Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 13 – Table tournante par Maud-Anne Amaro

 

Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 13 – Table tournante par Maud-Anne Amaro

Lendemain matin

Dès qu’elle le put, Ninotchka téléphona à Louis et le mit au courant.

- Soit c’est une de ses bizarreries, soit il y a quelqu’un qui tire les ficelles.
- Ta sœur, ton neveu ?
- Ou quelqu’un d’autre, va savoir ? On verra bien ce qu’il lui raconte pendant qu’il fait tourner les tables ! Mais j’y pense, il n’y a probablement pas de micro avec la caméra.
- Je n’en sais rien, à priori je ne crois pas.
- Je vais t’en acheter un ce matin, et je te le donnerais pendant que tu descendras faire des courses. On se retrouve à 10 heures en bas de chez la vieille.

Ninotchka est enfin satisfaite, depuis la veille elle a l’impression de servir à quelque chose dans cette « mission ». Parce que jouer les Mata-Hari c’est quand même plus exaltant que de passer le plumeau chez une vieille peau !

- Voilà, tu colles ça à côté de la caméra, et ça c’est le récepteur avec les écouteurs pour tes petites oreilles. Ça enregistre : tu appuies sur « record ». Je suppose qu’il y aura plusieurs séances.
- C’est ce qu’il m’a laissé entendre !
- Il faudra t’en assurer. Si ça tourne au vinaigre, tu interviens et tu dénonces le trucage, mais seulement dans ce cas-là, je te fais confiance.
- Ça peut être dangereux !
- Après tu te sauves, si tu veux j’attendrais en bas dans ma voiture.

Première séance

Marcel a donné rendez-vous à Ninotchka à 20 h 45 en bas de l’immeuble.

- Je vais monter. A 21 heures précise, je commencerais la séance, tu te postes dans la bibliothèque avec la télécommande. Si la vieille sort de la pièce tu te faufiles dans le placard. Quand tu verras que ça se termine, tu te casses, je te téléphonerai demain.

Madeleine attend le « mage » de pied ferme et se demande comment ça va se passer. Quasiment sans préambule ils prirent tous deux place de part et d’autre de la table « magique »

- C’est une première séance, les esprits seront probablement présents mais ne seront pas forcément très bavards, la communication s’améliorera au fil des séances. Dès que nos mains seront jointes, la séance commencera, je vous demanderai de n’intervenir qu’à ma demande.
- On ne sera que deux autour de la table ?
- Bien sûr !
- Voilà, frottez-vous les mains avec le sel et tendez-les-moi. On commence, je me concentre. Esprit, es-tu là ?

Ninotchka postée devant l’écran dans la bibliothèque appuie sur le bouton n° 1 de la télécommande. Un double boum-boum assez sourd de la table se fait entendre.

- Posez votre question !
- Je veux savoir à qui je peux léguer mon héritage ?
- Boum-boum.

Marcel est embêté ne s’attendant pas à une question aussi directe qu’imprévue. Il décide d’appliquer la méthode Georges Marchais : « Ce n’est pas votre question, mais c’est ma réponse ! »

Marcel fait un geste avec le nez, c’est le signal, Ninotchka active le bouton n° 2 de la télécommande. Le plateau du guéridon se met à danser, Marcel prend une voix nasillarde pour débiter ce qu’il a préparé.

- La tempête, la tempête, de l’eau et des vagues partout, de violentes rafales de vents. Il essaie de réduire la voilure, il trébuche, ne peut pas se rattraper, il tombe à l’eau, la vague le submerge, il se noie, il pense à son fils, il porte au cou une chaîne en or que lui a offert sa tante le jour de sa communion. Il manque la médaille. La tempête s’éloigne.

Marcel refait un mouvement de nez, Ninotchka appuie de nouveau sur la télécommande, la table se calme et Marcel fait semblant de sortir de sa transe.

- Je crois que c’est fini ! Soupira Marcel. Excusez-moi, il faut que je reprenne mes esprits. Ce premier contact vous a-t-il convaincu ?
- Pierre ! Ce salopard, il a jeté la médaille, mais il a gardé le collier. Qu’il aille au diable ! Mais votre esprit, il a oublié de répondre à ma question.
- Il faut que vous sachiez une chose, après la séance je ne me souviens de rien de ce qui s’y est passé. Sinon, le dialogue avec les esprits n’est pas toujours évident, mais ça ne peut que s’améliorer au fil des séances.
- Je l’espère bien ! Bon on peut se revoir quand ?
- Quand vous le souhaiterez, mais laissez-moi un délai raisonnable, ces séances sont éprouvantes. Je vous recontacte dans une semaine si vous le voulez bien, cela vous permettra de bien préparer vos questions.
- En tous cas, bravo, vous êtes très fort !
- Le ciel m’a donné un don, c’est lui qu’il faut remercier.
- Je n’y manquerai pas !
.
« Et voilà, Mémère est déjà accro ! »

- Je peux vous demander le règlement de la table ?
- Je vous ai préparé un chèque, je mets quel ordre ?
- Je compléterai.

Marcel est un peu naïf. Pas une seconde, il ne peut imaginer que la petite bonne blonde travaille pour un autre des neveux. Pour lui au contraire, il croit avoir déniché la complice idéale, il peut la soudoyer grâce à l’enveloppe que lui a octroyée Thérèse, et il la tient en faisant planer en filigrane le fait qu’il a la preuve que c’est une voleuse.

Mais de tout ça, Ninotchka s’en fiche complètement, dès sa mission terminée, elle deviendra introuvable, et pour l’instant elle a rendez-vous avec Louis. Il est juste en bas.

- Alors !
- Bof ! Du charabia de magicien, je n’ai rien compris, ça n’a même pas duré cinq minutes, tu veux écouter ?
- Je vais me garer un peu plus loin, inutile qu’il te voit avec moi !

Il s’arrête dans une rue adjacente.

- Tu veux boire un coup ?
- Vu l’heure, je mangerais bien quelque chose
- O.K. Je te paie le restau, mais avant je vais écouter ce que tu as enregistré.

Il branche les écouteurs, et devient blême en en prenant connaissance.

- Qu’est-ce qu’il t’arrive ? S’inquiète Ninotchka.
- La mort de mon frère, il a vu la mort de mon frère !
- Il est mort noyé, ton frère ?
- Oui, il faisait de la navigation solitaire.
- Quelqu’un l’a soufflé à Marcel !
- C’est qui Marcel ?
- Le magicien !
- Tu es bien intime avec lui ! Plaisanta-t-il.
- Et alors, il est bel homme, il est charmant, il baise pas trop mal, mais je ne te trahirais pas, n’ai pas peur. Mais c’est pas la peine de baliser. Marcel est un escroc, il me l’a dit lui-même !
- Mais ces détails ?
- Mais quels détails ? On lui a tout soufflé, il n’y a pas d’autres explications.
- Oui, je sais bien, mais sur le coup, ça m’a fait drôle, c’était mon frère quand même !
- Oui je comprends, viens on va casser une croute, ça te fera du bien.

A table, Louis voulu réécouter l’enregistrement.

- Il n’y a que Thérèse qui a pu lui souffler ça, c’est elle qui manipule le mage. Mais elle cherche quoi ?
- A se donner le beau rôle !
- Oui, ça doit être ça, le coup de la médaille, c’est pour mettre la vieille en colère contre Pierre, enfin contre son fils, parce que le pauvre Pierre… bref ! La salope ! Je suppose que dans une prochaine séance c’est moi qui vais avoir droit au cassage de sucre… Le retour de bâton qu’elle va se prendre dans la poire, mais faut qu’on prépare bien notre coup.

Le lendemain.

Marcel s’est levé d’excellente humeur. La petite séance de spiritisme truqué s’est déroulée au-delà de ses espérances. La vieille l’a pris pour un génie, elle est à présent prête à tout gober. A aucun moment ni Thérèse ni Rosemonde ne lui ont parlé d’héritage, mais il a fort bien compris que c’est bien de cela qu’il s’agissait puisque c’était la question que la vieille voulait poser aux esprits. Il se dit que la prochaine séance consisterait à déconsidérer le petit neveu, puis une autre pour faire l’éloge de Thérèse, et le tour sera joué.

Cette équation « vieille crédule + gros magot à ramasser » ne s’était jamais présenté. Il se dit alors que les 20 000 euros proposés étaient bien peu eu égard à la qualité du service rendu. Il se dit qu’il lui fallait renégocier le prix de sa prestation.

- Alors ? Demande Thérèse en arrivant au domicile du mage Marcel.
- Je me suis bien amusé ! Répondit ce dernier.
- Ce n’est pas la réponse que j’attendais.
- Elle m’a d’emblée posée une question à propos de son héritage, j’ai répondu à coté en lui livrant une vision très courte du gars qui s’est noyé…
- C’était mon frère !
- Je sais. J’ai parlé de la médaille et j’ai arrêté là-dessus.
- Elle a fait des commentaires ?
- Un peu, oui ! Elle semblait scandalisée du fait que ton frère n’avait plus sa médaille autour du cou pendant qu’il se noyait. Fallait voir ce qu’elle racontait, elle est vraiment déglinguée cette bonne femme, cracher comme ça sur un mort, son neveu en plus ! J’en étais gêné !

« Si j’avais encore des scrupules, maintenant, je n’en ai plus ! » Se dit Thérèse.

- Les prochaines séances seront plus difficiles, on va se donner un délai, on fera une simulation de questions et de réponses.
- Ce n’est pas la peine, je connais bien ce boulot, je…
- C’est moi qui coache, c’est moi qui paye ! Répondit fermement Thérèse.
- Justement, je voudrais aborder ce point.
- Quel point ? Le paiement ? On a fait un deal, pas question de revenir dessus.
- Je veux davantage, sinon je retire mes billes.
- Et bien retire-les, comme ça tu n’auras gagné rien du tout.
- Et si je disais tout à la vieille ?
- Primo elle ne te croira pas et secundo même si tu arrivais à la convaincre, elle ne te donnera pas d’argent.

Marcel était peut-être un habile prestidigitateur, mais un piètre négociateur, mais s’il laissa tomber sa revendication de revalorisation de prime, c’est parce qu’une idée machiavélique venait de germer dans son cerveau.

« Je vais mener les séances de spiritisme à ma façon et c’est moi qui vais récolter le gros lot ! »

Marcel n’aurait pas dû aborder ce problème, désormais la confiance avec Thérèse était ébréchée et celle-ci était désormais sur ses gardes. Abandonner aussi facilement sa tentative de marchandage ne pouvait paraitre que louche.

« Ce connard a une idée derrière la tête, de plus je n’ai aucun moyen de savoir ce qui va vraiment se passer pendant les prochaines séances. Il peut donc me faire marron ».

A priori hésitante sur la suite du scénario de la soirée, elle envisageait maintenant favorablement le fait de coucher de nouveau avec lui afin comme on dit de « faire parler l’oreiller »

- Ça me dirait assez si on se faisait un petit câlin comme l’autre fois ! Lui propose-t-elle.

Voici une proposition que beaucoup d’hommes aurait accepté sans sourciller, mais qui embarrasse notre mage. Celui-ci est un Don-Juan. Son plaisir est dans la première rencontre, ensuite il estime qu’il n’y a plus rien à découvrir. Et puis il y a autre chose, une femme qui veut coucher une seconde fois risque de devenir collante, et les femmes collantes, il déteste !

Mais comment refuser ?

- Peut-être pas aujourd’hui, je suis en petite forme…
- Justement je me fais fort de vous remettre en forme…. A moins que je ne vous plaise déjà plus ?

Marcel est au pied du mur, il ne sait plus comment s’en sortir, d’autant que Thérèse a déjà commencé à se déshabiller. Alors il se met nu à son tour, n’offrant à la vue de la jeune femme que la flaccidité de son sexe.

- Je crains de…
- Taratata ! Je vais arranger ça !

Elle prit de suite la bite en bouche, n’obtenant qu’une érection médiocre.

- Un souci ? Vous avez pris des médocs ?
- Non ! Laissons tomber.
- Tss, tss, je n’ai pas usé toutes mes cartouches.

Elle se redresse, mettant ainsi ses seins à portée de ses mains. Elle espère qu’il va en profiter, mais il ne le fait pas, alors elle attrape les tétons de l’homme et se met à les tortiller.

- Non !
- Tu n’aimes pas ça ?
- Ben, non, je n’aime pas ça ! Enfin pas tout le temps.
- Tu ne veux pas qu’on essaie ?
- Non !
- Bon, tourne-toi j’ai encore une botte secrète !
- A quoi bon ?
- Tourne toi, ça ne coute rien d’essayer !

Marcel n’était pas complétement idiot et se doutait des intentions de Thérèse. A priori l’idée ne lui disait trop rien.

La jeune femme se pencha et écarta les fesses de l’homme afin de mettre le trou du cul en contact avec sa langue.

L’endroit sentait fort, mais cela ne gênait nullement la nonne défroquée qui avait toujours fantasmé sur les odeurs corporelles.

La langue fouillait et mouillait l’endroit tant et si bien que la bite de Marcel finit par se redresser lentement mais surement.

Elle osa alors introduire un doigt, et le faire aller et venir.

- C’est bon ?
- Ce n’est pas désagréable mais psychologiquement ça me gêne !
- Parce que ?
- Parce que c’est un truc de pédé !
- Mais non, ça n’a rien à voir ! Et puis on s’en fout des étiquettes.
- Moi je ne m’en fous pas !
- Alors pourquoi tu bandes ?

Car cette fois la bite était raide.

- C’est purement pavlovien !
- Je suis sûr que t’es en train de découvrir quelque chose ! Oh mais dis donc, tu en as une belle carotte dans ton panier à légumes, tu ne veux pas que je te la fourre dans le cul ?
- Surement pas !
- Et si moi je me la mettais, ça te ferait bander ?
- Je sais pas, on peut essayer !

Thérèse pris la carotte et l’emprisonna dans une capote., puis elle s’assit sur une chaise et se l’introduisit dans la chatte en faisant son petit cinéma !

- Regarde comme je suis salope, je vais me faire jouir avec une bonne carotte, regarde comme ça entre bien ! Aaah ! Oooh ! Qu’est ce bon de se ramoner la moule ! Branle-toi en me regardant.
- Vous aviez dit dans le cul ! Ose demander Marcel.
- Ce n’est pas un problème, il suffit de demander !

Thérèse fait aller et venir la carotte dans son cul et contre toute attente, la situation commence à l’exciter et elle commence à mouiller.

- Allez, tu bandes bien, viens me prendre !

Marcel s’approche, seulement il y a un petit problème.

« J’ai trop envie de pisser, est-ce que je vais être capable de me retenir pendant qu’il me bourre ? »

Mais Marcel déjà encapoté vient de s’introduire.

- Attends ! Stop !
- Un problème !
- Juste un break ! Il faut que je fasse pipi !
- Ah ! Je peux goûter ?

En d’autres circonstances, Marcel n’aurait jamais osé formuler une telle requête, mais il n’allait quand même pas se gêner avec une femme qui venait de s’auto-enculer avec une carotte !

- Oui, on va se débrouiller…

Thérèse s’assoit sur la cuvette, Marcel se couche à ses pieds, en travers, la bouche ouverte, elle s’efforce de diriger convenablement le jet, l’homme en avale une grosse lampée et se relève, apparemment ça lui suffit !

- Mets-toi en levrette ! Proposa-t-il quand la femme eut terminé sa miction.

Mais la magie ne perdure pas, Marcel débande déjà. Il la pénètre malgré tout, espérant que quelques va-et-vient vont résoudre le problème.

Que nenni ! Le mage débande lamentablement.

 » Bon, ben quand ça ne veut pas le faire, ça ne le fait pas ! »

- C’est pas grave, ça arrive ! Lui dit Thérèse jouant la comédie de la consolation.

Peu motivé par ce remake et préoccupé par la conception d’un plan personnel destiné à plumer la vieille, il n’était donc pas parvenu à maintenir une érection convenable.

« Ben, forcément, quand on a la tête ailleurs ! »

Il se rhabilla en vitesse et il n’y eut donc pas de confidences sur l’oreiller, au grand désespoir de Thérèse.

« J’ai couché pour de rien ! »

C’est alors que Thérèse se rhabillait que Marcel posa la question qui lui brulait les lèvres :

- On sait en faveur de qui, elle a fait son testament, la vieille ?
- Non ! Répondit prudemment Thérèse.
- Elle n’a pas d’autre famille ? Des amis ?
- Des cousins éloignés et c’est même pas sûr. Des amis, j’en sais rien !
- Souvent, dans des cas similaires ces gens-là font des legs à des assoces.
- Oui, et c’est bien pour ça que…

Et soudain Thérèse s’interrompit. Jamais elle n’avait, pour ce qui la concerne, prononcé le terme d’héritage.

- Mais pourquoi tu me parles d’héritage ?
- Tu me prends pour une andouille ?

« Ce connard a deviné le but de l’opération, ce n’est pas catastrophique, on fera avec, mais ça va compliquer les choses. »

Elle s’efforça néanmoins de démentir :

- Mets-toi bien ça dans la tête, il n’est pas question d’héritage, il s’agit de tout à fait autre chose, de bien plus complexe, et je ne peux pas t’en parler pour l’instant.

Evidemment Marcel n’en crut pas un mot.

- Bon, bon, mais quoiqu’il en soit, cela m’aiderait d’en savoir plus sur la personnalité de la vieille. Elle fait quoi de son fric, elle donne aux bonnes œuvres ?

Thérèse estima que mentir serait contre-productif, Marcel devait conserver le capital confiance qu’il semblait avoir acquis auprès de la douairière.

- Les bonnes œuvres, surement pas, elle n’aime pas les pauvres !
- Pas sympa, la vieille !
- Comme tu dis !
- Quand même, son héritage, il va bien atterrir chez quelqu’un ?
- Ça ne te regarde pas !
- C’est quoi ses centres d’intérêts ?
- Les bondieuseries, les sciences occultes, la peinture.

Il ne répondit pas, la réponse le laissa rêveur, et soudain il eut l’idée !

- Bon je vais te laisser ! Faut que je bosse.

Resté seul, Marcel échafauda son plan, fonder une association déclarée d’utilité publique était un acte simple, pouvant même s’effectuer en ligne sur internet. Il allait donc créer « l’association pour la promotion de peinture religieuse », l’A.P.P.R. ! Arriver ensuite à embobiner la vieille, jusqu’à ce qu’elle finance d’une façon ou d’une autre ladite association demanderait sans doute plusieurs séances, mais ce jeu en valait la chandelle.

Thérèse fut surprise que Marcel ait abandonné la conversation aussi vite. La réponse lui apparut évidente. Il avait obtenu les renseignements qu’il désirait connaitre. Autrement dit : il était parti pour la doubler en beauté.

Que faire ?

Le plan initial comportait deux phases, la première avait un double objectif : mettre définitivement hors-jeu ses frères et leur famille en s’appuyant sur des détails qui fâchent et créer une relation de confiance aveugle envers le mage. La seconde phase viserait à réhabiliter Thérèse. Pour cela l’épisode du « viol » par le père Crochicourt serait relatée par le mage de façon à bien cadres les rôles : le très méchant curé et la pauvre victime que personne ne veut écouter et qui n’a même pas pu trouver un peu de réconfort auprès de sa vieille tante.

Sans doute aurait-il fallu enfoncer le clou, mais l’idée de rendre Thérèse légataire universelle semblait alors aller de soi.

Sauf que maintenant le mage devenait lui-même un obstacle à ce plan.

Comment faire ?

C’est en cheminant au hasard des rues parisiennes que l’ébauche d’une solution lui vint à l’esprit : l’idée globale était de faire en sorte que Marcel la déconsidère auprès de la vieille, et qu’au contraire il glorifie Louis et Herman, ce serait la partie la plus difficile psychologiquement. Le second acte serait fabuleux, le trucage serait révélé en pleine séance, Louis et Herman seraient accusés de basses manipulations, et elle n’aurait plus qu’à se donner le beau rôle ! Compliqué tout ça mais réalisable, sauf sur un point essentiel : la révélation du trucage. Sur ce point, il lui faudrait sans doute de l’aide.

à suivre

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Une réponse à Professeur Martinov 18 – L’héritage de tante Madeleine – 13 – Table tournante par Maud-Anne Amaro

  1. Forestier dit :

    Thérese est chaude comme la braise
    Et ça me met la bite à l’aise

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