Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 9 – Chassé-croisé de sorcières

Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 9 – Chassé-croisé de sorcières

– Je suis célibataire en ce moment ! Lui confie Ruppert. Toi aussi je suppose ?
– Ben oui !
– Tu sais, ta copine, si elle ne veut pas de toi, ce n’est peut-être pas la peine d’insister, c’est une chimère et tu te fais du mal tout seul.
– Je faisais ça surtout pour ses parents…
– Laisse tomber ! Ça te dirait d’habiter chez moi ? On pourrait faire un essai.

Et c’est ainsi qu’Augustin et Ruppert se sont mis en ménage. Augustin a simplement informé mes parents que j’étais parti en province avec un mec. Ils se sont apparemment contentés de cette pauvre explication… s’ils savaient…

Je suis donc rentrée chez moi, ça fait plaisir de retrouver ses marques après toutes ces péripéties, ma cafetière, mon grille-pain… mon oreiller… Je découvre un papelard en évidence sur ma table salle à manger

« Si vous êtes de retour merci de le signaler auprès du capitaine de police … »

Je compose le numéro. Le type m’apprend que « mon fiancé » s’inquiétait de ma disparition. Mon fiancé ? N’importe quoi !

– Devons-nous le prévenir de votre retour ?
– N’en faites surtout rien !

Je téléphone à la librairie qui m’emploie, j’avais préparé un gros baratin pour justifier mon absence, Mais le patron m’apprend que je suis déjà remplacée.

Ils n’auraient pas pu attendre un peu, non ?

– Au fait, on m’a dit que vous aviez emprunté plusieurs livres, vous seriez bien aimable de nous les rapporter.

Tu parles que je vais les rapporter, il rêve ou quoi ? Il va donc falloir que je recherche du boulot… Pas moyen d’être tranquille.

J’aimerai joindre Pandora, mais je ne sais comment opérer.

Pandora justement, parlons-en… Avec Cédrika et Janice, elles ont sillonné tous le bocage vendéen en long et en large sans rien sentir, sans rien trouver.

Sylvette en regagnant le Berry vint rendre compte à Fajita de ses déboires.

– Contente de te revoir, on pensait qu’il t’était arrivé malheur ! Tu sais donc où est le repaire de Floribelle ?
– Oui, on ne savait pas quoi en faire, alors on l’a mise à sécher.
– Hein ?

(elle explique)

– J’ai envoyé Janice et Cédrika accompagner une nana pour justement repérer Floribelle. Avec ce que tu me racontes, elles ne risquent pas de la trouver. Alors tu te reposes un peu et puis tu vas aller les rejoindre et les récupérer.

Sylvette mit peu de temps à repérer les trois autres femmes.

– Je sais où c’est, on y va !

Et tandis que cette dernière parvient à destination, les trois sorcières pénètrent dans les lieux, découvrent le donjon dans lequel une femme pendue par les mains semble en état de profonde léthargie.

– C’est qui ?
– C’est Floribelle ! Répond Sylvette qui vient juste de les rejoindre
– Mais elle est vivante ?
– C’est une sorcière et la tête n’a pas souffert !

Elles la détachent, mais elle ne tient pas debout… obligées de l’accompagner jusqu’au fauteuil. Et là elles lui flanquent un grand seau d’eau sur la tête.

Plouf !

– Oh ! Mais ça va pas, non ! S’écrie Floribelle qui découvre quatre nanas don trois qu’elle ne connait pas. Elle tente de les mettre sous emprise, mais n’y parvient pas affaiblie qu’elle est par ces plusieurs jours de suspension et puis prendre l’ascendant sur quatre filles à la fois, ça fait un peu beaucoup !)
– T’es qui toi ? Lui demande Pandora qui veut être sûre
– Je ne sais plus !

Mais Pandora a lu dans son cerveau, c’est bien devant Floribelle qu’elles sont.

– Vite, ligotons là avant qu’elle retrouve ses pouvoirs
– Vous me faites pas peur !
– T’es toute seule ici ?
– Merde !

Dans le cerveau de Pandora, se forme trois images, la mienne, et celle de Sylvette et celle d’une inconnue.

– Inutile de l’interroger, la fille que vous cherchez a fui en même temps que moi, elle m’a dit qu’elle allait regagner Paris.

– Bon, mission terminée, Sortons d’ici !
– La mienne de mission n’est pas terminée ! Nous indique Janice qui retourne au donjon et en revient deux minutes plus tard avec un couteau de cuisine imbibé de sang.
– Tu l’as…
– Floribelle n’emmerdera plus personne !

Le gros coup de bol, une librairie cherchait une vendeuse, j’y suis allé avec mon CV en poche et j’ai usé de mes pouvoirs de sorcière pour forcer la main au patron.

J’ai donc repris ma petite vie tranquille… pendant trois jours car le quatrième alors que j’étais plongé dans mes rêves et sur mon oreiller, un bruit de toctoc sur la porte fenêtre de mon balcon me réveilla.

J’ai tout de suite compris que c’était Pandora, je me lève enfile ma robe de chambre (mais pourquoi donc ?) et vais ouvrir.

On s’embrasse (goulument) on s’enlace, Ma main caresse ses douces cuisses, remonte jusqu’à sa chatte qui déjà s’humidifie… La mienne fait autant.

La minute suivante nous étions à poil sur mon lit en soixante-neuf en train de nous brouter la chatte et de nous doigter le trou du cul.

Notre jouissance a été aussi simultanée que fulgurante. Nous avions trop envie l’une et l’autre.

J’aurais souhaité que ce moment d’intimité se prolonge, mais Pandora avait soif et envie de pisser. On s’est donc levé et j’ai sorti une bouteille de rosé du frigo, tandis que ma complice se dirigeait vers la salle de bain.

Elle ne m’a pas proposé de m’offrir son pipi ! Dommage ! Alors on s’est raconté nos dernières péripéties.

– Voilà, être sorcière, cela aura été une expérience avec des bons et des mauvais moments, mais maintenant je veux tourner la page.
– Tu ne veux plus être sorcière ? Me demande Pandora.
– Je n’en vois plus l’utilité
– Autrement dit tu craches dans la soupe !
– Pardon ?
– Sans tes pouvoirs, tu n’aurais pas été réembauchée !
– Mais dis donc, c’est pas un peu fini de lire dans mes pensées.
– Désolée ! Maintenant tu es libre ! Je ne peux pas te retirer tes pouvoirs, mais sans mission de confirmation, tu les perdras progressivement d’ici 12 lunes ! C’est sans doute dommage. Je vais te laisser, mais si tu changes d’avis, balade-toi dans le Marais, du côté de la rue de Turenne, tu sentiras ma présence.

Et la voilà partie, sans dire au revoir et sans même avoir terminé son verre de rosé !

J’ai la rage et je mets à pleurer comme un gourde. J’ai jeté le contenu de son verre à l’évier et j’ai regagné ma chambre incapable de retrouver le sommeil.

Le lendemain j’ai essayé de me faire une raison. Une rupture c’est toujours dure à avaler, mais ça finit par passer du moins c’est ce qu’on se dit…

Une semaine plus tard, j’en étais toujours au même point, Pandora me manquait, Sa peau me manquait, son sourire, ses yeux de biche, son mignon petit nez, sa voix douçâtre, ses tétons…

Alors après le boulot, je me rendis rue de Turenne. Je fus d’abord contrarié de ne pas percevoir sa présence, mais en avançant plus avant dans la rue je la localisais.

Derrière un grand porche comme il y en a beaucoup dans cette rue, je traversais une courette végétalisée et parvenais en bas d’un des escaliers dont l’accès était protégé par un digicode…

Je fais comment ?

La question fut rapidement résolue, Pandora étant descendu me chercher.

On s’embrasse… chastement… puisqu’on n’est pas encore chez elle

On monte !

Ah vous voudriez que je vous décrive un appartement de sorcière ? Eh bien au risque de vous décevoir, il n’a rien de particulier, On se croirait dans n’importe quel appartement bourgeois du quartier. Il y a une grande bibliothèque, mais elle n’est pas constituée de bouquins de sorcellerie (quoi qu’en cherchant bien…) mais de romans classiques du 19ème siècle et du début du 20ème.

– Je savais que tu viendrais !

Ben oui on dit toujours ça en pareil cas !

– J’ai été contrarié de la façon dont tu m’as quitté l’autre jour…
– C’était pour te faire réagir.
– Ça m’a rendue malheureuse.
– Bon alors cette confirmation, tu la veux ?
– En quoi ça consiste ?
– Une mission je te dis…
– Oui mais précisément ?
– Je n’en sais rien, c’est Zéphyra qui décidera.
– T’as pas une idée de ce qu’elle pourrait me demander ?
– Non mais ne t’inquiètes pas, tu réussiras !

Je balise un peu, j’échafaude des tas d’hypothèses… Tapiner au bois de Boulogne et me faire 15 clients à la file… Être au milieu d’un gang bang… sucer la bite d’un cheval… Décapiter une rivale… en j’en passe et des plus farfelus.

– Sois gentille, dis-moi !
– Mais je n’en sais rien et arrête de t’angoisser !

Elle m’a servi un verre de Strega (la liqueur des sorcières) et elle m’a fait l’article me vantant les avantages de la sorcellerie (les pouvoirs, la quasi-immortalité et tout le bazar)

Je l’ai laissé parler, j’aime tellement sa voix, mais ma décision était presque prise. Simplement je ne désirais pas être sorcière à plein temps. Pandora me rassura sur ce point.

– Tu seras sorcière quand tu en aura besoin … ou quand on te demandera gentiment de l’être. Je vais te faire rencontrer Zéphyra.
– On va chez elle ?
– Pas du tout ! Son repaire doit rester secret. Chez toi à minuit ?

Une question me taraude depuis un certain temps, j’ose la lui poser :

– Tu vis comment ? Je veux dire t’as un métier, une couverture ?
– Ah, ah… quand tu seras confirmée tu sauras tout, c’est promis !
– D’accord, je vais rentrer… Est-ce que je dois acheter quelque chose de spécial pour la venue de Zéphyra ?
– Pourquoi pas du thé au jasmin, madame a des gouts délicats.
– Bon je vais y aller, à ce soir !
– Tu es pressée ?
– En fait non ! Pourquoi ?
– Parce que tu me regardes avec de ces yeux… On dirait que tu veux me sauter !
– Ça ne me déplairait pas, en effet !
– Alors, à poil, ma grande et on va faire ça à ma façon… tu vas être ma chose ! T’as quelque chose contre ?
– Non non, je te laisse faire !
– Allons dans ma salle de bain, j’ai comme une envie…
– Envie de pipi ?
– Et caca aussi !
– Ah ? Et tu voudrais que je te regarde faire.
– Ne me dis pas que ça te gêne, je vois que tu as eu une petite expérience et que ça ne t’a pas vraiment déplu.
– Et mon intimité alors ? J’aimerais bien que tu arrêtes de lire dans mes pensées !
– Ça n’avait rien de méchant, allez viens ! Attends, on va se mettre à poil avant…

Et nous voilà toutes nues dans sa belle salle de bain…

Je ne me lasse pas d’admirer le corps parfait de Pandora, ses seins de rêve, son joli petit cul…

Et d’ailleurs la voilà qu’elle me le présente .

– Mouille ton doigt et enfonce le dans mon cul.

Je le fais, je sens sa crotte et je crois deviner ce qu’elle va maintenant me demander… Ça ne rate pas.

– Maintenant, sors ton doigt et fais voir ! Humm il est un peu merdeux on dirait !
– Ben oui !
– Ben lèche !
– C’est un peu dégueu…
– Tu fermes les yeux, t’ouvres la bouche et tu lèches

Je le fais et suce vicieusement mon doigt avec un air de défi !

– Tu vois, quand tu veux !
– Pisse-moi dessus !
– Tu crois que tu l’as mérité ?
– S’il te plait ?
– Ah ! Ah ! J’adore lorsqu’on m’implore.
– Si tu ne veux pas je n’en ferais pas une maladie.
– Tu sais que tu n’es qu’une petite pute !
– Puisque tu le dis.
– Mais je t’adore ! Baisse-toi et ouvre ta bouche en grand !

Putain qu’est-ce que c’est gouteux la pisse d’une vraie sorcière !

Pas vache, Pandora a souhaité me payer le restaurant ! Elles mangent quoi, les sorcières ? Eh bien, elles mangent comme tout le monde !

A suivre

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2 réponses à Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 9 – Chassé-croisé de sorcières

  1. Dominguez dit :

    – Du balai ! Dit-il à la vilaine sorcière
    – Certainement pas ! Répondit-elle en le lui foutant dans le cul

  2. Jenner dit :

    Je craque pour toutes ces sorcières délurées !

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