Pauline par Gigi02


Envie de rien !

Il y a des jours, comme çà, où le blues s’invite sans qu’on lui ait demandé de venir. Moi, en général, ça me prend en fin de semaine, quand je me rends compte que le week-end qui s’annonce sera semblable au précédent, vide, désespérant, sans rien d’intéressant à quoi se raccrocher.

Un boulot usant, personne dans ma vie, pas de véritables amis sur qui compter, quant à la famille, depuis mon divorce, nos relations sont devenues distantes.

Même pas envie d’aller voir les filles qui fleurissent au bord de la nationale, c’est dire ! D’ailleurs, ce serait au-dessus de mes moyens actuels.

Il doit me rester une ou deux bières, comme d’habitude, je vais me commander une pizza, au moins je pourrai dire deux mots à quelqu’un ! Et je me forcerai à regarder un DVD pour traîner un peu avant de me coucher.

Le numéro de la pizzéria, je le connais par cœur.

– Une napolitaine, oui la grande, dans vingt minutes ? OK, pas de problème.

Le temps de prendre une douche, à peine j’en sors que la mélodie de mon portable se fait entendre, insistante et désagréable – il faudra vraiment que j’en change, elle me tape sur les nerfs ! –

Tiens ? Par exemple ! C’est le numéro de mon ex, ça ! Qu’est-ce qu’il lui prend ? C’est bien la première fois qu’elle m’appelle depuis que nous nous sommes séparés, bizarre !

– Allo ? Oui, c’est toi ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu voudrais me parler ? Maintenant ? Bon, si tu veux, je n’ai rien de particulier à faire… Alors ok je t’attends… tu connais le chemin. Comment ? Oui, évidemment je suis seul….

Pauline, mon ex-femme ! Un peu plus de deux ans on est restés ensemble, on s’aimait comme des fous, pour la vie, promis, juré ! Et on y croyait, vraiment !

En fait, l’état de grâce, notre état de grâce, a duré un an, même pas ! le temps de se rendre compte que l’on avait confondu amour et envie et qu’on n’avait pas grand-chose en commun, et rien à se dire. De plus, elle ne voulait pas entendre parler de l’enfant que je rêvais d’avoir alors – pas maintenant, trop tôt, il faut que je pense à mon travail d’abord -infirmière libérale – que je m’installe, que je me fasse une clientèle – alors, rapidement, la bête routine s’est installée, et puis, petit à petit, l’indifférence, jusqu’à ne même plus faire l’amour ! Alors, un jour, nous avons décidé de mettre un terme à cette union qui n’en n’était plus une depuis longtemps et qui ne satisfaisait ni l’un ni l’autre ! Et cela s’est fait comme ça, sans haine ni rancœur, presque naturellement, comme une chose inéluctable, convenue.

Déjà deux ans, maintenant, et depuis, nous ne nous sommes revus qu’une fois, l’année dernière, au mariage de sa sœur – si ! Elle se disait heureuse, elle s’était fait une place dans sa profession et vivait sereinement le célibat qu’elle avait choisi, sans rien regretter.

Pas vraiment mon cas !

Et ce soir, tout d’un coup, il lui prend l’envie de me parler, curieux, non ? Vite, j’enfile ma robe de chambre, je range en vitesse le plus gros de ce qui traîne, et déjà le carillon de la porte d’entrée ! Et bien elle n’a pas perdu de temps ! Ou alors elle a appelé d’en bas !

– Entre, c’est ouvert…

Et là, j’ai un petit choc !

La femme qui est devant moi ne ressemble pas vraiment à celle qui a partagé mon existence ! Et pourtant c’est bien elle ! Mais alors, changement de look radical !

Si elle toujours aussi brune, elle s’est fait couper les cheveux, très court, et cela lui va à ravir, sur son nez sont posées d’immenses lunettes rondes à grosses montures et elle est vêtue d’un tailleur gris perle sur un chemisier jaune citron

La classe ! Moi qui l’ai toujours connue en jean- tee-shirt…. on s’embrasse, sur la joue.

– Mazette ! C’est pour venir me voir que tu t’es habillée comme ça ?

Elle sourit, regarde autour d’elle

– Tu vis toujours dans tes rêves, toi ! C’est ma tenue de travail… Dis donc, tu es fâché avec le ménage, on dirait… Si tu veux, je te donnerais le numéro d’une personne très bien, pour ça

Ça commence bien !

– Je suppose que tu n’es pas venue me voir pour me parler ménage !

Elle va pour répondre, mais le carillon de l’entrée, qui se met à tinter la coupe dans son élan et lui fait froncer les sourcils

– Tu attends quelqu’un ?
– Non, seulement ma pizza…et si le cœur t’en dit, on se la partage
– Merci, mais tu sais que je mange très peu, le soir, par contre si tu m’offres quelque chose à boire, je ne dis pas non

Ben oui, mais j’ai pas grand-chose à lui proposer, moi

– J’ai une bière ou du café…
– Va pour la bière, si elle est fraîche… mais ne te gênes pas pour moi, occupe-toi de ta pizza

Je « m’occupe  » de ma pizza et je lui sers sa bière, elle en boit une gorgée, fait la moue et repousse son verre

– Finalement, ça ne me dit rien, tu peux la finir…

Charmant ! J’avale deux bouchées de ma pizza en l’écoutant parler, elle me raconte son job, me demande comment je vais, je lui dis ma solitude et l’ennui qui va avec, elle compatit, c’est gentil…

– Bon, et maintenant, si tu me disais le pourquoi de ta visite…

Elle se lève, retire sa veste qu’elle pose délicatement sur le dos d’une chaise et va s’asseoir sur le canapé en croisant ses longues jambes, suffisamment haut pour me permettre de constater qu’elle ne porte pas de collants, mais des bas, et si je me baisse un peu, j’aurais peut-être une vue sur sa petite culotte ! Je sais, c’est bête, et elle a beau avoir été ma femme, c’est le genre de situation qui m’excite toujours.

– Et bien, je vais être directe, tu avais l’intention de faire quoi, ce soir ?
– Rien de particulier, en fait, pourquoi, tu as l’intention de me proposer quelque chose ?

Elle sourit et me regarde en inclinant la tête, comme pour mieux me jauger, un peu comme on regarde un objet avant de se décider à l’acheter, bon sang ! Mais où veut-elle en venir !

– En fait, oui, j’ai à te proposer…de me faire un enfant…
– Quoi !! ??

Alors là ! Il y a d’un seul coup comme un grand vide dans ma tête ! Je m’assois à côté d’elle, incrédule, tiens, j’en ai oublié sa petite culotte…

– Attends, tu parles sérieusement ou tu te moques de moi ?

Elle soupire

– Je suis très sérieuse ! Comprends-moi, Vincent. Mine de rien, j’arrive à un tournant dans mon existence, j’ai la trentaine, je suis bien installée dans mon métier et je gagne bien ma vie, d’accord ! Je sais aussi que je ne suis pas faite pour la vie en couple, bon ! Mais je me rends compte que pour être totalement épanouie, et bien, il me faudrait un bébé…

– Bien sûr ! Et alors tu as pensé à moi, on ne se donne quasiment pas de nouvelles depuis que nous sommes séparés, sauf par quelques rares cartes postales, mais ça fait rien, un soir, tu débarques chez moi pour me dire « coucou, c’est moi ! Et si tu me faisais un enfant ». Tu ne manques pas d’air, quand même… Et puis d’abord, pourquoi moi ? Je suis sûr que dans ton entourage, tu trouverais facilement quelqu’un qui ne demanderait pas mieux que de te rendre ce service !

Ben oui, si ça se trouve, elle a des amants, j’en sais rien, au fond…

Elle a un haussement d’épaules agacé

– Qu’est-ce que tu peux être compliqué ! Non, il n’y a personne dans mon entourage, comme tu dis, à qui j’ai envie de demander cela, tu me prends pour qui ! Et je ne vais quand même pas passer une annonce !

Elle pose sa main sur la mienne et sa voix se fait doucereuse

– Mais je te rappelle que nous, nous avons vécu ensemble, que nous nous sommes aimés, non ? Même si cela s’est terminé par une séparation, cela crée des liens, et puis, souviens-toi, à l’époque c’est toi qui en voulais un, d’enfant.
– Oui, et toi tu n’en voulais pas… mais on était mariés, à ce moment-là, tandis que maintenant, si j’accepte, cet enfant, je ne le verrai jamais…
– Ah ! Ça ! Parce que, cet enfant, j’ai l’intention de l’élever seule, tu n’auras à t’occuper de rien, maintenant, tu n’es pas obligé d’accepter, et si tu veux pas, c’est tout, on en reste là, mais quand même, entre nous, si tu veux des enfants bien à toi, tu as la vie devant toi pour en avoir, non ?
– Ouais, à condition que je retrouve quelqu’un. Bon, et en admettant que je dise oui, j’y gagne quoi dans l’affaire ?

Elle accentue un peu la pression de sa main

– Faire l’amour avec une jolie femme, déjà.
– Eh ben dis donc ! Ce n’est pas la modestie qui t’étouffe, toi ! Et après ?
– Et après ? C’est tout ! Tu n’imagines tout de même pas que je vais te payer, non ?

Et rapiate, avec ça ! Mais bon dieu qu’elle est belle, et désirable ! Je sens que je vais fondre…et dire que cette beauté a été ma femme ! A mon tour de lui prendre la main, sa peau est douce, si douce, je l’avais oublié, je la serre légèrement, on se regarde, je la sens sûre d’elle, comme elle l’a toujours été, à la limite de l’arrogance, mais avec un sourire tellement désarmant que je suis déjà sous son emprise ! Et rien que de sentir sa main dans la mienne, je sens l’excitation m’envahir, et puis, son parfum… Je soupire

– Bon, d’accord, je serais le père de ton enfant, mais alors, j’ai des exigences…

Elle rit, c’est bon, une femme qui rit, c’est prometteur d’enchantements

– Je savais que tu ne me décevrais pas ! Alors, tes « exigences », c’est quoi ?
– D’ abord, moi, je ne veux pas faire ça à la va vite sur un coin de canapé, je te veux nue dans mon lit pour une nuit d’amour…
– Ben, pour moi, cela me semblait aller de soi ….
– Bon, et puis alors, en corollaire, je veux ce que tu n’as jamais voulu m’accorder durant notre mariage…
– C’est-à-dire ?
– Et bien, avant, je veux ton petit cul…

Et ça, je sais qu’elle va pas aimer, c’est sûr ! Je la vois qui fronce les sourcils, esquisse une moue, elle réfléchit un instant et pousse un profond soupir

– C’est cher ! Mais bon, je suppose que je n’ai pas le choix ? Alors d’accord, je vais te faire ce cadeau, mais, alors tu vas me faire un petit plaisir…
– Lequel ?

Tiens, elle retrouve le sourire, elle approche sa tête tout contre la mienne, bon sang, ce parfum ! Je vais chavirer !

– C’est deux fois rien, mais à chacun ses plaisirs…tu te souviens de nos jeux érotiques, quand nous étions amoureux ?
– Hum, je n’ai rien oublié de nos bons moments, Pauline !
– Ah ? C’est bien ! Moi, il y en avait un que je trouvais très excitant, tu devais me déshabiller sans y mettre les mains, tu te rappelles…
– Si je me rappelle ! Et je te vois venir …

Elle se lève et vient se planter devant moi, me tend les mains pour m’inviter à me relever,

– Alors, je suis prête… et je t’attends…

Elle s’arrête net, et je suis sûr, qu’emportée par son élan, elle allait m’appeler mon chéri ou quelque chose comme ça, et j’avoue que cela ne m’aurait pas déplu…

§§§§§§
La chambre, rideaux tirés, semi pénombre si tellement propice à toutes sortes de jeux coquins !

Bol ou prémonition ? J’ai fait le lit et changé les draps ce matin. Elle s’assoit sur le bord et retire ses bas avec une grâce toute féminine.

– Ah bon ! Tu as changé d’avis ?

Elle se relève, sourit, dégrafe son corsage

– Mais non, je ne te laisse à retirer que mon soutien-gorge et ma culotte, tu vois, je te facilite la tâche

Ouais, mais peut être aussi qu’elle est pressée d’arriver à la suite du programme…

Sa jupe tombe à son tour, dévoilant un mignon petit slip violet assorti au soutien-gorge, je me débarrasse de ma robe de chambre, j’ai rien dessous, moi, elle passe ses bras autour de mon cou

– A toi de travailler, maintenant, allez, les mains dans le dos.

Je m’exécute, docile, j’ai l’impression d’être revenu quelques années en arrière. Elle se tourne. Retirer les agrafes du soutien- gorge avec les dents n’est pas bien compliqué et en faire glisser les bretelles sur ses bras encore moins, voilà, première partie du déshabillage terminée, reste sa petite culotte et là, je sens l’excitation me gagner vraiment, je bande ! Elle s’en aperçoit, sourit

– C’est bien ! Mon slip, maintenant…

Là, il faut que je m’agenouille, les mains dans le dos, à genoux, j’ai l’impression d’être son esclave, et ça, je sais que cela lui plaît ! Son côté dominatrice ! Je saisis un côté de sa culotte entre mes dents, je tire un peu pour le descendre, même chose de l’autre côté, puis sur le devant. Pour autant, elle ne reste pas impassible, elle joue des hanches, passe ses doigts dans mes cheveux, accompagne mes mouvements par de profonds soupirs, alors, je prends mon temps, pour ne pas gâcher le plaisir, et puis je recommence, et ainsi de suite jusqu’à ce que sa culotte soit à mi-cuisse. Je redécouvre alors une petite chatoune que j’ai bien connue, il y a quelques temps déjà , un petit baiser dessus et me reste plus qu’ à tirer sur son slip pour le descendre jusqu’aux chevilles. Elle s’en débarrasse en s’aidant des pieds, le ramasse et me le colle dans la bouche

Elle pose son front contre le mien

– Tu fais ça très bien ! Alors, chose promise, chose due… je me donne entièrement à toi, mais pour mon derrière, je… Enfin …tu le sais… je n’ai jamais été…pénétrée par-là, alors, si tu peux, essaie de ne pas me faire trop mal et si tu as un préservatif, j’aimerais autant …

J’ai idée qu’elle n’a pas dû faire l’amour bien souvent depuis notre divorce, en fait, je dirais même pas du tout …

Elle s’allonge, je me débarrasse de mon bâillon improvisé et je la rejoins. Sans le vouloir, on retrouve les mêmes places et attitudes que quand nous partagions le même lit, celui-là, d’ailleurs.

– Avoue que ce n’était pas bien difficile, mais ne t’inquiètes pas, je vais aller en douceur et il y a des préservatifs dans le tiroir de ton côté…

Aïe ! Je réalise ma gaffe, mais c’est trop tard ! Elle a déjà ouvert le tiroir, celui-là où je range mes petites affaires personnelles

L’espace d’un instant, elle semble ne pas comprendre, se tourne vers moi, le regard interrogateur, regarde à nouveau le tiroir et éclate de rire

– Ah oui, d’ accord ! Je vois que tu as tout ce qu’il te faut ! Tu permets ?

Elle se passe de mon accord, bien sûr, et se mets à sortir ce qu’elle trouve, mon plug anal, un tube de lubrifiant, un gode, des préservatifs, de la lingerie… je dois être pivoine ! Et surtout, je suis mort de honte !

– Mais ce sont des slips de femme, ça ! Tu vis avec quelqu’un ? Et puis ça… . C’est quoi ?

« Ça  » c’est un double dong de 30 cm, encore dans sa boîte… et là, je crois qu’il est temps d’intervenir :

– Tout ça, ce sont mes jouets à moi…

Elle me regarde, de plus en plus étonnée

– Mais … mais tu t’en sers ?

Je soupire.

– Evidemment, quand j’ai envie d’un petit plaisir… je vis seul, tu sais, et l’amour tarifé, c’est pas vraiment mon truc ! Alors quelque fois, je passe des sous-vêtements féminins, c’est très excitant, enfin, pour moi

– Et tu les trouves où, tes petites culottes ? Chez tes petites amies ?
– Non ! Je n’ai pas de petites amies qui soient susceptibles de me donner leur lingerie ! Je les achète…

Elle continue de fouiller

– T’as pas de menottes, là-dedans ? Et ça ? Elle a ouvert la boîte du dong et l’a sorti, Tu t’en sers comment ?
– Ah, ça, c’est un gode double, et ça s’utilise à deux, je vais pas te faire un dessin, quand même ! Mais je ne m’en suis jamais servi, c’est vrai que tout seul…

Elle regarde l’objet, le tourne en tous sens, le tripote, songeuse

– A deux… Et il n’a pas encore servi …,

La voix mal assurée, j’ose un timide

– Tu as envie d’essayer ?

Toujours rêveuse, elle sourit, repose l’objet

– Je ne te t’imaginais pas comme ça, Vincent ! Mais tu sais que ça m’excite ! Elle m’attrape par le cou – Mais pour l’instant, c’est de toi dont j’ai envie ! Alors, tu me le prends, mon petit cul ?

Hein ! Je rêve ou quoi ! Pauline, me dire ça !

– Dis donc, qu’est-ce qui se passe, je te reconnais pas, là

Elle pose un petit baiser sur mes lèvres.

– Ne cherche pas à comprendre ! Tu n’y arriverais pas …
– Alors tu vas voir ! En attendant, suce-moi un peu que je te mette en condition

En 69, j’adore cette position !

Les pipes, Pauline, c’est pas vraiment sa spécialité, elle fait ça du bout des lèvres et du bout des doigts, comme si elle fumait une clope, délicatement, mais ce soir, je m’en fous, parce qu’enfin il est là, à ma portée, ce petit cul tant désiré naguère

J’écarte ses fesses, j’y colle ma bouche, je me goinfre de ce petit trou du cul si délicieux ! Je le lèche, le mouille, l’explore de la pointe de ma langue ! Je m’en régale, façon glouton. C’est trop bon ! Et il me le faut ! Tout de suite ! Vite ! Un préservatif, pas facile à ouvrir, cette cochonnerie ! Un peu de gel, et je me mets en position pour la pénétrer, et c’est elle-même qui maintient ses fesses écartées ! Doucement d’abord, je la vois qui mord le drap, puis par petites saccades, de plus en plus profond, ça y est ! Je la possède ! Non, je LE possède enfin.

Elle geint, ma petite Pauline, soupire qu’elle ne savait pas, qu’elle aime ça et qu’elle en veut encore !

Voyez-vous ça ! Petite cochonne ! Alors là, pas de problèmes, si tu aimes ça, je vais te le faire fumer moi, ton petit cul !

– Arrête ! Arrête, retire-toi, s’il te plaît …

Ça y est, elle en a assez, la chérie, c’est vrai que je ne l’ai pas ménagée, alors, je me retire, pas envie de la contrarier, c’était tellement bon, encore haletante, elle se retourne, pousse un profond soupir et sourit.

– Pffff ! Je crois que je ne vais pas pouvoir m’asseoir avant longtemps ! Pour une première fois, tu m’as gâtée ! Et le pire, c’est que j’ai aimé ça !

Elle tourne la tête et regarde le gode avec un sourire étrange

– Tu sais que j’ai bien envie de t’en faire autant…

Pas de surprise, je m’y attendais. Et je crois bien même que je l’espérais

– Dis donc, c’est pas prévu au programme, ça…
– Fallait pas m’en donner l’idée, hein ? Allez, écarte tes fesses

J’hésite l’espace d’un instant, mais après ce que je viens de lui faire, je me vois mal lui refuser ça, si elle en a envie… je m’exécute.

Whaou ! Ah la vache ! Elle connait pas la douceur, la chérie!, j’ai failli crier ! Si elle est comme ça avec ses malades, je les plains, les pauvres !

– Je t’ai fait mal ?
– T’inquiètes pas, vas y

Et pour y aller, elle y va ! Elle s’en donne à cœur joie, la Pauline, et je la soupçonne même d’être animée par un esprit revanchard ! Ouille, ouille je crois que moi aussi, je vais préférer la station debout un certain temps ! Et puis au bout d’un moment, trop long ? Trop court ? Elle le retire aussi brutalement qu’elle l’avait introduit, on se retrouve agenouillés sur le lit, face à face, enlacés.

– T’as aimé ?

Un petit oui timide, et c’est à peine si j’ose ajouter

– On n’a pas essayé, à deux…

Elle s’allonge, se pend à mon cou

– J’ai surtout envie que tu me fasses mon bébé, tu sais….

Je la regarde dans la pénombre, elle est toujours aussi désirable, et notre petite séance n’a fait que décupler mon excitation.

– J’ai envie de t’embrasser
– Alors, embrasse-moi

Nous nous sommes jetés dans les bras l’un de l’autre, nous avons roulés sur le lit défait, nous nous sommes embrassés, à pleine bouche, j’ai peloté ses seins comme sans doute je ne l’avais jamais fait, et puis, je l’ai baisée, mais pas bien, trop vite, pas comme j’aurais voulu, trop impatient de jouir dans son ventre, le but, l’apothéose de notre aventure d’un soir.

Le petit matin nous a trouvé serrés l’un contre l’autre

C’est Pauline qui m’a réveillé, pour une « piqûre de rappel », selon sa propre expression, déformation professionnelle amusante,

– C’est plus sûr – a-t-elle ajouté en souriant

Nous avons refait l’amour, mais simplement, juste un acte sexuel, en fait, sans véritable passion, un dernier moment de bonheur avant que l’on se quitte, définitivement, sans doute.

Avant qu’elle ne franchisse la porte, je lui pose quand même la question :

– Tu reviendras ?
– Non, Vincent, je ne crois pas, inutile de vouloir recommencer notre histoire, restons en-là, c’est mieux comme ça ! Ah oui, au fait, j’allais oublier – dans la salle de bain, tu trouveras ma petite culotte, je te la donne, si tu veux, en souvenir d’un merveilleux moment passé ensemble, – et elle ajoute avec un petit sourire – fais en bon usage.

Un baiser d’adieu, sur la bouche, celui là

 

§§§§§§
Quelques semaines plus tard, elle m’envoyait un message

Je suis enceinte, je suis heureuse, encore merci, bises  »

On ne peut pas faire plus laconique !

Et c’est à peu près à cette époque que j’ai rencontré Dorothée, une jeune stagiaire, très… ambitieuse qui, très vite, vint habiter chez moi, et qui fut très étonnée, quelques mois plus tard, de me voir tout heureux à la réception d’un faire-part m’annonçant la naissance d’un petit Théo.

– Franchement, je ne vois pas ce qui peut te rendre si joyeux ! Que ton ex-femme ait un bébé, en quoi cela te concerne, toi ? En plus tu ne sais même pas qui est le père…

J’ai souri

– Ouais, mais quand même, une naissance, c’est une bonne nouvelle, non ? Mais dis donc, cela ne te donne pas envie d’en avoir un, de bébé, toi ?

Elle a poussé un grand cri

– Ah non ! Pas tout de suite, pas maintenant, je veux profiter de la vie, moi !

Sûr qu’elle n’a pas compris pourquoi, à cet instant, j’ai levé les yeux au ciel avec un profond soupir…

p

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3 réponses à Pauline par Gigi02

  1. Verdon dit :

    Oui c’est bien écrit et agréable à lire et même plausible après tout !
    « Alors, tu me le prends, mon petit cul ? » N’est-ce pas charmant, émoustillant et combien de maris aimeraient se masturber en fantasmant de se payer un jour le petit cul que leur ex ne leur a jamais offert…

  2. galileo dit :

    Original et très agréable à lire, les dialogues sont particulièrement réussis. Pris par l’histoire, j’en ai oublié que j’étais sur Vassillia. Mais je ne prendrai jamais le risque qu’à pris le monsieur

  3. Dudule dit :

    Pas mal écrit mais ça ne m’a pas émoustillée, trop distant, trop impersonnel, pas assez dans le ressenti à mon goût, ni pour elle ni pour lui

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