Tante par Verdon

Tante par Verdon

 » Si ma tante en avait elle serait mon oncle  »
Disait l’ami Fernand, en grattant ses furoncles !
Mais depuis ce temps-là, il s’est bien rendu compte
Qu’on pouvait être tante et en avoir aussi
Sans être anormal et ni même avoir honte
Pourvu que dans le fond, on puisse vivre ainsi.

Il s’était aperçu qu’une main masculine
Lui donnait des frissons plus au cul qu’à la pine
Et que dessous son pull, bourgeonnaient des tétons
Qui vrillaient le regard de ses copains garçons.
Il aimait dans la glace se regarder tout nu
Cachant entre ses cuisses son phallus poilu.

Quand d’un autre copain il a touché la bite
Le bel élan qu’elle prit lui a donné envie
De la prendre en sa bouche et de sucer l’outil
Comme l’aurait fait sans doute son amie favorite
Qui semblait adorer une telle pratique
Tandis que lui faisait une grosse mimique.

Lorsqu’un gland a tâté sa petite rondelle
Il a aimé la Chose, mais son cul a frémi
Car la bite têtue poussait comme pas permis
Alors il s’est soumis tout comme une pucelle
Et l’amour se faisant, il s’est mis à gémir
Avalant la frayeur, dégustant le plaisir.

Ne l’appelons plus ‘il’, on ne connait plus qu’Elle !
De gros seins ont poussé, son cul a pris des ailes
Elle a de beaux atours, un bien moelleux phallus
Et sa fente d’amour c’est son petit anus.
Ne lui disons plus ‘il’, Elle est transsexuelle
Elle a atteint son rêve, aimons-la comme telle
Grâce au charme ambigu qui la rend masculine
Et sa délicatesse qui la fait féminine.

(27/11/2017)

Ce contenu a été publié dans Histoires, Poèmes, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *