Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 7 – Tête coupée ne repousse jamais

Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 7 –Tête coupée ne repousse jamais

Et pendant ce temps…

Le plan concocté par Zéphyra et basé sur la supériorité numérique avait donc plutôt bien fonctionné.

C’est dans la banlieue lyonnaise que l’on retrouva sous un porche, une première tête tranchée, celle d’une femme. La police dépêchée sur place trouva le reste du corps dans un container à poubelle.

La comparaison des empreintes digitales avec celles de la FAED (Fichier automatisé des empreintes digitales) s’avéra négative. On en conclut donc que la victime de cette décapitation devait être étrangère…

Et l’affaire en serait probablement resté là. Mais le lendemain trois nouvelles têtes féminines furent découvertes à Strasbourg, Toulon et Nice.

L’affaire remonte jusqu’à la police judiciaire et l’enquête est confiée au commissaire Chapisot qui évidemment n’y comprend rien.

– Un sérial killer qui est à la fois dans les quatre coins de la France et qui ne cible que des étrangères, ça n’a aucun sens ! Se désole le commissaire.
– Une organisation terroriste en réseau qui a décidé de passer à l’action ?
– Si ça pouvait être ça ! Dans ce cas l’affaire sera confiée au parquet antiterroriste et je serais dessaisi de cette affaire pourrie. Mais je n’y crois pas. Pourquoi les cibles seraient-elles toutes étrangères ?

Les empreintes des quatre victimes furent envoyées à Interpol qui ne put identifier personne…

– Ça devient incompréhensible ! Si au moins les auteurs revendiquaient leurs actes, on y verrait plus clair…

Et le lendemain ce fut 11 nouvelles têtes de femmes coupées que l’on découvrit aux quatre coins de la France.

On procéda sans illusions à des vérifications de routine…

– Chef, on vient d’en identifier une !
– Formellement ?
– Oui, Marie-Lou Lesage, 27 ans, dernier domicile connu chez ses parents à Dijon.
– OK, on y va !

Accompagné du lieutenant de police Laure Valois, une petite blonde coiffée en queue de cheval, le Commissaire Chapisot se rend donc sur place.

Ils trouvent facilement l’appartement des parents de la jeune femme…

– Prête pour la corvée ? Demande le commissaire.
– Pourquoi ? C’est moi qui s’y colle ? Demande sa collaboratrice.
– Je préférerais oui !

– La police ! S’écrie Madame Lesage en ouvrant la porte.
– Hélas, madame nous venons vous annoncez une terrible nouvelle !
– Et bien dites…
– Votre fille…
– Il lui est arrivé quelque chose ?
– Elle a malheureusement été assassinée.

Crise de larmes de Dame Lesage, le mari intervient et la nouvelle n’a pas l’air de le traumatiser.

– On s’est fâché et depuis on n’a plus eu de nouvelles, je savais qu’elle voulait aller à Bangkok avec une copine. Mais bon c’était ma fille…
– Je peux vous demander pour quelle raison vous vous êtes fâchées ?
– C’était une faignante, elle ne cherchait pas à, travailler et vivait à nos crochets, même pas foutu d’entretenir son linge ou de nous aider. Soit elle partait en java et revenait à moitié bourrée soit elle bullait dans sa chambre en écoutant des conneries. Un jour avec mon mari on a craqué et ça a été la grosse engueulade. Une heure après elle avait foutu le camp. C’était il y a presque quatre ans…
– Je dois vous préciser que la mort violente de votre fille n’est pas un acte isolé, vous avez peut-être suivi les infos ces jours-ci ?
– Vous n’allez pas me dire qu’on lui a coupé la tête ?
– Si, malheureusement !

Nouvelle crise de larmes, le mari console bobonne.

– On pourra voir le corps ?
– Il sera transféré à l’institut médico-légal, je vous donnerais la date par téléphone. Sinon, pour les besoins de l’enquête, nous aimerions jeter un coup d’œil sur les affaires de votre fille…
– C’est dans sa chambre, mais nous avons tout rangé dans des cartons, mais on n’a pas jeté grand-chose !
– On peut ?
– Faites votre métier ! Je vais faire du café, vous en voulez ?
– Avec plaisir.

Les deux fonctionnaires de police ouvrent les cartons. Il y a de tout là-dedans des bouquins, des CD, des DVD…

– Bon, des livres de poche, un bouquin relié « Le guide complet de la sorcellerie », un autre sans couverture « le grand livre de la sorcellerie », des trucs sans intérêt… ah encore un machin sur la sorcellerie « Sorcellerie et possession » Commente la lieutenant de police Laure Valos. Elle avait une véritable passion pour ces trucs-là !
– Feuillette les tous, regarde s’il n’y a rien à l’intérieur.

Laure trouve ainsi coincé entre les pages deux post-il et trois petits cartons mentionnant des numéros de téléphone, ainsi qu’une photo d’une femme tout de noir vêtue portant aussi l’indication d’un numéro de portable.

Le reste de leur inspection ne leur apprit rien. Pas de carnet d’adresses manuel, pas de journal intime.

Après avoir quitté le domicile des Lesage, le commissaire proposa à sa collaboratrice d’aller boire un pot pour faire le point.

– On a six numéros de téléphone, je vais demander à Paris de nous trouver les adresses et demain on se met en chasse.
– On ne peut pas demander à nos collègues de Dijon de faire le boulot ?
– Non, c’est mon enquête ! Demain c’est samedi en principe les gens ne travaillent pas.
– Donc on reste à Dijon ?
– Bien obligés !
– Chambre d’hôtel ?
– Chambres séparées ou grand lit ? Répondit Chapisot un air égrillard
– Dis donc, toi je te vois venir !
– Je propose, c’est tout !
– Disons que je ne suis pas contre ! T’as des capotes. ?
– Toujours.
– T’exagères quand même ! Soupira Laure une fois en chambre.
– Tu m’as dit que tu n’étais pas contre !
– Que veux-tu, je ne suis qu’une faible femme.
– T’as fini de te la jouer, montre-moi plutôt tes nénés ! Suggéra Chapisot tout en se déshabillant.
– Cochon !
– Parfaitement.

En dépit de ses fausses hésitations, Laure commença à se déshabiller, ne conservant que son soutien-gorge et sa petite culotte.

– C’est joli tout ça, mais je préférerais que tu enlèves tout, on n’est pas dans un film américain.
– Tu n’aimes pas mes froufrous ?
– Mais si, mais si !
– Je te préviens, je ne suis pas rasée !
– Tant mieux, j’aime les poils !
– Alors tu ne vas pas être déçu ! Répondit-elle en exhibant une épaisse toison.

Chapisot émis un sifflement admiratif.

– Ça te fait bander, hein mon salaud ?
– Hé, hé !
– J’ai bien envie de mettre tout ça dans ma bouche. Le nargua-t-elle
– Attends une seconde…

Attendre quoi ? Se demandera le lecteur. C’est que Chapisot veut profiter de la jolie poitrine de sa collègue, une belle poitrine terminée par de gros tétons bruns qui s’érigent déjà sous l’excitation.

Il tripote, il caresse, il embrasse, il tète ! Il est comme fou !

– On se calme, on se calme ! Laisse-moi te sucer ta bonne bite !

Chapisot abandonne à regret son tripotage mammaire, mais c’est pour savourer un autre bon plaisir, celui de se faire sucer la queue par sa collègue.

Et c’est qu’elle suce comme une petite fée, la jolie fliquette.

– Oh ! Que c’est bon ! Où as-tu appris à sucer comme ça ?
– Fouf-fouf (ben oui, pas facile de parler avec une bite dans la bouche !)

Inutile de préciser qu’elle se régale, Miss Laure ! Elle pompe, elle y va de la langue et des lèvres, ose s’aventurer sur les couilles… et ose encore davantage quand un doigt inquisiteur vient d’abord frôler l’anus de son chef, puis le pénétrer.

– Mais t’es une vraie salope !
– Ça m’arrive, oui ! Répond Laure en interrompant sa fellation. On va sur le lit ?

Ce n’était pas une question, mais une affirmation.

Laure après avoir grimpé sur le lit se positionne en levrette, popotin relevé, cuisses écartées, trésors intimes en évidence.

– Encule-moi !
– Carrément ?
– Ben oui, mais si tu pouvais me lécher un peu avant, j’aime bien ça !

Ce que femme désire,
L’homme doit lui offrir
Tant que ça ne coute rien,
Autant lui faire du bien !

Chapisot se fait donc un devoir de lécher cet orifice qui bien qu’étoilé ne figure pas dans le guide Michelin. Mais quand l’anus s’entrouvre, l’homme se revêt prestement d’un préservatif et pénètre Laure à la hussarde. Excité comme un pyromane devant une boite d’allumettes, il pilonne sa partenaire en transpirant à grosses gouttes et avec une telle énergie que le lit en vient à trembler.

– Encore, encore ! Hurle la belle qui finit par crier sa jouissance tandis que Chapisot qui n’en peut plus éjacule dans sa capote avant de se retirer.

Et voilà qu’on frappe à la porte. Le commissaire se ceint d’une serviette et va ouvrir à l’importun qui n’est autre que le réceptionniste de l’hôtel.

– Heu, si vous pouviez faire un peu moins de bruit… Il y a des gens qui se sont plaint…

Et Chapisot sans se démonter va chercher dans sa veste son insigne de police.

– Voilà, nous sommes officiers de police, le bruit en question participe à une mission dont je ne suis pas autorisé à dévoiler les détails.
– Ah bon, je ne pouvais pas savoir !
– Eh bien maintenant vous savez ! Bonne nuit monsieur !

A suivre

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3 réponses à Je suis une sorcière par Anne-Abigail Lemeunier du Chesne – 7 – Tête coupée ne repousse jamais

  1. Octavio dit :

    Ainsi finissent les vilaines sorcières… mais la narrative est une gentille sorcière

  2. Marcadet dit :

    Dans la nuit sombre rôde une sorcière,
    Son rire glace le sang des damnés,
    Sur l’autel gît une tête coupée,
    Symbole cruel d’une ancienne colère.

  3. Pascalou dit :

    Mais que fait la police ? Vous le saurez en lisant ce chapitre très hard

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