque envoûté par ce délicat bourgeon à la texture si fine sur lequel se portait toute mon attention et qui me mettait en transes !

Je n’en pouvais plus !

J’ai recouvert le gland de Christian et j’ai commencé doucement à le masturber, non pas en empoignant tout le corps de sa bite à pleines mains, mais seulement avec deux ou trois doigts comme je le faisais pour moi-même, serrés sur la couronne, sur la boursouflure à la base du gland.

Mes angoisses s’étant apaisées maintenant, je constatais qu’il était plus qu’agréable, plus qu’excitant, de branler un autre sexe que le mien.

Mes doigts allaient et venaient lentement, sans brutalité, et jamais je n’avais éprouvé autant de tendresse pour quelqu’un d’autre que Christian que j’aurais voulu serrer contre moi en ces moments idylliques.

Me remémorant les photos de mes magazines j’ai cessé de le masturber ne souhaitant pas le voir éjaculer tout de suite et j’ai approché mon visage tout près de ses organes génitaux, de son membre que j’ai décalotté pour la seconde fois avant de déposer de nombreux petits baisers sur son gland, de le picorer !

J’ai ensuite ouvert mes lèvres et je l’ai introduit entre elles.

Pour la première fois de ma vie, à l’aube de mes 16 ans j’avais un sexe masculin, une verge, une bite dans ma bouche que je me suis mis à sucer et à lécher la considérant comme la plus savoureuse des gourmandises à laquelle il m’ait été permis de goûter.

Christian se cramponnait toujours à la mienne, sans bouger sa main, tandis que ma langue se promenait sur ce fruit exquis qu’elle appréciait, titillant son méat urinaire, son minuscule orifice en forme de petite fente.

L’idée que Christian puisse éjaculer à tout moment ne m’effleurait même pas, je n’y pensais pas du tout tant j’étais absorbé par ce que je faisais avec beaucoup de zèle et d’empressement.

J’aimais, j’appréciais le goût de sa bite devenu pour moi une délectable friandise dont je me régalais.

Je ne voulais surtout pas qu’elle ressorte, qu’elle quitte ma bouche, qu’elle s’échappe d’entre mes lèvres tant elle était douce sous ma langue.

Tout en le suçant je pétrissais délicatement ses couilles et je ne me souvenais pas avoir bandé un jour aussi fermement.

Lui léchant le gland je faisais aller et venir sa bite entre mes lèvres et j’entendais maintenant Christian qui haletait et gémissait discrètement de plaisir.

La finesse, la tiédeur, le goût et l’aspect soyeux de son gland en faisaient une douce sucrerie, un délice, un régal !

Je ne trouve pas de superlatifs assez forts pour exprimer à quel point j’étais épris du gland de Christian, de son bourgeon rose tellement attendrissant et ensorcelant !

Subitement Christian fut pris de tressaillements au niveau de son bas-ventre et j’ai réalisé qu’il allait jouir !

J’ai serré ses testicules un peu plus fort entre mes doigts en prenant garde de ne pas les écraser et en un ultime soubresaut il a enfoncé sa bite au fond de ma bouche, dans mon gosier, à m’en étouffer !

C’est le bout de ma langue excitant son méat urinaire qui a reçu la première giclée de sperme !

J’ai sursauté, bien entendu, car jamais auparavant je n’avais eu de sperme dans ma bouche et j’ignorais même la saveur que pouvait avoir le mien n’ayant à aucun moment eu la curiosité d’y goûter après avoir éjaculé.

Cette idée ne m’est venue qu’après ce rapport sexuel avec Christian, le soir-même où après m’être branlé dans mon lit, j’ai recueilli une partie de mon sperme dans la paume de ma main et je l’ai ingurgité avec avidité.

Le sperme de Christian était chaud et d’autres longues giclées jaillirent du méat de son gland pour venir frapper mon palais, combien ?

Je ne sais plus mais il n’est pas exagéré de dire qu’il inonda entièrement ma cavité buccale !

J’aurais pu, immédiatement après le premier jet, sortir sa bite de ma bouche et recracher ce qu’il venait de m’offrir avec abondance, mais je ne l’ai pas fait désireux d’aller jusqu’au bout de la fellation que je pratiquais sur lui.

J’avais lâché les couilles de Christian et j’ai agrippé ses fesses à pleines mains pressant son bassin contre mon visage afin que l’idée ne lui vienne pas de se retirer, de retirer de ma bouche son sexe mêlé à son sperme dont je ne savais pas si je devais le rejeter ou l’avaler, personne n’ayant auparavant déversé sa semence en moi de cette façon.

La régurgiter aurait peut-être vexé Christian, aussi après l’avoir gardée un moment en moi et en avoir apprécié la consistance, j’ai dégluti deux ou trois fois et j’ai donc avalé son sperme, le fruit de son éjaculation.

J’ai trouvé que son goût était certes surprenant au premier abord mais qu’il n’avait rien de repoussant ni de désagréable.

C’était chaud, un peu visqueux naturellement, mais il s’en dégageait une saveur légèrement salée, un peu amère et chlorée, mais finalement rien de rebutant à cela sachant que venant des organes génitaux de Christian c’était le plus exquis des breuvages que j’ai pu absorber jusqu’ici, un nectar dont j’allais de plus en plus raffoler lors de nos rapports sexuels qui suivirent celui-ci.

Christian ne bandait plus et sa verge étant redevenue toute molle il la ressortit lentement d’entre mes lèvres à mon plus grand regret.

D’un ton pressant et presque suppliant je lui ai murmuré à l’oreille « branle-moi ! ».

J’aurais bien aimé qu’il me suce lui aussi mais je me suis dit qu’il était peut-être prématuré de le lui demander.

Christian m’ayant décalotté je lui ai à nouveau susurré que je préférais qu’il me masturbe gland recouvert, de la même façon que j’avais procédé avec lui, sur la couronne de mon gland avec deux ou trois doigts.

Christian la tête reposant très bas sur mon bas-ventre dénudé, le visage sur mon pubis, me masturba avec énormément de dextérité mais, bandant depuis si longtemps et mon désir étant à son paroxysme, j’ai éjaculé très vite.

Quand il a ressenti sous son visage la première de mes contractions, il a compris que j’allais jouir et, sans que je ne le lui demande, il m’a décalotté le gland en une fraction de seconde permettant ainsi à mon sperme de jaillir plus puissamment.

Celui-ci a souillé son visage, ses doigts et également mes cuisses.

Ici pas de torchon pour nous éponger mais heureusement j’avais un mouchoir en tissu dans la poche de mon pantalon que je n’ai évidemment pas ramené à la maison, et c’est avec lui que j’ai essuyé mon sperme sur la face et la main de mon ami Christian, ainsi que sur moi-même.

Pour le sien le problème ne s’était pas posé puisque je l’avais avalé, y compris la dernière petite goutte qui perla sur le bout de son gland quelques minutes après qu’il ait éjaculé.

Epuisés, exténués, nous sommes restés allongés tous les deux l’un près de l’autre sur le tas de foin et je crois que je me suis même assoupi, nos verges ramollies et flasques, tout comme nos testicules au repos, sans nous être reculottés.

J’avais une envie folle de le sucer une seconde fois et le goût de son sperme était toujours bien présent dans ma bouche.

Le temps était passé trop vite dans cette cabane devenue en quelques instants notre palais des plaisirs et Christian n’avait hélas pas eu le temps de me faire une fellation mais je savais par avance que lors d’un prochain rapport sexuel entre nous il me la ferait volontiers. Je n’ai donc manifesté aucune déception sachant qu’il m’avait masturbé avec beaucoup de savoir-faire et de tendresse.

Nous n’avions pas de montre mais nous avons estimé qu’il devait se faire tard, aussi nous nous sommes rhabillés avant de retrouver le chemin forestier et d’entamer la descente vers la gare de Saint-Germain.

Dans un élan passionnel j’ai pris la main de Christian tout en marchant alors que perdus dans nos pensées nous ne prononcions pas un mot jugeant inutile de commenter notre rapport sexuel. Brusquement je me suis arrêté l’attirant contre moi, contre mon corps en pressant fortement mon pubis contre le sien au travers de nos pantalons, frottant nos verges qui durcirent immédiatement l’une contre l’autre.

J’ai embrassé Christian sur sa bouche entrouvrant ses lèvres pour y glisser ma langue ainsi que je l’avais vu faire sur les photos de mes revues.

Christian se prêta à ce baiser qui dura longtemps et nous n’étions pas loin de l’éjaculation lui et moi tant nous nous excitions, nos sexes soudés.

J’ai relâché mon étreinte et je me suis surpris à lui murmurer un « je t’aime » spontané.

Je lui ai repris sa main que j’ai tenue serrée dans la mienne jusqu’au bitume de la petite route menant à la gare et à la rivière.

Quand nous sommes arrivés chez moi ma mère était déjà rentrée et rien dans notre apparence de grands garçons bien sages n’aurait pu indiquer que nous venions d’avoir un rapport sexuel ensemble des plus fougueux et des plus passionnés.

Le père de Christian, ponctuel, vint le rechercher à l’heure prévue et ce fut pour moi et mon ami-amant-amante, le début d’une liaison bouillonnante, amoureuse et charnelle, qui dura le temps de cette année scolaire 1961-1962.

Cette nuit-là, après le départ de Christian, je n’ai pas fermé l’œil car je me suis masturbé sans répit jusqu’à l’aube concentrant mes pensées sur son gland que j’avais hâte de dorloter, de câliner et de sucer au plus vite.

Si Christian avait été une fille, je suis certain que je me serais comporté de la même façon avec elle, son clitoris et sa vulve m’auraient procuré des plaisirs similaires.

J’avais besoin d’une âme sœur, d’une épaule où me réfugier, j’avais des besoins sexuels que la masturbation ne comblait pas et peu m’importait d’avoir des rapports avec quelqu’un du même sexe ou du sexe opposé, l’essentiel résidait dans la jouissance que je pouvais offrir à mon ou ma partenaire et dans celle que lui ou elle pouvait m’accorder.

Trop jeune à une époque où l’on ne parlait jamais de sexualité, je n’ai donc pas su que j’étais bisexuel et je n’ai appris ce terme et ce qu’il signifiait que beaucoup plus tard.

Tout ceci s’est réellement déroulé ainsi au début du mois d’octobre 1961 à Saint-Germain.

A suivre, ma liaison exaltée avec Christian dans la 2ème circonvolution de mes Spirales.

Serge Virinoviev

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Une réponse à Spirales Première circonvolution par Serge Virinoviev

  1. ange_dechu dit :

    Intéressant, bien écrit et très troublant

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