Les tribulations du roi Glotaire par Ursulin Neveway

Nous sommes au Moyen-âge. Précisons que le Moyen âge est une période de l’Histoire se situant entre le Petit-âge et le Grand-âge.
Le roi Glotaire VIII qui vient de fêter son 40ème anniversaire règne sans partage sur le royaume de Fouchtrerie depuis 15 ans.
Le roi Chaponave XII son père lui a en son temps imposé un mariage de raison avec la princesse Mahaut de la Gaume. Il l’a trouva moche, n’aimant ni son visage inexpressif et boutonneux, ni sa poitrine plate. Sa nuit de noces fut une véritable épreuve pour ne pas dire un fiasco.
– J’ai dû boire trop de vin de Moselle, nous reprendrons demain cette formalité ! S’excusa-t-il auprès de sa jeune épouse encore vierge
Et le lendemain il lui tint à peu près ce langage.
– Mettons les choses au point, je ne vous aime point. Nous ne tenterons plus de consommer ce mariage. Je reprends ma liberté… Et je vous laisse la vôtre. Officiellement vous serez ma reine avec les honneurs dus à votre rang mais ce ne sera que pour l’apparence.
– C’est d’un gay ! Soupira la mocheté
– L’autre choix c’est de vous choisir un couvent pas trop strict, il en existe, parait-il plusieurs dans le coin…
– Comment osez-vous ?
– J’ose parce que je suis le roi.
– Pas encore…
– Mais ça ne saurais tarder.
Effectivement
Trois semaines plus tard le roi Chaponave XII passait de vie à trépas après une longue nuit de souffrance.
Poison ? Abus de table ? Aucune chronique de l’époque ne nous en dit plus, Mais il convient de savoir que les empoisonnements faisaient partie des mœurs courantes.
Toujours est-il que dès que le vieux roi fut enterré, Glotaire monta sur le trône sous le nom de Glotaire VIII. Et nous allons passer rapidement sur la façon dont se déroulèrent le quatre premières années de son règne.
Passons ainsi sur les guerres intestines, les épidémies, la famine et autres joyeusetés d’époque, car comme vous vous en doutez bien, ce n’est pas cela qui nous intéresse ici !
Glotaire avait soif de chair et il commença par détrousser quelques servantes ou des femmes occupées aux travaux des champs, mais il se lassa vite, ce qu’il lui fallait c’était de la nouveauté.
Une première escapade en charrette avec son escorte conduisit le roi à Figoville où il remarqua une belle jeune femme toute en blondeur. Il lui proposa carrément qu’elle devienne sa favorite. Ses parents qui se demandaient comment protester furent rapidement calmés grâce à une petite bourse copieusement garnie.
– Sais-tu sucer ou faudra-t-il que l’une de mes servantes te l’explique ?
– Sa majesté peut être rassuré, ma bouche a déjà sucé quelles bonnes bites et je n’ai point trouvé la pratique difficile
– Serais tu ribaude ?
– Ribaude, non, mais disons qu’il m’arrive d’être coquine, car comme on le dit c’est l’occasion qui fait soulever le jupon
Voilà une liaison qui commençais bien et dès le retour au château Glotaire encula la blonde sans préliminaires avant de sombrer dans le sommeil
Glotaire n’était point méchant homme et prévint la belle.
– Quand je serais lassé de tes charmes, je te garderais au château, je te trouverais bien une fonction un peu officielle.
Vous le voyez, Glotaire n’était ni Barbe Bleue ni Henri VIII.
Un an plus tard il en était à sa septième favorite. Il eut alors l’idée de créer un conseil d’Etat dans lequel siégeraient toutes ses anciennes favorites. Ce conseil serait chargé de donner des conseils avisés sur un tas de choses… des conseils que personne n’écouterait, bien évidemment.
Mais voilà qu’un jour Glotaire traversant le village de Roubinaville remarque un beau jeune homme beau comme un dieu (car un dieu c’est beau).
Pourquoi pas ? Se dit le roi.
– Comme t’appelles-tu ?
– Gaétan, sire ?
– Sais-tu lire ?
– Hélas non ,
– Voilà qui est fort dommage ! Joue-tu d’un instrument ?
– Assurément, je joue de la flute traversière.
– Alors je t’emmène en mon château où tu résidera désormais et tu me distrairas de ta flute.
Arrivées au château le roi demanda à Gaétan de lui faire une démonstration de ses talents de musicien, mais vous aurez bien compris que les intentions royales étaient bien plus salaces.
– Beau comme tu es tu dois crouler sous les sollicitations… des femmes, des hommes.
– Pardi ! C’est un peu vrai !
– Et tu donnes suite ?
– J’évite, mon physique provoque des jalousies et j’ai acquis en mon village une mauvaise réputation que je ne pense pas mériter.
– Tu dis que tu évites, mais tu ne me dis pas que tu le n’as pas fait.
– J’ai eu une brève aventure avec deux sœurs rousses d’un village voisin.
– Et tu as fait quoi ?
– Quelques innocentes croustilleries !
– Par exemple ?
– Des caresses, des bécots, des doigts.
– C’est tout ? Tu es puceau alors ?
– Pour ainsi dire !
– Et que dirais tu si je te dépucelais le cul ?
A ces mots Gaétan devient rouge comme une tomate (bien que celles-ci n’existaient pas encore en France, puisqu’e originaires de l’Amérique qui n’avait pas encore été découverte)
– Je suppose, sire qu’il ne s’agit que d’une suggestion, sinon je serais fort embarrassé.
– Ben sûr que c’est une suggestion, mais pourquoi cet embarras.
– Parce qu’il s’agit d’un péché mortel, sire !
– Ah c’est ça ! Alors explique-moi, un péché mortel ça provoque quoi ?
– Le confesseur refuse l’absolution, et à sa mort le pêcheur va directement en enfer.
– Et en enfer, que se passe-t-il.
– Les flammes éternelles !
– Oui c’est ce qu’on fait croire au bon peuple, mais ce n’est pas la vérité. Viens avec moi je vais te présenter Flaton, un philosophe grec qui s’est échoué sur nos côtes, je l’ai recueilli et soigné… bref il va t’expliquer.
– Ah Maître Flaton, figurez-vous que ce jeune homme que j’ai pris sous ma tutelle a peur de l’enfer !
– Normal, c’est fait pour ça ! L’enfer doit faire peur !
– Mais j’aimerais que vous lui disiez la vérité.
– Est-ce un ordre, monseigneur ?
– Oui !
– Alors je vais dire, j’attire néanmoins votre attention sur le fait que si la chose s’ébruitait nous irions au-devant de maints désordres.
– Je sais, je sais…
– Alors réfléchissez bien jeune homme ! Par quel miracle pourrait-on bruler éternellement ? Cela n’a aucun sens, admettons que vous bruliez, puis vos brulures guérissent, on vous brule de nouveau et ça continue pour l’éternité. A ce rythme-là le sujet va sombrer dans la folie, à moins que le corps trouve lui-même le moyen de s’insensibiliser. Bref devant la réflexion philosophique, un enfer de flammes ne peut être démontrable.
– Mais alors ? Demanda Gaétan, qu’est-ce que l’enfer à de si terrible ?
– L’absence de Dieu !
– Pardon ?
– Celui qui est damné va se retrouver dans un endroit sans Dieu et donc sans repère moral, livré à lui-même
– Et c’est donc si terrible ?
– Bien sûr que non, on peut très bien s’adapter, pour certains l’absence de Dieu sera ressentie comme une grande souffrance. Pour d’autres cette situation ne sera point gênante. Et je vous disait qu’en ce qui me concerne je préfère aller en Enfer où sont logés plein de gens intéressants plutôt qu’au paradis où les tentations n’existent plus !
IL n’en revient pas Gaétan qui reste un moment bouche bléée
– Mais pourquoi la curaille n’explique-t-elle pas ça à ses ouailles.
– Parce qu’ils ne le savent pas, mais aussi parce que la peur d’un Enfer brulant sert de garde-fou à l’ordre social. Si cette vérité était dévoilée nous verrions fleurir, désobéissances, tromperies, vols, meurtre et anarchie
– A ben ça alors !
– Je ne vous le fait pas dire !
Et de retour dans les appartements royaux, Gaétan ne fit aucune difficultés à se déshabiller et à offrir son orifice intime au seigneur du lieu.
– Je vous ne prie, sire, introduisez votre diable dans mon enfer !
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C’est bien gentil de nous expliquer que l’Enfer n’existe pas… mais j’étais dékà au courant
Amusant mais pas assez érotique