Stoffer 6 – Les négriers du cosmos – 4 – Sheila suivi de l’enquête de la Mafia par Nicolas Solovionni

Stoffer 6 – Les négriers du cosmos – 4 – Sheila suivi de l’enquête de la Mafia par Nicolas Solovionni

C’est le moment des adieux, Zorah, sa fille, et Antinéa me roulent une pelle, les bisous des autres restant plus chastes (enfin tout est relatif…).

Sheila m’aide à sortir de ce merdier végétal et nous prenons place dans la barge.

Pas très causante la fifille, elle me regarde avec un sourire béat, moi je regarde sa poitrine… que voulez-vous, on ne se refait pas…

Je restitue la barge au garage et prête mon blouson à Sheila…Elle ne va tout même pas se balader dans les rues de Vargala avec les nichons à l’air ! (ça se fait, mais bonjour la discrétion…)

– On va où ?

Ah, ça y est, elle cause !

Bonne question à laquelle je n’ai pas trop réfléchi, on va donc parer au plus pressé.

– On va chez moi !
– T’as des bonnes choses à bouffer ?
– Oui, ne t’inquiètes pas !
– Du chocolat ?
– Ça peut se trouver !
– Et des cocktails ? moi j’aime bien le Bloody Mary.
– Non, mais j’ai plein d’autres trucs.

Je me dis qu’elle est chiante, mais faut la comprendre aussi, après une année à bouffer du lézard, elle doit avoir envie de plein d’autres choses.

A la maison, elle a pris une douche, puis m’a demandé si j’avais des trucs de maquillage ! Ben non je n’ai pas ça chez moi !

– On peut descendre en acheter… Et il me faudrait des fringues aussi.

C’est tout ? Oui ?

Nadget est sortie. Je lui téléphone.

– Allo ma bibiche, t’es où ?
– A la piscine !
– Figure-toi que j’ai recueilli une nana qui n’a rien à se mettre…
– Hein ?

Bref je lui raconte, et elle me dit qu’elle arrive.

Présentations, bisous, bisous.

– Voilà je t’ai apporté des fringues, ça risque d’être un peu grand, mais le temps d’en acheter d’autres ça devrait le faire… Dis donc, t’es drôlement bien gaulée, toi !
– On fait ce qu’on peut…
– Je peux te caresser les seins ?
– T’es lesbienne ?
– Bi, plutôt, et toi ?
– Moi, je suis hétéro, mais je ne suis pas contre quelques écarts goudou.
– Alors je peux te caresser ?
– Vas-y

Nadget ne se contente pas de caresser, ses doigts viennent frôler les tétons de Sheila. Elle fait ça d’abord doucement puis devant l’absence de protestation de sa partenaire devient plus hardie et serre plus fort.

– C’est bon… lèche les !

Ce sont des choses qu’il est inutile de répéter deux fois à Nadget qui se met à téter les bouts de seins de sa vis-à-vis avec gourmandise.

– Eh ! Dis donc t’es pas trop gênée de rester habillée pendant que tu me fais ça !
– T’as raison, je vais me foutre à poil.

Et ensuite par un juste retour des choses, c’est Sheila qui se mit à téter les jolis seins chocolatés de la belle blackette.

Vous vous imaginez bien qu’elles ne vont pas rester debout infiniment. Le canapé est à côté, elles s’y précipitent…

Et vas-y que je te caresse, que je te lèche, que je t’embrasse… Les doigts vont partout, dans la chatte, dans le trou de balle… Les langues aussi et Nadget se régale du goût du trou du cul de Sheila.

– Hum, ce cul ! Il est divin !
– Régale-toi, ma cocotte !

Et moi dans tout ça ? Me demanderez-vous.

Eh bien moi je regarde, Mon expérience de libertin m’a appris que lorsque deux femmes se donnaient du plaisir, il ne fallait surtout pas intervenir au risque de casser leur trip. Alors je reste assis dans mon fauteuil et je me branle nonchalamment en les regardant faire. Avec un peu de chance, peut-être m’inviteront-elles à les rejoindre. Qui sait ?

Et les voilà en soixante-neuf… et ça se lèche et ça se tortille. Quel beau spectacle elles me font ! Les premiers miaulements de plaisir se sont entendre avant de monter crescendo. Nadget jouit la première en beuglant, rejointe une minute plus tard par Sheila.

Les filles s’embrassent à pleine bouche, elles sont en nage. Je suppose qu’elles vont se diriger vers la douche. Non, elles se chuchotent quelque chose en rigolant puis s’avance vers moi.

…et quelques secondes plus tard, deux gentilles petites langues s’occupaient de ma bite !

Après les courses, (et il y en avait, les fringues, les chaussures, le nécessaire de toilette et de maquillage et un spacephone tout neuf…) Nadget nous a invité dans son restaurant. Fallait voir ce qu’elle s’est empiffré, la Sheila, une vraie goinfre !

– Maintenant, Sheila, il faut qu’on s’organise, je veux bien de te faire un double de mon badge d’entrée pour que tu puisses coucher à la maison, mais je ne peux pas non plus t’héberger en permanence, j’ai une vie privée…
– Et alors je vais faire quoi de mes journées ?
– Ben, bosser !
– Et qui c’est qui va m’embaucher ? Et pour quel boulot ?
– J’ai une copine qui est la patronne d’un salon de massage… Tu sais masser je suppose ?
– Bien sûr, qu’est-ce que tu crois ?

Et le lendemain je présentais Sheila à Dyane… Ouf elle ne sera plus dans mes pattes, maintenant pour sortir ses six copines de la jungle, je n’ai pas trop d’idées pour le moment… mais chaque chose en son temps.

Je peux donc reprendre mon enquête sur les trois morts mystérieuses. Pourquoi je m’occupe de ça ? Demanderez-vous. Ben justement parce que ça m’occupe !

Le navigateur du « Tamanoir » a fini assassiné. Mais le capitaine et son second ont forcément es réponses que j’attends. Déjà la planète de destination, et le reste aussi…

Mais où sont-ils ? Je me renseigne à la capitainerie, leur vaisseau est toujours sur le tarmac..

Je retourne voir la capitaine de police Annabelle Jiker. Elle a tôt fait de localiser Béchima le commandant du vaisseau et Schmidt son second qui sont tous les deux descendus à l’hôtel d’Orion.

– Fais attention à toi ! Me dit la fliquette.

Elle est rigolote, elle me chouchoute.

Je me rends ensuite à la clinique locale dans laquelle travaille toujours la jolie Gundula Miller (voir Stoffer 3 La bâtisse rouge)

– Tu n’aurais pas dans tes fioles un produit qui pourrait mettre une personne en état d’hypnose.
– Oh, toi, je sens que tu vas encore faire des bêtises ?
– J’en suis bien conscient.
– Et tu ne peux pas l’hypnotiser de façon classique ton bonhomme, entre quatre yeux !
– Ben, non, d’une part je ne sais pas faire et ensuite je ne vois pas bien comment me retrouver en tête à tête avec lui et l’obliger à me fixer
– Je vois, je peux te proposer du Loubliom, c’est un anxiolytique qui transforme le cerveau du patient en légume pendant plusieurs heures, voire plusieurs jours, ça dépend de la dose……
– Et l’effet est immédiat ?
– Oui. Ça va très vite, moins d’une minute !
– C’est des cachets, des gélules ?
– Non, c’est en flacon, et ça se dose avec un compte-goutte. Trois gouttes devraient suffire.
– C’est d’un pratique !
– Ah ! Mon pauvre chéri, la vie n’est pas facile tous les jours !
– C’est ça fous-toi de moi !

Je téléphone à la mère Jiker et lui fait part de mes intentions, elle me dit qu’elle sera présente le lendemain matin à l’hôtel d’Orion. En ce moment elle m’a à la bonne, et ne peut rien me refuser, je vous dis, elle doit avoir envie que je la saute. Il faudra que je me dévoue, je lui dois bien ça.

Et le soir je branchais Sheila.

– Ça a été ta petite journée ?
– J’ai pas fait grand-chose, mais les clients étaient satisfaits et ta copine était contente de moi.
– Super, demain j’ai besoin de toi pour autre chose.
– Je ne retourne pas au salon, alors ?
– Si, mais après… Je suppose que tu sais séduire un homme
– Ben j’ai des arguments non ?
– Alors voilà, je te montre les photos, celui-ci s’appelle Schmidt et il est descendu à l’hôtel d’Orion.
– Il a une gueule de pédé, si c’est ça je ne pourrai pas le séduire.

Je n’y avais pas pensé à celle-là !

– Tu essaies, on verra bien. Et celui-ci c’est Béchima le capitaine.
– Pas l’air aimable !
– Tu devras brancher le premier qui descendra… (et je lui explique le plan)

La lendemain matin d’assez bonne heure, on se pointe à l’hôtel d’Orion, on s’installe à deux tables différentes mais pas trop éloignées l’une de l’autre.

La capitaine Jiker est là, en uniforme afin d’éviter toute intervention de la sécurité de l’hôtel au cas où l’affaire se gâterait.

Au bout d’un heure Schmidt descend… seul, une bonne chose, il aurait été accompagné, cela aurait été plus compliqué. Je fais signe à Sheila d’y aller ! Il commande son petit déj et pose une sacoche noire sur la table, il l’ouvre, manifestement il cherche quelque chose… peu importe.

Sheila prélève trois unités de Loubliom dans le compte-goutte, qu’elle coince dans son bracelet, elle attend que l’homme soit servi et fonce :

– Bonjour beau brun, tu me paies mon café ! Lui demande-il.
– Tu sors d’où, toi ? Tu fais la pute dès le matin ?
– Je cherchais juste un peu de compagnie…
– Fous le camp, je n’aime pas les putes.
– T’es pas gentil… Oh pardon…

Shella vient volontairement de faire dégringoler la sacoche de l’homme, dont le contenu s’éparpille au sol. Et pendant qu’il ramasse en maugréant, la fille injecte le médicament dans son café, puis disparaît de l’établissement.

Je crains les complications, aussi je me lève !

– Je vais vous aider ! Proposais-je en aidant Schmidt à ramasser son fouillis.

Il se relève, les yeux dans le vague.

– On est où, là ? Demande-t-il.
– A l’hôtel !
– Ah, je me sens tout mou, j’ai comme un trou de mémoire, l’atterrissage s’est bien passé, alors ?
– Nickel ! Et là-bas vous avez livré quoi ?
– Je ne sais plus ! Tout ce dont ils avaient besoin, alcool, tabac, médocs, fringues, faut bien qu’on les nourrisse, sinon ils deviennent paresseux et les gardiens se relâchent. Quand ils nous ont vu débarquer, les gardiens ont eu du mal à tenir les esclaves, on a été obligé de tirer… Du coup on en a pris un au hasard et on l’a fouetté devant tout le monde ! Qu’est-ce qu’on a rigolé !

Il n’arrête pas de parler, un vrai moulin à paroles.

– Et c’était où tout ça ? Sur quelle planète ?
– Kirka. Bien sûr !

Je vérifie sur mon spacephone, mais ne trouve aucune référence de cette planète.

– Ça n’existe pas ! Lui objectais-je.
– C’est nous qui l’appelons comme ça, sinon, ça n’a pas de nom officiel, c’est une planète à numéro…
– Et on peut le trouver où ce numéro ?
– Alors là ? Faut demander au capitaine…

Je me rends compte que j’ai fait une connerie, c’est le capitaine qu’on aurait dû brancher et lui seul !

– Vous n’êtes pas bien, je vais vous conduire à la clinique… soufflais-je à Schmidt.
– Vous croyez ?
– Mais oui, mais oui…
– Je ne suis pas malade…
– Ils vont juste vous donner un petit remontant…

Je demandais à Gundula Miller de trouver un prétexte pour garder Schmidt « sous le coude » quelque temps…

– Et tu l’empêches de communiquer avec l’extérieur. Je vais lui confisquer son spacephone.

Et c’est en sortant de la clinique, que j’entendis une énorme explosion…

Les gens s’affolent tandis qu’une épaisse fumée noire s’échappe de la ville.

– Qu’est ce qui se passe ? Demande un quidam.
– Ça vient du cosmodrome ! Répond un autre.

Dans ces situations on a parfois des réactions et des pensées incongrues, et je me demandais si ce n’était pas mon vaisseau qui venait d’exploser. Je n’ai pas vraiment d’ennemis, mais mes investigations, qui se sont pourtant efforcées d’être discrètes, ont pu en énerver certains…

Et tandis que tout le monde courre dans tous les sens, je me dirige vers le cosmoport.

J’entre dans le hall, mais la sortie vers le tarmac est condamnée par des rubans de police.

– Qu’est-ce qui se passe ? Demandais-je à un poulet.
– Dégagez, il n’y a rien à voir.
– Je suis un ami de la capitaine Jiker
– Oui, ben c’est pas le moment…
– Ecoutez, je suis le Capitaine du Rosamunda, j’aimerais quand même savoir si c’est mon vaisseau qui a explosé…
– Je ne peux pas vous renseigner. Laissez la police accomplir son travail. Dès que nous aurons des informations, elles vous seront communiquées.
– Communiqués comment ?
– Mais j’en sais rien moi !

Je n’avais donc d’autres options que d’aller poser mon cul sur une banquette en attendant les nouvelles.

Une heure que j’attends comme un con. Je ne devrais pas m’angoisser, si mon vaisseau a pété, les assurances me rembourseront (en principe) et j’ai assez de tunes pour m’en acheter un autre… quoique les occasions de prendre l’espace deviennent rares en ce qui me concerne. Non ce qui me turlupine c’est de savoir que des individus me prennent pour cible. Bien sûr que je ne vais pas me laisser faire mais bon…

Et voilà que j’aperçois la mère Jiker qui revient du tarmac en franchissant le ruban de sécurité .
Elle m’aperçoit…

– Ben alors, Stoffer, on fait banquette ?
– On n’a pas voulu me laisser passer… C’est mon vaisseau qui a pété ?
– Ton vaisseau ? Non ce n’est pas ton vaisseau, c’est le Tamanoir !

Ouf !

Mais ça pose d’autres questions. Qui a bien pu faire exploser un vaisseau de ravitaillement, alors que les crimes sont de facto interdit sur Vargala ?

– Il y a beaucoup de victimes ?
– Non le vaisseau était vide. C’est du travail de pro, ils ont placé une charge suffisante pour provoquer l’explosion mais sans provoquer de dégâts collatéraux.
– T’as de soupçons ?
– Si j’ai des soupçons, je ne vais pas te les dire, mais pose-toi les bonnes questions, tu vas trouver tout seul !

Elle est marrante, elle !

Flash-back

Roger Montesinos est depuis 15 ans (en années terrestres) le bourgmestre de Vargala Station, il n’a jamais été élu et a été nommé à son poste par son prédécesseur qui se faisait vieux. On le soupçonne d’être le parrain de la mafia locale, mais personne n’ose s’aventurer à faire ce genre de vérification.

Il a devant lui Brent Quinto, l’un de ses fidèles lieutenants.

– Jiker a trouvé l’identité du tueur, un dénommé Jando Sambariz, elle a envoyé sa trombine sur tous les spacephones de ses indics… Autrement dit; comme elle se doute que certains de ses indics sont des agents double, elle nous demande de faire le boulot…. Commence Montesinos
– Pas forcément… ses indics « propres » peuvent très bien le localiser avant nous…
– Envoi un message à tous le réseau, précise qu’il s’agit d’une urgence absolue.
– Je vais aller faire ça…
– Non, reste là et tu fais ça tout de suite !

A peine cinq minutes plus tard le spacephone de Quinto sonnait.

– Sambariz repéré au bar de la Colombe.
– Déjà ! Ordre de l’intercepter et de le conduire à la Madrague.

Quinto dépêche deux hommes pour cueillir Sambariz.

Quelques minutes plus tard les deux hommes entraient dans le bar en question, repérait Sambariz occupé à on ne sait quelle activité à l’aide de son spacephone et s’asseyaient devant lui.

– Hé, mais je nous ai pas invité…
– Tu ne nous reconnait pas ?
– Vous devez confondre…
– Le chef veut te parler…
– Quel chef…
– Ou tu viens avec nous sans faire d’histoire et on pourra peut-être travailler ensemble, ou tu refuses et dans ce cas je te tirer dans les jambes, et c’est en ambulance que tu vas rencontrer le chef !

Sambariz n’est pas rassuré mais s’accroche à la phrase parlant de « travailler ensemble ». Il se lève et va pour sortir entouré par les deux mafieux.

– Hé ! Il n’a pas payé sa consommation ! Proteste le loufiat.
– Pas grave, je vais lui payer ! Propose le premier mafieux en tendant son spacephone.

Et c’est dans une petite barge volante que l’on conduit Sambariz à la lisière de la ville dans une construction en ruines et abandonnée surnommée pompeusement la Madrague.

Sur place on ligote le bonhomme sur une chaise en faisant fi de ses protestations. Et quelques minutes plus tard Montesinos et Quinto arrivaient à leur tour.

– Bon on t’écoute ! Commence le bourgmestre.
– Mais vous vous trompez de personne !

En guise de réplique Quito lui envoie deux baffes.

– A la prochaine mauvaise réponse je te coupe un doigt. Tu as assassiné trois personnes, on veut tout savoir.
– Ecoutez, est-ce que vous pouvez juste envisagez que vous vous trompez de personne ?

Quinto fait signe aux deux autres mafieux de lui libérer la main gauche. Il sort de sa poche un petit mais puissant sécateur et l’approche de l’index droit de Sambariz qui hurle comme un damné.

Quinto ne se laisse pas impressionner et coupe le doigt d’un geste sec.

Ça fait vachement mal !

– Une compresse s’il vous plait !

– On reprend. On sait que tu as tué un mec qui s’appelle Wang ! Tu confirmes ?
– Je l’ai pas fait exprès !

Non, non, hurle-il quand il voit s’approcher le sécateur, prêt à couper un autre doigt.

Mais le mafieux n’en a cure et coupe ! Sambariz perd connaissance.

– Une compresse et un verre d’eau.

– Bon écoute pépère, il faut bien que tu te mettes en tête que ton sort est scellé. Ici on ne tue pas les gens, on les envoie dans la presqu’ile des exclus. Reste à savoir si tu veux y aller avec juste deux doigts en moins ou si tu préfères qu’on continue à couper. Il reste huit doigts à couper, après on peut couper les orteils, les oreilles, les couilles, la bite…
– Bon, c’est quoi la question ? Demande-t-il en tremblant
– Tu as tué Wang, oui ou non ?
– Oui !
– Et les deux autres meurtres c’étaient toi ?
– Oui, mais je n’aurais jamais dû accepter…
– Accepter quoi ?
– Le contrat !
– Un contrat sur Vargala ? Mais comment as-tu pu penser que tu t’en sortirais ?
– Je ne suis pas très malin.
– Et le nom de la personne qui t’as engagé pour ces contrats.

Sambariz réfléchit, il se dit que s’il parvient à s’échapper de la presqu’ile des exclus, il n’a pas intérêt à balancer son commanditaire.

– Je ne connais pas son nom ! Balbutie-t-il.

Et cette fois c’est l’index de la main droite que l’on coupe.

– J’espère qu’on va avoir assez de compresses ? Se gausse Montesinos.
– On en a plein, chef !

Sambariz n’en peut plus. Mais il se dit que fournir un nom inventé pourrait sans doute le faire.

– Il s’appelle Manchek.
– Alors on récapitule, ce Manchek a au moins trois hommes à tuer, je ne te demande pas pourquoi, tu ne dois pas le savoir. Et comme par hasard il tombe sur toi, alors que tu sais pertinemment que les meurtres sont interdits ici.
– C’est plus compliqué…
– Il fait quoi comme activité, ce Manchek ?
– Il n’est pas résident, c’est un astronaute en bordée.

L’un des mafieux s’éloigne et contacte l’astroport puis revient.

– Aucun Manchek dans la liste des équipages qui ont atterri ici, chef.
– Mais c’est un pseudo, bien sûr ! hurle. Sambariz.
– Admettons ! A quel endroit a eu lieu le contact ?
– Au « Requin doré ».
– Et c’était quand ?.
– Euh, le 15 ou le 16 pluviôse, je ne sais plus exactement.
– OK on fait une pause.

Quinto demande à l’un de ses agents de se renseigner sur place, ce dernier se fait communiquer les enregistrements vidéo des dates en question. On y voit effectivement Sambariz discuter avec un type qui lui fournit ce qui semble être une liste manuscrite.

Il isole le visage de l’inconnu puis l’envoi à la capitainerie de l’astroport, le type à l’autre bout ne peut rien refuser à la mafia et lui fournit la réponse.

– Schmidt, officier en second du vaisseau « le Tamanoir. »
– Ce vaisseau est toujours sur le tarmac ?
– Oui, il a prévu de redécoller après-demain.

– Faut retrouver ce mec d’urgence avant qu’il ne reparte dans l’espace ! Indique Quinto à son chef.
– O.K., on met tout le monde à sa recherche. Il y a un truc que je comprends pas ! Tu le connaissais d’avant ton commanditaire ?
– Oui ! Je suis originaire de Louzia3, là-bas j’étais un peu tueur à gages, et puis une affaire a mal tourné. Manchek était un déjà second de vaisseau et trempait dans des trucs louches, il m’a proposé un deal, il m’exfiltrait de Louzia3 et me transportait sur Vargala, je trouvais que c’était un bonne idée ! Qui irait chercher un tueur à gages sur une planète où le crime est interdit ?. Et en échange il me dit, « le jour où j’aurais besoin de tes services, je compte sur toi pour ne pas te dérober. »
– Et tu vivais de quoi sur Vargala ?
– Des petits boulots,… des livraisons.. surtout des livraisons…
– On a appris tout ce qu’on voulait savoir, conduisez-moi ce connard dans la presqu’ile !

Le lendemain, personne n’avait trouvé Schmidt. Son hôtel avait été localisé mais il n’y était plus.

– Il doit se planquer dans un trou à rat, on va vérifier s’il n’a pas quitté la planète, on ne sait jamais, il a pu se faire enregistrer comme passager. Déclare le bourgmestre.
– Et sinon ?
– Sinon, on fait sauter le vaisseau !

Fin du flashback

A suivre

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2 réponses à Stoffer 6 – Les négriers du cosmos – 4 – Sheila suivi de l’enquête de la Mafia par Nicolas Solovionni

  1. Dumigron dit :

    Est-ce que Sheila a des couettes ?

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