Martinov 32 – L’avocat ripou – 6 – Drôles de témoins

Martinov 32 – L’avocat ripou – 6 – Drôles de témoins

Kevin Moreau a changé d’adresse mais le gardien de son immeuble lui communique la nouvelle ! C’est à l’autre bout de Paris, pas bien grave !

Ce personnage n’a rien à voir avec Lebel, c’en est presque l’antithèse. Physique de playboy, cheveux blonds décolorés, sourire ravageur. Elle en est troublée, Brigitte, on le serait à moins.

– Brigitte Silverberg, détective privée !
– Ciel ! J’ignorais qu’une détective privée pouvait être aussi charmante ! Je suis overbooké mais je peux vous accorder cinq minutes.
– Disons 10 ?
– D’accord, entrez.

Et Brigitte refait son baratin…

– Et donc vous avez eu une éruption cutanée ?
– Oui des plaques rouges !

Et là elle ne comprend plus, entre les piqures « comme des insectes », les boutons verdâtres et les taches rouges, ça ne fait jamais que trois versions différentes !

Mais enfin comment les flics ont-ils loupés ce fait ?

Et quand la détective lui met le marché en mains, Moreau est on ne peut plus clair.

– Non ! Les dommages et intérêts, si je les encaisse tant mieux, mais je ne cours pas après. Je gagne très bien ma vie, que voulez-vous que je fasse de 1 000 euros ?
– Ah ! Vous êtes dans quoi, si ce n’est pas trop indiscret ?
– Je ne voudrais pas vous choquer.
– Vous savez, avec le métier que j’exerce, je ne me choque pas facilement.
– Alors disons que je suis un peu escort-boy !
– Ah !

Brigitte en a le verbe coupé ! Elle dévisage Moreau envahi par un curieux fantasme

– Si ça vous intéresse, je suis à votre disposition ! Reprend Moreau.
– Disons que ça me tente !
– Une heure ?
– Oui !
– 200 euros, ça ira ?
– Je ne les ai pas sur moi, je peux vous faire un chèque ? Ou alors je descends jusqu’à un distributeur et je reviens… Propose Brigitte
– Mais non faites-moi un chèque ! Vous aimez des choses en particulier ? N’ayez pas peur de me dire, je n’ai aucun tabou.

« Moi non plus. » faillit répondre Brigitte mais elle ne le fit pas

– J’aimerais que vous dominiez un peu !
– Domination physique ou verbale ?
– Les deux !
– On va commencer, vous pourrez stopper la séance à tout moment avec un mot de sécurité, ce sera « Autruche »
– OK, vous pouvez me faire ce que vous voulez, mais vous ne m’attachez pas, vous me bâillonnez pas et vous ne bandez pas les yeux.
– D’accord ! A partir de ce moment la séance commence ! A poil, chienne !

Brigitte se déshabille, Moreau reste habillé ce qui contrarie quelque peu la détective.

– C’est quoi ces sous-vêtements ? C’est pour faire la pute ?
– Heu…
– Retire-moi tout ça ! Et tourne-toi je vais te rougir ton gros cul de poufiasse.

Brigitte se met en position, tandis que Moreau s’en va à côté chercher une cravache. Quand il revient il est à poil, la bite demi-molle. Mais la détective ne le voit pas

Moreau frappe un premier coup.

– Aïe !
– Ça te fait mal conasse, je m’en fous tu peux gueuler tant que tu veux, je n’arrêterais que si tu me dis le mot de sécurité.

Et il continue de frapper à la volée.

Brigitte parvient à sublimer la douleur qui se transforme en un plaisir masochiste qui l’a fait mouiller d’abondance.

– Bon, c’est tout rouge, je vais arrêter, je ne voudrais pas abimer ton instrument de travail. Retourne-toi !

Et du coup Brigitte découvre Moreau dans le plus simple appareil, la bite à l’air, fière come un piquet !

– Tu regardes ma bite, salope ! Je parie que tu aimerais bien la sucer. T’es qu’une suceuse de bites ! Dis-le-moi que tu es une suceuse bites.
– Je suis une suceuse de bites !
– C’est bien, t’es pas contrariante ! Suce-moi bien !

Puis au bout d’un moment

– Je vais me retourner, tu vas me lécher le fion, ça te changera les idées !

Ce n’est bien évidemment pas une corvée pour Brigitte qui s’acquitte de cette tâche avec application.

– Hum, c’est bon ce que tu me fais, t’es vraiment une morue vicieuse ! Allez retourne-toi, j’ai envie de jouer avec tes nichons.

Moreau lui pince fortement les tétons faisant hurler de douleur la détective, des larmes coulent de ses yeux entrainant le Rimmel sur ses joues. Elle est à deux doigts de prononcer le mot de sécurité mais prend sur elle pour ne pas le faire.

– Ah ben, t’es jolie comme ça ! On dirait un clown.
– Merci pour le clown !
– On arrête la domination ?
– Oui mais j’aimerais bien jouir…
– Tu aimerais que je t’encule !
– Bonne idée.
– Alors en levrette, ma jolie !

Une capote, un peu de gel… Et hop, la bite de Moreau pénètre dans l’anus de Brigitte et s’agite comme un beau diable jusqu’à ce qu’elle hurle sa jouissance.

Une mini douche, un jus de fruit… et Brigitte quitte Moreau satisfaite du trip sexuel, mais navré de l’échec de sa mission

Flash-back

Pour comprendre mieux les bizarreries des entretiens entre Brigitte et les plaignants, petit retour en arrière.

Maître Stanislas Lestincourt contacte Lebel par téléphone.

– Tu peux me rendre un petit service ?
– Si c’est dans mes cordes.
– Tu vas prendre un rendez-vous sur Doctolib avec le docteur Calivoussi, c’est un dermatologue. Il faudra te rendre à ce rendez-vous, il ne va pas t’ausculter mais il te filera un arrêt de travail et une ordonnance, en fait tu es censé avoir eu une éruption de boutons après avoir ingurgité un produit de sex shop qui facilite l’érection. C’est tout ce que tu as à faire pour l’instant, de mon côté je déposerais une plainte en ton nom pour empoisonnement. Il y aura probablement un procès et je te brieferais pour les détails à ce moment-là !

Il tint ensuite le même discours à Moreau (sauf l’arrêt de travail, un escort-boy n’en a pas besoin)

Fin du flashback

En sortant de chez Moreau, Brigitte s’en va prendre un café à la terrasse d’un bistrot. Passablement agacée par son échec, elle feuillette ses photocopies.

– Putain, la plainte a été déposée au nom des deux gus par Lestincourt, rapport du toubib à l’appui. Moreau et Label n’ont, eux, jamais rien écrit !

Le lendemain l’entretien téléphonique entre Brigitte et Lebel fut bref.

– J’ai bien réfléchi ! Je refuse votre proposition, au revoir madame !

Lebel tenta par deux fois d’aviser Maître Stanislas Lestincourt de cette curieuse visite, mais ça ne répondait pas. N’ayant pas envie de se prendre la tête il laissa tomber.

Brigitte se rendit alors à Louveciennes chez le professeur Martinov.

– Je suis désolée, mais ça n’a pas marché et je n’ai pas bien compris pourquoi.
– On ne t’en veux pas ! Répondit Martinov, on ne peut pas réussir à tous les coups.
– Il y a quand même quelque chose d’étrange, les deux mecs m’ont décrit leurs symptômes. Or ça ne correspond pas à ce qu’a écrit le toubib.
– Ah ? Et pourquoi ça n’a pas marché d’après toi ?
– L’un des deux n’a aucun problème de trésorerie donc ça l’intéressait pas; dommage il était sympa, quant à l’autre, un mec pas vraiment intéressant il ne voulait rien faire sans l’avis de son avocat.
– C’est bizarre ce truc ! Sans doute un avocat qui veut faire le buzz avec cette affaire. Si c’est ça on est mal. T’as le nom de cet avocat.
– Oui je l’ai noté sur mon téléphone… Stanislas Lestincourt !
– Quoi ! S’exclament de concert, Béatrice et le professeur.
– Qu’est-ce qu’il y a ? Vous le connaissez ?
– Bien sûr qu’on le connait, ce salopard !

Et Béatrice relate à Brigitte cette sombre histoire impliquant le frère de l’avocat et ses petits bonhommes imaginaires.

– Autant dire que ça change complétement la donne ! Commente le professeur.
– O.K. Le puzzle se met en place ! Reprend Brigitte. Personne n’a été empoisonné, personne n’a attrapé de boutons ! Lestincourt a obtenu trois faux témoignages. Mais en contrepartie de quoi ?
– Du fric je suppose… La promesse de dommages et intérêts…
– Pour Lebel peut-être, mais pour Moreau et le toubib, ça ne colle pas trop. Objecte la détective
– Il y a un truc à creuser. C’est dans tes cordes ?
– Je peux toujours essayer.
– Les faux témoignages c’est puni par la loi, non ?
– Mais comment le prouver ? Le seul écrit au dossier est constitué par le rapport du toubib…
– Il faudrait leur faire écrire noir sur blanc ce qu’ils t’ont raconté.
– Avec Lebel c’est peine perdu. Quant à Moreau, je peux toujours essayer de la manipuler, mais s’il écrit il tombe sur le coup d’une inculpation pour faux témoignage, ça m’étonnerait que ça marche. Non la seule piste, c’est le toubib, mais pour le moment je ne vois pas bien comme l’exploiter.
– Faut le déstabiliser, lui foutre la trouille ! Intervient Béatrice.
– Mais je n’ai pas le pouvoir de faire ça… Oh ! Et si tu demandais à ton ami Gérard, avec sa vieille carte de la DGSE, il peut faire des miracles.
– Bingo !

Rappelons aux lecteurs qui est ce Gérard de son nom complet Gérard Petit-Couture, ancien ministre (fort brièvement), ancien agent secret, qui avec l’aide de sa campagne, la belle Florentine a déjà rendu maints services au professeur Martinov et à Béatrice (pour plus d’informations sur ce personnage voir Martinov 4 – Professeur Martinov et le grimoire magique)

A suivre

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2 réponses à Martinov 32 – L’avocat ripou – 6 – Drôles de témoins

  1. Jobert dit :

    Je n’aurais jmais pensé que l’activité de detective privée offrait tant d’opportunité coquines !

  2. Honorine dit :

    Oh qu’elle me plait bien cette Brigitte là !

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