Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 20 – Coquin et coquine par Maud-Anne Amaro

Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 20 – Coquin et coquine par Maud-Anne Amaro

– Je peux te demander quel genre de service tu cherchais auprès de Martinov ?

Thérèse lui servit alors le même récit que celui livré au professeur et à Béatrice.

– Un escroc cherche à abuser de la faiblesse de ma tante, il lui a fait acheter une table tournante et organise des séances de spiritisme. En fait il cherche à nous déshériter. Mon plan était simple, trouver sa combine et le démasquer en pleine séance.
– Mais ces gens inquiétants dont parle le professeur Martinov ?

Si Thérèse avait de petites idées sur le problème, il ne pouvait être question de les dévoiler maintenant, aussi resta-t-elle dans le vague.

– Un tel héritage ne peut qu’attirer les convoitises. Je crois savoir que ma tante a réécrit plusieurs fois son testament, alors forcément, ça crée des désillusions, mais de là à parler de gens inquiétants, j’avoue que je ne vois pas.
– Et si Martinov se défile ?
– Il y aura rupture de contrat. Et il faudra que je trouve un autre expert.
– Ce serait dommage, Martinov est l’un des meilleures spécialistes dans son genre. C’est vraiment une pointure dans ce domaine.
– S’il ne veut pas, il ne veut pas !
– Je peux peut-être arranger ça, je vais inviter Martinov samedi soir, vous viendrez aussi bien sûr, et ensemble nous ferons le point de la situation. Il faudra faire en sorte que l’action du professeur Martinov se limite à son rôle de démystification, s’il y a des choses annexes à gérer je les prendrais à ma charge y compris financièrement.
– Tu es trop gentil, mais…
– Tss, tss, ça m’amuse et ça me fait plaisir de t’aider.
– Dans ce cas… Dis donc tu ne veux vraiment pas me raconter ce que tu as fait avec Louis ?
– Si t’insiste, mais ça risque d’être cru.
– S’il te plait.

Le récit de Gérard

C’était un triple vernissage, il y avait donc trois artistes dont un très connu et il avait Louis. L’organisateur avait privatisé une grande brasserie. Le hasard a fait qu’ayant envie de pisser je me suis retrouvé aux urinoirs juste à côté de Louis qui urinait à 30 centimètres de la cuvette, et j’ai lorgné sur sa bite.

Il voit que je le regarde, il me fait un sourire entendu que je lui rends.

– Elle vous plaît ?
– Elle est belle !
– Si vous voulez la toucher…

Alors je l’ai caressé, j’étais dans un état second, et j’avais une envie folle de la prendre dans ma bouche, je me suis baissé un peu instinctivement.

– Non ! Dans la cabine. Me dit-il.

On s’enferme, il baisse complétement son pantalon, j’ai sa bite dans ma bouche, je m’en régale. Lui m’abreuve de mots très crus :

– Tu aimes ça la bite, hein, petite salope !

Je n’ai pas répondu, j’avais la bouche pleine, mais à un moment il a bien fallu que je souffle un peu, alors on a inversé les rôles et c’est lui qui m’a sucé. Puis on s’est embrassé, caressé, ses mains m’ont peloté les fesses, j’ai compris qu’il cherchait à entrer son doigt dans mon cul, je l’ai laissé faire, il faisait ça si bien !

– Je t’enculerais bien ! M’a-t-il dit.
– Je veux bien !

Mais nous n’avions pas de capote. Alors je l’ai sucé à fond et j’ai avalé son foutre pendant que je me branlais.

Quand je suis remonté, Florentine, m’a trouvé bizarre.

– T’en as une tronche ? Un coup de fatigue ?
– Non, un coup de folie, je me suis un peu amusé avec le peintre, le brun là-bas.
– Aux toilettes ?
– Oui !
– Et vous avez fait quoi au juste ?
– On s’est sucé la bite !
– Gros cochon ! Et dire que j’ai raté ça !
– Il voulait m’enculer, mais on n’avait pas de capote.
– Tu vas le revoir ?
– A priori non, c’est l’occasion qui a fait le larron.
– Mais tu serais content de le revoir ?
– Oui, bien sûr !
– Je peux peut-être arranger ça, ils ne sont pas trop mal ses tableaux, et les prix sont raisonnables, lequel t’achèterais, toi ?
– Le vert et bleu, à gauche.

Et alors, Clémentine a fait signe au peintre de nous rejoindre. Il vient, un peu gêné de se retrouver face à moi après ce que nous avons fait.

– Je prends une option sur le tableau qui est là, mais j’y mets une petite condition.
– Ah, bon ? Quelle condition !
– Vous venez chez nous, j’ai un fantasme, je rêve de voir mon mari se faire sodomiser.
– Vous plaisantez ?
– Pas du tout !
– Y’a un piège ?
– Non, on peut faire ça demain soir ?
– C’est où !
– Pas très loin d’ici, venez pour 19 heures, on commandera des pizzas. Voici ma carte.
– Vous alors !
– Vous acceptez ?
– Bien sûr, votre mari est charmant, vous aussi d’ailleurs. Je vous réserve le tableau, alors ?

Et le lendemain, Louis s’est pointé avec le tableau sous le bras et un joli bouquet de fleurs à la main. On s’embrasse comme des vieux amis.

– Voilà ! Le chèque pour le tableau est prêt, si vous en êtes d’accord on pourrait commencer par la petite fantaisie dont je vous ai parlé, et ensuite… et bien ensuite on verra bien…
– C’est une partouze alors ?
– Pas du tout, moi je vais m’installer dans ce fauteuil avec un petit joujou et je vais vous regarder. Précise Florentine
– Alors dans ce cas on va se déshabiller ! Propose Louis.

C’est ce que nous faisons ! Florentine, quant à elle a simplement retiré son pantalon, écarté sa culotte et commencé à titiller son minou avec son gode vibrant.

Je suis nu, face à Louis qui me caresse et m’embrasse, il est vraiment très câlin, ce garçon, je m’en accommode, bien qu’étant dans de toutes autres dispositions, puisque pour parler crument, c’est surtout sa bite qui m’intéresse.

Ce qui fait qu’au bout d’un moment, une flexion des genoux me positionne juste devant l’objet de ma convoitise. Et hop directo dans ma bouche. Je suce, je suçote, je lèche, je pourlèche, je tête et j’aspire. On inverse un peu les rôles, puis je lui tends une capote.

Je m’arcboute sur le bras d’un fauteuil et attend l’assaut. En fait d’assaut c’est une douce et tendre langue qui vient me butiner l’œillet lequel s’entrouvre devant tant de sollicitude. Un doigt furtif arrive ensuite, puis un deuxième, ça va, ça vient et ça me fait frétiller du cul.

Je sens le gland encapoté quémander l’entrée. Je pousse et m’écarte les fesses pour l’aider, ça entre, c’est délicieux, ça bouge, ça remue, ça me remplit, Louis m’encule et j’aime ça.

– Vas-y encule-le ! Encule le bien ! C’est fou de voir ça ! Commente Florentine tout en se pilonnant sa chatte ruisselante.

Hélas, Louis n’a pas tenu la distance et cinq minutes après être entré dans mon cul, il en ressortait avec la bite juteuse et ramollie.

Il reste là, se demandant ce qu’il convient de faire ! Florentine vole à notre secours et me demande de venir la baiser. Elle était tellement trempée que ma bite faisait floc floc dans sa chatte !

Louis n’avait pas faim et n’est pas resté, on s’est quitté très cordialement et je ne l’ai jamais revu.

Fin du récit de Gérard

– Tu en as d’autres des comme ça ? demande Thérèse
– Non pas tant ça !

Mercredi 9 octobre

Herman a pris soin de prendre un aller-retour pour Louveciennes, il espère simplement que le trajet effectué la veille par Béatrice correspond à son lieu de travail et non à une destination occasionnelle.

Il la suit jusque dans les quartiers résidentiels de cette petite ville bourgeoise, non loin de la route de Saint-Germain et la voit entrer dans une petite maison de ville.

Il lit la plaque en cuivre jaune : « Professeur Andrej Martinov ».

« Qui c’est celui-là ? »

Il redescend en centre-ville, s’installe dans un café, et fait une recherche internet sur son smartphone, ébahi, il tombe sur la page web que Béatrice a créée :

« Conception et amélioration de dispositifs pour inventeurs, tests de sécurité, miniaturisation. Identification d’objets anciens, restauration de dispositifs mécaniques, debunking… ». Déplacement possible y compris pour étude prolongée… »

Il ne comprend pas le mot debunking, le cherche :

« Démystification de phénomènes présentés comme paranormaux ».

Herman se dit qu’il tenait peut-être une piste, restait à savoir ce que cette Béatrice fabriquait chez ce Martinov. Il téléphona.

– Mademoiselle Clerc-Fontaine, c’est bien ici ?
– Bonjour !
– C’est bien ici ?
– Bonjour !
– Ah, excusez-moi, Bonjour, vous pouvez me répondre ?
– C’est moi !
– Vous êtes la secrétaire du professeur Martinov ?
– Non, son associée !
– Ah, on m’appelle sur une autre ligne, à tout à l’heure.
– ?

De son côté, Maria-Ines intriguée par l’absence de réaction de la prêteuse sur gage se rendit au bistrot où servait Honoré.

– Je suis un peu inquiète, je n’ai pas de nouvelles de mon amie. Elle est venue retirer mon enveloppe au moins ?

Honoré était dépité, il avait cru rendre service à Rosemonde en répétant à sa mystérieuse correspondante les propos qu’elle avait tenu sur sa profession. Elle devait donc repasser prendre son enveloppe, mais aussi lui régler le solde de sa « prestation ». Or elle n’était jamais réapparue. Cette affaire présentée comme banale et inoffensive lui paraissait maintenant de plus en plus louche. Il décida de ne pas mentir.

– Non, toujours pas ! Vous souhaitez la récupérer ?
– Euh, non on va attendre un peu, je repasserai la semaine prochaine.

Intrigué, Honoré, emporta l’enveloppe chez lui après son service et la décolla à la vapeur, découvrant une liasse de feuilles de papier-journal découpées aux dimensions de billets de 50 euros.

Il feuilleta tous les papiers, un à un, y cherchant un sens caché, mais sans le trouver.

« C’est trop fort pour moi, cette affaire-là ! A moins qu’il s’agisse d’un leurre, mais bon une nana remplit une enveloppe avec du papelard en guise de billets pour une autre qui « oublie » de venir la chercher. Ça ne ressemble à rien. La prochaine fois que je vois la brune, je lui demande de reprendre son enveloppe. »

Herman et Maria-Ines se perdaient en conjectures.

– Y’a forcément un truc, pourquoi cette nana n’est pas passée prendre l’enveloppe ?
– Je ne sais pas, ça me dépasse ! Se lamenta Maria-Ines.
– Et comment retrouver sa trace ?
– J’en sais rien. Et toi, tu as avancé ?

Herman lui raconta alors son escapade à Louveciennes.

– Une prêteuse sur gages, et maintenant une bricoleuse en objets anciens, mais c’est qui toutes ces nanas ?
– Y’a peut-être un rapport ! Supposa Herman.
– Les deux femmes s’occupent d’objets anciens, elles pourraient être sur la trace, par exemple d’un truc de valeur qui appartiendrait à la vieille, enfin quelque chose dans le genre.
– Peut-être mais quel rapport avec l’héritage ?
– C’est ce qu’il nous faut trouver ! La « prêteuse » y a fait allusion mais tout ça pour se contenter de 1 000 euros qu’on ne lui a pas donné et qu’elle n’a même pas tenté de récupérer, la blonde n’en a pas parlé, mais elle cherche un truc.
– Quelqu’un manipule ces nanas, le plan de la prêteuse a foiré pour une raison inconnue, l’autre blonde a pris le relais. Continua Herman, lancé dans ses suppositions
– Bon faut qu’on agisse, Romuald nous cache des trucs, il commence à m’énerver celui-là, tu me le convoques pour ce soir, je vais lui sortir le grand jeu, il va voir de quoi on est capable tous les deux, n’est-ce pas mon biquet ?
– Oui, ma douce !
– Ou plutôt non, convoque le pour demain soir, j’aurais plus de temps pour réfléchir et entretemps tu auras peut-être appris des trucs.
– ?
– Oui, parce que je vais t’expliquer ce que tu vas faire demain…

Jeudi 10 octobre

A 10 heures, Herman gare sa moto devant la maison bourgeoise du professeur Martinov à Louveciennes. Il récupère un sac en plastique dans sa pochette puis sonne à la porte.

Béatrice vient ouvrir.

– Bonjour, je voudrais voir le professeur Martinov.
– Vous n’aviez pas rendez-vous ?

« Wha, le pauvre gars, c’est le frère de Quasimodo ! »

– Non, j’ignorais qu’il fallait prendre rendez-vous, mais ce ne sera pas long, c’est juste pour lui confier un objet à réparer.
– C’est quoi comme objet ?
– Une longue-vue de marine.
– Entrez, je vous fais patienter cinq minutes.

Béatrice prévient Martinov qui bougonne :

– Fous-le à la porte, il n’avait qu’à prendre rendez-vous, je ne suis pas présentable !
– Reçois-le en blouse, qu’est-ce que ça peut faire ?
– Je tiens à mon image de marque !
– Bon, tu le reçois ou pas ?
– J’arrive.

Cinq minutes plus tard, Herman était assis devant le professeur Martinov et son assistante.

Herman n’avait jamais vu Béatrice d’aussi près, lui qui fantasmait d’ordinaire sur les brunes un peu sévères, était subjugué par le visage d’ange de la jeune chimiste et par l’échancrure de sa blouse de travail qui laissait apparaître la naissance de ses seins.

« Il n’a pas fini de reluquer mes nichons, cet abruti ! »

Du coup, elle se reboutonna.

– Voilà ! Commença Herman, c’est une longue-vue qui appartenait à mon père, je voudrais la faire restaurer.
– Bel objet ! Constata Martinov en le manipulant. 18ème siècle probablement ! Bon elle est grippée, ce ne sera pas un problème, faudra voir ce qu’elle donne une fois ouverte. Ah, il y a un verre de fêlé, il faudra le remplacer. Je vais prendre vos coordonnées, je vous enverrai un devis…
– Inutile, je vais vous verser 300 euros d’arrhes, vous pourrez aller jusqu’à 1.000.
– Ça n’atteindra pas ce prix-là.
– Vous pouvez me faire ça pour quand ?
– Faut que je commande le verre, qu’on me le livre, téléphonez-moi dans quinze jours, je vous dirais si c’est prêt.
– D’accord ! Je suppose que vous êtes aussi amateur de beaux objets ?

« Ça y est, il est parti pour me faire la conversation ! » S’agaça le professeur.

– Vous supposez bien ! Répondit-il en se levant de son siège.

Du coup, le respect des codes de politesse oblige Herman à se lever à son tour.

– Euh vous êtes Monsieur…
– Danone ! Répondit Herman sans réfléchir.
– Comme les yaourts ?
– C’est ça, les petits suisses aussi !
– Au revoir, Monsieur Danone.

« J’aurais rien appris, je suis venu pour rien, vite un plan B … »

Seulement, de plan B, il n’en a point. Il décide donc d’aller réfléchir au « café du coin » en buvant un petit café.

« J’ai vraiment été lamentable sur ce coup-là, je me suis fait pratiquement jeté par ces deux conards, alors que j’aurais dû m’imposer, élever la voix, les menacer… Personne ne m’a appris à faire ça, j’aurais dû laisser Maria-Ines se débrouiller… »

Béatrice s’est rendue au bureau de poste afin d’y déposer un colis, en revenant, elle éprouve le besoin irrésistible de soulager une envie de pipi pressante. Elle entre dans le bistrot, salue le patron qu’elle connait un peu (forcement, depuis le temps qu’elle s’y arrête pour pisser !) et se dirige directement vers les toilettes.

Sa miction terminée, elle rejoint le comptoir afin d’y commander un café. Il n’a pas grand monde, quelques retraités plus ou moins éthyliques qui viennent ici refaire le monde chaque jour, ainsi que quelques livreurs en pause.

– Vous ? S’écrie Herman attablé non loin.
– Ben oui, pourquoi ?
– Permettez-moi de vous offrir un verre !
– Désolée, je suis en retard !
– J’ai juste deux mots à vous dire !
– Alors vite !

Le patron observe la scène avec amusement.

– Je vous apporte le café ?
– Non, non, laissez, je le boirais au comptoir.

Herman faute de plan élaboré, décide d’y aller au culot :

– Vous êtes allé faire quoi chez Madame Mornay-Sauvignac ?
– Chez Madame qui ? Répond Béatrice qui a du mal à dissimuler sa surprise.
– Mornay-Sauvignac !
– Je ne connais pas, et puis d’abord c’est quoi ces questions ? Je vous en pose des questions, moi ? Vous n’êtes pas de la police à ce que je sache. Alors foutez-moi la paix !
– Pourquoi vous vous énervez ?

Béatrice choisit de ne pas répondre, et va pour boire son café. Herman la rejoint.

– C’était juste une question comme ça !
– Vous devenez pénible ! Hurle Béatrice.

Herman sentant que la situation lui échappe brule sa dernière cartouche.

– Je vous préviens, si j’apprends que vous continuez à fouiner dans les affaires de Madame Mornay-Sauvignac, vous aller le regretter. Lance-t-il accompagnant sa diatribe d’un mouvement de doigt réprobateur.
– Des menaces maintenant, mais qui c’est ce type ? Quelqu’un le connaît ?

Le patron fait alors preuve d’autorité :

– Je ne veux pas de scandale ici, monsieur payez votre consommation et sortez de mon établissement !

La queue basse (du moins on le suppose) Herman quitte le bistrot après avoir jeté un billet sur sa table.

– Qu’est-ce qui se passe ? Demande alors le patron à Béatrice
– Secret professionnel, mais dès que l’affaire sera terminée, je viendrais vous raconter, vous verrez, ce n’est pas triste.

Un client curieux a suivi Herman du regard à travers la vitre du bistrot.

– Il attend à côté de sa moto ! Raconte-t-il.
– J’appelle la police ? Propose le patron.

Béatrice est devenue blanche, elle est sur le point de craquer.

– Vous devriez aller au commissariat déposer une main courante ! Suggère quelqu’un.
– Il va me suivre ! Objecte Béatrice.

Un regard circulaire autour d’elle ne la rassure pas vraiment :

« Il n’y en a pas un qui lèverait son gros cul pour m’accompagner ? »

– Bon j’y vais, je ne pense pas qu’il veuille m’assassiner ! Tente-t-elle de faire bonne figure en se dirigeant vers la sortie.
– Votre café, vous ne le buvez pas ? Demande le patron.

Elle revient vers le comptoir et avale son café en oubliant de le sucrer.

– Je vous l’offre ! Précise le patron.
– Merci, c’est gentil.

Elle se retient d’ajouter : « mais ce n’est pas d’un café gratuit dont j’ai besoin en ce moment ! »

Un jeune métis en salopette s’approche d’elle :

– Vous voulez que je vous accompagne ? Demande-t-il.

« Ouf ! Enfin ! »

– Ce n’est pas de refus.

Ma bagnole est là-bas ! Précise le jeune homme en lui montrant une camionnette de dépannage de chez Darty.

– C’est vraiment très gentil !
– Bof, ça me coute rien, on va où ? Au commissariat ?
– Ça ne servira à rien, si vous pouviez me conduire « aux Voisins » à mon travail, c’est pas très loin, c’est par là !
– D’accord !

Il regarde dans le rétroviseur !

– Il a enfourché sa moto, vous voulez qu’on regarde s’il va nous suivre, je peux faire un petit détour ?
– Si vous voulez.

Herman aurait bien voulu en remettre une couche. Mais ça ne sera pas pour aujourd’hui.

 » Quoi que je peux continuer à lui foutre la trouille ! »

Quand la camionnette démarre, il la file, mais se ravise rapidement.

« Merde, elle va pouvoir lire ma plaque, je me casse. »

La camionnette prend la direction de Saint-Germain en Laye.

– Il ne nous suit plus !
– J’espère qu’il ne va pas revenir me faire chier !
– Vous savez qui c’est ?
– En fait, non, c’est un client du boulot, mais on n’a pas ses coordonnées.
– Les caméras de télésurveillance ont dû filmer sa plaque, c’est pour ça qu’il faut aller aux flics.
– J’irais cet après-midi !
– Vous êtes dans l’immobilier ?

« Qu’est-ce que ça peut lui foutre ? »

– Non je travaille dans une agence de recherche.
– Ah, ça doit être passionnant !

« Il veut me faire la causette, maintenant ! Manquait plus que ça ! »

– Et vous, vous faites quoi, vous réparez des machines à laver ?
– Des frigos, des fours… Drôle de type ce motard, comment peut-on faire du mal à une femme aussi charmante !

« Ça y est, il me drague ! »

Béatrice s’abstint d’abord de répondre et regarda différemment son interlocuteur, fin de visage et de corps, sourire enjôleur.

« Et si je m’amusais un peu, ça me déstresserai peut-être ! »

– Charmante, vous avez dit ? En ce moment ça me parait difficile.
– Pas du tout, la preuve : ce sourire !
– Puisque vous le dites !
– Je le dis parce que je le pense !
– Mais j’espère bien !

« Qu’est-ce qu’il va bien pouvoir me sortir, maintenant ? »

– Je vais faire demi-tour pour rentrer à nouveau dans Louveciennes, quelque part c’est dommage, votre compagnie m’était très agréable.
– On serait resté davantage de temps ensemble, vous auriez fait quoi ?
– Rien, on aurait fait connaissance !
– Ah, bon, vous n’auriez pas essayé de me draguer ?
– Je ne suis pas comme ça !
– Vous seriez différents des autres hommes ?
– Je n’ai pas dit ça non plus ! Je tourne là ?
– Arrêtez-vous sur le côté, là, on peut fumer une cigarette ensemble avant de nous séparer !
– Je ne fume pas !
– Je peux quand même ?
– Oui bien sûr.

L’homme s’arrêta sur le bas-côté, à l’entrée d’une allée forestière.

– Je m’appelle Loïc ! Se présenta le chauffeur
– Enchanté, moi, c’est Georgette !
– Non, vous me fais marcher, je ne vous crois pas, vous ne vous appelez pas Georgette ?
– Si, si, mes amis m’appellent Jojo ! Bon parlons sérieusement, je ne suis ni une fille facile ni une nymphomane…
– Pardon ?
– Attendez, je dis ça pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté.
– Je…
– Soyez gentil, laissez-moi finir sinon je ne vais jamais y arriver. Ce bonhomme m’a complètement stressé. Vous savez quelle est l’une des meilleures façons de déstresser ?
– Je ne sais pas ! Le yoga, non ?
– Non, c’est le sexe !
– Ah ! Fit Loïc qui s’attendait à quelque chose dans le genre.
– Vous avez un physique agréable, vous avez l’air sympa alors si ça vous tente, je me laisse faire.
– Heu…
– Et si ça ne vous tente pas on n’en parle plus.
– C’est tentant !
– N’est-ce pas ? Répond Béatrice en lui plaquant sa main sur sa braguette.
– On ferait ça où ?
– Prenez donc cette petite allée…

Personne ne fréquentait cette « petite allée », du moins à cette heure-ci. Loïc arrêta sa voiture. Poussa un soupir.

– Non, non, je suis en train de faire une bêtise, je vais vous raccompagner.
– Je ne vous plais plus, comme ça tout d’un coup ?
– C’est pas ça !
– Dites-moi, j’aime bien comprendre.
– Je ne suis pas à l’aise avec les femmes, je risque de vous décevoir.
– Vous êtes gay ?
– Peut-être, en fait je n’en sais rien et je m’en fous.
– On essaie, si ça marche pas, je ne vous en voudrais pas, j’ai les idées larges.
– O.K, vous avez le droit d’essayer.
– Ouvrez votre braguette et sortez-moi tout ça, je vais m’en occuper

Loïc sort alors un engin de très bonne taille mais non démesuré pour autant, C’est prometteur, mais c’est mou !

Béatrice prend la chose en main, la caresse un peu avant de se la fourrer dans la bouche.

Après quelques savants coups de langue sur le gland, le membre se met à durcir un peu, La jeune femme redouble d’ardeur, et bientôt la bandaison parvient à son maximum.

– Tu suces bien, dis donc !
– Il paraît, on me l’a déjà dit !
– En principe les hommes sucent mieux que les femmes, mais toi tu le fais très bien !

Elle continue quelques instants, jouant de la langue et des lèvres mais est handicapée par la taille de cette bite qu’elle est incapable de mettre complétement en bouche.

– Encore, encore ! Murmure le jeune homme.
– Bon, soyons clair ! Répond Béa en interrompant sa fellation. J’ai envie de jouir et ce n’est pas en te faisant une pipe à fond que je vais y arriver. Ce que je veux c’est que tu me baises. T’as des capotes ?
– A ben, non !
– Alors on va passer à la pharmacie en acheter ! Tu veux bien, dis ?
– Euh…
– Mais bien sûr que tu veux bien ! T’es plus à un quart d’heure près.

Le pauvre Loïc bande comme un fou, et ne se reconnait plus. Il se reculotte, redémarre, Les deux tourtereaux s’arrêtent devant la pharmacie, Le jeune homme achète ce qu’il faut… et retour dans l’allée forestière.

Béatrice suce de nouveau la bite du jeune black afin qu’elle soit bien raide.

– Allez on y va à la barbare, pas de préliminaires, ouvre ta portière arrière, je vais me mettre en levrette et toi tu vas m’enculer !
– Comme ça, carrément ?
– Oui comme ça, carrément !
– J’aurais tout fait dans ma vie !
– Ben justement, ça te fera un souvenir.

Loïc se mit donc pilonner la belle. La pénétration la troubla quelques instants sans doute à cause de la grosseur de ce membre, mais l’impression ne dura pas et son plaisir monta rapidement au rythme du pilonnage de l’enculeur. Quand il déchargea, Béatrice hurla.

– Pfff ! tu m’as bien enculé mon salaud, c’était très bien, je te dois quelque chose ?
– Hein, non pourquoi ?
– Tu me raccompagnes, c’est pas loin…

Elle quitta Loïc sans cérémonie, ni embrassade, ni poignée de main juste un petit bisou en l’air avec un beau sourire.

A suivre

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Une réponse à Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 20 – Coquin et coquine par Maud-Anne Amaro

  1. Forestier dit :

    je viens de lire cette scène entre Louis et Gérard, je bande comme un collégien. Enn plus l’illustration choisie avec ce beau jeune homme qui se fait enculer par une bonne bite et qui bande comme un cerf. Ça me donne des envies

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