« Car tel est mon bon plaisir ! » (apologie du Face Sitting) par Maîtresse Lanlan (publié par slavio63)

« Car tel est mon bon plaisir ! »
(apologie du Face Sitting)
par Maîtresse LANLAN de Beijing (Pékin)

slavio 63 nous a déjà parlé de sa Dominatrice chinoise, Maîtresse LANLAN, qui a su le réduire en esclavage, en 2006 à Pékin puis Paris et en 2007 à Paris. Depuis, il lui reste soumis et travaille gratuitement pour elle à distance pour réviser en urgence, et en priorité absolue sur ses autres tâches, ses traductions du chinois au français. Ici, c’est Maîtresse LANLAN elle-même qui évoque ici une de ses distractions érotiques préférées, à laquelle elle aime se livrer chaque fois qu’elle tient un mâle soumis en son pouvoir, ce qui est fréquent : des Face sittings prolongés…

(Le texte qui suit est la transcription légèrement remaniée d’une conférence que fit l’admirable Maîtresse LANLAN devant un auditoire d’une douzaine de Dominatrices françaises. Pleine de toutes sortes de talents, Maîtresse LANLAN a écrit directement ce texte en français ; je me suis contenté d’un humble et insignifiant travail consistant à arranger certaines tournures qui, tout en étant correctes, ne « sonnaient » pas français – Note de slavio.)

S’il est un tourment que j’adore infliger à un mâle qui m’appartient, c’est bien une bonne et longue séance de Face Sitting. Aucun homme sur qui j’ai pu exercer mon pouvoir de Femme n’y a échappé, car c’est une pratique amoureuse de type sadique qui me procure énormément d’agréables sensations., beaucoup de plaisir, d’orgueil féminin et de vrai bonheur..

La finalité d’un Face Sitting est double pour la Maîtresse : il s’agit d’abord pour elle de ressentir du plaisir physique (grâce aux caresses dont l’esclave flatte son intimité de sa bouche et de sa langue) et ensuite, elle cherche à goûter une intense jubilation mentale (qui découle de ce qu’elle peut faire absolument tout ce qu’elle veut d’un être masculin qui peine pour elle).

Maintenir aussi longtemps qu’elle le désire, jusqu’à se sentir complètement satisfaite, son esclave dans une situation pénible, voire angoissante et dangereuse, alors qu’elle-même, dans son univers supérieur, éprouve la double jouissance dont je viens de parler, constitue pour la Domina un moment très fort dont elle tire un inégalable sentiment de totale liberté et de toute-puissance. C’est ce que j’appelle la DFS, la Domination Féminine Sensuelle.

Punir un esclave, le battre parce qu’il a commis une faute dans son service auprès de moi ou qu’il m’a manqué de respect (il a trop tardé à se prosterner à mon entrée…), ou qu’il a fait preuve d’indélicatesse (il m’a filé un bas en me l’enfilant…), ou simplement parce qu’à ce moment là il m’a paru plaisant de lui infliger quelques souffrances, me donne aussi de la joie, je ne le nierai pas. Cependant, en général ces actes de relative brutalité féminine ne sont pas associés à des émotions sensuelles, à des désirs sexuels. En cravachant ou fouettant un mâle, je ne « mouille » pratiquement pas, pour reprendre une de vos expressions. Mon plaisir est alors essentiellement cérébral, lié au libre exercice de mon pouvoir. L’envie d’éprouver aussi du plaisir physique ne vient qu’ensuite, lorsque la vive excitation mentale que j’ai ressentie me conduit à me servir sexuellement de l’esclave : sexe digital et oral seulement, manipulation par le soumis de godemichés et de sex toys ou étreinte complète*.

Au contraire, à la faveur d’un Face Sitting, et a fortiori s’il se prolonge, mes deux plaisirs (physique et mental) se mêlent pour ne plus faire qu’un, le physique prenant parfois le dessus puis le mental venant en avant…
Je dois ici insister sur un goût particulier que j’ai – et que sans doute beaucoup de Femmes libérées ont aussi – je veux parler de cette envie que nous avons, que moi j’ai en tout cas, de goûter deux plaisirs à la fois. .

J’ai bien dit « deux » car au-delà, tout devient confus, on ne sait plus quoi apprécier et en fait on n’apprécie plus rien, ou alors très mal. Des exemples qui me sont propres :
j’aime prendre un bon repas tout en me faisant délicieusement caresser la chatte par la langue d’un esclave agenouillé sous la table ; plusieurs configurations sont alors possibles :
- l’esclave qui me caresse assure aussi le service, mais alors il doit cesser de temps à autre les doux et bons attouchements de sa bouche pour des va-et-vient entre ma table et la cuisine ; cela perturbe ma jouissance et j’ai renoncé à cette pratique ;
- l’esclave qui me sert dispose la totalité de mon repas sur la table (les aliments chauds sous des cloches qui conservent la température), avant de se glisser sous le plateau pour se mettre à me sucer et me lécher ; c’est un excellent compromis : je peux déguster tranquillement les mets que mon serviteur m’a cuisinés avec amour tout en me laissant aller à la volupté que ses doigts, ses lèvres et sa langue me donnent ;
- la situation idéale pour la Maîtresse est évidemment de disposer de deux mâles soumis en même temps, l’un pour le service, l’autre pour le plaisir ; c’est une solution, malheureusement trop rare, à laquelle je recours si j’ai la possibilité de disposer, en plus d’un esclave permanent (comme l’était slavio) d’un esclave temporaire convoqué par téléphone ;
j’aime aussi bénéficier d’un Face Sitting tout en lisant, en téléphonant à une amie, en écoutant une musique que j’aime ou en regardant un film à la télévision…

Je pourrais donner encore d’autres exemples, mais je laisse le soin à l’imagination fertile des Dominas (et parfois à celle des dominés !) de compléter le tableau.

Revenons au Face Sitting. Pour en profiter au maximum, j’exige le respect de plusieurs principes de base :

1/. Il faut que je sois très confortablement installée : bon fauteuil, avec haut dossier et accoudoirs bien rembourrés, très moelleux sous mes avant-bras ; éventuellement, coussins ou oreillers judicieusement disposés pour un appui agréable de mon dos, de mes reins, de ma nuque, ou que je pourrai attirer aisément à moi en cas de besoin. Naturellement, je reste habillée de la manière qui me convient.

2/. Il faut que l’esclave dont je vais me servir comme « coussin de fesses » dispose préalablement à portée de ma main tout ce dont je peux avoir besoin ou envie : boissons, barres chocolatées, petits gâteaux, fruits de saison, serviette, rince-doigts, petite poubelle de table, mouchoir, télécommandes utiles, revue et/ou livre, poste portatif de radio, en saison chaude éventail et tapette à mouches…

3/. Une fois en place, prêt à me recevoir sur son visage, il faut que le mâle soumis soit entièrement nu et placé dans la posture la plus incommode possible, car le contraste énorme entre mon bien-être et son inconfort total, voire sa souffrance, est un élément vital de ma satisfaction de Femme. La posture que j’aime à imposer est simple mais elle impose au mâle une « cassure » de son cou qui devient vite très pénible : l’esclave s’agenouille devant mon fauteuil en lui tournant le dos, il bascule son torse en arrière de manière à appuyer sa nuque au fond du siège (c’est le mieux pour que je me sente bien à mon aise si je veux rester assise sur lui car alors je peux m’adosser comme je veux), ou à tout le moins au centre. 

Parfois, notamment si je veux me retourner vers le dossier du fauteuil pour m’accroupir sur la face de l’esclave, j’exigerai qu’il place sa tête tout au bord du siège. Comme toujours, tout dépend donc, en définitive, de ce que je cherche à obtenir de l’homme, des sensations que je recherche. 

Si je choisis d’être assise sur le visage de l’homme (comme c’est le cas le plus fréquent car c’est la position la plus reposante pour moi, celle qui me demande un minimum d’efforts physiques), avant même qu’il ne commence à me caresser selon mes désirs, je n’aurai plus qu’à allonger mes jambes autour de ses reins pour que ses cuisses me servent de commodes repose-pieds. 

4/. Je pense que chaque Dominatrice devrait apprendre à se méfier des ruses que tout esclave utilise pour faire croire à sa Maîtresse qu’il souffre plus qu’il ne le fait en réalité. Il est certain que se sentir étouffer plus ou moins sévèrement sous la douce et odorante croupe d’une Femme peut engendrer chez le mâle asservi une certaine panique, que le manque d’air et la difficulté à respirer vont tendre à augmenter.

On ne peut pas ignorer ce phénomène normal. Cependant, je suis persuadée que, s’il est soumis à un entraînement régulier avec allongement progressif des durées de « confinement », un esclave peut suffoquer sans grands risques pour lui pendant de longs moments. Personnellement, j’ai obtenu d’excellents résultats en contraignant mes esclaves à se livrer plusieurs fois par semaine, quand ils avaient terminé leurs tâches domestiques, à des exercices d’apnée, pendant lesquels ils essaient de garder le plus longtemps possible la tête plongée dans une bassine d’eau (ou dans mon bain après qu’ils ont fini de me servir et qu’ils doivent vider et nettoyer ma baignoire).

Naturellement, il est bon aussi de mener une action psychologique auprès de l’esclave. Il faut le convaincre de penser avant tout au plaisir qu’éprouve sa Propriétaire (ce qui l’aidera à endurer son mal-être) et de faire appel à sa patience et à son sang-froid : il sait que son tourment aura une fin plus ou moins proche et, par conséquent,  il doit rester calme et attendre que la Maîtresse ait trouvé sur lui son plein contentement. 

En tout cas, mes Sœurs Dominatrices, s’il est la plupart du temps nécessaire que nous nous soulevions brièvement de temps à autre, nous ne devons pas le faire trop souvent et en aucun cas à chaque fois que le soumis le « réclame ». Ainsi, même si vous êtes persuadée que votre mâle commence réellement à se trouver dans une situation critique, ne libérez pas tout de suite son visage. Au contraire, levez un instant vos pieds pour vous appesantir encore un peu plus sur lui, afin de lui montrer que vous seule et votre plaisir comptez. Puis, au moment où vous sentez ou devinez que le soumis est au bord d’une vraie défaillance physique (une Femme apprend très vite à « sentir » cela dans sa chair même), soulevez-vous lentement en prenant appui sur les accoudoirs, laissez le « pauvre » mâle prendre une grande goulée d’air ou deux, puis retombez lourdement sur lui, et ainsi de suite jusqu’à ce que vous-même en ayez assez ! 

5/. Il existe des Maîtresses qui ont horreur d’entendre les plaintes de leurs soumis lorsqu’elles siègent sur leur physionomie. Elles les voudraient totalement silencieux, résignés à leur sort, ne gênant en rien la Domina par leurs bruits incongrus. Je les comprends mais ce n’est pas du tout mon cas : les soupirs, les geignements, les cris de douleur ou d’angoisse, les supplications étouffées des soumis que je « martyrise » ainsi sont un « plus » pour moi.

Leurs gémissements, leurs tentatives de contorsion parfois, me rendent fière de ce qu’ils arrivent à supporter de moi, par amour et dévouement, uniquement parce qu’ils savent que moi, je suis bien et jouis d’un grand moment de Toute Puissance Féminine. 

6/. J’adopte une « technique » de Face Sitting non seulement en fonction de mes envies et désirs du moment, mais aussi selon les « mérites » de l’esclave dont je me sers. Je sais bien que le mot « mérite » appliqué à un être totalement réduit en esclavage ne signifie pas grand chose, étant donné qu’un tel être n’a pas d’autre choix que d’obéir et de se soumettre. 

Cependant, je ne traiterai pas de la même façon un mâle qui m’obéit ponctuellement, qui me sert avec zèle, humilité et empressement , qui se montre plein d’attention et de prévenances pour ma Personne – et un esclave rétif, maladroit, peu empressé à me plaire et satisfaire, qui obéit lentement et mal, à qui je dois répéter mes ordres, qui ne me sert qu’à son corps défendant et que je suis constamment obligée de punir. 

Je serai plus permissive avec le premier, je libérerai plus souvent son nez ou sa bouche , en m’appuyant davantage sur mes bras (sans pourtant que cela me devienne inconfortable), je me ferai sans doute moins pesante sur sa figure…, alors qu’avec l’autre je ne retiendrai en rien mes pulsions sadiques et prendrai un vif plaisir à le pousser à bout de force et de résistance ! 

Je précise néanmoins que, mes décisions étant toujours souveraines et mes caprices ayant toujours force de loi, cette adaptation n’est pas intangible, automatique. Il m’est plus d’une fois arrivé, par simple caprice, de traiter aussi durement, si ce n’est plus durement, un  « bon » esclave qu’un mauvais. C’est que le soumis, même s’il se comporte on ne peut mieux à l’égard de sa Dominatrice bien-aimée, n’a aucun « droit », au sens strict du terme, pas même celui de compter sur la reconnaissance ou la clémence de la Femme à laquelle il appartient et qu’il s’évertue si bien à servir.

Selon moi, il est même indispensable, du point de vue de la discipline qui doit régner dans la « cour » d’une Domina, sans jamais se relâcher, et du point de vue de la crainte que suscite constamment une Maîtresse, y compris dans une relation où l’esclave est éperdu d’amour pour Elle (ce qui est généralement le cas) et où Elle-Même peut aimer d’une certaine façon son esclave (ainsi que j’aime slavio par exemple), de pratiquer, sans honte ni retenue d’aucune sorte, cette forme d’« injustice » exclusivement favorable à la Femme, grâce à laquelle elle affirme sans cesse davantage son pouvoir et le renforce. 

7/. Enfin, dernier point sur lequel je n’insisterai pas, une Domina, même décidée à tirer le maximum d’avantages d’un mâle qui est à elle, doit savoir se montrer humaine. Je ne pense pas que nous devions imposer de trop longs Face Sittings à un esclave insuffisamment préparé. Ce serait dangereux pour lui et frustrant pour nous (car nous ne pourrions certainement pas aller au bout de notre jouissance. )

De même, nous éviterons par simple humanité, de nous servir de soumis en mauvaise condition physique (rhume, grippe…) ou malades (cardiaque, asthmatique, claustrophobe…) et réserverons ceux-là aux corvées domestiques traditionnelles, en fonction de ce qu’ils savent le mieux faire.

Cependant, il y a d’heureuses exceptions : ainsi, dès le premier jour, j’ai pu rester pesamment installée sur le visage de slavio aussi longtemps que je l’ai voulu, bien qu’il soit atteint d’une légère claustrophobie ! Mais j’ai appris de lui, en le questionnant, que sa première Épouse l’avait patiemment initié au Face Sitting (qu’elle adorait comme moi) et qu’elle lui avait fait suivre une psychothérapie grâce à laquelle sa phobie de l’enfermement s’était sensiblement atténuée.

Je voudrais en venir maintenant à la « technique » elle-même. Je distingue cinq grands types de Face Sitting, que je vais énumérer en allant de celui qui est le plus facile à supporter pour l’esclave mâle à celui qui lui est le plus pénible. 

Je précise que, dans les cinq cas, restant habillée, j’ai une apparence tout à fait normale. Quelqu’un qui surviendrait à l’improviste ne remarquerait peut-être pas sur-le-champ qu’un mâle, presque dissimulé par ma jupe ou ma robe étalée autour de lui (sauf dans la situation numéro 5), est en train de peiner, voire se trouve  « à l’agonie » sous mon corps (les esclaves exagèrent toujours leurs souffrances) ! D’autre part, le fait d’envelopper ainsi l’esclave, de le rendre presque invisible, inexistant, de l’enfermer non seulement dans ma chair mais aussi dans mon vêtement, attise encore mon exaltant sentiment de toute-puissance. 

Voici donc, selon moi, ces cinq catégories de FACE SITTING.

1/ À FESSES NUES ; 
2/ AVEC STRING ; 
3/ AVEC PETITE CULOTTE ENVELOPPANTE OU MINI-SHORT; 
4/ AVEC JUPE OU ROBE BIEN LISSÉE SOUS LES FESSES ; 
5/ AVEC PANTALON MOULANT. 

FACE SITTING À FESSES NUES.
Du point de vue de mon plaisir physique, c’est celui que je préfère car, selon la manière dont je choisis de me poser sur le visage de l’esclave, je vais pouvoir profiter du contact de son nez, de ses lèvres et de sa langue et cela, selon mon choix, plutôt sur mon anus ou plutôt sur ma chatte, mais presque toujours sur les deux à la fois : par exemple, si je me tourne dans un sens, je pourrai recevoir son nez dans ma vulve et sa langue dans mon cul… et inversement, si je suis accroupie sur lui dans l’autre sens.

Je trouve très jouissive… cette pratique et elle me fait énormément suinter…. L’un de mes plaisirs mentaux… est d’ailleurs d’entendre et sentir le soumis laper et avaler… mes secrétions féminines.

Pour l’esclave, il est clair que c’est sans conteste le mode de Face Sitting le moins inconfortable … (en dehors évidemment de la flexion probablement gênante et douloureuse de son cou) : en effet, entordant sa bouche… habilement, en déplaçant ses narines… insensiblement, en tirant profit des mouvements… même minimes que son plaisir fera faire à la Maîtresse, il parviendra presque toujours à inhaler assez d’air… pour endurer aussi longtemps qu’elle le voudra, sa situation.

Je suis convaincue que cela reste vrai, même si le fessier d’une Domina bien plus grasse et lourde que moi occupe la totalité de son visage.

 

 

FACE SITTING AVEC STRING…

C’est une variante… de la forme précédente. La seule différence notable est que le mâle se heurte à une difficulté supplémentaire… : pour lécher et sucer les parties de son intimité que sa Maîtresse offre à son adoration, sa bouche et sa langue doivent batailler avec la ficelle du string. 

De plus, cette ficelle peut lui presser le nez ou les lèvres… – voire les lui écorcher… si les mouvements de la Maîtresse sont un peu vifs… et si les caresses doivent se prolonger… (au cas, par exemple où la Maîtresse serait lente à venir à sa volupté…).

Je dois avouer que je trouve assez amusante … cette contrainte supplémentaire qui me procure les mêmes délicieuses sensations… que le Face Sitting « à cul nu ».

FACE SITTING AVEC PETITE CULOTTE ENVELOPPANTE OU MINI-SHORT

Nous entrons là dans le premier stade d’un véritable étouffement… d’un mâle sous le beau derrière d’une Femme, surtout si la Maîtresse porte un short dont le tissu, quel qu’il soit, est en général plus étanche à l’air… que les mailles de la petite culotte, souvent légère…, vaporeuse… et plus ou moins translucide. 

Comme pour les autres formes de Face Sitting qui suivent, la texture de la petite culotte, et surtout celle du short… – tissu plus ou moins épais et plus ou moins imperméable à l’air, soie, vinyle, cuir… fera énormément varier la difficulté respiratoire… de l’esclave. Point n’est besoin de commenter cette question car elle tombe sous le sens.

Quelle que soit la matière du sous-vêtement ou du vêtement, il va de soi que la qualité de l’étouffement est bien plus grande… sous du textile que lors d’un contact direct avec la chair… de la Maîtresse. En effet, sauf si elle s’arrange pour que les narines et la bouche de son « coussin vivant » soient simultanément obturées… pour un court moment (ce qui, je l’avoue, ne manque pas de charme), les replis de l’intimité de la Domina favorisent une prise d’air à peu près correcte…, et en tout cas suffisante pour éviter une vraie défaillance… du mâle.

L’esclave va donc avoir tendance à réagir davantage, à prétendre qu’il étouffe plus qu’il ne le fait en réalité…. Je répète donc à toutes les Femmes qui aiment pratiquer le Face Sitting : surtout, ne prenez pas pour argent comptant les soubresauts « désespérés » … du soumis que vous tenez écrasé sous votre postérieur. Surtout, ne vous laissez pas affoler nidistraire de la recherche légitime de votre plaisir… par des mouvements désordonnés… des mains (si vous n’avez pas pris la sage précaution de les ligoter…) qui essaient de vous dire : « Au secours ! J’étouffe ! Je suis en danger ! Je vais me trouver mal ! Maîtresse, par pitié, laissez-moi prendre un peu d’air ! »

Ce qu’ils vous cherchent à dire ainsi est plus ou moins vrai…, bien sûr, mais les plongeurs en apnée nous ont prouvé depuis longtemps qu’un homme peut résister bien plus longtemps qu’il ne l’imagine au besoin de respirer. 

Je l’ai déjà dit mais je tiens à rassurer les Femmes Dominantes : si vous ne cédez pas (du moins pas tout de suite) à ses SOS prématurés, vous verrez que, petit à petit, votre esclave s’éduquera, s’endurcira…. Il vous donnera davantage de satisfaction…. Vous pourrez rester assise de plus en plus longtemps… sur son museau, uniquement préoccupée de profiter à fond de tous les bienfaits… (physiques et/ou mentaux) que vous tirez de cette situation.

Pour ce qui nous concerne, moi et slavio, les durées de « suffocation » … auxquelles je pouvais l’exposer au bout d’une dizaine de jours de pratique biquotidienne…, n’avaient rien à voir avec celles du début, pourtant déjà fort acceptables ! 

Donc, Madame ou Mademoiselle, lorsqu’un esclave sur le visage de qui vous pesez à votre guise… vous supplie de la manière que j’ai dite, ne vous croyez pas obligée de vous lever tout de suite ! … Attendez encore un peu ! Soyez certaine que le mâle que vous dominez est encore loin d’avoir atteint ses limites. … Au besoin, amusez-vous à gronder votre soumis de son peu de résistance et de courage, à vous moquer de sa sensiblerie et de sa lâcheté. … Soyez-en sûre : tout « étouffé » qu’il prétend être, il entendra l’essentiel de ce que vous dites… et, la plupart du temps, il cherchera à regagner votre estime… en se montrant plus endurant, plus dévoué… et plus silencieux !

FACE SITTING AVEC JUPE OU ROBE BIEN LISSEE SOUS LES FESSES

J’insiste sur l’expression « bien lissée » car si la robe ou la jupe fait des plis, l’esclave aura moins de mal à trouver de l’air… que si le vêtement est bien tendu sous votre croupe. Or, votre double intention est de prendre votre plaisir… (ici essentiellement mental) ET… de le tourmenter.

Pensez simplement à faire ce mouvement que vous faites spontanément en vous asseyant, qui consiste à passer la main à plat sous votre derrière… lorsque vous vous baissez, pour ne pas froisser ce que vous portez et ne pas être gênée par des plis. Le plus curieux, c’est qu’assez vite, votre mâle soumis étant devenu à votre idée un siège comme un autre…, vous allez faire ce même geste, instinctivement, sans plus y penser que lorsque vous vous laissez tomber dans un fauteuil ou sur un canapé !

C’est une épreuve bien plus dure … pour l’esclave et je ne l’applique que lorsque je suis devenue à peu près certaine des capacités de résistance… du mâle dont je me sers et lorsque je connais bien ses limites.

Comme je l’ai dit, la jouissance physique… de la Maîtresse est forcément moindre. Cependant, si je porte certains tissus aux mailles pas trop serrées, il ne me déplaît pas de sentir que l’haleine oppressée de mon esclave … réchauffe et caresse mon cul et mon sexe. Son souffle fuse à travers mon vêtement et ma petite culotte (si j’ai choisi d’en garder une, mais dans ce cas précis, je crois qu’il est préférable de ne pas en avoir pour ne pas mettre un obstacle de plus entre le souffle de l’homme et votre propre peau) et je trouve cela délicieux.

En revanche, la jouissance mentale … de la Domina augmente considérablement. Je n’insisterai pas là-dessus car chaque Maîtresse aime adopter de temps à autre une attitude sadique … envers le mâle qui dépend d’elle et elle me comprendra :une Femme qui sent son soumis suffoquer péniblement, … parfois même douloureusement, … sous le poids de sa chair, simplement parce qu’elle veut s’amuser de lui … en lui infligeant cette dure contrainte, jouit d’une intense satisfaction mentale…. Et même d’une joie morale … dans la mesure où elle constate une fois de plus que tout, ou presque, lui est permis.

Bien entendu, comme je l’ai déjà dit pour le short, la matière même de la robe ou de la jupe peut « faciliter » la « survie » du mâle… dans ces conditions extrêmes de raréfaction d’air…, ou au contraire la lui rendre beaucoup plus difficile… Il y a des textiles ou des non-tissés qui vont plus ou moins se coller par aspiration… à la bouche et au nez de l’esclave et le gêner considérablement à chacune de ses tentatives d’inhaler un peu d’air.

Les pires matériaux… (pour le mâle), ce sont la soie… ou le Nylon… (qui vont venir épouser étroitement les formes de son visage), le vinyle, le caoutchouc… (désormais peu utilisé), le cuir… (surtout s’il est fin et fluide).

Chaque Maîtresse est souveraine dans ce choix… comme dans tous les autres : c’est l’esclave qui doit s’adapter… à ce qu’il plaît à la Femme de lui faire subir, et non l’inverse. Elle optera donc pour telle ou telle matière en fonction du but… qu’elle s’est donné, des sensations… qu’elle cherche à obtenir… ou tout simplement de sa fantaisie féminine.

Cette fantaisie sans frein ni limites… est d’ailleurs la seule Loi… qui s’impose en toute circonstance au(x) mâle(s) que cette Dame possède. En effet, à chaque question que lui ferait une autre Femme (car de la part d’un mâle, ce serait une impardonnable effronterie) sur les raisons de ses actes, toute Domina pourrait répondre en souriant, à l’instar des Souveraines absolues de jadis : « Car tel est mon bon plaisir ! ».

 

FACE SITTING EN PANTALON MOULANT

On peut redire à son propos tout ce qui vient d’être dit à propos de la robe et de la jupe, à quelques différences près :
1/ Le plaisir sensuel… de la Maîtresse a quasiment disparu mais son plaisir mental… se trouve décuplé ;
2/ Un pantalon qui s’adapte parfaitement au doux fessier de la Femme, et qui est fait en général d’un matière non « poreuse », couvre encore davantage le visage… du soumis et laisse passer encore moins d’air…. La seule chance pour l’esclave de ne pas être conduit jusqu’à l’étourdissement ou au malaise consiste à se montrer le plus coopératif, … le plus patient, … le plus endurant … possible. Il n’y a pas de meilleure occasion pour lui de se concentrer uniquement sur le contentement de la Femme.

Au moment où elle-même se concentre sur la recherche de sa propre satisfaction…, et où elle goûte pleinement sa Supériorité Féminine, … rien n’agace davantage une Maîtresse que de brusques mouvements … (ou tentatives de mouvement) sous sa croupe, ou des gestes inconsidérés des bras et des mains… (si elle n’a pas pris la précaution de les immobiliser ou si elle préféré les laisser libres).

Je serais tentée de conseiller à l’esclave : « Ne trouble surtout pas la joie… de ta Domina, ou bien elle deviendra encore plus dure avec toi ! Keep cool ! Reste zen ! Profite des moindres mouvements … que son beau cul fait sur toi (par exemple, quand elle se penche vers le plateau que tu as disposé près d’elle afin d’y attraper son verre, sa revue, un fruit, le téléphone…) pour inspirer le plus vite possible autant d’air que tu peux. … Si tu sais d’expérience que tes geignements… lui portent sur les nerfs (ce qui, comme je l’ai fait remarquer, n’est pas mon cas), reste le plus silencieux et discret… que tu pourras.

N’oublie pas que tu n’es pas en position de t’insurger…, surtout si tu es plus ou moins ligoté, et que ta Maîtresse te tient totalement en son pouvoir et peut faire de toi ce qu’elle veut. … Si elle t’a laissé les mains libres, ce qui est très gentil de sa part, pense à l’en remercier : récompense-la de son geste de clémence en la caressant doucement : … aux jambes, aux mollets, aux chevilles, aux pieds s’ils sont à ta portée… Essaie d’imaginer … ce que tu pourrais faire pour lui procurer un surcroît de plaisir. … Probablement (mais sais-tu jamais comment va réagir ta Dominatrice ?), elle te saura gré … de tes efforts, de ta belle abnégation, de ton abandon d’esclave. Alors, elle daignera se soulever quelques secondes… pour te laisser respirer « librement »… avant de retomber lourdement sur ton visage, pour de longs moments encore !

Voilà à peu près tout ce que j’avais envie de dire sur ce sujet qui me passionne.

Vous remarquerez que je n’ai pas évoqué deux pratiques que la plupart des Femmes aiment aussi : l’Analinctus… (que vous autres Françaises appelez « Feuille de rose » ou « Pétale de rose », ce qui est très joli) et le Queening.

Comme presque toutes les Femmes, j’adore la Feuille de rose…, surtout lorsque je me sens fatiguée (je travaille beaucoup) et veux me détendre. Alors, je m’allonge sur le flanc, l’esclave couché derrière moi, le visage à hauteur de ma croupe…. Je lui ordonne de m’écarter délicatement les fesses et de me lécher le plus doucement possible, lentement et longtemps…, la raie de mon cul et mon anus. Parfois, je préfère qu’il reste en surface, … d’autres fois j’exige qu’il fasse entrer sa langue…, ce qui est très bon aussi et très excitant.

J’aime frémir puis m’endormir sous ces légers attouchements dans mon cul d’une langue très mobile, chaude et discrètement humide… (je déteste qu’elle soit trop mouillée). Mais il m’arrive aussi d’avoir envie de jouir… avant de me livrer au sommeil. Alors, j’ordonne à l’esclave de passer une main entre mes cuisses et de me branler, sans cesser de me lécher…, en frottant délicatement mon clitoris…. Souvent même, cela me donne « envie de baiser » …, ainsi que vous dites en France, si j’ai sous la main un amant … ou un esclave viril… sachant se retenir de décharger, ou encore, lorsqu’il s’agit de slavio, d’un soumis habile à m’amener à l’orgasme… en manipulant sur moi et en moi des adjuvants, tels que godes et sex toys…

Vous voyez : cela n’a rien à voir avec le Face Sitting, même si de temps à autre j’aime à recevoir la Feuille de rose en étant accroupie sur le nez… de mon esclave, car alors je ne cherche pas vraiment à le faire souffrir du manque d’air…, mais seulement à recevoir sa langue… là où je veux qu’elle aille et à laisser couler dans sa gorge mon miel de Femme jouisseuse…

Quant au Queening…, je ne le dédaigne pas non plus. Il est pratiqué à l’aide d’une chaise… ou d’un trône… spécial sous lequel est attaché le soumis dont le visage affleure à un orifice… du mâle dont je me sers et lorsque je connais bien grâce auquel il peut, en se soulevant sur les coudes, caresser l’intimité de la Femme assise ou allongée sur le siège, juste au-dessus de lui, …. C’est une technique érotique qui apporte beaucoup de plaisir sensuel… à la Maîtresse, mais les joies mentales… qu’elle en tire me paraissent bien moins intenses que dans le Face Sitting, car l’esclave y est soumis à une contrainte bien moindre.

Comme je l’ai montré, le Face Sitting impose à l’esclave un contact direct… avec le corps intime de sa Domina ou avec ses vêtements, en même temps qu’une pression… bien plus forte s’exerce sur sa figure, d’où davantage de peine pour lui… mais aussi une meilleure exaltation servile… (le mâle a l’impression qu’il pourrait « mourir sous le cul » de sa souveraine Maîtresse, rien que pour tenter de la rendre pleinement heureuse…)

Quant à la Domina, … le Face Sitting est pour elle la source d’un profond et durable contentement : c’est pour elle la totale réalisation de Soi … et une affirmation incroyablement forte de sa toute-puissance !

Pour en finir, je voudrais juste ajouter ceci :
que le must pour la Dominatrice… consiste à se soulever le moins souvent et le moins longtemps possible… du visage du mâle humain qu’elle utilise aux fins d’en tirer le maximum de jouissance et de satisfaction féminines ;
que le must pour l’esclave… consiste à garder son souffle (ou un peu de celui-ci) le plus longtemps possible…, tout en faisant de son mieux pour bien caresser… sa Maîtresse, selon les instructions… qu’il a préalablement reçu d’elle, et cela en dépit des conditions précaires ou alarmantes… dans lesquelles il se trouve. En fin de compte, il doit penser AVANT TOUT et CONSTAMMENT au confort et au bien-être… de la Femme à qui il appartient. Grâce à cette abnégation, malgré ses difficultés et/ou ses souffrances, il parviendra à déranger le moins possible … sa Maîtresse dans la recherche du plaisir maximum… où elle est plongée de toute la force de son Être supérieur.

Selon mon humeur, je pratique toutes les formes de Face Sitting que j’ai évoquées. Pourtant, c’est à la première (« à cul nu ») que vont mes préférences, tout simplement parce que je suis une Femme dominante ET extrêmement sensuelle.

C’est la pratique dont je tire le plus de vraie jouissance, bien que ce soit aussi celle où je fais le moins souffrir l’esclave mâle qui me comble de ses caresses enthousiastes. C’est que je ne suis pas une Femme vraiment sadique… ou du moins, je ne me sens pas toujours d’humeur sadique ! Je ne recherche pas systématiquement la pénibilité qu’induit une posture, la souffrance de l’homme qui me sert ce plaisir dont j’ai tant besoin pour demeurer à un haut niveau de Supériorité Féminine. 

Je m’explique clairement là-dessus : si l’inconfort extrême et la souffrance du mâle me semblent de nature à augmenter ou améliorer mes propres jouissances, je n’hésiterai pas une seule seconde à les lui infliger d’une façon tout à fait légitime, en toute tranquillité d’esprit. … Mais si cet inconfort et ces douleurs ne me paraissent pas indispensables à l’obtention de ma satisfaction personnelle, … je saurai m’en passer. De plus, j’ai toujours préféré me montrer une Dominatrice modérée et humaine.

Malgré cela, il y a quelque chose à quoi je tiens et que je n’ai jamais omis de réclamer de l’esclave, afin qu’il ne se croit pas « tout permis » parce qu’il m’a donné du plaisir et/ou de la joie : après chaque séance, il doit se prosterner humblement à mes pieds et me remercier chaleureusement, avec ses mots à lui d’avoir daigné l’utiliser à mon profit… Selon moi, c’est un rituel obligatoire… après chaque séance de Domination poussée, … quelle que soit celle-ci (si vous avez chevauché sur ses épaules…, si vous lui avez fait lécher vos bottes et leurs semelles…, etc.). Mesdames et Mesdemoiselles, je vous conseille de ne jamais oublier cela, car c’est un facteur important dans la continuité de la soumission du mâle à votre volonté et d’obéissance à vos ordres.

Mesdames et Mesdemoiselles, mes Sœurs en Domination … arrivée au terme de cette conférence, qui, je l’espère ne vous aura pas trop ennuyées, je vous remercie de votre attention

Je vous souhaite aussi bonne chance sur les chemins d’une Domination Féminine sans cesse affirmée, étendue et approfondie… et grand succès dans les manifestations éclatantes de votre Supériorité naturelle !

Maîtresse LANLAN, de Beijing. 

 

[Applaudissements prolongés, puis standing ovation : les Femmes et jeunes Filles présentes se lèvent, tandis que les esclaves qui les ont accompagnées restent agenouillés près d’elles, comme ils le sont depuis le début de la séance, sauf lorsqu’une Maîtresse a requis d’eux quelque service particulier, comme de lui apporter à boire ou porter un message à une Consœur Dominatrice…]

(*) Note de l’esclave slavio : Pour ce qui est de « l’étreinte complète », Maîtresse LANLAN ne pensait évidemment pas à moi, car malheureusement pour Elle comme pour moi, elle ne m’a connu et exploité que lorsque j’étais devenu impuissant, mes érections n’étant plus suffisantes pour pénétrer une Femme et encore moins pour la satisfaire.

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Une réponse à « Car tel est mon bon plaisir ! » (apologie du Face Sitting) par Maîtresse Lanlan (publié par slavio63)

  1. Doldec dit :

    Qu’est ce que c’est chiant !

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