La Panne par Dany_C

La Panne
par Dany_C

Sortir de la ville en voiture nous avait pris bien plus de temps que prévu.

Et maintenant qu’il restait encore une bonne demi-heure de route à faire avant d’arriver à notre appartement, les bières bues lors de notre après-midi de visite nous donnaient à tous deux une envie pressante d’uriner. Pas de chance : la route est en rase campagne et n’offre aucun coin abrité des regards pour pouvoir nous soulager.

Ma gêne pour conduire devient cependant telle que je me décide malgré tout à arrêter la voiture sur l’accotement. Je demande à Marie, assise à côté de moi à l’avant du véhicule, d’ouvrir sa portière. Je contourne la voiture arrêtée, ouvre la portière arrière côté campagne et me place entre les deux portières ouvertes, tourné vers l’extérieur, pour uriner.

Mon jet d’urine met pas mal de temps avant de se tarir et j’éprouve une sensation de soulagement très agréable. J’ai une pensée compatissante pour Marie qui préfère se retenir encore plutôt que d’uriner dans de telles conditions et qui a dû percevoir le long bruissement de ma fontaine arrosant l’herbe de l’accotement.

Nous repartons et durant le reste du trajet je perçois aux fréquents raidissements et changements de position de ma compagne sur son siège que sa lutte pour contrôler sa vessie est de plus en plus pénible. La chance lui sourit lorsque nous arrivons à destination car je trouve à me parquer juste au pied de notre immeuble, ce qui est exceptionnel dans ce quartier où les places de parking sont convoitées.

Nous nous engouffrons dans l’ascenseur, destination 9ème étage.

Tout à coup, l’engin interrompt sa montée et s’arrête entre le 4ème et le 5ème niveau. J’entends Marie émettre un petit « non » plaintif. J’essaie de remettre l’ascenseur en marche en poussant sur les différents boutons d’étages, mais rien n’y fait il reste désespérément immobile.

Reste le téléphone de secours : je décroche le cornet de son emplacement et je me trouve rapidement en contact avec Joseph, le gardien de notre immeuble. Je l’avertis de la panne et il réagit aussitôt. Tout en me gardant en ligne il appela le service de dépannage et il m’annonça leur arrivée « dans une petite heure seulement, malheureusement ». Il s’inquiéta de savoir si cette attente imposée se passerait dans de bonnes conditions pour nous. Je ne lui parle évidemment pas du « problème » de Marie et lui dit que la lumière est toujours présente et que tout va bien. Lorsque je raccroche le combiné je vois le regard implorant de Marie qui me dit :

- « Je ne pourrai plus tenir tout ce temps…s’il te plaît fait quelque chose… ».

Je lui donne un rapide bisou sur son joli petit nez et en souriant lui dit

- « Moi, j’ai pu me vider et il y a donc de la place dans mon ventre. Je vais m’étendre à terre et tu viendras t’accroupir au-dessus de ma bouche ».

Le bonheur et la reconnaissance que je vois dans le regard qu’elle m’adresse alors sont extrêmement gratifiants. Elle m’embrasse fugacement et me susurre à l’oreille un « je t’aime » plus que passionné. Je me couche donc tant bien que mal sur mon dos dans cette cabine heureusement pas trop étroite mais qui impose quand même de garder mes jambes pliées. Pendant ce temps, Marie a déjà retiré ses chaussures, s’est débarrassée de son jean et retire fébrilement sa petite culotte. Son impatience est visible et je lui dis rapidement

- « Mon Cœur, colle-toi bien contre ma bouche et fais l’effort d’interrompre ton jet régulièrement afin que je puisse avaler s’il te plaît, sinon cela va couler sur le plancher de la cabine ! ».

Elle émet un petit « oui » rapide en s’installant à genoux au-dessus de ma tête. La perspective du soulagement imminent lui fait perdre un bref instant le contrôle de son sphincter et je reçois le jet d’urine juste un peu avant qu’elle n’ait bien posé son sexe contre ma bouche. Je sens un peu de liquide couler sur mes joues. Ma bouche se remplit rapidement et heureusement qu’elle parvient à maîtriser plus ou moins bien le jet juste un instant pour que je puisse avaler le contenu de ma bouche. Même au prix d’un gémissement plaintif, elle ne peut cependant contenir un petit ruissellement que je sens aussi couler le long de mes joues et dans mon cou. Je recolle aussitôt mes lèvres sur son sexe et elle laisse rejaillir sa fontaine un bref instant.

Le manège se poursuit avec progressivement un meilleur contrôle de l’émission de sa part, ce qui réduit considérablement les fuites au cours du transfert. Mes joues et l’entrejambe de Marie sont cependant bien mouillés. Bientôt, le délai grandissant avant l’émission d’urine et la vigueur décroissante du jet m’indiquent que la vessie de ma compagne est presque vidée. Je devine que Marie savoure maintenant le soulagement qui l’habite et de mon côté je prends meilleure conscience du goût légèrement salé de son urine dans ma bouche. Les dernières gouttes d’urine émises, Marie garde son sexe collé à mes lèvres et me dit en souriant

- « C’est si bon, tu es un amour ! Et je trouve cela très excitant tu sais… Te voir là comme cela me donne des idées… ».

Elle accompagne ses paroles d’un lent mouvement de son bassin d’avant en arrière frottant son sexe contre ma bouche. Je la suis dans son jeu et commence à caresser son sexe avec ma langue. Son regard me dit combien elle apprécie et j’intensifie mes caresses. Elle m’offre la délicieuse vision de son ventre palpitant au rythme du plaisir grandissant et je perçois une saveur plus sucrée qui envahit ma bouche. J’ai aussi d’un coup conscience de ma propre excitation en ressentant la contrainte exercée par mes vêtements sur mon sexe en érection. Marie savoure son plaisir, elle se presse de plus en plus fort contre moi, avec des mouvements de plus en plus saccadés et ponctués de halètements et de soupirs éloquents.

- « Pointe bien ta langue, pointe bien ta langue ! » me dit-elle soudain.

J’obéis et je sens l’orifice de son vagin venir épouser le bout de ma langue. La pointe de mon nez est engloutie dans son sexe et j’éprouve un peu de mal à respirer convenablement pendant qu’elle s’agite en se pressant ainsi autant contre moi. Etre inondé par la saveur mielleuse de son plaisir compense cependant largement cet inconfort qui prend d’ailleurs assez rapidement fin dans une ultime et profonde crispation du corps de Marie accompagnée d’un sourd gémissement mi-plaintif mi- heureux. Elle allège sa pression contre ma bouche et m’adresse un regard emplit de chaude gratitude tout en me disant

- « C’était sublime, mon amour !».

Elle attrape son sac déposé à terre, en sort un kleenex avec lequel elle essuie son entrejambe tout mouillé en se relevant. Elle m’en donne un autre afin que j’essuie ma bouche, mes joues et mon cou tout aussi mouillés. Je jette un rapide coup d’œil sur le sol et je n’aperçois qu’une dizaine de petites gouttes d’urine de part et d’autre de l’endroit où reposait ma tête.

- « On a fait cela très proprement !» dis-je en épongeant grossièrement ces quelques gouttes sur le sol. Marie, qui sur ce temps a déjà réenfilé sa petite culotte, son jean et ses chaussures, me prend dans ses bras et m’embrasse goulument. Jetant un rapide coup d’œil à sa monte elle dit

- « Et il me reste même encore le temps de te remercier…Je devine qu’il attend son tour, non ? ».

Elle accompagne ses paroles d’une caresse de sa main sur le bas de mon ventre au niveau de mon sexe. Je lui souris et lui adresse un regard chargé d’approbation et de désir. Elle s’accroupit devant moi. Devançant son geste, je défais la ceinture de mon jean, l’ouvre et le descend un peu sur mes jambes. Mon slip suit le même chemin découvrant mon sexe encore un peu gonflé. Le contact de ses doigts accélère le gonflement et initie son raidissement. La pointe du gland avec la rayure ourlée du méat émerge maintenant du prépuce. Elle vient entourer l’extrémité de mon sexe de ses lèvres et le prend doucement dans sa bouche. Sa langue presse délicieusement la base inférieure de mon gland. Elle ne m’introduit pas plus que cela en elle.

Enserrant la base de mon membre avec sa main droite et caressant mes testicules de sa main gauche, elle me fait ressentir avec sa bouche une étreinte à la fois douce et appuyée qui se déplace sur la partie la plus réceptive de mon sexe à la cadence lente du mouvement de va et vient de sa tête. Je ne tarde pas à ressentir les prémices de l’orgasme et mon envahissement par cette sensation est tellement délicieux que je n’ai aucune envie de l’interrompre pour faire durer la chose. Je préviens Marie de l’imminence de l’éjaculation et je me laisse aller, savourant pleinement le plaisir qui explose en moi…Et aussi dans la bouche de ma compagne, qui se crispe un peu lorsque mon sperme gicle en elle. Elle me garde le temps qu’il faut pour ne pas gâcher mon plaisir et je vois un peu de liquide laiteux suinter à la commissure de ses lèvres et s’épancher en une petite coulée vers son menton.

Dès qu’elle perçoit la fin de l’onde de plaisir, elle se retire un très court instant pour avaler le contenu de sa bouche et reprend aussitôt mon sexe en elle jusqu’à ce qu’il débande de manière sensible. Elle se retire alors et contemple le gland encore tout découvert, rosé et luisant. Pendant que d’une main elle ramène le prépuce pour le recouvrir, elle passe rapidement son autre main sur sa bouche et son menton pour enlever la petite coulée de sperme. Elle termine ensuite sa toilette avec un kleenex pendant que je rentre mon sexe dans mon slip et réajuste mon pantalon. Lorsque j’embrasse tendrement Marie, je perçois une saveur un peu pimentée au contact de ses lèvres. Le reste de notre attente se déroule dans une ambiance câline et complice initiée par notre récente expérience. Lorsque nous sommes enfin libérés de notre prison, les personnes présentes voient sortir de la cabine d’ascenseur un couple d’amoureux heureux d’avoir pu profiter d’un moment d’isolement intime. Rien dans l’aspect de la cabine ne laisse deviner ce qui s’y est déroulé dernièrement.

Epilogue
Cette nuit-là j’eu conscience que la digestion du repas du soir était plus laborieuse que de coutume. Etait-ce une conséquence de la quantité d’urine que j’avais absorbée en fin d’après-midi ? Quoi qu’il en soit, cela n’atteignit pas le stade du malaise.

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2 réponses à La Panne par Dany_C

  1. Antonio dit :

    très sympa, ce récit !

  2. Jimmi dit :

    Situation originale

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