Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 10 – L’épreuve de confirmation

Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 10 – L’épreuve de confirmation

J’ai regagné mon domicile en taxi et j’ai attendu avec anxiété l’heure fatidique en me fixant une ligne de conduite théorique !

– Si je sens que c’est dans mes cordes, je le fais, sinon je laisserais tomber et dans cette hypothèse, je ne verrais plus Pandora… je m’en remettrais.

Et à minuit presque pile, Zéphyra et Pandora toquaient à la porte fenêtre de mon balcon.

Je ne sais pas quel est l’âge véritable de Zéphyra, mais elle a le cops et le visage d’une femme de 40 ans. Elle a comme on dit, le port altier.

– Je vous ai fait du thé… commençais-je.
– S’il est empoisonné, ça ne me fera rien !

Qu’est-ce qu’elle est drôle.!

– Alors voilà, je suppose que t’as jamais entendu parler de Lucie Real.
– Ah, non !
– Ce n’est pas une sorcière, c’est une rebouteuse. Elle habite à Dijon, elle s’est fait emmerder par la police mais aussi par la population et les réseaux sociaux pendant l’enquête quand les flics se sont intéressées aux têtes coupés…
– Oh là là… ça s’embrouille.
– Ne t’inquiètes pas, j’ai demandé à Pandora de te préparer un mémoire avec tous les détails. Mais toujours est-il que cette dame a frôlé la dépression et a été quasiment obligée de déménager à Beaune. Certains journalises ont été dégueulasses avec elle. Il n’est par conséquent pas trop difficile de s’imaginer qu’elle veuille se venger. Donc cette vengeance tu vas t’en occuper.
– C’est ça la mission ?
– Pas seulement, la mission c’est un deal, tu assures sa vengeance et en échange elle rejoint nos rangs. Tu acceptes cette mission ?

Je donnais mon accord et poussait un ouf de soulagement, je m’attendais vraiment à quelque chose de bien plus tordu.

Le lendemain je récupérais le mémoire chez Pandora, Les sorcières de Zéphyra avaient effectué un bon travail préparatoire puisque j’étais même en possession de la nouvelle adresse de cette Lucie Real.

J’ai posé trois jours de congé pour « raison de famille ». J’ai préparé un change un peu chic dans un sac à dos, j’attends minuit, enfourche mon balai, direction Beaune, il parait qu’il y a du bon pinard dans la coin.

Sur place, après avoir envoyé mon balai se planquer sur le toit d’un petit immeuble, je louais une chambre d’hôtel.

Le lendemain, j’attendais l’heure de l’ouverture des magasins puis pénétrait dans la boutique.

Pandora m’avait conseillé de n’user de mes pouvoirs qu’avec parcimonie, Cette Lucie Réal ne devait pas, autant que faire se peut, se sentir sous emprise.

Elle a bien belle allure, cette Lucie, brune, coiffée en chignon, visage ovale, lunettes à grosses montures, tailleur pantalon pied de poule… J’y vais au flan :

– Bonjour ! J’aime bien le soutien-gorge bleu qui est en vitrine, je peux le voir de plus près ?
– Bonnet D, je suppose !
– Vous supposez fort bien, Madame Réal !
– Hein ? Vous connaissez mon nom ?
– Croyez bien que c’est un peu hasard.
– Si vous m’expliquiez…
– En vérité nous avons un ennemi commun !
– Je n’ai pas d’ennemis.
– Même pas Charles Duplessis ?
– Ah, c’est lui ! Ce n’est pas un ennemi, c’est un salaud.
– Ce n’est pas incompatible !
– Si vous souhaitez essayer le soutien-gorge, la cabine est sur la gauche…

C’est pas gagné !

Surtout ne pas la brusquer. J’essaie le soutif. Il me va bien. Dans certains récits érotiques les vendeuses viennent tripoter les clientes. Mais ce ne doit pas être une spécialité locale !

– Vous auriez la culotte assortie ?
– Oui mais je ne peux pas en permettre l’essayage. Et sur ce produit, il n’y a ni échange ni remboursement non plus. C’est comme partout !
– Pas grave, je prends quand même… j’ai entendu dire que vous étiez rebouteuse à Dijon…

Pas de réponse !

– Je suis moi-même un peu sorcière ! Repris-je.
– Voilà, c’est 58 euros, vous payez comment ?
– Par carte !

Puisqu’elle ne veut rien me confier, il me faut la surprendre sinon je ne vais jamais y arriver…

Un stylo traine sur le comptoir, je me concentre et le fait voler comme un papillon dans toute la boutique.

– Amusant, vous êtes prestidigitatrice ?
– Non, c’est un pouvoir que j’ai ! Et j’en ai d’autres.
– Et bien tant mieux pour vous.
– Je peux par exemple vous paralyser pendant une ou deux minutes…
– Oui, bon, vous êtes en train de me vendre une démo ! Alors stoppons là, ça ne m’intéresse pas. Si vous voulez tapez votre code pour valider votre paiement.
– Rendez-vous compte, si vous aviez le pouvoir de transformer Duplessis en grenouille !
– Non, ça suffit maintenant ! Rétorque Lucia en haussant le ton, validez votre achat et disparaissez de ma boutique.

Moi qui pensais que ce serait facile, j’étais en train d’échouer… Et j’ai eu soudain une idée.

– OK je vais partir ! Répondis-je en validant mon code, c’est dommage parce qu’on aurait pu se venger de Duplessis et puis on aurait pu éponger vos dettes.
– Hein ?

Et oui, il suffit parfois de parler de fric et les gens écoutent mieux.

– Ce serait pas mal si je vous permettais de rembourser votre prêt par anticipation, non ?
– Un truc illégal ?
– Non, un sortilège.
– Et vous pratiqueriez comment ?
– Il suffit de se rendre chez un vieux bourgeois du coin et de lui faire effectuer un virement sur votre compte bancaire.
– Ça sent la magouille !
– Pas du tout je ne vous demande rien, je vous indiquerais comment faire, c’est vous qui ferez le boulot.
– Ben voyons ! Et vous ne prenez pas une petite commission ?
– Non !
– Mais alors pourquoi tant de sollicitude ?
– Je veux me venger de Duplessis, pour cela j’ai besoin de vous. Il y a juste une petite contrepartie !
– Je me disais aussi !
– La contrepartie c’est que vous rejoignez nos rangs !
– Vous êtes une secte ?
– Non un coven !
– Un quoi ?
– Une sororité de sorcières.
– Et pourquoi s’intéresser à moi ?
– Parce que vous avez du potentiel, votre activité de rebouteuse le prouve… Et parce qu’on recrute… Des pouvoirs magiques, la vie éternelle… sauf si on s’en prend à votre cerveau… C’est pas mal tout ça, non ?
– Je peux réfléchir ?
– Mais bien sûr.
– Voici mon adresse perso, soyez-y pour 19 h 30. Ah, il y aura peut-être mon fils, n’abordons pas ces choses devant lui, mais il nous laissera tranquilles

Ouf, ça n’a pas été de la tarte !

Et le soir, à l’heure dite Lucia me recevait tout sourire en jeans et tee-shirt, me présentait Axel, son fils au look ambigu et me servait un verre de Martini bien glacé (et avec une rondelle de citron).

Je la laissais me poser un tas de questions, aussi bien sur les modalités du virement que sur le pouvoir des sorcières

Je sondais un instant son cerveau cela me rassura, elle était sur point d’accepter… Mais son esprit me renvoya une étrange image, celle où elle dansait sur un rythme échevelé en compagnie d’Axel.

Coquine et curieuse j’ai voulu désinhiber Lucia pour en savoir davantage, mais mon action a été interrompue par la sonnette d’entrée.

– Ah ! Lorenzo ! Bonsoir ! Axel est dans sa chambre il t’attend.

Le type me salue.

– Une amie ! Me présente simplement Lucia,

Je réalise alors que je ne lui ai jamais confié mon prénom

Du coup je reprends ma tentative de contrôle… et ça marche, Lucia se lance alors dans des délires verbaux que rien ne vient censurer.

Ils vont encore se sucer la bite et s’enculer ! Ils se sont connus à Dijon, ils n’arrêtent pas. Moi j’aime bien les regarder, faut dire qu’il a une belle bite, mon fils ! J’aime bien le sucer de temps en temps… et je dois dire qu’il apprécie.

Eh bin !

Et je lance la question qui me taraude :

– Et vous, vous êtes bisexuelle ?
– Oui pas mal !

Me voilà excitée comme une puce, je relâche mon emprise.

– Oh là là ! Je crois que je suis en train de dire des bêtises, c’est pourtant pas le Martini, je n’en ai bu qu’un verre !
– Non, non, tu ne disais pas de bêtises, on peut se tutoyer ?
– Oui, oui.
– Tu parlais un peu de sexe, le sexe ce n’est pas des bêtises !
– Ah ? Je ne t’ai pas fait de proposition au moins ?
– Non ! Répondis-je avec un sourire qui en disait long.
– Et si je t’en avais fait une ?
– J’aurais peut-être accepté !
– Alors là… au point où on en est, il faut qu’on s’embrasse.

Elle ne m’a pas demandé mon avis et m’a collé sa bouche contre la mienne. L’instant d’après nous nous roulions une pelle d’enfer, et la Lucia en profitais pour me ploter mes nichons.

– Hum, tu me les montres ?
– Moi je veux bien , mais ton fils à côté avec son copain…
– Bof, ils en ont vu d’autres.

Bon, c’est elle qui voit… Je déboutonne mon petit haut et l’envoie valser sur le canapé.

– Que voilà un soutien-gorge bien rempli !
– On fait ce qu’on peut ! Dégrafe-le-moi si tu veux !
– Bien sûr que je le veux !

Et me voici avec les nénés à l’air Lucia les caresse et les empaume avec une passion qui fait plaisir à voir. Ses lèvres remplacent ses mains et elle me gobe mes tétons qui durcissent rapidement

– Et si tu me montrais les tiens ! Suggérais-je (c’est vrai quoi, il n’y a pas de raison…)
– Sont moins beaux que les tiens !
– Montre, je te dirais !

Elle retire son tee-shirt, Me propose de lui retirer son soutif (juste retour des choses !)

Ils sont pas mal ses nichons, je suis assez mal placé pour dire s’ils sont moins beaux que les miens… mais on s’en fout, l’important c’est qu’ils soient agréables à regarder. Et c’est à mon tour de les honorer.

Et après ces mises en bouche (c’est le cas de le dire) nous étions, comme vous pouvez le deviner, excitées comme des puces. Aussi après nous être complétement déshabillées c’est spontanément que nous sommes retrouvées enlacées sur le canapé en position de soixante-neuf.

Quel régal de cette belle chatte charnue et juteuse. Quel plaisir de lécher tout en étant léchée !

Mais voilà que la porte de la chambre du fiston s’ouvre. Par réflexe je cherche à couvrir ma nudité, mais ça n’a rien d’évident. Lucia pour sa part semble s’en foutre complétement.

Et donc Axel qui n’a pour vêtement que son boxer, apparait :

– Ça va Maman, tu t’éclates ?
– Qu’est-ce que ça peut te faire !
– Je disais ça comme ça, vous dérangez pas pour moi, je vais chercher des bières dans le frigo !

Et c’est à ce moment-là que Lucia me fit cette proposition incongrue :

– Ça te plairait de voir sa bite ?

La question est embarrassante ! Que voulez-vous que je réponde ? Mais j’ai quand même bien l’impression qu’elle aimerait bien que je réponde « oui »… alors allons-y.

– Vous êtes bi, alors ? Me questionne-t-il en baissant son boxer.
– On peut dire ça comme ça !

Sa bite n’a rien d’exceptionnelle et en plus il ne bande même pas. Du coup Lucia le fait s’approcher d’elle et entreprend de lui sucer la queue.

Je ne suis pas une oie blanche et j’en ai vu des trucs, surtout depuis que je suis devenue sorcière, mais je vous assure que voir une femme sucer la bite de son propre fils a quelque chose d’infiniment troublant. Pas étonnant que je mouille !

– Vous sucez aussi ? Me demande Axel

Non, mais de quoi je me mêle ?

– Parfois !

Et hop il se décale et vient devant moi, m’offrant sa bite. Je ne peux décemment pas refuser et j’embouche son sexe qui a maintenant fière allure depuis que sa maman lui a donné bonne forme !

– Lorenzo, viens te faire sucer ! Lui crie Axel…

Il ne vient pas, il accoure, et tandis que je suce Axel, Lucia suce Lorenzo.

– Ne jouit pas ! Lui dit le fiston, je veux ta bite dans mon cul…

Et après quelques minutes de fellation Axel quitte ma bouche pour aller se positionner en levrette sur le tapis. Je trouve qu’il a un joli cul ce type ! Lorenzo s’en va chercher une capote je ne sais où, revient et encule le fiston à la hussarde.

Lucia et moi, les avons regardé jusqu’à la conclusion, après ils sont allés dans la cuisine pour boire leur bière (je suppose).

Nous avons repris notre soixante-neuf, puis comme je suis très coquine j’ai demandé à ma partenaire de m’offrir son petit pipi, ça l’a fait rigoler, mais elle l’a fait.

Le lendemain je réalisais quelques sondages au pied de quelques immeubles cossus de la ville afin de repérer quelques riches retraités célibataires, puis en fournissais la liste à Lucia en même temps que je lui transmettais les quelques pouvoirs nécessaires à l’opération.

Je n’avais pas réalisé que les gens de cette génération sont rarement équipés d’ordinateurs et qu’ils maitrisent fort mal les capacités de leurs smartphones.

Mais la quatrième adresse fut la bonne. Lucia se présenta comme membre de la brigade anti-fraude et le temps que le brave homme réalise, il était déjà sous emprise. Mal conseillé la quasi-totalité de sa fortune dormait sur un compte courant fort ordinaire. Le reste fut une formalité, le bonhomme délivra tous ses codes et un virement substantiel fut effectué sur le compte de Lucia.

Il me fallait maintenant donner le change et m’occuper de Duplessis.

Il ne s’agissait pas d’être trop méchant (on aurait pu) mais de le ridiculiser.

Nous nous sommes donc rendu à son domicile très tôt le matin et avons sonné à sa porte.

– C’est pour quoi ? Demande une dame en peignoir, très pète sec. Sans doute son aide-soignante

Un petit coup d’emprise et après qu’elle ait appelé son mari nous l’avons envoyé faire dodo. Au tour de Duplessis de devenir victime de nos tours de vilaines sorcières.

Et à 8 heures 30, Duplessis pénétrait dans les locaux du « Clairon dijonnais » en pyjama et charentaises.

– Mais monsieur Duplessis, vous allez bien ! S’inquiéta une secrétaire.
– Oui pas mal et vous !
– Vous devriez peut-être rentrer chez vous, vous êtes en pyjama !
– Mais pas du tout.

La secrétaire rameute du monde y compris le rédacteur en chef… mais impossible de raisonner Duplessis. Le rédac-chef se prenant alors pour un toubib décida qu’il fallait diriger ce « pauvre homme » vers les urgences de l’hopital le plus proche.

Depuis il est interné à la Chartreuse à Dijon, se disant victime d’un complot fomenté par la franc-maçonnerie et les Illuminati mais s’avérant incapable d’en fournir les détails.

Et voilà, Lucia est devenue sorcière, moi je suis désormais sorcière confirmée, j’ai repris mes activités à la librairie, je suis toujours fâchée avec ma famille, et de temps en temps je fais la folle avec Pandora et d’autres filles. Mais maintenant il ne faut plus qu’on m’emmerde, je suis une sorcière, une vraie !

Fin.

 

Ce contenu a été publié dans Histoires, Récits, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 10 – L’épreuve de confirmation

  1. Muller dit :

    Ainsi ce termine cette saga fabuleuse
    Merci Anne-Abigail de nous avoir conduit au royaume des sorcières et de nous avoir fait si bien bander.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

The maximum upload file size: 128 Mo. You can upload: image. Links to YouTube, Facebook, Twitter and other services inserted in the comment text will be automatically embedded. Drop file here