Les Filles du Lagon par Verdon

Les Filles du Lagon par Verdon

Les Filles du Lagon

Deux Filles dans l’eau, qui profitaient
De la douceur d’un jour d’été
Très égayées et toutes nues,
Furent surprises par la venue
D’une escouade de dragons
Composée de jolis garçons
Qui s’empressèrent, ça va de soi
D’aller rejoindre nos deux oies.

Les Demoiselles patriotes,
Et qui de plus n’étaient pas sottes,
Firent un accueil chaleureux
Aux jeunes gens très valeureux
Qui après des combats fort rudes
Méritaient bien leur gratitude
D’autant que bien achalandés
Ils étaient joliment bandés.

Les gars étant bien balancés,
La charge au cul fût vigoureuse
Chaque rondelle fut conquise
Puis souvent même reconquise,
Vu que le nombre de fiancés
Etait plus grand que d’amoureuses
Elles purent ainsi dans leurs chapelles
Faire brûler plus d’une chandelle.

Cette soirée dans les fougères
Fut la plus belle de la guerre
Car si très loin dans les sous bois
On entendait des cris d’émoi
C’était que ces chères Demoiselles
Se faisaient farcir la rondelle
Sous les assauts des grosses bites
Qu’avaient les braves sodomites.

Ont dit aussi de-ci, de-là
Que tous ces braves petits gars
Se sont entre eux bourrés le gras
Devant les filles qui aimaient çà.
Le va-et-vient des braquemarts
Qui dans le cul des vicelards
Faisaient tellement de tintamarre
Qu’elles y trouvaient beaucoup de charme.

Dès qu’enfilées de part et d’autre
Par cette armée de bons apôtres,
Ceux-ci vidèrent leurs bonbonnières
Dans les canons des deux fermières
Aussi le foutre vint à manquer
Et les Salauds ont paniqué
Une main devant, une main derrière
Roustons et pines en bandoulière.

Puis les deux filles devenues Dames
Ont replongé, sans état d’âme
Dans les eaux douces du petit lac
En espérant que tôt ou tard
Arrivent d’autres bons gaillards
Pour faire ici un bivouac
Et puis que ces nouveaux venus
Leur flattent encore le trou du cul.

(01/07/2013)

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Une réponse à Les Filles du Lagon par Verdon

  1. Baroux dit :

    Il y a chez ce poète un fond de saine gaillardise, hélas passé de mode mais qui en ce qui me concerne m’émoustille et me rend en joie.

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