A propos de scato ! (on a osé !) par le Professeur_Scato

A propos de scato !
(on a osé !)
par le Professeur Scato

Préliminaire.
Contrairement à l’uro, nous ne sommes pas du tout des spécialistes du thème, mais il a interpellé notre curiosité. Nous avons compilé un certain nombre d’informations éparpillées un peu partout ainsi que d’autres fournies par des lecteurs. Nous comptons sur nos visiteurs pour combler les lacunes et nous signaler de possibles erreurs.

Avertissement
Il y a peu d’articles techniques en français sur la scatologie. On ne dépasse guère le niveau du condescendant, de l’anecdotique ou du paramédical. Alors après avoir longtemps hésité, après même l’avoir refusé, Vassilia a pris la position d’inclure la pratique dans ses pages. Et ce pour deux raisons :

- La première, parce que nous n’avons pas à censurer une « fantaisie » lorsqu’elle celle-ci est pratiquée de façon consensuelle entre adultes.
- Encore fallait-il que cela ne nous rebute pas. Or nous y reviendrons, nous avons eu l’occasion de lire des récits présentant la scato de façon non dégradante, et nous avons vu des photos où les gens avaient l’air de s’y amuser sans aucun complexe.

Il ne s’agit pas de faire ici du prosélytisme ! Pourquoi faire ?
Mais d’agir dans trois directions :

 » Admettre (tolérer, accepter) cette pratique.
 » Déculpabiliser ceux que le sujet intéresse, qu’ils aient ou non franchi le pas.
 » Conseiller.

1) ADMETTRE

 » Parler de scatologie n’a aucun sens si on ne parle pas préalablement des rapports qu’ont la société et les individus avec les excréments  »

Nous commencerons par un apriorisme simpliste mais fort : Déféquer est un acte naturel. La culture énormément imprégnée de tabous religieux en a fait un acte dégradant. Il nous semble que pour le moins les rapports que nous avons avec les excréments devraient évoluer du dégoût instinctif vers une certaine  » neutralité « .

Les origines du tabou
L’origine est-elle naturelle ou culturelle ?

La fable selon laquelle l’homme serait devenu  » naturellement  » propre avant de devenir un être culturel ne repose sur rien. Aucun animal évolué n’a développé le concept de propreté (ceux qui cachent leur excréments, à l’instar du chat, le font pour des raisons de sécurité, afin que les odeurs ne permettent pas leur repérage) Et en ce qui concerne les grands singes arboricoles, les animaux les plus proches de l’homme, ils défèquent très tranquilles du haut de leur branches et ne dissimilent rien du tout !

L’explication culturelle semble beaucoup plus solide : chez l’homme primitif, tout ce qui est incompréhensible est magique. Les sorciers sont donc censés servir d’intermédiaires entre les hommes et la magie. Magie qui pourra être bénéfique ou maléfique. L’incantation magique sur un individu aura besoin d’attributs humains (au sens large : rognures d’ongles, reliefs de repas, excréments, parures, vêtements) Il convient donc de cacher tout cela afin qu’un esprit mal intentionné ne s’en empare…

La transmission du tabou
Tous nos interdits datent des structures héritées de l’homme primitif. Ils ont été perpétués jusqu’à notre ère avec plus ou moins de forces suivant les milieux et les époques. Certains interdits sont censés être moraux (la morale est toujours celle de celui qui l’énonce) par exemple : la masturbation, l’adultère, la nudité, l’inceste… La réponse aux  » pourquoi  » de ces interdits est subjective et liée aux dogmes dominant (religieux ou non) :  » c’est interdit parce que ça ne se fait pas « , et la plupart des gens ne cherchent pas plus loin !

L’interdit sur la scato (et c’est ce qui fait sa force) est le premier des interdits dans la vie d’un individu. (L’apprentissage de la propreté) Pour qu’il fonctionne à ce stade de l’enfance, la morale ne sert à rien, l’interdiction est physique en ce sens que par des phénomènes assez complexes (qui à la limite s’apparentent à du dressage) ce sont nos sens qui finissent par l’imposer.

Le tabou est olfactif (ça pue ! mais ça pue, parce qu’on nous appris que ça puait)
Le tabou est visuel (ce n’est pas beau, mais ce n’est pas beau parce que on nous appris que ce n’était pas beau)

Donc deux de nos sens et seulement deux suffisent pour accomplir ce blocage physique (l’odorat et la vue)

L’ouie n’a qu’une fonction anecdotique (combien de fois le pet sert d’exutoire à une scatologie refoulée ?)

Quant au goût et au toucher, ils n’interviennent plus une fois le tabou installé !

L’évolution du tabou
Ce serait une erreur que de penser que tout le monde appréhende le tabou de la même façon.
D’une façon générale :
Les hommes sont plus dégoûtés que les femmes.
Les habitants de zones urbanisés sont plus dégoûtés que ceux des zones rurales.
Certaines professions et en particulier tout le corps médical adopte une attitude neutre face aux excréments et donc sans répulsion.
L’attitude de la population va donc de la répulsion à la neutralité.

Tabou des matières et tabou scato

Ce n’est pas la même chose !
Faire ses besoins est considéré comme un inconvénient de la vie quotidienne, et même si on prend plaisir à la défécation on ne se l’avoue surtout pas.
On est dans une tout autre sphère pour le commun des mortels lorsqu’il est question de scatologie explicite. Le rejet est instinctif, déraisonné, viscéral… Dans une société où il est posé en étrange et contestable postulat que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, alors vous pensez bien que les dégoûts se discutent encore moins. On a donc affaire à un rejet fermé  » ça me dégoûte, point final  » et les adeptes sont rejetés illico dans le camp des anormaux pathologiques. Toute tentative de discussion avec un esprit non curieux est donc vouée à l’échec. Il faut le savoir.

Conclusions de cette partie
A ce que je sache, nous n’avons plus aujourd’hui affaire à des prédateurs qui nous repérerait à l’odeur de nos excréments. Et en principe nous ne craignons plus à notre époque qu’un mauvais génie nous balance un mauvais sort à l’aide de nos selles que nous aurions abandonné !
On devrait donc avoir dépassé tout cela !
Ben non !
D’un autre côté, il faut bien que l’apprentissage de la propreté se fasse chez le petit enfant !

On peut penser que (et les raisons ne manquent pas) cet apprentissage vient trop tôt, les mères en éprouvant l’une de leur première fierté,  » moi, madame, le mien il a été propre à xx mois ! Parfaitement « , et est par la même traumatisant.

2) Déculpabiliser

Un interdit culturel n’est jamais sans faille, quoiqu’en disent certains.
Et la répulsion pour les matières fécales provoquée par le tabou est souvent une répulsion/attirance. Certains événements peuvent donc faire basculer un individu de la répulsion à la fascination. (ou de la neutralité à l’activité)

Un fantasme fantasque

Le fantasme scato est beaucoup plus répandu qu’on ne le pense généralement mais il a tendance à fonctionner de façon étrange. Chez beaucoup de gens, il n’est pas permanent mais survient uniquement dans les périodes de très grandes excitations. Redevenue « calme » la personne va refouler le fantasme (et parfois très fortement).

Un fantasme tapi dans l’ombre

Il est faux, archi faux de dire qu’une pratique n’est qu’une étape vers d’autres choses ! N’empêche qu’on est parfois bien proche de la scato, mais on ne veut se l’avouer (l’interdit est aussi dans l’aveu) Ainsi pour prendre des exemples classiques :

Il n’y a que dans les films X ou dans les récits écrits par des obsédés de la savonnette que tout le monde fait l’amour, propre comme un sou neuf et le rectum récuré.
- un anulingus n’est jamais complètement innocent, il y a toujours un petit parfum, un goût et parfois quelques traces auxquelles on n’accorde pas d’importance, on fait tout simplement semblant de ne pas les voir.
- idem pour les léchages des doigts, des godes ou des verges qui se sont aventurés dans l’anus.

Et ceux qui l’on fait savent aussi que ce qu’ils ont eu sous la langue n’a rien, mais absolument rien d’insupportable, ce n’est pas pour autant qu’il franchiront le pas, mais ils s’en souviendront s’ils décident de le faire…

Dans la plupart des cas l’uro ne mène pas à la scato, mais les pratiquants se poseront inévitablement la question, si je fais de l’uro, pourquoi pas de la scato ? Or la réponse est souvent schématique, l’une des pratiques est dégoûtantes, pas l’autre… oubliant que tout cela est subjectif puisque l’uro est considéré comme dégoûtante par tous les gens qui n’en font pas… A contrario il est extrêmement rare que le passage à la scato se fasse chez un sujet qui ne pratique pas l’uro.

Egalement, beaucoup d’amateurs de scato se recrutent, chez les fétichistes des odeurs corporelles (aisselles, poils pubiens) ainsi que chez les fétichistes du pied (du moins chez ceux qui sont d’abord attirés par leurs odeurs)

L’évolution des sens
Comme indiqué plus avant, la répulsion peut donc évoluer :

L’odeur : comme toutes les odeurs on commence à percevoir une première bouffé, après c’est le cerveau qui prend le relais et qui en accentue la perception, qui la mémorise. Comme la plupart du temps on fuit ou on chasse les odeurs, l’organisme n’a pas le temps de s’habituer. Or cette habitude (sauf dans des cas limites) vient assez vite pourvu qu’on le veuille, on finit alors soit par s’en accommoder soit par l’oublier ce qui revient au même.

La vue : C’est sans doute l’aspect le plus intéressant, une image ou un film ne pue pas, pourtant la répulsion est forte ! Toutefois les choses ne sont pas si simples, toutes les images ne sont pas aussi répulsives. On se rend compte en essayant d’analyser nos rejets les plus forts et nos rejets les moins forts que l’image la plus répulsive est celle de l’étron enroulé et abandonné ! C’est pour l’enfant l’image de la honte, du caca fait au lit, qu’on lui fout sous le nez en lui disant que ce n’est pas bien, pire que caca culotte, moins perceptible, plus personnel, moins public. L’étron cumule tout les interdits, ça ne se fait pas et c’est physiquement (culturellement) laid

Mais l’imagerie scato offre d’autres représentations :
Ainsi les culs pollués échappent à l’icône de l’étron, ce sont des traces marrons, et ce n’est que notre cerveau qui nous dit que c’est du caca et non pas de la crème de marron. Il est bien évident que le rejet est bien moins fort.
Mais plus étrange est l’image de la femme en train de déféquer. L’étron enroulé n’est pas encore formé et encore moins abandonné, et puis on ne va pas dire que ça ne se fait pas, faut bien qu’on se soulage, et puis c’est une femme qui le fait, et si en plus elle est jolie et qu’elle a le sourire…. Et voilà que toute cette alchimie fait que l’interdit fonctionne soudain beaucoup moins bien.

Comment font-elles ?
L’une des séries de photos que je trouve parmi les plus fascinantes en matière de scatologie est celle où Veronica Moser tient entre ses lèvres un magnifique étron brun, elle le met ensuite entièrement dans sa bouche, le suce et le ressort.

Comment peut-on faire des choses pareilles ? Et le quidam de donner ses réponses : Elles sont folles ? Elles ont perdu l’organe du goût ! On les a forcé à le faire, On les a payé très cher… ou alors de toute façon c’est truqué !

Déjà voir ou sentir (ça pue, c’est moche) alors en porter à la bouche…

En fait cette action est d’une facilité déconcertante à partir du moment où les rapports avec les excréments sont devenus neutres.

Reste donc ce problème de goût : rappelons que le goût est la combinaison du travail de trois sens, l’odorat qui va détecter l’odeur, les papilles de la langue qui vont détecter la saveur, la langue et le palais qui vont reconnaître la texture. (on oublie souvent que la langue est dotée du sens du toucher, c’est bien pour cela que le goût d’une tranche fine de jambon diffère de celui d’une tranche épaisse…)

L’odeur, elle existe, elle est plus ou moins forte, mais on s’y habitue vite et elle se dissipe plus ou moins. Une personne ayant des rapports neutres avec les excréments n’aura de toute façon pas cette gêne automatique qu’a le commun des mortels… L’odeur de quelque chose n’est pas répulsive en soi, c’est le contexte associé qui provoque la répulsion. Il y a des gens qui sont ainsi incommodés par l’odeur du poisson que cuisine le voisin, mais qui vont s’en lécher les babines s’il découvre la même odeur dans leur propre assiette. Certains fromages, certains pâtés, abats et viandes faisandées ont aussi une odeur qui est très voisine de celle des excréments, simplement on ne la perçoit pas de la même façon.

La saveur, ensuite, les papilles de la langue ne perçoivent pas toutes la même chose, le sucré et le salé c’est au bout de la langue, l’acide c’est sur les côtés et l’amer c’est vers l’arrière. C’est à cet endroit qu’on parle d’arrière goût, mais aussi d’âcreté… Le fait de lécher du caca avec le bout de la langue va faire apparaître un goût assez neutre, l’arrière goût lui, rappellera les andouillettes, les tripes ou (et c’est le meilleur exemple) l’andouille de Guéméné). Pour quelqu’un qui a vaincu ses blocages psychologiques, ce n’est absolument pas désagréable.

Le toucher va lui s’intéresser à la texture.

Point de vue  » beauf « 
 » C’est un truc de vieux vicelard, les types qui font ça sont blasés, ils ont tout essayé et maintenant ils en arrivent à la scato, dernier secours d’une libido privée d’imagination  »

Ça peut être vrai dans certains cas, mais pas dans la majorité. Passons sur l’idée reçue selon laquelle seuls les hommes seraient intéressés par les fantasmes extrêmes… On trouve effectivement la plupart des adeptes dans les tranches d’âges après 40 ans. Tout simplement parce que la scato est souvent l’aboutissement d’une évolution. Même si la comparaison peut paraître incongrue, c’est aussi vers quarante ans que l’on découvre la cuisine salée/sucrée, c’est aussi à cet age là qu’on apprécie les quatuors à cordes. Et de même que le mélomane quadragénaire ne délaissera par pour autant l’écoute d’une symphonie, l’érotomane ne restera pas fixé sur la scato mais l’incorporera dans la liste des fantaisies sexuelles qui lui arrive de pratiquer. Laissons donc dire…

Point de vue Psy
Je n’ai rien contre les psy, je n’ai rien contre la psychanalyse. J’ai par contre quelque chose contre :
- les psychologies simplifiées (ou prêtes à penser)
- les psychologies culpabilisantes.

Or, dès qu’un article plus ou moins sexologique aborde le problème de la scato, on a droit au sempiternel refrain devenu lassant tellement il est rabâché : c’est en gros l’apprentissage de la propreté qui quelque part à été mal géré… et après avoir doctement trouvé la commune raison à l’attitude de tous les scatophiles du monde, nos grands penseurs vont embrayer sur les remèdes à mettre en œuvre pour guérir de ces vilains comportements !

Rassurez-vous, pour les psys de cet acabit, toute attitude un peu déviante va trouver sa raison d’exister dans la petite enfance. Ce n’est d’ailleurs pas complètement faux, mais c’est la façon de l’ânonner qui irrite : ainsi, l’amateur de grosses poitrines a eu une nounou qui en avait une grosse, l’amateur de travestis regrette que sa petite sœur n’est pas eut de quéquette, et l’amateur de sexe hétéro sans aucune fantaisie est aussi dérangé que les autres, sans doute victime d’une enfance trop laxiste (ou trop rigide, ça dépend)

Faut-il rappeler ici que le comportement de l’être humain est biochimique, que l’on réagit à des stimulis extérieurs qui eux-mêmes stimulent des glandes qui vont comparer la situation à ce qui a été vécu d’analogue ! Pourquoi alors devrions nous réagir de la même façon aux mêmes événements. La richesse du genre humain pour peu que l’on y croie encore est dans sa diversité ! Emmerdons donc les psy, sexologues et autres plumitifs de journaux de salles d’attentes qui voudraient nous uniformiser ! Le libre consentement entre adultes doit rester notre seule morale.

Accepter et gérer son fantasme

Il est évident que pour un répulsif  » rigide  » le simple fait de savoir que ça se pratique est une source d’interrogation… et sa perplexité ne pourra qu’augmenter quand il en saura les différentes facettes… Mais cela est inévitable

Certains de ceux qui normalisent leur rapport avec les excréments se rendent compte qu’ils ont franchi une limite assez rare. La pratique de la scatologie qui est une autre limite peut être considérer comme une sorte de défi  » Nous, on le fait, ce sont les autres qui sont bloqués…  »

Il semble bien qu’il ait de part les documents que nous avons consultés deux façons bien différentes de vivre ce fantasme :

La première dira  » on fait ça parce que c’est dégoûtant ! » Cette catégorie privilégiera la scato à toutes autres fantaisies sexuelles et recherchera la surenchère dans le hard crad. Cette façon de voir les choses ne nous intéresse pas ici. (Ce n’est pas la vocation du site)

La seconde est à nos yeux bien plus intéressante : Elle dira simplement,  » nous faisons de la scato parce que pour nous : ce n’est pas (ce n’est plus) dégoûtant ! «  Cette catégorie ne fait pas une fixation sur la scato mais l’assimile dans son catalogue de pratiques et de fantaisies sexuelles. Voilà qui est mieux… même si, soyons objectif, les tenants de cette position font aussi parfois de la  » provocation  »

3) Conseiller

Attention cette troisième partie consacrée aux conseils et aux pratiques sera inévitablement beaucoup plus crue et beaucoup plus prés du sujet.

Listage des pratiques
Seul(e)
- Regarder des images scatos, lire des textes scatos
- Prendre plaisir à chier (on devrait dire : reprendre conscience de ce plaisir)
- Se sucer les doigts après vous les avoir introduits dans le cul.
- S’essuyer le cul avec les doigts
- Ne pas s’essuyer
- Chier dans une assiette, sur un miroir,
- Recueillir un étron à la sortie du cul, l’embrasser, le lécher, le mettre en bouche et le sucer.
- Chier dans sa main, lécher.
- Se barbouiller le corps, le visage, les pieds.
- Faire caca dans sa culotte, dans son collant.
- Lécher un gode merdeux.

A deux (ou plusieurs)
- Faire voir, respirer, lécher votre culotte souillée.
- Se regarder chier entre partenaire
- Sucer vos doigts après les avoir introduits dans le cul de votre partenaire
- Sucer l’étron qui sort du cul de votre partenaire
- Se faire chier dans la main, sur les pieds, sur le corps, sur le visage, dans la bouche
- Se barbouiller le corps, le visage
- Lécher le corps barbouillé de votre partenaire
- Lui nettoyer le trou du cul après qu’il ait chié
- S’embrasser sur la bouche après avoir léché ou sucé de la merde
- S’embrasser sur la bouche avec un étron
- Masturber un homme, le pénis barbouillé de merde, le sucer

Conseils psychologiques.
Le domaine est difficile, même si le pas semble franchi, il ne l’est pas forcément complètement, et ce pas n’est pas irréversible.
Forcer quelqu’un est ridicule, contre productif et traumatisant. Ne brusquez pas votre partenaire, ne lui imposez pas quelque chose de nouveau sans le prévenir. La pire attitude à adopter c’est de compter sur l’aide qu’apportera l’excitation de votre partenaire. Ce fantasme ne se prête pas vraiment aux expériences  » surprises « . Et même s’il semble d’accord, mais que vous constatez qu’il manifeste une gêne visible, il vaut mieux tout arrêter quitte à reprendre une autre fois.

Si gérer  » l’avant  » semble aller de soi, il faut aussi parfois savoir gérer  » l’après  » notamment chez les hommes, où parfois le stress post éjaculatoire provoque des réactions bizarres. Il peut ainsi se rebeller contre ce qu’il a fait, se mettre en colère, être atteint de nausées. La seule solution est de parler et de parler encore, de répéter qu’il n’y a rien de dégradant entre deux personnes qui sont d’accord.

D’une façon générale, il faut aussi présenter la scato comme une expérience, il ne faut surtout pas que le partenaire qui découvre cette pratique se figure que l’on va faire ça systématiquement

Conseils pratiques.

Si le fantasme vous titille et que vous voulez franchir le pas, il faudra procéder par étape :

S’habituer à la vue : Allez sur les sites scato, regardez des images, n’ayez pas le réflexe devant certaines d’entres-elles de dire que vous n’y arriverez pas parce que certaines sont vraiment trop répugnantes. Ceux-là passez-les, regardez plutôt celles ou les gens ont l’air de s’amuser, regarder celles où les filles sourient de ce qu’elles font, et sans doute au bout de quelques temps vous ferez-vous la remarque que la scato ne pollue pas un beau visage. Habituez-vous aussi à regarder votre propre caca.

S’habituer au goût : Mouiller votre doigt, introduisez-le dans l’anus. La première fois, vous pouvez faire ça dans l’obscurité ou en fermant les yeux, puis portez le à la bouche et sucez. Ici le plus dur c’est franchir le pas, après l’avoir fait une fois, vous le referez beaucoup plus facilement.

S’habituer au toucher : chier dans votre main, ne conserver que le premier étron, gardez le un moment dans la main… la prochaine fois peut-être le lécherez-vous, et une autre prochaine fois peut-être le sucerez vous ?

Pratiques connexes

Uro
L’uro est souvent associé aux jeux scato, déjà parce qu’il est plus facile de pisser que de déféquer… Outre l’uranus (voir plus bas) il est courant d’uriner sur un corps barbouillé de matière afin de la rendre plus lisse.

Feet
Il existe une tendance chez les fétichistes du pied à associer cette pratique avec les odeurs naturellement fortes de l’endroit. Chez ceux-ci l’association des deux fantasmes va se traduire par une défécation sur les pieds, ou par un barbouillage suivi éventuellement d’un léchage.

Lavements
Le lavement érotique constitue un fantasme et une pratique à part entière, et fera éventuellement l’objet d’un autre article (mais en la matière il existe de bons sites spécialisés). Notons qu’il existe en matière de lavement une « école » anti-scato, pour laquelle cette pratique va servir à nettoyer le rectum afin de faire ensuite des introductions « propres ». Ce qui nous intéresse ici c’est l’après lavement… Le liquide rejeté va servir à s’asperger et pourra être absorbé.

Uranus 
Pisser dans l’anus de votre partenaire. C’est ni plus ni moins qu’une façon très spéciale d’accomplir un lavement, les hommes le font donc directement, pour les femmes, ça peut se faire aussi, même si ça demande un peu d’acrobatie. On peut aussi inclure l’urine dans une poire à lavement. L’injection elle-même est sans danger sanitaire, l’urine étant stérile.
Une fois rejeté, ça s’étale, ça peut même se boire..

Emplois d’aliments
Introduction complète dans l’anus, puis rejet : Cerises, olives, radis, tranches de saucisson (pliées en quatre)
Introduction partielle : saucisses, bananes…
Remplacement du papier toilette par une feuille de laitue, une tranche de jambon, un morceau de pain… qu’on peut éventuellement consommer…

Tartinages corporels
J’ai vu un petit film ou 2 nanas mélangent le tartinage de merde avec celui de crème chantilly…

Scato et domination
Lorsqu’un pas est difficile à franchir en matière de sexualité, il est tentant de se retrouver dans une situation qui contraigne à le faire. C’est là toute la subtilité des jeux SM. Encore faut-il que la partie dominante sache devancer les limites que le soumis dépassera et deviner celles qu’il ne saurait dépasser. C’est tout un art, et ça se fait progressivement…
Ainsi une « professionnelle » saura rapidement quelles sont les appétences scato de son soumis en le testant sur des gestes basiques (léchage de doigts maculés, anulingus « sales ») et en analysant les réactions à des phrases volontairement provocatrices (« la prochaine fois tu me servira de papier à cul… »). Elle saura aussi gérer la situation si le soumis a présumé de ces capacités.

Chez les dominatrices, il y a deux façons de concevoir la scato, la première consiste à « obliger son esclave à faire des choses dégoûtantes », la seconde est plus intéressante, car elles vont considérer cet acte comme un cadeau, un cadeau que l’esclave ne saurait bien sûr refuser,  » Ça ne se fait pas voyons !  »

Mais rien n’empêche de se servir du SM en amateur. Un lecteur nous raconte : »Plusieurs fois j’ai voulu lécher le cul de ma compagne après qu’elle ait fait ses besoins, mais à chaque fois je suis dégonflé, pourtant le fantasme persistait, un jour je lui ai proposé un scénario, elle devait me bander les yeux, et me laisser à genoux pendant une heure ou deux. Environ tous les quarts d’heure elle venait, me dominait un peu puis me présentait son cul à lécher, je devais le faire sans savoir s’il était propre ou sale… La situation était très excitante car j’en arrivais à être déçu de le trouver propre et j’avais hâte de concrétiser mon fantasme. Quand elle est revenue dans l’état ou je le souhaitais, je n’ai pas hésité une seconde j’ai léché tout cela avec une frénésie telle que mon sexe n’avait jamais été aussi dur. Nous avons ensuite enlevé le bâillon et fait l’amour comme des fous… »

Pas n’importe quand !
Contrairement au pipi, on ne chie pas tout le temps. Certains ne vont à la selle qu’une fois par jour, d’autre deux fois. Certains le font à heures fixes, d’autre non…
Si ça ne vient pas, n’employez pas de subterfuges (on voit parfois dans des films des utilisations de suppositoires glycérinés (ce n’est certainement pas ce que votre partenaire recherche)
Si vous êtes adepte du lavement ou de l’uranus, vous pourrez substituer. Sinon contentez vous du service minimum, anulingus poussé et léchage de doigts fureteurs… Ça viendra la prochaine fois et en attendant vous trouverez bien d’autres jeux…

Alimentation
La plupart des scatophiles, sans qu’on sache vraiment trop pourquoi, ont une préférence pour les merdes très marrons et très consistantes.
C’est l’alimentation qui va influencer la couleur et la consistance des selles.
Les viandes rouges (bœuf, cheval, mouton, canard) ainsi que le thon vont restituer des couleurs marrons foncées. Les laitages vont jaunir les matières… Trop de graisse va provoquer une défécation en crottes. Pour augmenter le volume de vos selles, il est conseiller de boire de l’eau en mangeant et de manger des aliments riches en fibres (poireaux, endives, ananas). En cas de selles trop molles, il est conseiller de consommer du chocolat noir.

Santé
Si l’urine est stérile, les matières fécales ne le sont pas !
Attention donc !
En cas de léchage ou de présence dans la bouche, la salive est assez puissante pour neutraliser les bactéries qui s’y trouvent… mais elle ne pourra rien contre les microbes et les virus !
Limiter les léchages et suçages à vos propres cacas, où à ceux de personnes en qui vous avez toute confiance. Idem pour les introductions de doigts maculés dans l’orifice anal ou vaginal. Si vous rencontrez quelqu’un par petites annonces, il faudra échanger des tests HIV).

D’autre part, si l’organisme peut absorber sans problème des petites quantités de matières fécales, le faire en grosse quantité est tout simplement indigeste et peu recommandé (de plus ça n’apporte pas grand chose si ce n’est que de défier l’entourage). De toute façon on peut goûter et lécher sans avaler. Dans la pratique, la coprophagie s’arrête la plupart du temps au léchage extérieur pratiqué de l’extrémité de la langue, et aux suçages (doigts, voire morceau que l’on fait circuler dans le palais, puis ressortir).

La pharmacie
Après une séance scato, ne faite pas l’économie de quelques mesures d’hygiène.
La bouche : Rincez vous avec une solution antiseptique (genre Hixtril), puis brossez vous les dents, et finissez par un second rinçage.
Les organes génitaux : Utilisez un antiseptique (Dakin, Mercyl, Cétavlon, Bétadine), puis rincez à l’eau tiède et essuyer avec une serviette non usagée.
Les mains : On n’oublie pas de se brosser les ongles

L’iconographie scato.
Comme c’est également le cas pour d’autres fantasmes certains vont se limiter à les alimenter et à s’exciter en :
- regardant des images ou des vidéos
- lisant des textes.
(Sur notre site ou ailleurs)
Il faut malgré tout connaître les pièges de ce genre d’attitude :

La pornographie n’est pas faite pour informer les gens mais pour gagner de l’argent ! Bien sûr il faut nuancer, certains, heureusement aiment leur sujet, mais force est de constater qu’ils ne sont pas légions.
La porno a ses règles : 1) on ne mélange pas les genres afin de mieux cibler le client. 2) on ne s’adresse qu’aux hommes 3) on croit plus ou moins deviner ce que le client veut voir.

Sachant cela, en matière de scato, la porno à tendance à raisonner de façon simpliste (voire débile) « Ils veulent voir du dégueulasse, on va leur en donner » . Ce qui donne des résultats assez rébarbatifs. (Il y a même une tendance « asiatique » ou l’on voit des gens faire semblant d’en forcer d’autres à faire de la scato (comme idiotie, ce n’est pas mal !) Finalement on ne s’adresse qu’aux convaincus et on ignore superbement les curieux dont la plupart vont repartir vite fait et complètement écœurés…

Oui, mais quand on trie, quand on va sur certains sites qui eux ont (un peu) trié, il arrive de voir des images (en fait il y en a de plus en plus) où on voit des gens décontractés, rigolards, joyeux.

Sans doute somme-nous en train de passer du stade de la scato faite pour le plaisir de faire des choses dégoûtantes à la scato faite pour le plaisir de faire des choses que les autres trouvent dégoûtantes : Evidemment ça change tout !

… Et on se plait alors à regarder ces images troublantes, de trouver belles ces photos où une femme les yeux pleins de malice attend la bouche ouverte que l’étron que lui offre sa complice arrive jusqu’à elle, (pour ne citer qu’un exemple)

Précisons aussi que le mystérieux professeur scato signataire de cet article n’existe pas, deux lecteurs nous ont d’abord interpellé sur le sujet, nous leur avons suggéré de nous faire un petit texte, nous avons ensuite fusionné tout cela en y incluant des choses trouvés sur le web et quelques réflexions personnelles

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Une réponse à A propos de scato ! (on a osé !) par le Professeur_Scato

  1. anonyme dit :

    « D’une façon générale :
    Les hommes sont plus dégoûtés que les femmes. »

    o.O

    J’ai plutôt toujours eu l’impression que ce sont les femmes qui sont de petites dégoûtées au lit. il n’est pas évident d’avouer un tel fantasme à sa partenaire. L’uro ça passe encore, je n’ai jamais trouvé une femme qui aimait ça mais au moins elles le toléraient pour me faire plaisir.

  2. Folenchair dit :

    Merci pour ce texte intelligent, déculpabilisant et très interessant !!!!

  3. Ivanov dit :

    Vraiment un excellent texte qui fait bien le tour de la question. Et puis ca fait du bien de lire un truc qui déculpabilise !
    Merci gentil professeur, je recommanderai ce texte à ma complice préférée.

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