Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 29 – Cafouillages et gode anal par Maud-Anne Amaro

Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 29 – Cafouillages et gode anal par Maud-Anne Amaro


Chez Madeleine

A 17 heures 45, le professeur Martinov et Gérard Petit-Couture pénètrent dans l’immeuble de la vieille, ils montent à son étage, puis se mettent en planque un demi étage au-dessus.

Leur plan est simple, après être entrés, ils resteront cachés dans la cuisine, puis interviendront dans le salon-bibliothèque dès que la séance sera commencée. Là ils devront neutraliser la complice du mage, s’emparer des écouteurs et de la télécommande, faire exécuter à la table des mouvements incohérents. Puis ils rentreront dans la petite pièce où se déroule la séance, télécommande à la main afin de bien mettre en évidence le trucage.

Ensuite, ce serait à Thérèse d’intervenir, et d’expliquer à la vieille que c’est grâce à sa sagacité qu’elle avait pu faire en sorte que l’escroc qui en voulait à son héritage soit démasqué.

Simple parce que les plans sont toujours simples tant que ce ne sont que des plans.

Béatrice et Thérèse s’attablent au café des « Deux Pigeons », Thérèse afin de porter l’estocade finale à la vieille, et Béatrice en renfort potentiel. Cette dernière ayant finalement accepté ce rôle passif après que Gérard eut dévoilé son plan.

A la même heure, Herman, dont le visage est dissimulé par son casque de moto, attend la sortie de Ninotchka. Il a repéré la voiture dans laquelle elle est montée la veille. Tout devrait bien se passer cette fois.

La voiture en question c’est celle de Louis Gringola, Ninotchka lui a demandé de l’attendre à partir de 18 heures afin de parer à toutes éventualités. Il est cependant arrivé trop tard pour voir entrer le professeur Martinov et son ami dans l’immeuble.

A 18 heures précises, la porte d’entrée de la douairière s’ouvre, puis se referme moins d’une minute après sans que personne ne soit sorti ou entré.

– A tous les coups, c’est la petite bonne ! Chuchote Gérard, c’est elle la complice. Elle a fait semblant de partir et est allé se planquer.
– Pourvu qu’elle ne se planque pas dans la cuisine.
– Faudrait mieux pas, mais on pourrait faire avec !

Ils laissent passer cinq minutes, puis frappent doucement sans obtenir de réponse.

– Merde, c’est vrai que la veille, elle est à moitié sourde, on ne peut pas tambouriner, ni sonner.
– On va téléphoner !
– Vous avez le numéro ? Demande Gérard.
– Non.
– Je vais chercher sur mon smartphone

Mais la mère Mornay était en liste rouge !

– Thérèse Gringola doit l’avoir !

Effectivement !

– Allo, Madame Mornay-Sauvignac, c’est la police !
– La police ! Hurle-t-elle.

Les deux hommes se regardent sidérés, leur plan est en train de battre de l’aile.

– Parlez-moins fort, on est sur le palier ! Ouvrez-nous s’il vous plait !
– La sonnette ne fonctionne pas ?
– Non ! Parlez moins fort s’il vous plait.

Elle ouvre !

– Qu’est-ce qui se passe ?
– Chut ! Murmure Gérard en mettant son index devant la bouche.
– Je suis toute seule, ce n’est pas la peine de faire des messes basses !
– Vous deviez nous cacher dans la cuisine !
– Hein ?
– Vous ne vous souvenez pas de nous ?
– Bien sûr que si, vous êtes passé l’autre fois, mais vous m’aviez dit que c’était une fausse piste.
– Oui, bon, on se planque dans la cuisine, on s’expliquera tout à l’heure, la seule chose qu’on vous demande, c’est de nous prévenir quand le mage sera dans le local où il y a la table tournante. Et vous ne lui dites surtout pas qu’on est là.
– Quelle histoire ! Bon, c’est par là, la première porte !
– Chut !
– Mais puisque je vous dis qu’il n’y a personne !

A 18 h 15, Herman s’impatiente.

« Si ça se trouve, elle n’est pas venue bosser aujourd’hui ! Ou alors elle fait des heures sups ! Je vais appeler, on verra bien »

– Oui, Madame Mornay-Sauvignac, je voudrais parler à Ninotchka !
– Un, elle n’est pas là et deux, je vous interdis de l’appeler sur ce poste, vous vous croyez où, jeune homme ? Hurle-t-elle.

« Bon, c’est foutu pour aujourd’hui, ça commence à m’énerver sérieusement cette affaire ! »

Et la moto d’Herman quitta le quartier.

Dans son placard Ninotchka panique, elle n’a pas entendu les hommes, par contre, la voix de la vieille, oui !

« Police, mon cul ! C’est Herman qui est venu m’emmerder. »

Elle sort son téléphone portable et rédige un SMS à l’attention de Louis.

« Herman est là, je me casse, récupère-moi en bas. »

Il répond aussitôt.

« Je suis là ! Amène-toi, la portière sera ouverte ! »

Elle sort du placard le plus silencieusement possible, et se dirige vers la porte à pas de chats. Sortie de l’appartement, elle dévale l’escalier à toutes jambes allant jusqu’à manquer de trébucher. Dehors elle cherche la voiture de Louis et s’y engouffre.

– Qu’est ce qui se passe ?
– Trop c’est trop ! Cette fois j’arrête tout.
– Il serait monté quand, Herman ?
– Attend, j’étais dans le placard depuis 18 heures, il est arrivé, on va dire cinq minutes après.
– Impossible !
– Comment ça, impossible ?
– Tu te trompes.
– Traite-moi de menteuse comme ça, ce sera complet.
– Je ne te traite pas de menteuse mais je te répète que je n’ai vu entrer personne !
– Ça revient au même !
– Calme-toi ! Tu as entendu quoi exactement ?
– Le gars s’est fait passer pour la police. J’ai entendu qu’on parlait de fausses pistes, puis la vieille les a planqués, probablement dans la cuisine.
– Pourquoi « les » ? Ils étaient plusieurs !
– J’ai eu l’impression, oui ! Il a dû emmener un complice, peut-être sa poule ?
– A moins que ce soit vraiment la police.
– T’as vu rentrer quelqu’un ou pas ?
– Non personne, mais le gars était peut-être en planque dans l’escalier. Répondit Louis
– C’est peut-être Herman qui était en planque.
– Ça ne tient pas debout, admettons qu’il t’ai attendu à la sortie, c’est à dire pour 18 heures, pourquoi veut-tu qu’il soit monté à 18 heures 5 ?
– Mais j’en sais rien moi ! Peut-être parce qu’il ne m’a pas vu sortir ?
– Si c’est ça il manque considérablement de patience, t’as quand même le droit de sortir en retard, non ? Bon on va rester un moment, on verra bien qui sort de cette baraque !
– Je veux m’en aller d’ici.
– Tu ne risques rien, personne ne connait cette bagnole.
– Tu ferais mieux de laisser tomber.
– S’il faut que je laisse tomber, je laisserais tomber, mais pour l’instant je veux savoir qui est monté chez la vieille.
– Mais puisque je te dis que c’est Herman !
– Calme-toi, Ninotchka !
– Je suis calme.
– Regarde, voilà quelqu’un qui arrive ! Tu connais ?
– Ben oui, lui c’est le charlatan.

Et pendant que le mage Marcel, montait les escaliers, Herman arrêté à un feu rouge eut soudain un déclic :

« Putain, quelque chose cloche, si Ninotchka n’est pas là, que fait la bagnole de son « souteneur » dans la rue ? »

Il décide alors de faire demi-tour pour élucider cette énigme.

Ne pouvant se garer, Herman arrête sa moto en double file dix mètres derrière, il s’approche de la 206 qu’il croit vide et sort son téléphone portable.

Louis le voit dans son rétroviseur.

« Qu’est-ce qu’il fout ce mec ! Mais… Ninotchka, penche-toi comme si tu me faisais une pipe ! »

Il voit le motard photographier la plaque d’immatriculation, puis s’approcher.

– Reste planquée ! Dit Louis à la fille en sortant en trombe de la 206.

Herman est surpris.

– Vous faites quoi, vous ? Lui demande Louis.
– Moi ? Rien !

Partant du principe que si l’inconnu avait été un policier, il le lui aurait dit, Louis sort son pistolet d’alarme et le braque sur Herman.

– Elle t’intéresse ma bagnole ?
– Rangez moi ce truc-là, c’est un malentendu.
– Enlève ton casque !

Louis n’a jamais vu son neveu, la face tourmentée du motard ne peut lui parler. En revanche Ninotchka a reconnu son visage dans le rétroviseur.

Paniquée, elle ouvre la portière.

– Attention c’est Herman !

Ce dernier tente de se débattre malgré la menace du revolver. Louis est un piètre bagarreur mais il a le réflexe d’envoyer un coup de genoux dans les couilles de l’importun, ce qui le met hors de combat sur le champ.

Hors de lui, Louis le relève par le col de son blouson et lui balance des coups de poings à travers la figure.

– Arrête ! S’interpose Ninotchka, tu vas le tuer.
– Et ne t’avises pas à revenir fouiner par ici.
– Salaud, j’ai rien fait !
– Et file-moi ton portable
– Mais…
– Et dépêche-toi ou je me remets à cogner.

Péniblement, Herman, à moitié groggy remet son casque et enfourche son engin puis disparaît du quartier.

« Tout va mal, tout le monde est contre moi l »

Il est comme fou, brule plusieurs feux rouges, se retrouve sur le périphérique, puis prend l’autoroute du Nord, se demandant à quel moment un accident mettra fin à sa pauvre vie ratée.

– Ce n’est donc pas lui qui était chez la vieille ! Constate Louis.
– Mais alors, c’est qui là-haut ?
– On ne va peut-être pas tarder à le savoir.

Marcel sonne. La vieille Madeleine vient ouvrir.

– Je croyais qu’elle ne fonctionnait plus la sonnette. S’étonne-t-elle.
– Si, elle fonctionne !
– Pourquoi m’ont-ils dit qu’elle ne fonctionnait pas ?

Marcel ne répondit pas, n’attachant aucune importance à ces propos. Belle erreur.

– Dites-moi, Monsieur Marcel, vous avez déjà eu affaire à la police ?
– Jamais madame !
– De toute façon, vous ne le diriez pas !
– Pouvons-nous prendre place autour de la table, Proposa Marcel qui n’avait aucune envie de continuer sur le terrain glissant lancé par la vieille.

Marcel avait peaufiné son plan, il estimait qu’avec trois séances maximum l’affaire serait pliée et que la vieille Madeleine pourrait alors être assez influencée pour léguer sa fortune et ses biens à l’association bidon qu’il venait juste de créer.

Comme la première fois, Marcel revêt une chasuble bleue trop longue pour lui, se coiffe d’un turban de même couleur orné d’une petite plume blanche, impose un petit rituel à la vieille, puis après quelques instants où il fait semblant de méditer, il pose enfin la question rituelle :

– Esprit es-tu là ?

Ben, non, il n’est pas là, ou alors il ne répond pas, ce qui revient au même.

La vieille a oublié de prévenir Martinov et Gérard de l’arrivé du mage, mais ceux-ci ont entendu la sonnette. Après quelques instants n’entendant plus de bruit, ils sortent subrepticement de la cuisine et pénètrent dans le salon.

– Merde ! Elle est où sa complice ?

L’écran est allumé, sans doute l’est-il en permanence, et ils assistent à un spectacle pour le moins inattendu, en muet, puisqu’ils n’ont rien pour écouter :

– On fait quoi ? Demande Martinov
– Pour l’instant rien, on retourne dans la cuisine.

Marcel comprend qu’il se passe quelque chose d’imprévu. La télécommande en panne probablement. Coincé, il ne lui reste plus qu’à imaginer une sortie honorable.

– Inutile d’insister, les esprits ont été perturbés par un élément imprévu. Auriez-vous une idée de ce que cela pourrait être ?
– Evidemment ! Répond la vieille avec énormément de suffisance.
– Mais encore ?
– Il y a deux flics dans la cuisine.
– Quoi ?
– Mais je ne vous ai rien dit.
– Et qu’est-ce qu’ils veulent ?
– Vous interroger après la séance.
– M’interroger de quoi ? Je n’ai rien à me reprocher.

Et puis soudain l’évidence apparaît à Marcel, ces flics ne sont pas des flics mais des gens qui gravitent autour de l’héritage de la vieille comme des mouches sur un pot de miel.

– Bon, je me sauve, vous direz à ces messieurs qu’on se verra une autre fois.
– Si vous n’avez rien à vous reprocher, pourquoi vous vous sauvez, restez là, je vais les prévenir.

Marcel panique, décide de partir sur le champ et de se débarrasser de sa panoplie de magicien plus tard et plus loin. Il traverse le salon en trombe et se prend les pieds dans sa chasuble, il dégringole de tout son long. Plus de peur que de mal, même si ça ne fait pas du bien.

Martinov et Gérard ne peuvent pas refuser de rencontrer le mage quand Madeleine vient les chercher, sous peine de perdre la face.

– Laissez-moi faire ! Chuchote Gérard.

Il aide le mage à se relever, puis d’un ton autoritaire, il déclame « Police » tout en exhibant sa fausse carte.

– Qu’est-ce que vous me voulez ?
– Vérifier votre identité.
– Mon identité ?
– Oui, vos papiers, s’il vous plait.

Marcel présente sa carte d’identité, Gérard s’en empare et entraine Martinov à l’autre bout de la pièce.

– On fait quoi ?
– On va recopier ses coordonnées, ça peut toujours servir.
– Et puis ?
– On va le rassurer ! Sinon il est capable de ne jamais revenir.

Gérard revient vers le mage et lui rend sa carte.

– Vous n’êtes pas l’homme que nous recherchons. Nous ne vous retenons pas.
– Il n’a rien fait alors ? Demande Madeleine.

Gérard préfère ne pas répondre. Marcel retire sa chasuble et son turban et entrepose le tout dans une petite mallette.

– Bon j’y vais, on se rappelle ! Dit-il.
– La prochaine fois ça sera plus calme j’espère !
– Je l’espère aussi.

Marcel descend les escaliers avec un sentiment assez mitigé, d’un côté il est content de s’être sorti de ce qu’il pensait être un mauvais pas, de l’autre l’absence inexplicable de Ninotchka l’interpelle.

Louis et Ninotchka qui n’ont pas réintégré la 206, voient le mage sortir de l’immeuble et prendre la direction opposée à la leur. Ninotchka se retourne instinctivement.

– Déjà ? S’étonne Louis !
– Ben évidemment, il a dû annuler la séance puisque je n’étais pas là !
– Retourne à la bagnole, je vais essayer de lui parler.

Il lui coure après :

– Monsieur Marcel ?
– On se connaît !
– Peu importe, je suis chargé de surveiller deux individus qui se sont introduit chez Madame Mornay-Sauvignac. Vous les avez vus ?
– Ce sont des flics ! Répond Marcel sans trop réfléchir.
– Et ils cherchaient quoi ?
– Ils ont vérifié mes papiers et m’ont dit qu’ils étaient sur une fausse piste. Mais vous êtes qui, vous ?
– Peu importe, bonne soirée !
– ?

Louis a du mal à comprendre et se perd en conjonctures

Le professeur Martinov et Gérard Petit-Couture ont regagné la cuisine. Madeleine les rejoint.

– Vous avez encore besoin de moi ?
– On donne un coup de fil et on s’en va, laissez-nous s’il vous plait !
– C’est un fiasco ! Constate le professeur.
– On va voir avec Thérèse, si on peut redresser la situation, mais là, tout de suite, je ne vois pas trop comment.
– Bon on descend.
– On vous laisse ! Indiqua Gérard à l’attention de Madeleine, il n’est pas impossible que nous soyons obligés de revenir.
– Pourquoi faire ? Je croyais que votre piste était fausse. Rouspète-t-elle.
– Laissez donc la police faire son travail. Vous avez tout fait rater en criant comme une malade.
– Non mais dites-donc…
– Au revoir madame.

Les deux hommes descendent.

– Ah, voilà les deux « pèlerins », mais, c’est… C’est Martinov ! Qu’est-ce qu’il fout là ? J’ai bien envie d’aller lui demander ! S’exclame Louis Gringola.
– Vas-y, je t’attends.
– Viens !
– Non !
– Mais pourquoi ?
– Ça me gêne.
– Pourquoi ça te gêne ?
– Parce que j’ai couché avec lui, tu le sais bien !
– Et alors ?
– Et alors, ça me gêne !

Louis sort seul et se pointe devant Martinov très surpris :

– Le monde est petit ! Commence Louis Gringola.
– En effet. Euh, Gérard un collègue, Louis, euh. Bafouille le professeur Martinov.
– Louis Gringola, le neveu de la vieille Madeleine ! Tient à préciser celui-ci.
– Louis Gringola ! Tiens donc, vous faites toujours de la peinture ? Intervient Gérard.
– Je me disais aussi, ce visage me parlait ! Gérard Lacouture, c’est ça ?
– Petit-Couture !
– Je suppose qu’il est indiscret de vous demander ce qui me vaut le plaisir de vous voir en ces lieux.
– Je pourrais vous poser la même question. En ce qui me concerne, je n’y vois aucune indiscrétion, mais disons que le moment est mal choisi. Mais téléphonez-moi, nous en parlerons, voici ma carte
– Excusez-nous nous sommes un peu pressés. Ajoute le professeur Martinov.
– Ça alors ! Reprit Gérard quand il fut seul avec Martinov, figurez-vous que j’ai acheté un tableau à ce type là il y a quelques années.
– Ah ? répond le professeur qui s’en fout un peu.
– C’était un vernissage… pas terrible mais j’ai sympathisé avec le galeriste, et il était tellement beau que je lui ai acheté un tableau
– Vous avez flirté alors ?
– Un flirt assez profond, si vous voyez ce que je veux dire.
– Je vois très bien, gros coquin ! Et le tableau vous l’avez gardé !
– Il dors à la cave, je le garde, on ne sait jamais, il prendra peut-être de la valeur, le marché de l’art est tellement versatile.

Louis, dépité revient vers sa 206.

– Alors ? Demande Ninotchka
– Alors, il m’a rien dit ! Il m’a proposé qu’on se parle au téléphone demain, d’ici là, il aura le temps de peaufiner un gros mensonge.
– Et à ton avis ?
– A mon avis, ils venaient pour tenter un coup, est-ce qu’ils ont réussi ? Je ne suis pas sûr qu’on le saura de suite, mais tu demanderas à Marcel, il va te le dire.
– Non, attends, il va m’engueuler.
– Tu lui diras la vérité, que tu as eu peur des flics…
– Mwais.
– Lundi, tu retournes à ton poste, rassure-toi ce sera la dernière semaine !
– Promis !
– Tu viendras me chercher tous les soirs ?
– Promis aussi !
– Tu sais, tout à l’heure quand tu m’as demandé de me pencher comme pour te faire une pipe…
– Oui ?
– Ben, je t’en aurais bien fait une !
– Ah !
– Mais je me suis rappelé que t’étais gay
– Oh, tu sais je peux toujours fermer les yeux et faire jouer mon imagination ! D’autant que je ne suis pas gay exclusif, je suis gay disons à 90 %.
– Chiche
– OK, je t’emmène à la maison ?
– Avec plaisir ! J’ai besoin de déstresser.

Arrivé chez Louis, ce dernier proposa à Ninotchka un verre, comme le veulent les bonnes manières.

– Ouais, un truc fort ! Tu sais ce que je t’ai proposé, je disais ça comme ça, on va laisser tomber.
– Mais non, ça te changera les idées.
– Mais alors c’est toi qui t’occupes de moi, moi je me laisse faire !
– Pas de problème !
– Tu veux que je me déshabille ?
– On va se déshabiller tous les deux !
– Je vais garder mon soutif alors !
– Pourquoi donc ?
– Je suppose que tu ne vas pas aimer mes gros nichons ?
– C’est quoi ces histoires ? Allez, à poil !

Il se déshabillèrent en silence, Louis de façon méticuleuse en rangeant bien en ordre ses affaires sur une chaise, tandis que la fille faisait plutôt ça à l’arrache.

– Elle est jolie ta bite ! Commenta Ninotchka.
– Elle est encore mieux quand elle bande.
– Branle toi un peu, elle devrait grossir.
– Dis-donc toi, tu es sûre que tu veux vraiment rester passive ?
– Pourquoi ? Tu voudrais que je te suce ?

Il lui fit signe que « oui » de la tête, alors la belle s’accroupit devant son complice et l’emboucha.

Elle pensait que ce serait compliqué étant donné les orientations sexuelles de son partenaire, mais non, la bonne technique et l’expérience de Ninotchka ajoutée aux fantasmes que Louis invoquait les yeux clos eurent tôt fait de rendre la bite raide et droite.

– T’as vu ça ce qu’elle sait faire, la petite Ninotchka ?
– Hé !
– Mais j’y pense tu dois bien avoir un gode ?
– Qu’est ce qui te fais dire ça ?
– Je ne sais pas ? Une idée !
– Et tu voudrais faire quoi avec le gode ? Petite vicieuse ?
– Je ne sais pas, moi ? Te le foutre dans le cul par exemple !
– Mais dis donc, je croyais que tu ne voulais être que passive ?
– J’ai bien le droit de, changer d’avis, non ?

Louis conduisit alors la jeune femme dans sa chambre. Il sortit de son armoire une boite à chaussures dans laquelle il rangeait ses sex-toys.

– Et voici un joli gode !
– Il est gros !
– J’ai l’habitude !
– Alors on va faire joujou !
– Y’a aussi du gel pour lubrifier, mais si tu veux me lécher le cul un peu avant, j’aime bien… mais tu n’es pas obligée…
– Ne t’inquiètes donc pas.

Louis se positionna en levrette sur le lit, le cul bien cambré et Ninotchka vint lui titiller l’anus avec le bout de sa langue.

– Oh, j’aurais peut-être dû prendre une douche avant ! Dit soudain Louis.
– Mais non, il n’y pas de problème, laisse-toi faire, je ne peux pas parler et lécher.

Bientôt le petit œillet brun fut si sollicité qu’il s’entrouvrit, Ninotchka ne peut alors résister à l’envie d’y plonger son doigt qu’elle prit le soin de mouiller préalablement, puis de le faire aller et venir comme il convient de le faire en ces moment-là. Un second doigt vint rejoindre le premier, puis un troisième et Louis se pâmât d’aise sous les coups de boutoir de cet étrange trio digital.

« Tout ça, c’est bien joli mais ça fatigue les doigts » comme disait Saint-Augustin en les retirant du bénitier.

– Bon je vais essayer de t’introduire ce gros machin !
– Tu lubrifies à fond et tu enfonces doucement.

C’est ce qu’elle fit et Ninotchka fut surprise de la capacité du cul de Louis d’absorber un tel diamètre. Elle le fit aller et venir et Louis ne tarda pas à se mettre à japper de plaisir. La femme n’avait jamais vu son complice dans un tel état et fût étonnée que la situation l’excita.

Finalement Louis ne tarda pas à jouir du cul et à s’affaler comme une chiffe molle.

– Et alors qu’est-ce que je deviens dans tout ça, moi ? Demanda Ninotchka, dépitée.
– Allonge-toi et écarte tes roseaux, je vais m’occuper de toi, ma toute belle.
– C’est vrai tu vas me faire ça !
– Une promesse est une promesse et je tiens toujours mes promesses. Répondit l’homme en se recouvrant le zigouigoui d’une capote.

Avouons-le, voilà une situation que Louis n’avait guère l’occasion de vivre souvent, mais cela ne le répugnait guère et puis il aimait bien faire plaisir, cela faisait partie de son image de marque.

– Euh ! Dans le cul, j’aime bien ! Tint à préciser Ninotchka
– Ce n’est pas un problème !

Et quand la chambre à coucher de Louis s’emplit du cri de la jouissance de Ninotchka, l’égo de Louis en fût flatté.

– Tu restes dîner avec moi ? Je dois avoir quelques très bons surgelés,
– Avec plaisir !

Au bistrot Martinov et Gérard résument la situation devant Béatrice et Thérèse.

– On n’avait pas prévu que la vieille serait si stupide ! Se désole Gérard.
– Et on ne sait pas ce qui s’est passé entre le mage et la vieille, quand on l’a vu, il avait l’air désemparé. Ajoute le professeur.
– Je l’appellerai demain, ça ne sert à rien de le faire avant tant qu’il n’a pas réglé le problème de sa complice. Proposa Thérèse.
– C’est qui sa complice ?
– Ninotchka, en principe elle marche avec Louis, je suppose qu’elle fait double jeu.

à suivre

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3 réponses à Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 29 – Cafouillages et gode anal par Maud-Anne Amaro

  1. Zumard dit :

    Putain les illustrations !!!!!

  2. Forestier dit :

    Peut-être un petit problème de structure puisqu’il faut attendre la fin du chapitre pour que ça parle (très bien) de sexe). Mais qu’importe j’adore ce récit

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